Publié le 13 Mai 2026

Livret du visiteur

 

Exposition « Œuvres d’arbres »

du 17 septembre au 29 novembre 2026

Collectif Corblin Levaillant

 

 

                               

 

 

                Liste  des 33 œuvres

1 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l'été

Cette mosaïque pixel incarne la forêt et plus particulièrement une hêtraie comme celle des vieux arbres de la Gautrie que vous pourrez admirer lors d'une promenade dans la forêt de Réno Valdieu.

2 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l’automne

Cette mosaïque incarne la rectitude des chemins forestiers comme ceux de la forêt de Bellême, chemins rectilignes dont vous pourrez profiter lors d'une promenade à l'automne. 

3 - Pixel-Artmosaic couleurs du bois manufacturé et teinté

Cette mosaïque s’inspire de l’exploitation humaine de la forêt et de l’arbre qui arrive dans nos décorations intérieures, meubles, marqueterie, parquets, boiseries.

4 - Pixel-Art Mosaic des pelures de pomme

Ces mosaïques sont réalisées avec des pelures de pommes diverses aux couleurs étonnantes et variées - du jaune au vert, du rouge au violacé... Par déshydratation, elles se conservent durablement et conservent leur plasticité propice à la création.

5 - Pixel-Artmosaic des feuilles d'arbres 

Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.

6 - Forêt imaginaire du Perche 

En assemblant des feuilles dites squelettiques, nous avons pensé une forêt imaginaire du Perche ou des alignements du bocage où l'arbre se détache à l'horizon.

7 - Acrylique on canvas - 9 formats - feuilles blanches

8 - Acrylique on canvas - 4 carrés de feuilles blanches

C'est une évocation de l'angoisse de la feuille blanche", avec des feuilles des arbres du Perche.

9 - Acrylique on canvas - tapis forestier 2026

Evocation du tapis forestier en écho à la litière forestière qui produit l'humus en forêt.

10 - Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc

La feuille blanche, en écho avec l'angoisse de l'écrivain et de l'artiste face à la feuille blanche.10 – Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc

11 - Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin - Levaillant

Cette série de 9 photographies correspond à nos coups de cœur pour des d'arbres remarquables, remarqués, vénérables que nous avons vu dans le Perche dont l'alisier  torminal : 48.612833, 0.881500  ; Les saules blancs de Saintigny : 48.346139,0.952417 ; le pommier d'Arcisses : 48.352028,0.869500

12 - Tête de "trogne", bois flotté

Le Perche, pays des "trognes" a sa réplique dans ce bois flotté.

13 - Racine Carrée, bois flotté

Ce format carré est la valorisation des racines des arbres qui sont pour la plupart invisibles à l'oeil nu.

14 - Mosaïque d'écorces d'arbres et autres végétaux

Pour l’exposition "arbres remarqués" d'Eure-et-Loir, un travail artistique et photographique a été entrepris et un livre a été édité. Cette mosaïque d’écorces s’inscrit dans ce prolongement.

15 - Mosaïque - Herbier contemporain des arbres et des plantes tinctoriales du Perche

Au 18ème et 19ème, entre Nogent, Mortagne, Authon et Bellême des teintures naturelles aux plantes ont été appliquées sur les étamines du Perche.

Notre herbier contemporain des plantes tinctoriales fait écho à cette activité du temps où la teinture se faisait avec les plantes.

16 - Mosaïque - Herbier contemporain des graines d'arbres et autres végétaux du Perche

Cette oeuvre évoque les graines des arbres du Perche et nous dévoile la diversité végétale au travers des fruits, des drupes, des graines.

17 - Carte "A chacun son Perche"

A chacun son Perche est le titre générique de cette carte, fruit de notre recherche historique, géographique, botanique, toponymique des "Perche" ornais, sarthois, eurelien et vendômois.

18 - Carte de l'activité cidricole et des aires géographiques du Perche - 1850 et 2020

Le Perche, province disparue au début du 19e siècle a connu une cohérence géographique, paysagère, agricole et cidricole du 19e siècle au mitan du 20e siècle. Le renouveau de l'aire géographique cidricole 2020 redessine une aire nouvelle contenue dans celle de 1850.

19 - Carte des terres du Perche - Invent [terre] sols et humus du Perche 

Cet inventaire artistique des terres et humus du Perche est une invitation à découvrir les sols que l'on a l'habitude de piétiner sans les voir. L’humus forestier et bocager est une des composantes et une des richesses du Perche.

20 - Mosaïque Invent [terre] sols et humus du Perche 

Tableaux des couleurs des terres du Perche à l'image de la diversité des minéraux qui sont constitutifs des matériaux utilisés en architecture et en construction.

21 - Mosaïque des dérivés des fruitiers du Perche

Pâtes de fruits, gelées, pépins pour la pectine sont à l'oeuvre mêlant coing, prune, pomme et corme dont la gelée de coing confectionnée par Annie Ernaux en 2025.

22 - Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivés dans le Perche

Cette mosaïque, cet herbier du verger percheron et des fruits de pressoir met à l'honneur quelques-unes des variétés emblématiques du Perche avec une porosité assumée avec le Maine, l'Ouest et la Normandie.

23 - L’Arbre à capsules végétales : fruits et graines du Perche et autres  curiosités botaniques d’ici et d’ailleurs

Cette installation comporte une structure d'arbre avec 5 branches principales  sur lesquelles sont accrochées des sphères contenant des ressources botaniques.

24 - Pendulaires de feuilles d'arbres du Perche

Cette tombée de feuilles mortes symbolise l'automne et nous invite à les observer, les identifier et les reconnaître.

25 - Paravent à capsules végétales : fruits, graines et feuilles en pendulaire

Ce dispositif artistique complète l'arbre à shères. Dans les  sphères sont intégrés fruits, graines et autres curiosités végétales.

26 - Perches, échalas et mosaïque

L'identité percheronne s'est construite à partir de la « perche » objet et mesure concrète. Aujourd'hui nous les parons de smalts vénitiens.

27 - Bouteilles sculptées en bois flotté gravées au nom des producteurs de cidre du Perche AOC

Hommage aux producteurs de cidre du Perche qui ont obtenu l’AOC cidre du Perche en 2020.

28 - A pied dans le Perche, Bois flotté et mosaïque

Le Perche est une contrée où l'on aime marcher, randonner. Cette oeuvre bois flotté mosaïque est un hommage à l'activité sportive.

29 - Photographies d'arbres remarquables d'Eure et Loir (Conseil Départemental 28)

Le Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir nous accompagne avec 3  formats photographiques des trois arbres remarqués d'Eure-et-Loir .et un format photographique sur bâche, d'écorces des arbres d'Eure-et-Loir.

Le liensuivant  GPS vous permettra  de vous aider à vous y rendre  pour les admirer :  Les saules blancs de Saintigny : 48.346139,0.952417 ;  chêne de Méaucé  : 48.473806, 1.002806 ; le pommier d'Arcisses : 48.352028,0.869500

Vous pouvez consulter le site dédié à ces arbres : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

30 - Colonne bois flotté, cuir et verre d'Albertini (France)

Ce bois flotté est un dialogue entre le règne minéral (Verre Albertini) et le règne animal (cuir) 

31 - Levaillant Siméon, photographe des patrimoines, autoportrait parmi les arbres - 2011

Cette photographie met en scène la place de l'humain dans la nature, dans son environnement originel et naturel. Le Perche, l'arbre et l'humain sont indissociables.

32 - Carré tinctorial des plantes et arbres au pouvoir tinctorial

Cette mosaïque incarne la teinture naturelle sur textile en écho à la tenture qui se pratiquait dans le Perche à Bellême, Mortagne, Nogent et Authon.

33 – Création florale des échappées du verger avec des épluchures de pommes

Cette création vous inspirera pour   vos créations lors de l’atelier que nous animerons le 1er Novembre pendant la fête de l’arbre et de la pomme.

 

Description des contenus botaniques

Mosaïque d’écorce

Œuvre n°14

 

Ecorce de chêne, de hêtre, de houx, de bouleau et autres ressources en dialogue avec le visuel des écorces du Conseil Départemental 28

 

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  • Herbier des plantes tinctoriales

Œuvre n°15

 

 

 

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Herbier des graines et fruits des arbres

Œuvre n°16

 

 

 

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Inven[terre] humus et sols du Perche

Œuvre n°20

 

Avec plusieurs pots contenant de l’humus

 

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Herbier des produits des fruits de pressoir

Œuvres n°21 

 

 

Les boites de Pétri contiennent des variétés de pommes à cidre cultivées dans le Perche et de pommes à deux fins. Certaines sont d’origine locale, du Maine, du Perche et de la Normandie (Perche ornait). A leurs côtés, des cormes déshydratées avec leurs pépins.

 

Dans cet herbier contemporain figurent également des produits dérivés des pommes comme la gelée de pomme ; pomme-coing ; pomme-prune ; corme (confiture).

 

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Oeuvre n°22

 22 -  Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivées                      dans le Perche                      

Herbier contemporain des fruits de pressoir et du verger du Perche    
 Variétés des trois vergers de l'Ecomusée du Perche

(cour de l'Ecomusée - cour du prieuré - verger conservatoire route de la Pierre Procureuse)
      Saint-Cyr-La-Rosière, Orne, Perche ornais, Normandie
 
  Quinze pommes (P. à cidre, P. à couteau et P. à deux fins)

et

la corme piriforme (C. à deux fins)

 

 

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Carré  tinctorial

plantes  et arbres au pouvoir tinctorial

Œuvre n°32

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oeuvres n°23 & 25

Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin – Levaillant

 

Œuvre n°11

 

 

Nous vous soumettons notre sélection d'arbres que nous vous proposons d'aller rencontrer lors de vos prochaines balades.

L'ensemble de notre sélection se trouve sous le tableau ci-dessous.

 

 

Contenus textuels avec le QRCODE

Liens vers les corpus textuels

 

1- La carte à chacun son Perche

 

Carte des aires géographiques du cidre du Perche 1850-2020

 

2 - Histoire des fruits de pressoir dans le Perche - cidre et cormé par le collectif Corblin-Levaillant - avril 2026

 

3 - Perceptions Evocations Récits Curiosités Histoire(s) Ecrivain(e)s L’Abécédaire du Perche,  deci-delà - Collectif-Corblin-Levaillant 2026

 

4 - Arbres et plantes à propriété tinctoriale du Perche - Exposition "Œuvres d'arbres" à l'Ecomusée du Perche par le collectif Corblin-Levaillant de 09 à 11 – 2026

 

5 - Perche - Toponymie des paroisses, bourgs, villes de France mentionnant la province du Perche auxquels ces lieux étaient rattachés sous l’ancien Régime, avant la Révolution française < 1789 - Collectif Corblin-Levaillant

 

6 - Humus, sol, sous-sol :  les horizons méconnus du Perche [de la litière forestière au terreau ]  Terres du Perche - végétales, minérales et humus par le Collectif Corblin-Levaillant 2014-2026

 

7 - Toponymie des Arbres dans  : Lieux dits ; Bois ; Forêt - dans le Perche - Collectif Corblin Levaillant 2026

8 - Rencontre avec les arbres remarquables, remarqués, protégés,  vénérables et/ou historiques par le Collectif Corblin-Levaillant - exposition "Œuvres d'Arbres" Ecomusée Saint-Cyr-la-Rosière 17 septembre - 29 novembre 2026

 

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Publié le 13 Septembre 2026

 

Balade patrimoniale à la MARE AUX POMMES à Carville-Pot-de-Fer le 12 septembre 2026 avec comme guide Pascal Levaillant

 

Cette dernière balade patrimoniale à Carville-Pot-de-Fer s'est déroulée sous un ciel clément, parfait pour une promenade dans une masure cauchoise après celle arrosée au verger du manoir du Fay à Yvetot, fin août.

 

J'ai évoqué ce qu'est la masure cauchoise qui a été nommée cour-masure au 19e siècle puis depuis 1970 rebaptisée clos-masure.

Masure cauchoise vient du mont "manse" depuis le Moyen-Âge.

 

J'ai évoqué la spécifité des deux entrées  menant à la masure : une pour les engins agricoles vers la plaine et la principale pour l'accès au domicile.

 

J'ai évoqué  le cidre du pays de Caux dont les producteurs bio ont déposé voici près de 25 ans la demande de label AOC cidre du pays de Caux.

 

J'ai expliqué comment le cidre est arrivé dans le pays de Caux au 15e siècle à la fin de la Guerre de Cent Ans.

 

J'ai décrit les principales variétés emblématiques qui font la spécifité des variétés entrant dans l'assemblage du cidre du pays de Caux.

 

J'ai décrit l'origine des pommes à cidre, de la route du cidre menant à la Normandie via l'Italie et l'Espagne.

 

Nous avons visité le corps de ferme de cette masure cauchoise dont les propriétaires se nomment Delamare depuis 5 générations.

 

J'ai expliqué les paramètres qui font un cidre du pays de Caux du fait d'un sol comportant de la marne ce qui lui  a donné un goût spécifique remarqué par Julien Le Paulmier à la fin du 16e siècle

 

J'ai montré un extrait de notre exposition des pommes du pays de Caux

 

Enfin Mme Delamare a expliqué le process de la pomme au jus par la désignation des différentes machines dans lesquelles passent le pommes de haute et basse tige... avant d'être embouteillées

 

Un endroit à visiter aux horaires d'ouverture de la cidrerie de la Mare aux Pommes à l'éffigue du héron, de la libellule... et de la poule d'eau.

 

Goûtez-y au "cid' du pays de Caux"

avec un goût rafraichissant incomparable.

La version BRUT est un "cid' qui toque' comme disent les cauchois.

 

à voir et revoir le reportage complet de Gilbert Michel sur sa plateforme facebook et/ou Youtube (Rencontres Photographiques)

https://www.facebook.com/gilbert.michel

 

et crédits images de Gilbert Michel 2026

rencontres photographiques

un extrait de Jehan le Povremoyne de maGrand-mère paysanne.

La pomme Bailleul

Produits de la Mare aux Pommes

Verger basse-tige de la Mare aux Pommes

 

Explications de la propriétaire de la cidrerie

Avec le propriétaire de la cidrerie de la Mare aux Pommes

Merci  encore à M. et Mme Delamare Grégoire pour leur accueil et leur excellent cidre dégusté

et un vif remerciement à Gilbert Michel pour son reportage lumineux

 

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Publié le 5 Juin 2026

 

Le Perche à travers les âges depuis l'antiquité à aujourdhui en 64 cartes

 

Schématiquement l'ensemble des cartes sont apparues au 16e siècle hormis celle de la Gaule romaine celle de Peutinger  découverte en Bretagne en 1900. La première carte de France date de 1525, mais la plus anciennement complète est née au XVIIIè siècle. C’est la carte de Cassini. 

En réalisant cette recherche sur le Perche nous avons découvert un certain nombre de cartes qui permettent de comprendre mieux le Perche d'ajourd'hui.

Ce Perche n'a plus d'existence administrative depuis que la province a été découpée et dont le territoire a été réparti dans quatre départements, dans trois régions françaises  depuis la Révolution française.

Il sera intéressant de les consulter pour mesurer la compléxité à évoquer aujourd'hui ce territoire jadis nommé Perche et que l'on nomme désormais Perche ornais, Perche sarthois, Perche eurélien et Perche vendômois ou loir-et-chérien.

 

 Avertissement  : reproduction interdite sans l’accord des auteurs cités

 

Cartographie du Perche

Ensemble de cartes d’hier à aujourd’hui

ou autrement dit

« A chacun son Perche »

 

D’après les archives nationales, régionales, par le prisme de l’Histoire, de la géographie, de la géologie,  de l’agriculture, de la botanique, du tourisme, de la topographie, de la toponymie, de l’hydrographie, …

L’ensemble de ces cartes situent ce territoire qui s’est construit peu à peu au fil des millénaires à l’endroit où il fut occupé par les celtes puis par les gaulois avant l’invasion des romains puis des peuples barbares sur ce carrefour d’échanges et de passage du nord au sud et l’est en ouest.

L’arrivée des vikings puis des anglo-normands ont clairement délimité une frontière septentrionale stable avec ledit Perche en fonction de l’évolution et de l’extension historique de la Normandie et du Royaume de France dont a fait partie le dit Perche. L’axe Alençon - Moulins-la-Marche - Verneuil - Dreux est devenu cette limite septentrionale assez stable du 11e au 14e siècle de la province du Perche du Royaume de France avec la Normandie et la Normandie anglo-normande.

 

Au 16e siècle commencent à se dessiner les cartes qui indiquent que les limités orientales approchent les villes de Dreux, Illiers-Combray, Bonneval, Châteaudun et plus floues vers le vendômois et bien moins avec le Maine qui portant a conservé des traces toponymiques certaines des noms de perticus, pertica ou perche.…

 

La Révolution française redessinera totalement les contours de la Normandie empiétant sur l’ancienne province du Perche ainsi par exemple Tourouvre, Longny, Rémalard, Mortagne, Bellême, Ceton devinrent normands.

 

Ce qui fut la province du Perche disparut pour se fondre dans trois autres régions et dans quatre départements ce qui fit que Mortagne devenu normand (bourg de la province du Perche)  s’affirma plus tard comme Mortagne-au Perche de même que Longny.

Chacun que tout territoire aux contours délimités peut à tout moment se modifier : prenons l’exemple de l’Alsace Lorraine tantôt prussienne, tantôt française.

 

Faut-il rappeler que les limites de la France n’avaient pas encore incorporé la Savoie et le Niçois.au début du 19e siècle. …

 

Après avoir défendu une régionalisation fondée sur la géologie (1888), Vidal de la Blache découvre et propose d’autres formes de cohérence régionale. Observateur des faits d’actualité, il remarque le mouvement spontané d’association régionale qu’effectue le monde de la production agricole et industrielle, de la banque et des communications. Voyageant en Amérique, il remarque la rapidité et la concentration des échanges et des flux. Il identifie le rôle des villes dans la polarisation des activités. Il forge alors la notion de « groupement régional » attentive à l’économie et à l’influence urbaine. Agissant comme expert, il propose une nouvelle organisation fondée sur 17 régions animées par une capitale (1910)[1].

 

Ces quatre première cartes[1] situant le Perche illustrent bien la difficulté à lui définir des contours.

Alors y-a-t-il un Perche géologique ? Y-a-t-il eu qu’un Perche historique après qu’il ait été véritablement fondé à Saint-Avit près de Mondoubleau ? Y-a-t-il une cohérence de ce territoire sans véritable carte avec ce que l’on nomme la géographique, la botanique, l’architecture d’un territoire utilisant des matériaux locaux mis à disposition puisés dans le sous-sol?

Et le paysage ? les paysages de ce territoire ne sont-ils pas aussi une clef de lecture et d’interprétation ?

Aujourd’hui les traces toponymiques du Perche méridional depuis Saint-Avit viennent souligner qu’il est plus vaste qu’il n’y parait historiquement, d’Est en Ouest ce qui concoure aujourd’hui à ce que l’histoire du cidre viennent s’imbriquer dans des contours  (aire géographique établie assez proche de celle du jeune Parc Naturel Régional du Perche qui décennie après décennie s’étend progressivement vers le Loir ou vers l’Huisne sarthois.

Le Perche se revendique aujourd’hui sous des critères identitaires nourris par la défense et la promotion d’un savoir-vivre authentique dans un cadre où le cheval percheron a aidé l’homme à le construire sur des terrains difficiles et parfois exigus ou hostiles préservé entre forêts et bocages où la « pierre » et des enduits de couleurs viennent lui conférer un aspect préservé auquel ses habitants semblent très attachés, attirant ces dernières années de nouveaux arrivants séduits par son caractère patrimonial naturel, architectural et son cadre de vie unique. Si la Normandie voisine a accueilli les chevaux de course et l’excellence du cheval dit de trait, le Perche a conservé l’identité d’un cheval percheron.

En guise de conclusion, le Perche s’avère être un territoire sans véritable carte précise mais avec une réelle identité revendiquée comme Alain l’a écrit.

«  Le Perche est un coin de province très déterminé. Quand je vais en Bretagne et que j’arrive au Mans, vers Nogent-le Rotrou et Condé -sur-Huisne je passe à travers un pays de monticules, assez boisé avec de grasses prairies ; je reconnais le Perche à une certaine aisance des maisons, aux chevaux vigoureux aux moulins prospères. C’est mon pays.[…] . »Alain[2]  & [3]

 

[1] Le tour de France d’un géologue, Nos paysages ont une histoire, François Michel, Delachaux et Niestlé, Brgméditions, pp 11 et 17.

[2] Portraits de famille, Mercure de France - in : Antoinette Guerrini, Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche, 1996, p. 13

[3] « Je suis percheron » Portraits de famille, p. 59. In : https://www.persee.fr/doc/etnor_0014-2158_1994_num_43_1_2116

 

A chacun son Perche !

 

 

 

EXTRAIT - Le Tour de France d'un géologue

Nos paysages ont une histoire, François Michel, 
Delachaux et niestlé, 2013

 

 

Extrait de l'Ancienne carte d'école Vidal-Lablache "France de l'Ouest" N°60, éd. 1930, tirage 7

Esuves : Peuple de la portion armoricaine de la Gaule celtique. Leur territoire correspondait à ceux des anciens diocèses de Bayeux et de Sées, soit le centre et l'ouest du département du Calvados et une grande partie du département de l'Orne. Les Ésuviens ne nous sont connus que par trois mentions faites dans la Guerre des Gaules de César sous les formes Esuuios (II, 34 ; III, 7) et Esubios (V, 24). Après la conquête romaine, Ésuviens ne furent plus mentionnés. Dans un contexte inconnu, cette cité fut démembrée entre la fin du Ier s. av. et le début du Ier s. ap. J.-C. pour constituer trois nouvelles cités : les Sagiens, les Bodiocasses et les Viducasses. Tout porte à croire qu'avant la conquête romaine, ces trois peuplades constituaient des pagi de la cité des Ésuviens.[1]

Carnutes : Peuple de la Gaule celtique, puis de la province romaine de Gaule lyonnaise. Leur territoire s'étendait sur toute la région comprise entre la Seine et la Sauldre (affluent du Cher), soit l'Yveline, le Mantois, le Drouais, le Blésois, le Pays chartrain, l'Orléanais, la Sologne et une partie du Gâtinais. Leur territoire correspondait donc à celui des anciens diocèses d'Orléans, de Chartres et de Blois (avant 1790). Leur métropole fut d'abord Cenabum (Orléans), avant que celle-ci ne fut transférée à Autricum (Chartres). Chartres tire son nom actuel de celui de ce peuple. Dans le dernier quart du IIIe s. ap. J.-C., la cité des Carnutes fut divisée. La portion méridionale de leur territoire fut constituée en une nouvelle cité, celles des Aurelianenses.

 

 Dans le cadre de la réforme provinciale de Dioclétien (dernière décennie du IIIe s. ap. J.-C.), la province de Gaule lyonnaise fut divisée en deux nouvelles provinces. À cette occasion, la cité des Carnutes intégra la province de Lyonnaise première. Un nouveau redécoupage eut lieu du temps de Constantin (314 ap. J.-C.), conduisant à ce que la cité des Carnutes échut à la province de Lyonnaise quatrième.[2]

 

Cénomans : Peuple de la Gaule celtique, leur territoire correspondait à la moitié orientale de l'ancien diocèse du Mans (avant 1790), c'est à dire l'actuel Haut-Maine (soit une grande partie du département de la Sarthe). Leur capitale était Vindinum (Le Mans).

Attestations et étymologie

 Ce peuple fut mentionné sous les formes Aulercis Cenomanis par César (Guerre des Gaules, VII, 75), (Aulerci qui cognominantur) Cenomani par Pline (Histoire naturelle, IV, 107), Αλρκιοι ο Κενομανο par Ptolémée (Géographie, II, 8, 8) et enfin sur deux inscriptions découvertes à Allonnes : AVL(ERCI) CE[NOMANI (CAG-72, p 116 ; AE 2003, 1187 ; 2004, 928) et CIVIT(AS) [AV]L(ERCORVM) [CENOMAN(ORVM)] (AE 2003, 1189 ; 2004, 930 ; 2011, 764). Leur nom est gaulois. Le premier composé s'explique par le préfixe au-, qui exprime l'idée de séparation ou d'éloignement, associé au terme -lergo / -lerco qui signifie "trace". "Aulerques" devait signifier "(ceux qui sont) loin de leurs traces". L'étymologie du second composé n'est pas résolue. En 27 av. J.-C., dans le cadre de la réorganisation administrative de la Gaule opérée par Auguste, le territoire des Aulerques Cénomans fut intégré à la province de Gaule lyonnaise (Pline, Histoire naturelle, IV, 107). Quelques années plus tard, lorsque Auguste définit le statut des cités de la province (16-13 av. J.-C.), la cité des Aulerques Cénomans hérita du statut de stipendiaire (Histoire naturelle, IV, 107), elle fut donc soumise au paiement du tribut.

La cité des Aulerques Cénomans au Bas-Empire

 Dans le cadre de la réforme provinciale de Dioclétien (dernière décennie du IIIe s. ap. J.-C.), la province de Gaule lyonnaise fut divisée en deux nouvelles provinces. À cette occasion, la cité des Aulerques Cénomans intégra la province de Lyonnaise seconde. Lorsque cette province fut à son tour divisée, lors de la réforme provinciale de Constantin (314 ap. J.-C.), la cité des Aulerques Cénomans intégra finalement la province de Lyonnaise troisième.[3]

 

 

11e siècle

La toponymie du Perche

Dicotopo CHTS[1]

 

[1] In : https://dicotopo.cths.fr/search

Toponymie de Perche

 

11e au 15e siècle

 

Limites du Perche/Normandie vers 1050

Source : Wikipédia

 

Limites du Perche/Normandie vers 1204

Source : Wikipédia

 

La chute de la Normandie ducale[1] (1202-1204) : un réexamen, Daniel Power, p. 37-62

 

 

[1] Source : https://books.openedition.org/puc/11837

 

 

Limites Perche/Normandie vers 1400

Source : Atlas historique de la France[1], p.71

 

 

16e siècle

 

Carte du comté du Perche en 1592 sur papier parchemin Taille unique[1]

 

Carte du Grand Perche et Perche Gouet,  [s.n.], 16.., Comté du Perche ; Pays du Perche-Gouet[1]

17e siècle

 

Limites Normandie Perche 1620 TEMPLEUX Gallica

et CPL 147 ADC

 

 

Carte du Maine   [s.n.] 1620 Province du Maine[1]

 

[1] In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b84684848/f1.item.zoom

 

Carte du perche vie politique administrative 1635

Source : Ecomusée du Perche

 

Limites Perche / Normandie, 1635, BLAEU

 

 
1635
Titre :  Perchensis comitatus. La Perche compté
Éditeur  :  [s.n.]
Date d'édition :  1631
Sujet :  Armoiries
Sujet :  Cartouches (ornement)
Sujet :  Divisions politiques et administratives
Sujet :  Perche, Comté du
Identifiant :  ark:/12148/btv1b55004585h

1663

 

 

Titre :  Perchensis comitatus. La Perche comté
Éditeur  :  [Chez Jean Blaeu] (Amsterdam)
Date d'édition :  1663
Sujet :  Cartouches (ornement)
Sujet :  Perche, Comté du
Identifiant :  ark:/12148/btv1b59729825

 

Limites Normandie/Perche 1657 CPL 143 Archives départementales du Calvados 14

 

 

Carte géographique ancienne du Perche[1]

Epreuve originale réalisée en 1660. Jansson géographe.

La grande Beaulse comprenant les pais Chartrain Orleanois, le Perche, le Maine, d'Aniou, de Touraine, Blaisois, de Brenne, Vendosmois, et Dunois, Briet, Philippe (1601-1668). Cartographe

[S. l., Avant 1668], 1668[1]

 

 

1 Fi 495 [Perche, Vendômois et Blaisois] : Perchensis Comitatus, La Perche Comte ; Comitatus Blesensis, Blaisois, par Joanne Temporio, [atlas géographique cosmographie, XVIIe], plume et aquarelle. Archives du Loir-et-Cher

 

18e siècle

 

 

Carte Perche wordpress province du Maine, 1700 Carte du Perche dans ses limites historiques, avec Grand Perche, Perche-Gouët et Thymerais.[1]

 

 

1700

Carte du Perche

 

Titre :  Carte du Perche
Éditeur  :  [s.n.]
Date d'édition :  1700
Sujet :  Cartouches (ornement)
Sujet :  Perche, Province du
Identifiant :  ark:/12148/btv1b5971834f
1 Fi 583 Le Maine, l'Anjou et la Touraine. La Beauce et la Sologne. Le Perche-Gouët, le Vendômois, le Dunois, le Blaisois, l'Orléanois et le Païs chartrain, par N. de Fer géographe de sa majesté catholique, [XVIIIe], carte imprimée et aquarellée. Archives du Loir-et-Cher

Le (s) Perche (s)  d'aujourd'hui se situe au carrefour de la Beauce, de la Normandie, du Maine et de l'Orléanais 

 

Limites perche normandie 1716 - Delisle Archives Départementales du Calvados 14 CPL 1148

 

 

 

 Carte des provinces du Maine et du Perche, dans laquelle se trouve comprise la partie septentrionale de la généralité de Tours / par Delisle, Guillaume (1675-1726).  Covens & Mortier. Fonction indéterminée ,  J. Covens et C. Mortier (Amsterdam),  17..[1]

 

 

Cette carte ancienne de la Préfecture Générale d'Orléans (Aurelianensis Praefectura Generalise) couvre les actuelles régions du Centre, du Poitou-Charentes et des Pays de la Loire. Elle a été dressée et éditée par Gerard Valk vers 1720.[1]

 

 

 

 

Carte Cassini Perche et Beauce[1] - environ 1750

 

 

LIMITE NORMANDIE PERCHE 1771

 

 

Carte du gouvernement général des provinces du Maine et Perche[1] / dressée... par J.-B. de La Fosse,  Mondhare, Louis-Joseph (1734-1799)., Éditeur  :  Mondhare (Paris), 1780, Sujet :  Maine, Gouvernement du  Perche

 

 

19e siècle

Géographie du Perche[1] et chronologie de ses comtés ; suivies de pièces justificatives formant le cartulaire de cette province ; [et d'une] table alphabétique donnant les identifications des noms de personnes et des lieux.... Partie 1 / par le vicomte de Romanet,...

Romanet, Olivier de (1859-1936).

 

 

 

 

 

20e siècle

 

Étude de Vidal-Lablache de 1910 pour l'application des principes généraux de l'organisation régionale en France, reprise par Émile Glay dans son article La réorganisation administrative de la France, pour le numéro-programme d'août 1919 de l'hebdomadaire Floréal. Date          1910 Source           Floréal : l'hebdomadaire illustré du monde du travail Août 1919 Numéro-programme, p.2 E. Glay : LA RÉORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA FRANCE. CODHOS / OURS, 2012-81221. Bibliothèque nationale de France[1]

 

20e siècle

 

Carte[1], Le Perche : un pays et ses hommes / Jean Pelatan

Pelatan, Jean (1930-…), Jaher (Paris)

Date d'édition :  1985

Sujet :  Conditions rurales - Perche (France)

 

 

 

 

1935

 

 

Titre :  Eure-et-Loir. Carte physique / par J. Gouin, instituteur

Auteur du texte : Lemoues, A.. ;  Monrocq frères. Auteur du texte

Éditeur  :  A. Lemoues (Chartres),  1935

Sujet :  Eure-et-Loir, Département de l'

Identifiant :  ark:/12148/btv1b530667966

 

Carte de France, relief 1960

 

 

1998-2026

Le Parc Naturel Régional du Perche

 

 

Historique de sa création

« Le Parc naturel régional du Perche a été créé par décret du Premier ministre le 16 janvier 1998. A cheval sur les régions Normandie et Centre-Val de Loire, son périmètre actuel s’étend sur 202 041 hectares, répartis sur 10 communautés de communes, 91 communes : 52 dans l’Orne et 39 en Eure-et-Loir. 

Caractérisé par des paysages emblématiques de bocages, de prairies et de collines, les forêts occupent près de 50 000 ha de sa surface, tandis que l’eau sillone sur 1 160 km. Terre nourricière, l’agriculture occupe 61 % des sols du territoire, avec une forte tradition de polyculture élevage. Pays d’harmonies et d’équilibre, le Perche est réputé pour son cheval percheron, ses pommes, ses paysages, ses manoirs, son bâti… Des patrimoines savamment et patiemment façonnés par le temps et par la main de ses habitants, mais que vient mettre à mal notre mode de vie contemporain et le réchauffement climatique.

Le Parc a pour vocation d'aménager et de développer ce territoire, en concertation avec ses acteurs (habitants, institutions et associations), en sensibilisant au respect de l'environnement et en protégeant ses patrimoines.[1]»

Carte 2004[2]

 

 

Carte 2023[1]

Projet d’extension

 

Carte Perche Ornais 2013-2019

 

 

 

 

Le Perche Sarthois

Un Perche « sarthois » ?

En ce qui concerne la Sarthe, l’Atlas régional des Pays de la Loire reconnaît une unité paysagère appelée « Perche sarthois », conscrite à quelques communes sur un arc de cercle entre Saint-Cosme-en-Vairais au nord et Vibraye au sud, en passant par La Ferté-Bernard. En revanche, le pays du Perche Sarthois, né d’un regroupement de communautés de communes, et qui correspond aussi à un Pays d’art et d’histoire labellisé, est beaucoup plus vaste, et s’étend jusqu’à Bonnétable, Savigné-l’Evêque et Saint-Calais. Quand l’Atlas considère le relief (des plateaux entaillés de petites vallées, notamment), les structures plus officielles s’attachent davantage à l’image de marque, et font déborder le Perche vers des micro-régions déjà affirmées, telles que le Saosnois.[1]

 

 

« le sujet est complexe selon le point de vue qu'il soit géographique, géologique ou historique, aussi je vais reprendre la formule de l'Inventaire du patrimoine du canton de la Ferté-Bernard (p.10) qui laisse entrevoir la difficulté à cerner la frontière du Perche qui a fluctué au fil de l'histoire :  "les luttes d'influence entre ces deux contrées (Perche et Maine) furent nombreuses et l'on ne trouve sur la frontière du Perche qu'une géographie féodale confuse qui, avec le problème des ressorts et paroisses mixtes, perdura jusqu'à la Révolution." Cependant, pour vous apporter des éléments du point de vue historique sur les lieux de notre territoire, à savoir : La Chapelle du Bois et la Croix des Cinq Charmes : D'après le censier de La Ferté (1er quart du XIVe siècle), la limite entre le Perche et le Maine correspond au ruisseau le Moire (limite actuelle entre les départements de l'Orne et de la Sarthe), donc la Croix des Cinq Charmes et le reste de la commune de La Chapelle-du-Bois appartenait au Maine .» [1] La Prousterie (Avezé) : Le château et la seigneurie de la Prousterie en Avezé était dans la châtellenie de Béllême à l'origine mais le reste de la paroisse d'Avezé était dans le Maine. »

Carte Perche Sarthois Tourisme à vélo 2024

 

 

Communes du Perche Vendômois[1] du Perche autrement dit « Pays du Perche en Loir-et-Cher »[2]

 

 

« Les 4,5 communes du Perche-Gouet, du territoire du « Pays du Perche en Loir-et-Cher » sont Le Plessis-Dorin, Saint-Avit (ne pas prononcer le t), Arville, Le Gault-du-Perche (éviter d’écrire Le Gault-Perche, cela ne plait pas aux habitants) et la moitié de Souday correspondant à l’ancienne paroisse de Glatigny.

Les vingt autres communes du « Pays du Perche en Loir-et-Cher » appartenaient, sous l’ancien Régime, au comté de Dunois.

Depuis la Révolution, ces 26 communes furent géographiquement comprises dans le Perche Vendômois. Le département de Loir-et-Cher est constitué de diverses régions très différenciées géographiquement et culturellement : la Sologne, la Vallée de la Loire, la Petite Beauce, le Val de Loir et le Perche Vendômois pour la partie septentrionale du département. Le nom de Perche Vendômois a été attribué parce que son paysage se différentie des autres régions par son bocage, ses pommiers à cidre, ses chevaux et vaches, et son habitat. La grande gloire des Percherons sont les chevaux percherons. Mondoubleau était une région d’élevage des percherons.

Les foires de Mondoubleau avaient grande notoriété jusque dans le Grand Perche. [3]»

 

 

COMMUNES DU PERCHE VENDÔMOIS

 

CC COLLINES DU PERCHE ET DU HAUT PERCHE VENDOMOIS

 

Bouffry

Busloup

Chauvigny du Perche.JPG

Droué

Fontaine Raoul

Fréteval

La Chapelle - Vicomtesse

La Fontenelle

Le Poislay

Pezou

Romilly-du-Perche

Ruan-sur-Egvonne

Villebout

 

Baillou

Beauchêne

Boursay

Choue

Cormenon

(Couëtron-au-Perche (Arville, Saint-Agil, Oigny, Saint-Avit, Souday)

Le Gault-du-Perche

Le Plessis-Dorin

Le Temple

Mondoubleau

Saint-Marc-du-Cor

Sargé-sur-Braye

 

 

Bouffry              

Brévainville 

Busloup 

Chauvigny-du-Perche             

Droué 

Fontaine-Raoul           

Fréteval            

La Chapelle-Enchérie              

La Chapelle-Vicomtesse         

La Fontenelle                

Le Poislay        

Lignières          

Lisle    

Moisy                

Morée               

Ouzouer-le-Doyen     

Pezou 

Renay                

Romilly 

Ruan-sur-Egvonne     

Saint-Hilaire-la-Gravelle        

Saint-Jean-Froidmentel          

Villebout 

 

Communes des collines du Perche[1]

Baillou

Beauchêne

Boursay

Choue

Cormenon

Couëtron-au-Perche

Le Gault-du-Perche

Le Plessis-Dorin

Le Temple

Mondoubleau

Saint-Marc-du-Cor

Sargé-sur-Braye

 

http://perche-loiretcher.fr/index.php/decouvrir/carte-interactive?view=page&id=48

 

21e siècle

2012

Préambule

Le cas du Perche Ornais - 1996

 

 

https://hautsdefrance-normandie.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/perche_ornais.pdf, p.4

 

La présentation de ce document apporte une indication, à propos de la forêt de Moulins-Boismoulins,  qui sera maintenue dans la Carte de la France sylvoécorégion. En effet comme le document le stipule « même si les limites géographiques du Perche sont plus discutables que ses limites historiques, celle de ce catalogue sont avant tout établies à partir des éléments écologiques forestiers. En effet, c’est en confrontant les données recueillies sur le terrain, dans le but de se rapprocher le plus possible d’une homogénéité écologique régionale, que nous les avons fixés.

Il faut signaler encore que cette zone définie a été historiquement tantôt normande, tantôt du Perche (province) ce qui a duré durant plusieurs siècles au Moyen-Âge.

«Au milieu du 11e siècle, Guimond de Moulins, qualifié de marquis (du bas latin marchio seigneur d’une marche, pour frontière) est le premier seigneur du lieu. Le Duc de Normandie, Guillaume-le-Batard, lui confie la défense de son duché sur cette éminence naturelle à la frontière du Perche, rattaché alors à la couronne de France. La motte castrale est vraisemblablement aménagée à cette époque avec plusieurs enceintes et une plate-forme sommitale accueillant un donjon en bois, quelques bâtiments et une chapelle. L’histoire de Moulins est marquée par celle des ducs de Normandie puis des rois d’Angleterre. Au gré des alliances, des trahisons et des réconciliations, la Marche passe alternativement du giron anglais à celui des comtes du Perche jusqu’à ce que Philippe Auguste le rattache définitivement

DREAL/P. Galineau

Situation

A l’est du département de l’Orne, la commune de Moulins-la-Marche se situe au nord-ouest de la forêt du Perche et à 14 km au nord de Mortagne-au-Perche. La butte se trouve au sud du bourg. Le sommet de la butte de Moulins-la-Marche au domaine royal, en 1204. A partir de 1290, Moulins fait partie de l’apanage des comtes du Perche. Le château est détruit par les anglais, vers 1428-1430, lors de la guerre de cent ans mais la Butte demeure néanmoins un poste de guet et de défense. En 1636, Louis XIII érige Moulins en vicomté qui subsiste jusqu’à la Révolution. La Butte et ses environs sont alors la propriété de Monsieur, frère cadet du Roi Louis XVI et futur Louis XVIII. Il en confie l’apanage (à perpétuité) à deux frères : Louis et Alexandre Férault de Falandre. 1791 marque le début d’une longue bataille juridique entre la commune et la famille Férault pour la possession de la Butte qui est laissée à l’abandon. Dans les années 1930, les héritiers Férault qui louent déjà quelques jardins au pied de l’éminence, envisagent d’étendre la vente à l’ensemble de l’ancienne motte féodale. Le délégué du Touring-Club de France demande alors la protection de la Butte et elle est inscrite parmi les sites en avril 1931. Les terrains vendus en jardins (au nord et à l’ouest) ne sont pas inclus dans le périmètre de protection. En 1942, la bataille juridique continue et le site est en voie de dégradation, il devient « un dépôt d’immondices contraire à l’hygiène ». Les propriétaires font abattre les arbres qui le couvrent et, en 1954, le délégué régional des Beaux-Arts envisage de mettre un terme à la mesure d’inscription de « ce lieu qui a perdu tout intérêt.[1] »

Site inscrit N°61064 – Moulins-la-Marche – Butte

 

Le cas de la forêt de Bourse : La SER B 33 : Perche regroupe trois régions forestières nationales IFN de l’ouest du Bassin parisien : - le Perche (61.9), au nord ; - le Plateau calaisien (72.5) au sud-ouest ; - le Perche-Gouët et Vendômois (41.2), au sud-est. S’étendant sur cinq départements : Eure, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Orne et Sarthe, et trois régions administratives : Centre, Basse-Normandie et Pays de la Loire, la SER B 33 est entourée des SER : - B 32 (Plateaux de l’Eure), au nord ; - B 31 (Campagne de Caen et Pays d’Auge), au nord-ouest ; - B 61 (Baugeois-Maine), à l’ouest et au sud-ouest ; - B 62 (Champeigne-Gâtine tourangelle), au sud de la vallée du Loir ; - B 44 (Beauce), à l’est. Le Perche tire son nom de la sylva pertica qui couvrait, il y a plus de 2000 ans, l’ensemble de ce territoire. L’appellation Perche-Gouët (ou Petit Perche) vient du nom de Guillaume Gouët, seigneur de Montmirail, qui a donné une unité à cette petite région. La région du Perche est réputée pour la qualité de son chêne et l’élevage du cheval de trait percheron. La SER B 33 comprend l’ensemble du territoire du parc naturel régional (PNR) du Perche et une petite partie, couvrant la forêt domaniale de Bourse, du PNR de Normandie-Maine.

 

Carte de la France sylvoécorégion

 

L’intérêt de la carte de l’inventaire forestier[1] sylvoécorégion tel qu’il oriente les contours d’une région naturelle ainsi dessinés procure un cadre de référence unique et un repère objectif inscrit dans un plus vaste territoire et celui-ci s’approche de ce que l’on appelle aujourd’hui la région naturelle du Perche. L’autre intérêt est de contenir plus largement ce que l’on pourrait définir comme une ancienne forêt primaire contenant l’Abies Alba Pectinata L qui chevauche à la fois cette zone et celle plus au nord en Normandie de l’Orne allant vers le sud Calvados (en rose pâle)

La forêt de Moulins-Bonsmoulins que l’on dit située en limite Nord au nord du Perche figure sur cette carte sylvoécorégion ainsi que celles de l’arrière-pays orientale d’Alençon : Forêt Domaniale de Bourse ; au Sud-est figure la forêt de Marchenoir et au sud-ouest la forêt de Bercé.

Faut-il préciser que cette zone s’apparente à une zone géographique repérée et à une zone d’exploitation et de gestion forestière figurée par l’IGN forestier en France métropolitaine.

Dans le cas précis « Le Perche correspond à un bombement de l’auréole crétacée du Bassin parisien recouvert de formations à silex parfois limoneuses, mais aussi par endroits sableuses ou, surtout, argileuses, d’où la prédominance des sols hydromorphes. Les chênaies-(hêtraies) constituent la végétation forestière la plus fréquente de cette région bocagère, avec des chênaies remarquables (forêts de Bercé ou de Bellême par exemple). 

Utilisation du territoire

Le paysage bocager de la frange ouest du Perche et du plateau Calaisien est constitué d’une mosaïque de parcelles irrégulières avec des haies plus ou moins fournies et des arbres fruitiers qui donnent au paysage un aspect très boisé. La densité du bocage n’est cependant pas aussi forte que dans les régions plus occidentales. De grands massifs forestiers riches en chêne de qualité répartis sur l’ensemble de la région donnent à la région une réputation indéniable : Bellême, Réno-Valdieu, la Ferté-Vidame, Senonches, Vibraye et, surtout, Bercé… Au sud-est, le grand massif privé de la forêt de Marchenoir, qui paraît être en Beauce, est rattaché au Perche.[2]»

Pour relativiser une forêt qui parait être en Beauce, elle peut dans ce cas rejoindre ou s’intégrer au Perche. A ce titre nous pouvons imaginer fusionner cet inventaire aux contours de ladite région naturelle du Perche dans laquelle pourrions-nous situer le Perche historique, le Perche géologique, le Perche touristique, le Perche littéraire, le Perche équidé et architectural…

 

2012

 

2015

 

 

CESER Centre-Val de Loire - Le Perche en route vers un grand projet de territoire[1]

 

Le projet s’articule en 2015 autour des communautés de communes

 

Du Perche d’Eure- et- Loir : CC de l’Orée du Perche ; CC du Perche ; CC du Perche-Gouët ; CC du Perche Senonchois ; CC du Perche-Thironnais ; CC des Portes du Perche.

Du Perche ornais : CC du Haut-Perche ; CC du Pays Bellêmois ; CC du Val d’Huisne ; CC Perche Sud ; CC du Pays Longny au Perche ; CC du Perche Rémalardais ; CC du Bassin de Mortagne au Perche (qui a fusionné avec la CC du Pays den Pervenchères en 2013).

Du Perche sarthois : CC du Pays Bilurien ; CC du Pays des Brières et du Gesnois ; CC du Pays Calaisien ; CC Maine 301 ; CC du Pays de l’Huisne Sarthoise ; CC du Pays du Val de Braye.

Du Nord-vendômois et Perche Haut-Vendômois : la Communauté de Com m unes des Collines du Perche, créée en 1993, regroupe 16 communes, représentant 6 328 habitants en 2011 ; La communauté de com m unes du Perche Vendômois rassemblant 10 communes et 2645 habitants en 2011 ; Depuis janvier 2014, la nouvelle communauté de communes du Perche Haut-Vendômois rassemble cette dernière et celle du Haut Vendômois composé de 13 communes.

 

 

« Le Perche ?

Mais où diable se cache donc ce bout de territoire ? Tout le monde en a peu ou prou entendu parler, mais rares sont ceux qui savent le situer réellement. Le Perche court depuis l’Eure-et-Loir jusqu’en Sarthe en passant par l’Orne. Le Perche, ce sont des collines verdoyantes à hauteur d’hom e ; ce sont des petites rivières qui serpentent au fond de vallons joliment herbeux et où paissent encore quelques trop rares troupeaux de bovins ; ce sont des bois autrefois giboyeux qui se transforment en forêt depuis que les paysans abandonnent les fermes et les cham ps ; ce sont des longères, enfin, nichées en pleine campagne ou aux abords de petits bourgs sans prétention, arborant des façades couleur d’ocre claire et des toits de petites tuiles serrées, bâtiments rachetés depuis quelques années par des bobos en mal d’air pur et de tranquillité. Agnès Boucher, écrivaine (5 août 2014). »[2]

 

 

 

 

 

2019

Le cidre du Perche AOP-AOC

 

 

Nous avons nous-mêmes réalisé deux cartes qui intégrent le résultat de nos recherches 

 

Cartographie du cidre du Perche 1850-2026

 

 

Cartographie du Perche 

"A chacun son Perche" 2026

la synthèse du Perche historique, géographique, sylivicole, cidricole, touristique,toponymique...

 

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Publié le 12 Mai 2026

Rencontre avec les arbres

remarquables, remarqués, protégés,

vénérables et/ou historiques

 

 

Repères et définitions à propos des arbres dits remarquables, vénérables, admirables, à protéger… préparé par Pascal Levaillant, artiste-botaniste via A.RB.R.E.S., dictionnaire et la réglementation de mai 2023.

 

Arbre remarquable

L'âge avancé d'un arbre est un paramètre important. La consultation d'archives (cartes postales, gravures...), la localisation de l'arbre et son environnement ainsi que et les témoignages permettent d'estimer l'âge d'un arbre tout en conservant son intégrité. Eléments visibles indiquant des signes de vieillesse :

  • Arbre peu vigoureux (croissance lente, peu de feuilles en saison...)

 

  • aspect irrégulier du tronc et des branches (présence de bourrelets, tronc creux, contreforts importants...)

Ce critère dépend de l’essence : un if de 500 ans n'est pas exceptionnel, un hêtre de 500 ans serait exceptionnel.

La mesure de la hauteur peut se faire à l'aide d'une croix de bûcheron, facile à concevoir et utiliser.

Ce critère dépend de l'essence, (ex: une hauteur de 25m ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, un olivier de plus de 15m est exceptionnel).

La circonférence d'un arbre se mesure à 1.3m du sol, dans un plan perpendiculaire à l'axe du tronc. Comme pour la hauteur ce caractère dépend de l'essence (ex: un châtaigner de 4m n'est pas exceptionnel alors que c'est le cas pour un érable de Montpellier de plus de 3 mètres de circonférence).

L'arbre a-t-il un intérêt historique (associé à un personnage historique, témoin de faits historiques, planté lors d'un évènement...) ?

L'arbre est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?

Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure...), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.

CRITÈRES BIOLOGIQUES L'arbre a-t-il un fonctionnement original, présente-t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex: blanchissement d'une partie du feuillage...)?

AUTRES CRITÈRES L'arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition ? l'arbre est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable?

Un arbre présentant un ou plusieurs de ces critères pourra être dit remarquable, cependant cette appréciation laisse aussi une place à la subjectivité.

L'association A.R.B.R.E.S. s'intéresse particulièrement aux arbres remarquables à portée nationale.

Un arbre remarquable est avant tout un arbre exceptionnel qui fait naître de l’émerveillement, de la curiosité ou juste un certain intérêt. Ainsi, un arbre n’est « remarquable » que s'il est reconnu comme tel par une ou plusieurs personnes.

Il y a de multiples façons pour un arbre de se faire remarquer. Sa dimension, sa forme, son esthétisme, son âge ou encore sa valeur historique ont attiré l’œil sur lui. C’est pourquoi les arbres remarquables représentent un patrimoine naturel, culturel et paysager exceptionnel.

Ces observations font toutefois place à une certaine subjectivité ! Sur la base de démarches similaires menées par d'autres territoires, le Pays Pyrénées Méditerranée a retenu certains critères afin de faciliter le recensement sachant qu’un arbre remarquable peut cocher une seule ou plusieurs caractéristiques :

 

  • Âge : l’arbre observé est-il particulièrement ancien pour son essence ?

 

  • Dimensions : l’arbre possède-t-il une circonférence, une hauteur ou une envergure importante ?

 

  • Forme : l’arbre a-t-il des branches tortueuses, un tronc troué, une adaptation morphologique, etc. ?

 

  • Rareté : l'arbre est-il d'une essence rare à l’échelle du territoire étudié ?

 

  • Histoire : l’arbre est-il lié à un évènement, un personnage célèbre, une coutume ou une légende ?

 

  • Paysage : l’arbre fait-il office de repère visuel ou dispose d’une localisation le mettant en valeur ?

 

Il est à noter que bien que nous parlions souvent d'arbre remarquable au singulier, la remarquabilité peut aussi se justifier pour un groupe d'arbres que ce soit sous forme d'un alignement ou d'un peuplement.

 

Vénérable

 

Définitions de « vénérable »

VÉNÉRABLE, adj. et subst.

[En parlant d'une chose] Qui inspire le respect en raison de son âge. Arbre, bouteille vénérable. Un magnifique et vénérable exemplaire de l'édition princeps (A. France, Bonnard, 1881, p. 442).Jacques Thiriet (...) rapporta triomphalement de la cave une bouteille de vin vieux. C'était un vin vénérable, récolté dans les temps anciens, et qu'on gardait pour les grandes occasions (Moselly, Terres lorr., 1907, p. 184).

 

Arbre protégé

 

L'arbre est protégé par le Plan Local d'Urbanisme (PLU), lorsqu'il est inscrit en tant qu'Espace Boisé Protégé (EBP). L'article L130-1 du code de l’urbanisme permet ainsi d'interdire l'abattage sans autorisation d'une surface boisée mais également d'une haie, d'un parc, d'un alignement d'arbres et même d'un arbre isolé.

Le PLU peut également identifier l'arbre comme un élément du patrimoine naturel remarquable à protéger. L'arbre remarquable a alors une valeur historique ou sentimentale et est parfois exceptionnel par son âge ou par sa taille.

A savoir : l'arbre protégé par PLU peut-être abattu uniquement avec autorisation de la mairie.

Pascal Levaillant, mai 2023

 

 

 

Nous vous soumettons notre sélection d'arbres que nous vous proposons d'aller rencontrer lors de vos prochaines balades.

L'ensemble de notre sélection se trouve sous le tableau ci-dessous.

 

 

Les arbres du Perche eurelien

 

1 _ Forêt de Senonches 28 :

Le Chêne du Poste de Louvilliers

Dans la parcelle 41 et en face d’une maison forestière ce chêne de 3,68 mètres de circonférence se mire dans la mare qui se trouve à ses pieds. Encore un beau chêne de 180 ans témoin des hautes futaies de Senonches.

 

2_ Arcisses :  Pommier - le dernier survivant de la prairie depuis le 16e siècle

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

 

3 - Saintigny : Saule blanc

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

 

4 - Saint-Eman 28 : Chêne pédonculé 22 m circo 5.4m

Bord les sources du Loir – Eglise Saint-Eman

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

 

 

5 - Méaucé 28 :  Chêne pédonculé 12 m circo 10 m

Le Gros Chêne, rue de la petite sauvagère - témoin des rencontres amoureuses du Roi Henri IV, près de la Loupe

 

6 - La Ferté Vidame 28 : Alisier Torminal 12 m circo 1.7

Site naturel de la forêt humide de Mousseuse accès rue des Bruyères Etoile

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

 

7 – Saintigny :  Châtaignier dans un virage

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

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8 - Forêt de Senonches 28 : 2 hêtres, les hêtres croisés près de l’Etoile à 5 branches

In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

Les Hêtres croisés

Ces hêtres de la parcelle 157 sont une curiosité dans la mesure où soit naturellement soit sur intervention humaine,  on  distingue un croisement d’un arbre sur l’autre, où l’un des deux est venu se souder sur le deuxième ainsi qu’un témoin a pu le relater, ayant vu ces deux arbres au temps de leur prime jeunesse se rassembler ainsi.

https://krapooarboricole.wordpress.com/2009/01/31/expo-photos-arbres-remarquables-en-foret-de-senonches-eure-et-loire/

 

9 - Cormier à Cloyes

Les arbres du Perche ornais

1 - Perche-en-Nocé  : Buis

35 Rue du Général Jouvin Perche en Nocé

 

2 - Vaunoise  : Houx de la Pinardière

Gué de la Chaine Vaunoise chemin de la pinardière limitrophe commune de la route de la Gué de la Chaîne

 

3 - Pervenchères 61 : Chêne pédonculé de la Lambonnière

495 ans - Indiqué à partir du village

Accès par le chemin de la Voyere et prendre à gauche juste avant la chèvrerie

 

4 - Origny - Belforêt-en-Perche : Chêne de l’Ecole 

C'est en 1927 que ce chêne a été dédié à l'Ecole Nationale des Eaux et Forêts dont il tire son nom. Le chêne de l'école est un chêne sessile né en 1666 sous le règne de Louis XIV. Il a plus de 350 ans ! Il force l’admiration : sa circonférence à hauteur d'homme est de 4,55 mètres et il dépasse les 42 mètres de hauteur.

Accès par la D644 prendre la route la Haute Frenes puis au bout la route des Fournaux

 

5 - Forêt de Bellême  :  La Vallée du Creux

Découverte de la forêt et du ruisseau du chêne Galon – venant de Belforêt prendre la D644, Avant Gadai, face à Les Bulotières prendre à droite le chemin de la forêt jusqu’au chemin du Grand Maître et peu après on remarque la vallée du Creux.

 

6 - Forêt de la Trappe : Sapin de l’Aigle entre l’abbaye et le rond de la Trappe - Se garer au parking du Parcours Santé Forêt de la Trappe prendre D930 vers la base de loisirs de Soligny sur 100 m, virer sur le chemin de la forêt jusqu’à le carrefour à 5 branches

C’est sur cette portion que Bernardin de Saint-Pierre a observé des sapins plus hauts que les autres.

 

7 - Forêt de la Trappe :  Chêne de BellePerche entre le carrefour de l’Etoile du Perche et Randonnai

Randonnai, prendre la route de Bresolettes sur la gauche en face de la zone des étangs

 

8 - Forêt de Réno-Valdieu  : Les grands arbres de Gautrie (Hêtres)

Relique de l’immense "Silva Pertica" gallo-romaine. Cette majestueuse futaie s'étend sur plus de 1.600 ha et est issue de la réunification (à la Révolution Française), de la forêt de "Val-Dieu", ex-propriété du monastère des Chartreux, et de la forêt dite "de Réno"... 6 septembre 1993, fut créée la « Série artistique du canton de la Gautrie ». L’origine de ce peuplement remonte aux premières années du règne de Louis XIV.

Les implantations carolingiennes et les dépendances du Valdieu.
 

9 - Loisé : le Gros Chêne[1]

Partir de la D912 à Mortagne-au-Perche prendre la route de Bertins puis le chemin de la Fortinière jusqu’au chemin de beauvais(sur la gauche) stationner à la fin du virage un sentier prend sur la droite (chemin bordé de haie le chêne se trouve à proximité

Les arbres du Perche sarthois

 

1 - Jauzé : if, le doyen de la Sarthe[1]

 

2 - Saint-Mars-la Brière[2] : le châtaignier géant

 

3 - le chêne Boppe[3], la célébrité sarthoise

 

4 - La Ferté-Bernard : le Houx[4] du parc de l’Ecole de Musique

 

5 - Conflans-sur-Anille : le Cormier[5] près les Bordes ou le Puits

 

6 - l’Aubépine[6] à la Cognerie à Gréez-sur-Roc

 

7 -Le Breil-sur-Mérize : le domaine paysager[7] de Pescheray

 

8 - Montfort le Gesnois : parc[8] du pont romain : orme, peuplier tremble, chêne

 

9 - Saint Calais :  parc[9] J. Moulin : platanes, ifs

 

[9] In : https://www.calameo.com/read/00553649996f0394d428a

 

à consulter : 

"Fruit d'un inventaire mené durant deux décennies par des bénévoles passionnés, Au fil des arbres invite le lecteur à aller à la rencontre de ces arbres d'exception lors de 24 étapes qui seront autant d'occasions de pousser les découvertes un peu plus loin, vers d'autaspresres congénères porteurs de mémoires multiples. Une itinérance d'ifs en châtaigniers, de chênes en séquoias, de cytises en platanes, et bien d'autres, pour tenter d'appréhender un monde arboré dans sa diversité et sa beauté, en lien étroit avec celui des hommes confrontés aux dures nécessités de la vie ou en proie à l'humeur vagabonde. Et l'on découvrira ainsi que les plus gros en sont pas nécessairement les plus vieux, que les plus familiers viennent parfois de très loin, que les utilitaires sont parfois délaissés, et qu'au cimetière aussi, les arbres peuvent être rois"

in : https://www.sepenes.fr/au-fil-des-arbres-le-livre

 

Les arbres du Perche vendômois

 

1_ La Chapelle-Vicomtesse : Chêne à l’origine d’une trogne – espace pique-nique

 

2 - Choue : Poirier de l’église (3,35m circ) canton de Savigny

 

3 - Le Gault-du-Perche : Charme de plessage

 

4 - Sargé-sur-Braye :  Trogne de saule blanc (6,85m circ),

 

5 - Fontaine-les-Coteaux : Alignement de 14 trognes de saules en bord D34

 

6 - Lunay-la-Mézière :  Orme champêtre (4,15 m circ)

 

7 - Saint-Agil (Couëron-au-Perche)  : 3 trognes proche du bourg, de chêne (8,20m / 6,62m / 6,55m circ)

 

8 - Souday  : Trogne de chêne + 600 ans (7,40m circ)

 

9 - Boursay  : Chemin des Trognes Maison de la Botanique

 

 

Liens à suivre

https://www.parc-naturel-perche.fr/sites/pnr-perche/files/brochures/files/atlas_des_paysages_du_perche.pdf

https://lestetardsarboricoles.fr/wordpress/carte/https://carte.arbres.org/

https://krapooarboricole.wordpress.com/2010/03/06/vieux-arbres-en-loir-et-cher/

http://perche-loiretcher.fr/index.php/notre-pays/paysages?view=page&id=19

https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/les-arbres-remarquables-du-perche_6395026.html

https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/les-arbres-remarquables-du-perche_6395026.html

https://rando-perche.fr/trek/12398-Les-vieux-arbres-de-la-Gautrie

https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/les-arbres-remarquables-du-perche_6395026.html

http://perche-loiretcher.fr/index.php/notre-pays/paysages?view=page&id=19

https://www.sepenes.fr/la-carte-de-la-sarthe

http://sepenes.chez.com/pages/cormier.htm

 

 

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Publié le 12 Mai 2026

"Oeuvres d'Arbres" 

liste des oeuvres exposées à l'Ecomusée du Perche

du 17 septembre au 29 novmebre 2026 

Saint-Cyr-la-Rosière

 

 

1 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l'été

Cette mosaïque pixel incarne la forêt et plus particulièrement une hêtraie comme celle des vieux arbres de la Gautrie que vous pourrez admirer lors d'une promenade dans la forêt de Réno Valdieu.

2 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l’automne

Cette mosaïque incarne la rectitude des chemins forestiers comme ceux de la forêt de Bellême, chemins rectilignes dont vous pourrez profiter lors d'une promenade à l'automne. 

3 - Pixel-Artmosaic couleurs du bois manufacturé et teinté

Cette mosaïque s’inspire de l’exploitation humaine de la forêt et de l’arbre qui arrive dans nos décorations intérieures, meubles, marqueterie, parquets, boiseries.

4 - Pixel-Art Mosaic des pelures de pomme

Ces mosaïques sont réalisées avec des pelures de pommes diverses aux couleurs étonnantes et variées - du jaune au vert, du rouge au violacé... Par déshydratation, elles se conservent durablement et conservent leur plasticité propice à la création.

5 - Pixel-Artmosaic des feuilles d'arbres 

Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.

6 - Forêt imaginaire du Perche 

Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.

7 - Acrylique on canvas - 9 formats - feuilles blanches

8 - Acrylique on canvas - 4 carrés de feuilles blanches

C'est une évocation de "l'angoisse de la feuille blanche", avec des feuilles des arbres du Perche.

9 - Acrylique on canvas - tapis forestier 2026

Evocation du tapis forestier en écho à la litière forestière qui produit l'humus en forêt.

10 – Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc

La feuille blanche, en écho avec l'angoisse de l'écrivain et de l'artiste face à la feuille blanche.

11 - Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin - Levaillant

Cette série de 9 photographies correspond à nos coups de cœur pour des d'arbres remarquables, remarqués, vénérables que nous avons vu dans le Perche.

12 - Tête de "trogne", bois flotté

Le Perche, pays des "trognes" a sa réplique dans ce bois flotté.

13 - Racine Carrée, bois flotté

Ce format carré est la valorisation des racines des arbres qui sont pour la plupart invisibles à l'oeil nu.

14 - Mosaïque d'écorces d'arbres et autres végétaux

Pour l’exposition "arbres remarqués" d'Eure-et-Loir, un travail artistique et photographique a été entrepris et un livre a été édité. Cette mosaïque d’écorces s’inscrit dans ce prolongement.

15 - Mosaïque - Herbier contemporain des arbres et des plantes tinctoriales du Perche

Au 18ème et 19ème, entre Nogent, Mortagne, Authon et Bellême des teintures naturelles aux plantes ont été appliquées sur les étamines du Perche.

Notre herbier contemporain des plantes tinctoriales fait écho à cette activité au temps où la teinture se faisait avec les plantes.

16 - Mosaïque - Herbier contemporain des graines d'arbres et autres végétaux du Perche

Cette oeuvre évoque les graines des arbres du Perche et nous dévoile la diversité végétale au travers des fruits, des drupes, des graines.

17 - Carte  "A chacun son Perche"

A chacun son Perche est le titre générique de cette carte, fruit de notre recherche historique, géographique, botanique, toponymique des "Perche" ornais, sarthois, eurelien et vendômois.

18 - Carte de l'activité cidricole et des aires géographiques du Perche - 1850 et 2020

Le Perche, province disparue au début du 19e siècle a connu une cohérence géographique, paysagère, agricole et cidricole du 19e siècle au mitan du 20e siècle. Le renouveau de l'aire géographique cidricole 2020 redessine une aire nouvelle contenue dans celle de 1850.

19 - Carte  Invent [terre] sols et humus du Perche 

Cet inventaire artistique des terres et humus du Perche est une invitation à découvrir les sols que l'on a l'habitude de piétiner sans les voir. L’humus forestier et bocager est une des composantes et une des richesses du Perche.

20 - Mosaïque Invent [terre] sols et humus du Perche 

Tableaux des couleurs des terres du Perche à l'image de la diversité des minéraux qui sont constitutifs des matériaux utilisés en architecture et en construction.

21 - Mosaïque des dérivés des fruitiers du Perche

Pâtes de fruits, gelées, pépins pour la pectine sont à l'oeuvre mêlant coing, prune, pomme et corme dont la gelée de coing confectionnée par Annie Ernaux en 2025.

22 - Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivées dans le Perche

Cette mosaïque, cet herbier du verger percheron et des fruits de pressoir met à l'honneur quelques-unes des variétés emblématiques du Perche avec une porosité assumée avec le Maine, l'Ouest et la Normandie.

23 - Arbre à capsules de fruits et graines du Perche et d'autres curiosités botaniques d’ici et d’ailleurs

24 - Pendulaires de feuilles d'arbres du Perche

Cette tombée de feuilles mortes symbolise l'automne et nous invite à les observer, les identifier et les reconnaître.

25 - Paravent à capsules de fruits, graines et feuilles en pendulaire

Ce dispositif artistique complète l'arbre à capsules. Y sont intégrés fruits, graines et autres curiosités végétales.

26 - Perches, échalas et mosaïque

L'identité percheronne s'est construite à partir de la « perche » objet et mesure concrète. Aujourd'hui nous les parons de smalts vénitiens.

27 - Bouteilles sculptées en bois flotté gravées au nom des producteurs de cidre du Perche AOC

Hommage aux producteirs de cidre du Perche qui ont obtenu l' AOC cidre du Perche en 2020.

28 - A pied dans le Perche, Bois flotté et mosaïque

Le Perche est une contrée où l'on aime marcher, randonner. Cette oeuvre bois flotté mosaïque est un hommage à l'activité sportive.

29 - Photographies d'arbres remarquables d'Eure et Loir (Conseil Départemental 28)

Le Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir nous accompagne avec 4 formats photographiques des trois arbres remarqués d'Eure-et-Loir .et un format d'écorces des arbres d'Eure-et-Loir.

Pommier Arcisses 

Alisier  à La Ferté Vidame 

Châtaignier à Saintigny 

30 - Colonne bois flotté, cuir et verre d'Albertini (France)

Ce bois flotté est un dialogue entre le règne minéral (Verre Albertini) et le règne animal (cuir) 

31 - Levaillant Siméon, photographe des patrimoines, autoportrait parmi les arbres - 2011

Cette photographie met en scène la place de l'humain dans la nature, dans son environnement originel et naturel. Le Perche, l'arbre et l'humain sont indissociables.

32 - Carré tinctorial plantes et arbres au pouvoir tinctorial

Cette mosaïque incarne la teinture naturelle sur textile en écho à la tenture qui se pratiquait dans le Perche à Bellême, Mortagne, Nogent et Authon.

33 – Création florale des échappées du verger avec des épluchures de pommes

Cette création vous inspirera pour   vos créations lors de l’atelier que nous animerons le 1er Novembre pendant la fête de l’arbre et de la pomme.

 

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Publié le 12 Mai 2026

La toponymie est l’étude linguistique des noms de lieux, d'une région ou d'une langue, du point de vue de leur origine, de leur transformation, ou de leur signification.

 

 

Sur la commune de Dame-Marie à deux pas de Saint-Cyr-la Rosière

En trois noms Boulay (bouleau), pommeraie (pommier) et Beau-Chêne (chêne)

D'après notre étude poussée sur la région naturelle du Perche voici nos conclusions à propos de la toponymie boisée :

La toponymie du Perche évoque la diversité des espèces végétales que l’on peut identifier dans les paysages variés et vallonnés. L’arbre est omniprésent tout comme les arbres fruitiers  tel le cormier, le pommier, le poirier, le noyer et le châtaignier.

Ces arbres sont des marqueurs de territoire dont la toponymie reflète  leurs présences.
Le bouleau se reconnait aussi sous le vocable de Boulay, Boulaie ; l’aulne sous la forme de Aulnay, Aunay, Launay ; le chêne sous les noms de Chesnay, Chesnaie… ; le peuplier se reconnait sous les noms de Alba, tremble, tremblay, Tremblaie ; le Jarrier est un lieu planté de chênes et l’orme se dit aussi Ormeaux, Ormoie - lieu planté d’ormes.

La liste des lieuxdits, villages, hameaux, bois et forêts évoquent :

Le Perche à 66 reprises

 

 

Pré de la Perche - cf. Géoportail - Vibraye en Perche sarthois
 

Concernant le végétal

bois à 621 reprises
chêne à 208 reprises
bouleau à 111 reprises
haie à 102 reprises ;
aulne à 100 reprises
buisson à 79 reprises
forêt à 48 reprises
cormier à 49 reprises
plessis à 46 reprises
coudrier à 44 reprises
champs à 44 reprises
orme 42
poirier à 36 reprises
Epine à 36 reprises
lande à 34 reprises
verger à 32 reprises
tremble (peuplier) à 30 reprises
pressoir à 28 reprises
houx à 27 reprises
Pré à 27 reprises

 

1600 citations


garenne à 27 reprises
noyer à 23 reprises
charme : 21
saule : 18
châtaignier 18
Ronce : 18
Souche : 15
pommier-pommeraie : 12
hêtre : 12
Fay : 9
Friche : 8

Aubépine 8

 

1800 à 1850 citations


Ces citations évoquent l'identité des paysages du Perche où la faune s'abrite et s'épanouit plutot sereinement.

La toponymie boisée de la région naturelle du Perche répertoriée et repérée

par Pascal Levaillant 2025-2026

 

Toponymie des Arbres dans  : Lieux dits ; Bois ; Forêt  - dans le Perche

 

Le Bois Besnier ; Le Petit Bois La Garenne ; Le Petit Bois ; Bois de Montdoublerain ; Bois des Noës ; Bois de la Tasse ; Bois Doublé ; Bois des Sablons ; Le Bois Laurier ; Bois du Pavé ; Le Bois Olivier ; Bois de Courvalin ;

Le Bois L’Evêque ; Le Petit Bois ; Les Bois d’Angers ; Bois Guillaume ; Bois du Breuil ; Bois Grimard ; Le Bois Neuf ; Le Bois Rond ; Bois du Chatelet ; Boiserou ; Le Bois Joli ; Bois Gouin ; Sur le Bois ; Bois de la Croix ; Bois des Bruyères Murettes ; Bois de Bauderies ; Le Grand Bois ; Bois de Lanfrières ; Bois de la Belle Etoile ; Bois de Puisard ; Bois de Béaugé Bois de Sasnières Le Bois Torché Bois de Chesnaux Les Bois Les Grands Bois ; Bois des Gouttes Noires ; Bois de la Perche ; Bois des Chêneaux ; Le Petit Bois de Madère ; Bois de Châtelier ; Bois du Pin de Sucre ; Bois des Vallées ; Bois de la Genetière ; Le Bois Joly ; Le Petit Bois ; Le Bois Rigault ; Bois Bretons ; Grand Bois ; Bois de Merceries ; Bois de Bon Refuie ; Bois de Panama ; Le Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois Bénéré ; Les Bois ; Bois Saint Paul ; Le Bois de Lucas ; Bois Minot ; Bois Blancs ; Bois des Loges ; Le Bois Briquet ; Bois de Malassis ; Le Bois Carré ; Bois de la Tasse ; Bois du Boulay ; Le Long des Bois ; Le Bois Joly ; Bois de la Mancelière ; Le Bois Briquet

; Bois de Malassis ; Le Bois Carré ; Bois des Chênes Baudry ; Bois de la Duprairie

; Le Long des Bois ; Bois de Buffalo ; L’Orée du Bois ; Bois de Sagère ; Bois de la Saucelle ; Bois de la Barre ; Le Bois Robin ; Bois des Dames ; La Maison du Bois

Bois de la Ferrière ; Le Haut Bois ; Le Bois des Menus ; Le Bois Joly ; Bois de Sauveloup ; Bois du Boulay ; Bois de l’Avenue ; Bois de la Sagère ; Bois du Fourneau ; Bois de Villeneuve ; Bois des Seize Arpents ; Bois de Benne ; Le Bois Josse ; Le Bois Croûlé ; Bois des Cordes ; Bois de Neuilly ; Bois de l’Epinay ; Bois de la Chevalerie ; Bois du Roy ; La Grange des Bois ; Le Grand Bois ; Bois de Villedieu ; Bois des Grands Chênes ; La Bruyère des Bois ; Bois Impérial ; Bois Buisson ; Bois Loquet ; Bois de la Motte ; Bois de la Roussière ; Le Bois Bouilly ; Bois des Giroudières ; Bois Barons ; Sainte Marie des Bois ; Bois des Corbeaux ; Bois du Fief ; Bois de Semur ; Bois de Grammont ; La Borde des Bois ; Le Petit Bois ; Bois de la Bergevinoise ; Le Petit Bois ; Le Bois Moreau ; Lacour du Bois ; Le petit Bois ; Bois des Maugrattés ; Bois de Chartre ; Bois Clairs ; Bois de la Quentinière ; La Cour des Bois ; Bois des Haies ; Bois Poirier ; Le Bois Poirier ; Le Bois Thomas ; Bois de la Berthière ; Bois des Trembles ; Bois au Moine ; Bois de la Millasse ; Le Bois au Moine ; Bois des Haies ; Le Bois Massot ; Le Bois Boutrais ; Le Bois Marié ; Bois de Feillet ; Bois de la Heslière ; Le Bois Anjouy ; Bois de Normandie ; Bois de Paradis ; Bois de Beaulieu ; Bois de l’Enfer ; Bois du Château ; Bois des Demoiselles ; Bois de France ; Bois Grimard ; Le Bois Joli ; Le Bois Neuf ; Le Bois Rond ; Bois du Chatelet ; Bois Gouin ; Sur le Bois ; Bois de la Coudraie ; Petit Bois ; Boiserou ; Bois Guillaume ; Bois du Breuil ; Le Clos du Bois ; Le Moulin du Bois ; Le Bois Verrière ; Bois de la Ventrouze ; Bois des Chauffiètes ; Bois des Bruyères Murettes ; Le Bois des Menus ; Bois de La Gouée ; Bois d’Artel ; Le Bois Foucher ; Le Bois Martel ; Bois de la Vernoë ; Le Bois Girard ; Bois des Trembles ; Bois des Bruyères ; Le Bois de La Haie ; Bois de la Morandière ; Le Bois ; Le Bois Gas ; Bois de la Madeleine ; Le Bois Joli ; Le Bois de Brunelle ; Grand Bois de Montireau ; Le Bout du Bois ; Bois Buisson ; Bois de Favril ; Le Bois du Monil ; Bois des Fourches ; Les Petits Bois ; Bois de Boinville ; Bois de la Pleisse ; Bois des Plants de Champrondière ; Bois des Gisors ; Bois des Chênes Clairs ; Le Petit Bois le Comte ; Bois du Puits ; Bois des Hauts Cornets ; Bois Brûlé ; Bois Renard ; Bois Castel ; Bois Saint Père ; Bois de L’Hermite

Bois de La Gatine ; Le Bois Planté ; Bois Cadet ; Le Bois Planté  Bois Nauly ; Bois du Gros Coin ; Bois des Ys ; Bois des Vallées ; Bois de la Haye ; Bois de Cernay ; Bois des Desserts ; Bois de la Barre ; Bois de la Canne ; Bois de la Fleurie ; Bois de Montgraham ; Bois de Volimberg ; Bois de la Guillotière Beauchamp ; Bois des Aubrys ; Bois de la Plesse ; Bois des Vaugaudrons ; Bois de la Boulaye ; Bois de la Baronnie ; Bois de Beauvais ; Bois du Vau Martin ; Bois de la Herse ; Bois de Luptière ; Bois de Ballerey ; Bois Du Gibet ; Bois de Frileuse ; Bois de Galaisière ; Bois Foulon ; Bois Saint-Jean ; Bois de la Cour ; Bois de Beaumont ; Bois des Noues ; Bois de la Varenne ; Bois de la Fagotière ; Bois de la Cheminée

Bois Gaillard ; Bois de Grandmont ; Le Bois Allis ; Bois des Chatelets ; La Noë du Bois ; Le Croc du Bois ; Bois des Cracotières ; Bois Rond ; Bois des Souches ; Le Bois ; Grand Bois de Pontgouin ; Bois des Chouans ; Bois de La Chevalerie ; Le Bout du Bois ; Bois de la Rougerie ; Bois de Mesnault ; Bois du Mesnil ; Bois de Saussay ; Le Bois au Large ; Bois de la Moisière ; Le Bois des Chênes ; Le Bout du Bois ; Le Bois Valet ; Bois de la Galaizière ; Le Bois Vert ; Bois de Voré ; Bois Saint-Georges ; Bois des Brûlés ; Le Bois Hamel ; La Cour du Bois ; La Boudrière des Bois ; Bois de Saint-Laurent ; Bois des Perrignes ; Le Bois de la Châtaigneraie ; La Maison du Bois ; Bois du Sublaine ; Le Bois du Puits ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois Balai ; Le Grand Bois Balai ; Le Bois Guyon ; Le Petit Bois ; Le Bois Levé ; Le Bois des Brosses ; Bois de Saint-Agil ; Bois du Verger ; Bois Neuf ; Bois Lalande ; Bois de Villeneuve ; Bois de Champorchain ; Bois de la Vaudourière ; Bois du Couteau ; Bois au Febvre ; Bois du Coq d’Atry ; Bois Ancelin ; Bois de devant ; Bois de la Virginité ; Bois de la Géraudière

Bois de Valembourg ; Bois de Beauvoir ; Bois de Fargot ; Bois des Chênas ; Bois de l’Eglantier ; Bois de la Vallée Marie ; Bois de la Touche ; Bois de Gournay ; Bois du Nid de Pie ; Bois Brûlé ; Bois Saint-Georges ; Bois de Josapha ; Bois de l’Odière ; Bois de la Hutte ; Bois Cadenne ; Bois de la Prédonnière ; Bois de l’Eglise ; Bois de Galouries ; Bois du Fief Corbin ; Bois d’Assise ; Bois des Grands Marchais ; Bois de la Huiloterie ; Bois des Catelas ; Bois de Gratte-Loup

Bois Chesneau ; Bois du Breuil ; Bois de la Plaisanterie ; Bois de Malitourne

Bois du Curé ; Bois des Péchardières ; Bois de la Tudinière ; Bois de Bon Repos ; Bois de Bouffry ; Bois de la Bulière ; Bois des Vallées ; Bois de Villasse ; Bois du Jard ; Bois du Cercle ; Le Bois Martin ; Le Bois Nézard ; Le Grand Bois de Lagny ; Les Petits Bois d’Authou ; Le Petit Bois de Logny ; Bois de la Justice ; Domaine du Bois Landry ; Bois de Brémont ; Le Bois Seur ; Bois des Guépières ; Le Bois de l’Estre des Champs ; Le Bois Radas ; Bois de la Boussardière ; Bois de la Carrière ; Bois de la Pilonnière ; Bois du Vieux Château ; Bois de Montlevrou ; Bois des Sables ; Bois des Luards ; Bois de Bréhaut ; Bois des Poteries ; Bois Rigot ; Boisneuf ; Bois Méan ; Bois de la Roche Bernard ; Bois de Saint-Martin ; Bois de Saint-Agil ; Bois Dimier ; Bois des Essarts ; Bois Bertrand ; Bois du Buisson ; Bois Ruffin ; Bois d’Adèle ; Bois de la Vigne ; Bois des Glands ; Bois de la Bigottière ; Bois du Gland ; Clairbois ; La Fosse du Bois ; La Ferme des Bois ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois ; Le Bois aux Moines ; Le Gros Bois ; Le Petit Bois ; Bois de Bouthenvilliers ; Grand Bois de Dangeau ; Bois de Coupigny ; Bois Crepeau ; Bois de Brétigny ; Bois Sémé ; Bois de Brétigny ; Le Bois Guillon ; Bois de la Pleisse ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois ; Clairbois ; La Touche des Bois ; Le Grand Bois Bercy ; L’Être du Bois ; Le Petit Bois ; Le Petit Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois Poulain ; Le Bois ; Le Bois Bourgeois ; Le Bois du Fay ; Le Bois Ruiné ; Le Bois Normand ; Le Petit Bois Normand ; Le Bois aux Moines ; Le Grand Bois Le Bois Chesneau Le Bois Normand ; Les Grand Bois ; Les Grands Bois ; Les Grands Bois ; Le Bois aux Moines ; La Fosse du Bois ; Maisonnette du Petit Bois ; Le Bois Girard ; Le Bois Saint-Père ; Le Bois Bezault ; Bois de Saint-Denis ; Bois d’Adèle ; Bois de la Vigne ; Bois de Sannay ; Le Bois Blanc ; Les Bois Clairs ; Petit Haut Bois ; Saint Denis du Petit Bois ; Bois de Crémisy ; Le Bois Rouge ; Bois Véron ; Les Bois Besnard ; Les Grands Bois ; Le Bois Mouchet ; 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Le Bois de Gouffres ; Le Chef des Bois ; Le Bois Gaultier ; La Rue Du Bois ; Le Bois Revert ; Le Bois Jolivet ; Bois d’Ecouenne ; Bois de la Marette ; Le Bois Fouquet ; Le Bois de Bures ; Le Bois l’Evêque ; Bois Salé ; Le Bois Rond ; Le Bois de Vidai ; Bois de la Justice ; Bois de la Bruyère ; Champ sous Bois ; Le Bois des Haies ; Le Bois Duval ; Le Bois Marin ; Grand Bois Allard ; Bois de Nauvay ; Le Bois Sibylle ; Bois de la Bretèche ; Bois de la Billette ; Bois de la Prousterie ; Bois de Gémages ; Le Boistier ; Le Bois de Fortou ; Le Bois au Roi ; Le Bois Blandin ; L’Être des Bois ; Le Haut Bois ; Le Bois Boutard ; Le Grand Bois Gouhier ; Bois Robin ; Le Bois Joly ; Le Petit Bois ; Le Bois Monfort ; Le Petit Bois au Roi ; Le Bois Rond ; Le Bois Colin ; Le Bois Bourlier ; Le Château des Bois ; Le Bois de l’Aumône ; Le Bout du Bois ; Bois des Glons ; Bois de Maurissure ; Bois de la Fourche ; Bois des Guépières ; Bois de Nogent ; Bois de Cormier ; Bois des Forts ; Bois Saint-Eman ; Le Petit Grand Bois ; Le Bois Goupil ; Les Bois ; Bois de Méréglise ; Bois de la Boussardière ; Bois de Mottereau ; Bois de Frazé ; Le Bois Planté ; Le Bois de L’Eglise ; Bois de la Cochardière ; Le Petit Bois Huret ; Les Bois ; Le Bois de Chainville ; Bois des Glons ; Le Bois de l’Aumône ; Le Bout du Bois ; Le Bois Lecomte ; Le Bois Gaillot ; Le Bois aux Merles ; Le Bois Ragan ; Le Bois Massé ; Le Bois Brûlé ; Bois de Méréglise ; Bois de Reuse ; Le Bois Auvée ; Le Petit Bois ; Le Bois de Fay ; Le Bois Malon ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois Bercy ; Les Terres de Bois Mort ; Le ; Grand Bois Landry ; Le Petit Bois Landry ; Le Bois Landry Beaudoux ; Le Bois Gilet ; Vieux Bois de la Terre Brûlée ; Rond des Quatre Sapins ; Bois des Blots ; Bois des Abbayes ; Bois de la Grosse Pierre ; Bois Neuf ; Domaine du Bois Landry ; Bois de la Fourière ; Bois d’Illiers ; Les Bois ; Sous le Bois ; Le Bois Fézedin ; Le Bois du Pré ;Bois de Montgoubert ; Le Clos du Bois ; Le Bois de Challois ; Le Petit Bois ; La Calucière des Bois ; Le Gros Bois ; Les Gros Bois ; Les Bois ; Le Bois d’Arville ; Bois de la Givauderie ; Château de Bois Bertrand ; La Jeaunière du Bois ; Les Bois ; Le Petit Grand Bois

Le Chêne (26); Chêne Vert (7)  ; Le Chêné ; La Chesnaie ; Le Chêne Bouillé ; Le Chêne Vert ; Château du Chesnay ; Le Chêne Lierru ; Le Chênet des Vaux ; Le Chesnay ; Les Chênes ; Le Chêne d’en Bas ; Chêne de Rancé ; Le Gros Chêne ; Le Chesnaye ; Les Mares du Chêne ; Le Haut Chesnay ; Le Bas Chesnay ; Chêne de l’Etoile ; Les Trois chênes ; La Chesnaie ; Le chêne Rouge ; Les Chesneaux ; Le Chêne Guyon ; Le Gland ; Les Chênes ; Le Chêne Blanc ; Les Trois Chênes ; La Croix du Chêne ; La Chênerie ; Le Chesneau ; La Chesnaie ; Chêne Rond ; Les Chênes ; Les Chênes ; Les Trois chênes ; La Chênaie ; Petit Chêne ; Chênebault ; Chêne Moreau ; Les Petits chênes ; Les Grands Chênes ; Le Chêne Creux ; Le chêne aux Fées ; Le Chênet des Vaux ; Le Chesnay ; Les Chênes ; Chêne de Rancé ; Le Gros Chêne ; Le Chêne d’en Bas ; La Chesnaie ; Le Chesnaye ; Chêne Rond ; Les Mares du Chêne ; Le Chêne Fromentin ; Le Chêne Lizé ; Le Chêne au Prieur ; Chêne Fauteuil ; Le Chêne d’Auvilliers ; Les Trois Chêneaux ; Le Gros Chêne ; Les Trois Chêneaux ; Le Chêne aux Dames ; Le Haut Chesnay ; Le Bas Chesnay ; Chêne de Belleperche ; Chêne de l’Etoile ; Château du Gland ; Le Chêne Fromentin ; Chennebrun Le Chêne Guyon ; Le Chêne à la Chouette ; Rond du Chêne Mariette ; Chêne Mariette ; Le Chainay ;; Le Chêne Lizé ; Le Chênay ; Le Chêne Creux ; Le Chesnay ; Les Trois Chênes ; Le Chêne ; La Chênaie ; La Chesnaie ; La Chesnaie ; Le Chesnay ; Le Bas Chesne ; Le Haut Chêne ; Le Chêne aux Loups ; Breteau ; Le Gros Chêne ; Le Chêne de la Croix ; Le Chêne la Bosse ; La Chesnaie ; Le Chêne aux Dames ; Le Chesnay ; La Chesnaye ; Les Glands de la Mariauderie ; Les Pièces du Gland ; Les Glands ; Les Grands Chênes ; Les Petits Chênes ; Les Chêneaux ; Les Chesneaux ; Les Jarriers ; Le Petit Beauchêne ; Le Chêne Creux ; Le Chêne Gervasier ; Le Beau Chêne ; Le Petit Beauchêne ; Le Chesnay ; Le Chesnay ; Le Jarrier ; Le Jarrier ; Chêne Galon ; Le Gros Chêne ; Les Chênaies ; Le Jarrier ; Les Chênes ; Le Chesnay ; Le Chênet ; Le Bas Chêne ; Le Haut Chêne ; La Chesnaie ; Chêne de l’Ecole ; Le Chêne Saint louis ; Beauchêne : Le Chêne Brûlé ; Les Grands Chênes ; Les Petits Chênes ; La Jarrière ; Beau Chêne ; L’ Etang du Jarrier ; Le Chênai ; Le Petit Chesnay ; Le Grand Chesnay ; Le Petit Chêne ; Le Chêne Foudré ; Le Chêne Droit ; Le Chenay ; Le Grand Chêne ; Le Jarrier ; Le Jarrier ; Le Grand Jarrier ; Le Jarrier ; Le Haut Jarrier ; Le Grand Jarrier ; Le Petit Jarrier ; La Petite Jarrière ; La Mare aux Chênes ; Chêne Feuillu ; La Chenaie ; Le Petit Chêne ; Le Chêne Feuillu ; Hameau du Chêne Vert ; Les Petits Chêne Les Grands Chênes ; La Petite Jarrière ; Les Petits Chênes ; Chesneau ; La Chesnaye ; Le Chêne Pivert ; Le Chêne Pulvé ; Le Gland ; Le Chêne Guillou ; Chêne Dreux ; Les Chênes ; Les Petits Chênes ; Les Cinq Chênes ; Les Chênes ; Le Chêneguier ; La Chesnaye ; Le Chesnay ; Le Chesnay ; Le Gros Chêne ; La Chesnaye ; Chênegué ; Beauchêne ; La Grande Chesnaie ; Le Jarrier ; Le Chêne Brulé ; Le Gros Chêne Beauchêne ; La Chênaie ; Beauchêne ; Chênelong ; La Chesnaye ; La Chênetière ; Le Chêne Creux ; Le Jarrier ; Le Grand Beauchêne ;

Les Alisiers

L’Aunay (17) ; Launay (17) ; Le Petit Aulnay (6)  ; Les Aulnaies (5) ; Les Aulnays (3) ; Le Grand Aunay (2) ; Le Parc Launay ; Les Aunays ; L’Aulnaie ; L’Aunay Malard ; Le Parc Launay ; Les Aunays ; Les Aunais ; La Launay ; Launay sur l’Eau ; L’Aunay d’en Haut ; L’Aunay d’en Bas ; L’Aunay Boucher ; Le Gué des Aunays ; Launay Cochon ; L’Aunay Guerin ; L’Aunaie des Guiniers ; Les Aulneaux ; Le Moulin de l’Aulne ; Aunay ; Les Grands Auneaux ; Le Moulin de Launay ; Moulin d’Aunay ; Les Aunais ; La Vallées des Aulnes ; Les Petits Auneaux ; Les Petits Aulnays ; Le Moulin l’Aunaie ; Le Petit Aunay des Bois ; Les Aulneaux ; Le Gué de l’Aunay ; L’Aunay Margot ; L’Aunay des Bouillons ; Clairaunay

Le Houx 14) ; Le Bois Houx ; Les Bois Houx ; Les Houx (2) ; La Borde des Houx ; Le Gros Houx (2) ; La Rue des Houx ; Le Champ du Houx ; Le Petit Houx ; La Planche du Houx ; Bouhoux ; Grand Houx ;

L’Aubépin (3) ; Rond de l’Aubépine (2) ; L’Aubépine

Le Boulay (43) ; Les Bouleaux 13) ; Le Petit Boulay (10) ; La Boulaie (9) ; Le Grand Boulay (8) ; Les Boulais (6 ) ; Les Boulaies (5) ; La Boulaye (4) ; Le Bouleau (2) ; Bouleaux (2)  ; Les Boulays (2) ; Boulaye ; La Boulay ; Le Boulai ; Le Boulaye ; Les Boulayes ; Les Boulais ; La Campagne des Boulayes ; Le Grand Boulay ; Le Boulay Bellisseaux ; Le Boulay Saint-Clair ; Le Boulay Bijault ; Le Boulay Buthon ; La Boulaie Le Boulay du Pin ; La Boulaie Blanche ; Le Boulai des Murs ; Le Haut Boulai ; Le Bas Boulai ; L’Etang du Boulay ; Le Bois Du Boulay ; Boulay ;

 

Les Brûlins

Les Bruyères de la Ronce ; Les Bruyères de Réveillon ; Saint-Pierre-La-Bruyère ; La Bruyère du Marronnier

 

Sous Buis ; La Maison du Buis ; Marolles-les-Buis

 

Le Buisson (45) ; Le Gros Buisson (4) ; La Buissonnière (3) ; Le Petit Buisson (4) ; Le Haut Buisson (3) ; Buisson Réjoui ; Les Buissons ;

Le Buisson Collet ; Le Buisson Rossignol ; Le Buisson Elouis ; Le Buisson Marronnier ; Les Trois Buissons ; Le Buisson Marie ; La Buissonière ; Les Buissons Thorigny ; Le Buisson au Chat ; Les Buissonnets ; Le Buisson du Four ; Le Buisson de Fay ; Les Hauts Buissons ;

 

La Campagne des Boulayes ; La Campagne des Petits Plants ; La Campagne des Petits Plants

 

Les Cerisiers ; Les Cerisiers ; Cerisière

Longs Champs ; Les Champs Verts ; Les Champs Bohères ; Les Grands Champs ; L’Être des Champs ; Le Clos des Champs ; Les Hauts Champs ; Les Grands Champs ; Longs Champs ; Les Champs Verts ; Les Champs Bohères ; Les Grands Champs ; Champs ; Les Hauts Champs ; Le Clos des Champs ; L’Être des Champs ; Les Champs ; Champ Chardon ; Champ Rond ; Le Champ Feuillet ; Le Champ des Ronces ; Le Champ Vert ; Le Champ Voisin ; Les Champs Mallet ; Les Petits Champs ; Le Champ Coq ; Le Champ Long ; Le Champ Mèle ; Le Champ Forin ; Grand Champ ; Champ Mousseau ; Les Champs Tors ; L’Être des Champs

 

Les Charmes ; La Charmoise ; Les Charmes ; Les Charmes ; Le Charmois ; Le Charme ; La Charmille ;La Basse Charmoie ; La Charmoie ; La Charmille ; La Charmoie ; Le Charme ; La Charmoie ; Le Charme ; Le Charme ; Les Cinq Charmes ; La Charmoie ; La Charmoie ; La Charmoye ; La Charmoie ; Le Charme ; Le Charme ; Le Charmois ; Les Charmettes ; Les Charmois ; Le Charmeteau ; La Charmoye ; Le Charme ; Le Charme ; Le Charmois ; La Charmille ; Les Charmettes ; Les Charmois ; Le Petit Charme ; Le Petit Charme ; Le Petit Charme ; Le Grand Charme ; Le Grand Charme ; Le Charmoy ; Charmoie

La Châtaigneraie ; Le Petit Châtaignier ; Le Châtaignier ; Le Châtaignier ; La Borde des Châtaigniers ; La Châtaigneraie ; Les Châtaigniers ; La Châtaigneraie ; Le Châtaignier ; Les Châtaigniers ; Les Châtaigniers ; Le Châtaignier ; Le Châtaignier ; La Châtaignière ; La Châtaigne ; Châtaignier ; Les Châtaigniers ; Châtaigniers aux Pendus

 

La Clairière ; La Clairière

 

Les Copeaux

Le Cormier ; La Cormerie ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Cormé ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Le Petit Cormier ; Le Grand Cormier Le Cormier ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Grand Cormier ; Les Cormiers ; La Croix du Cormier ; Le Cormier ; Le Grand Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Cormes ; La Corme ; Le Grand Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; La Cour Aux Cormiers ; La Cormerie ; La Grange Cormier

 

La Coudraie ; La Coudraie ; Le Petit Coudray ; Le Coudray ; Le Coudray ; Les Coudrais ; Le Coudray ; Le Grand Coudray ; Le Grand Coudray ; Les Coudres ; Le Coudray ; Le Coudray ; Le Coudray ; Le Bas Coudray ; Les Coudrais ; La Haute Coudra ; Le Coudra ; Le Haut Coudray ; Le Coudray ; Le Bas Coudray ; Le Haut Coudray ; Le Grand Coudray ; Le Coudray La Coudraie ; Le Coudray ; Le Coudray ; La Coudre; La Haute Coudre ; La Coudre ; Le Coudray ; La Coudraie ; La Grande Coudraye ; La Petite Coudraie ; Le Coudray ; La Coudre : La Coudre ; La Coudraie ; Le Coudray ; La Coudraie ; Saint Germain de la Coudre

 

L’Epine ; L’Epinay ; L’Epine ; Les Grandes Epines ; Les Grandes Epines ; L’Epinay ; L’Epinay ; Le Goutier de l’Epine ; Le Goutier de l’Epine ; Les Epinais ; Champ de l’Epine ; L’Epinaise ; L’Epine ; L’Epine ; L’Epine ; Les Epineaux ; Les Epinettes ; L’Epinet ; L’Epine moussue ; L’Epinay ; La Grande Epine ; Le Grand Epinay ; Le Petit Epinay ; L’Epinay ; l’ Epinay ; L’Epine de Pointe ; L’Epinay ; L’Epinay ; L’Epinay ; Le Champ de l’Epine ; L’Epinay ; L’Epinay ; Lépinay ; L’Epinay ; L’Epine Rose ; L’ Epinay ; Les Epinolières ; L’Epine ;  L’Epinay ;

 

L’ Erable

 

L’Essart ; L’Essart ; Le Grand Essart ; Les Essarts ; Les Essarts ; Bel Essart ; Les Essarts ; Château du Grand Essard ; Le Petit Essard ; La Clairière ; Les Coupes ; Les Friches ; Les Essarts ; Les Friches ; Les Friches ; Les Friches ; Les Friches ; Les Grandes Friches ; Les Friches ; Les Essarts ; Les Friches ; L’Essard Rochette ; Les Lisières ;

 

Fay ; Fay ; Le Fay ; Fay ; Le Petit Fay ; Le Grand Fay

 

La Framboisière

 

Les Feuillets de Montbeslin ; Les Belles Feuilles ; Le Feuillet ; Les Belles Feuilles ; Les Belles Feuilles ; La Feuillette ; La Feuillée ; Le Feuillet ; Les Feuillus

 

La Forêt ; La Forêt ; Forêt Domaniale du Perche et de la Trappe ; Forêt de la Pierre ; La Forêt ; Les Forêts ; Forêt de Valenne ; La Grande Forêt ; La Forêt ;; Maison Forestières des Loges ; Forêt de Longny , La Forêt ; Les Trois frères - forêt de Senonches ; La Forêt ; La Grande Forêt ; La Petite Forêt ; Forêt Domaniale de Réno-Valdieu ; Saint Jean de la Forêt ; La Forêt ; Forêt de Bellême ; Forêt de Goyette ; Forêt de Bonnetable ; La Grande Forêt ; Forêt de Montigny -le-Chartif ; Le Forêt ; Les Hautes Forêts ; Les Basses Forêts ; La Forêt ; La Forêt ; Forêt d’Azé ; Forêt de Fréteval ; Les Forêts Les Forêts ; Les Petites Forêts ; Les Basses Forêts ; La Forêt ; La Grande Forêt ; La Forêt ; La Forêt ; La Forêt ; La Forêt Odinot ; L’Aître Forêt ; La Grande Forêt ; Grande La Forêt ; La Forest ;  Forêt de Montmirail

 

Le Grand Frêne ; Le Fresne ; Le Frêne ; Le Fresne ; Le Grand Fresnay ; Le Petit-Fresnay ; La Fresnaye ; Le Grand Frénay ; Le Petit Frénay ; Les Frênes ; La Fresnaie ; La Fresnaye ; Le Petit Frêne ; Les Frênes ; La Petite Fresnaie ; Fresnay ; Le Grand Fresne ; Le Petit Fresne ; Le Frêne ; La Fresnaie Fresnay ; Le Grand Fresne ; Le Petit Fresne ; La Fresnaye ; ; La Fresnaye ; La Fresnaye ; La Frêne ; La Fresnelle ; Manoir de la Fresnaye

 

La Vieille Futaie ; La Vieille Futaie

 

La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; Les Garennes ; La Garenne ; La Garenn ; e ; La Garenne du Tranchet ; La Haute Garenne ; La Basse Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La

Garenne ; Garenne de la Brosse ; La Garenne des Pineaux

 

Le Genetais ; Le grand Genetay ; Le Grand Génetay ; Les Genêts ; Le Genetais ; Les Genêts ; Le Genêtet ; Le Genetay ; Les Genêts ; Les Genetais ; Le Genneté ; Les Géneteix ; Le Genêt des Vaux ; Les Genetets ;

 

La Groseillière ; Le Groseiller

 

La Haye Roger ; La Haie ; Les Petites Hayes ; La Borde des Haies ; La Haie Ballet ; Les Haies ; La Haie Châtel ; Les Haies ; Les Haies ; Milles Haies Les Grandes Haies ; Les Haies La Haye Roger ; La Haie ; La Haie Ballet ; La Haie Châtel ; Les Hayes ; Les Hayes ; Les Haies ; Les Hayes ; Les Haies Blot ; La Haie ; La Haie Berdière ; La Haie Rossignol ; Les Haies ; La Haie Morin ; La Grande Haye ; Les Hayes ; La Haye Chauvin ; Les Haies Guitton ; La Haie Neuve ; Les Haies L’Alleray ; La Haie ; Les Haies ; Les Haies Quartier ; Les Haies Ballets ; Les Haies ; L’ Hôtel Haie ; La Haye ; La Haie de Couter ; Les Haies ; La Haie ; Les Hayes ; Les Hayes ; Les Haies ; Les Haies ; Les Grandes Hayes ; Les Haies ; Les Haies ; Les Haies ; Le Patis des Hayes ; La Haie des Biches ; La Haie ; Haie de Champ ; La Haye ; La Haie des Îles ; La Grande Haie ; Les Petites Haies ; La Grosse Haye ; La Vieille Haie ; Les Haies ; Les Petites Haies aux Biches ; Les Haies aux Biches ; Les Petites Haies ; Les Petites Haies ; Les Grandes Haies ; Les Hayes ; La Haie Volée ; Les Hayes ; Les Haies ; La Haie ; Les Haies ; La Haie Marie ; La Haie ; Les Haies ; La Haie ; Les Hayes ; La Haie Bourlier ; La Grande Haie La Haie Godefroy ; La Haie Neuve ; Les Hayes ; Les Petites Haies ; Les Grande ; s Haies ; Les Haies Fouillard ; Les Haies Parenteaux ; Les Grandes Haies ; Les Haies de Barville ; Les Grandes Haies ; Les Petites Haies ; Le Pré des Haies ; La Haie ; La Grande Haie ; La Haye à la Dame ; La Haie des Mesles ; Les Haies ; La Haie Vierge ; La Haie aux Biches ; La Haie ; La Haie ; La Haie Gouget ; Les Haies ; La Haie ; Les Haies ; La Haie ; La Haie du Guet ; Les Grandes Hayes

 

L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; Le Petit Herbage L’herbage Béard ; Les Grands Herbages ; Les Grands Herbages ; L’Herbage ; Le Grand Herbage ; Les Herbages ; Les Herbages ; Les Herbages ;

 

Le Viel Hêtre ; L’Hêtre Brûlé ; Les Hêtres ; Les Hêtres ; Le Vieil Hêtre ; Les Grand Hêtres ; Le Grand Hêtre ; Le Grand Hêtre ; Les Hêtres ; Les Hêtres

 

Les Houppes

 

Les Joncs ; Les Joncs Blancs ; Le Jonc Marin ; La Mare des Joncs ;

 

Les Petites Landes ; La Lande ; Les Landes ; La Lande ; Les Landes ; Les Landes ; La Lande ; La Petite Lande ; Les Landes ; La Lande ; La Lande ; Claire Lande ; La lande ; La Lande ; Les Landes ; La Belle Lande ; Les Landes ; La Bruyère de la Lande ; La Lande-sur-Eure ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; La Petite Lande ; La Lande ; Les Landes ; La Petite Lande ; Les Landes ; Les Landes ; La Lande

 

 

Le Marais ; Les Marais ; Les Marais ; Les Marais ; Le Marais ; La Prairie des Marais ; Les Marais ; Les Marais ; Le Marais ; Le Marais ; Le Marais ; Le Marais

Le Marais ;

Les Marronnier

 

Les Mélèzes

 

Le Merisier ; La Grande Mérise ; La Petite Mérise

 

La Grande Mousse ; Les Bruyères de Mousseuse ; Moussière

 

Le Mûrier

 

Le Noyer ; Les Noyers ; Le Petit Noyer ; Le Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Gars Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Les Noyers ; Les Noyers ; Le Noyer : Le Noyer : Le Noyer Blanc ; Le Noyer ; Le Noyer ; Les Noyers ; Les Noyers ; La Bruyère des Noyers ; La Butte du Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Saint Hilaire des Noyers ;

 

L’Ormeau ; L’Ormeau ; L’Orme ; Les Ormeaux ; L’Ormeau Jacob ; L’Ormetay ; Les Ormeteaux ; Les cinq Ormeaux ; L’Ormeau ; L’Ormeau Jacob ; L’Ormetay ; Les Ormeteaux ; Le Gros Ormeau ; L’Ormois ; L’orme ; L’orme Chevallier ; Le Moulin de l’Orme ; Les Ormeaux ; Les Ormeaux ; Le But aux Ormes ; L’Ormeau ; L’Orme ; Les Ormeaux ; L’Ormeau ; L’Ormeau ; Les Ormes ; Les Ormeaux ; Les Ormeaux ; Les Ormeteaux ; L’Ormois ; La Croix de l’Ormeau ; Les Ormeteaux ; Le Gué aux Ormes ; L’Ormerie ; Saint Fulgent des Ormes ; Saint-Pierre-des-Ormes ; L’Orme ;

 

L’Oliverie ; Les Oliviers ; L’Oliverie

 

L’oseraie ; L’Oseraie

 

Croix de l’Osier ; L’Osier ; Croix de l’Osier ; L’Osier ;

 

Le Pignon Vert ; Le Clos Pignon

 

Le Pin ; Rond des Pins ; Le Moulin du Pin ; Le Pin La Garenne

 

La Plaine de la Grande Plante ; Plaine du Chatelet ; La Plaine de la Grande Plante ; La Plaine des Bouleaux ; La Plaine de la Garenne

 

La Plante ; Les Plantes ; Les Plants ; Les Plants ; Le Plant

Les Prés ; Le Pré

 

Le Plessis ; Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ;

Le Plessis ; Le Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Tellières le Plessis ;

 

La Prousterie ; Le Moulin de Proust ; Les Proustières ; La Prousterie

 

Prairie de la Plisse ; Prairie du Téné

 

La Maison des Prés ; Les Prés Merland ; Les Prés ; Les Petits Prés ; Les Prés ;

Les Grands Prés ; Le Moulin du Pré ; Les Prés ; Le Moulin du Pré ; Le Grand Pré ; Les Prés ; Le Grand Pré ; Pré du Tertre ; Le Pré de la Commune ; Moulin des Prés ; Saint Vincent des Prés ;

 

La Racinière

 

Les Ronces ; Le Bas Ronceray ; Les Ronces ; La Ronce ; La Ronce ; La Roncerie ; La Roncière ; La Ronce ; Le Moulin de la Ronce ; Le Moulin Ronce ; La Ronce ; Les Ronces ; Les Ronces ; Les Ronces ; La Ronce ; Roncé ;

 

Rond-Point de la Sapine Noire ; Les Sapins des Pauvres ;

 

La Saulaie ; La Saule ; Les Saules ; La Saulaie ; Les Saulais ; Les Saules ; La Saulaie ; La Petite Saulaie ; La Tuilerie des Saules ; La Fosse des Saules ; La Saule ; La Saulaie ; Les Saulettes ; La Saule ; La Saulaie ; La Saule Blanche ; Les Saules ; La Tuilerie des Saules

 

Les Souches ; La Souche ; Les Souches ; Les Souches ; La Vallée des Souches ; Les Souchettes ; Les Souches ; La Souche ; Les Souches ; La Soucherie ; Les Souches ; Les Petites Souches ; Les Grandes Souches ; Les Souches

 

Le Taillis Chaline ; Le Taillis ; Taillis de Thivaux ; Le Taillis ; Taillis du Breuil ; Taillis du Houssay ; Le Taillis des Plantes ; Taillis du Breuil ; Taillis du Houssay ; Le Taillis des Plantes ; Taillis de l’Ouche ; Le Taillis ; Le Petit Taillis ; Les Taillis ; Le Taillis ; Taillis de Tripaulin

 

Les Terres Noires

 

Les Tilleuls

 

La Tremblaie ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Les Tremblayes ; La Tremblaye ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; La Tremblaye ; La Tremblaye ; La Tremblaye ; La Tremblaie ; La Tremblaye ; Le Tremblay ; Le tremblay ; La Tremblaie

 

La Trogne ; La Trogne à Sept Têtes

 

La Vallée du Creux

 

Chemin de Henri IV

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Publié le 12 Mai 2026

Humus, sol, sous-sol :  

les horizons méconnus du Perche

[de la litière forestière au terreau ]

 

Terres du Perche - végétales, minérales et humus

par le Collectif Corblin-Levaillant 2014-2026

 

 

Un véritable tour d'horizons de la nature des sols du Perche

 

Le sol a ses couleurs que nous ignorons car dissimulés sous la litière forestière, sous l'herbe des herbages et des prairies, sous l'herbe des vergers, sous les jeunes pousses des cultures céréalières, sous les plantes techniques ... sous nos pieds comme nous le rappelle souvent Marc-André Selosse du MNHN suivant les pas de l'émérite Bernard Boullard, botaniste et pédobiologue de Bois-Guillaume, né en 1927 en Normandie à Annebault.

Un milieu  de biodiversité.

L'humus est un   substrat long à se générer par l'effet de décomposition végétale biomécanique et organique, par l'effet des micro-organismes, champignons et radicelles en action sous l'effet de la chaleur, de la pluie, du froid...

Ce flux permanent de haut en bas est nécessaire et traverse de haut en bas du sol et sous-sol constituant ainsi les différents "horizons".

La dimension artistique vient souligner notre exploration et nos prélèvements effectués  "in situ"  deci-delà.

 

Une immersion à fleur de peau de notre Terre

 

Proposer une gamme chromatique et un extrait de la substance déshydratée sont au cœur de ce voyage au contact de la surface de la terre, qui est si proche de nous, sous nos pas, sans trop y faire attention.   

 

Le Perche septentrional et méridional est une mosaïque de couleurs parfois visibles à l'œil nu lors d’affleurement ou de retournement de la terre végétale agricole. La meilleure façon de percevoir ces "horizons" est d'observer les collines et les talus des chemins, des cavées, des bords de route...

Il suffira d'aller arpenter le Perche dans tous les sens, souvent en zigzag  du Nord au Sud ou d’Est en Ouest.

Le premier itinéraire fut en 2025 revenant de Bretagne et traversant le Perche par Bellou-le-Trichard ; Chapelle Souef.

La seconde fois ce fut en 2026 descendant de Normandie par Boissy-au Perche ; La Ferté Vidame ; Longny-au-Perche ; Monceau-au-Perche ; La Chapelle-Montligeon ; Mauves-sur-Huisne ; Colonard-Corubert ; Saint-Cyr-la-Rosière ; Dame-Marie ; La Perrière.

Le troisième trajet partit en 2026 de Normandie pour rejoindre Gacé et de là rejoindre Moulins-la-Marche ; Soligny-la-Trappe ; Champs- Sainte-Céronne ; Bazoches-sur-Hoëne ; Boëssé ; Saint-Julien-sur-Sarthe ; Pervenchères ; Suré ; Origny-le-Roux ; Saint-Fulgent-les-Ormes ; Jauzé ; Igé ; Bellême ; Le Pin-la-Garenne ; Mortagne-au-Perche ; Saint-Mard-de-Réno, Saint Victor-de-Réno ; Bizou ; Le Mage ; Moutiers-au-Perche ; La Loupe…

Le quatrième trajet partit en 2026 de La Chapelle-Souëf pour aller à Igé, Bonnetable, La Feerté Bernard,   Cormes, Gréez-sur-Roc, Montmirail, Glatigny-Souday, Saint Agil, Boursay, Saint-Avit, Bethonvilliers,Authon, Saint Germain de la Coudre,  Gémages, Saint-Cyr la Rosière.

Les couches superficielles évoquent les humus, les limons, les argiles, le lœss, l'argile à silex.

Le Parc Naturel Régional du Perche indique dans une de ses communications que les matériaux concourent à une harmonie régionale avec les sables, le silex, les grès et grès roussard qui caractérise une gamme de couleurs qui ont été inventoriées et étudiées par les services du Parc.[1]

C'est un herbier végétal et minéral que nous allons vous proposer avec ces mélanges de terres vivantes, minérales enrichissant humus, tous horizons confondus en Terres de Perche.

Cette recherche a démarré en 1996 à Mormoiron dans le Vaucluse non loin des ocres-pigments de Roussillon puis en 2015 pour la phase de conception de l'exposition "Nature au crible" qui a été présentée à l'ESPE de Mont-Saint-Aignan et à l'abbaye du Valasse en pays de Caux : minéraux, échantillons de terre du pays de Caux, de sable en France, de coquillages...

Cet élan s'est prolongé au fil du temps avec les couleurs des sables jusqu'en 2023 puis des sols lors de la conception de l'installation sur "Humus Miraculum" à Cahors lors de l'édition Cahors Juin Jardins 2024.

De retour dans le Perche après une résidence d’artiste au manoir de Courboyer en 2019-2020, c'est la nature du sol et du sous-sol du Perche, que nous voulons (le collectif Corblin-Levaillant) mettre en lumière.

Sans oublier d'autres terroirs de France : Morvan, Dombes, Bugey, Bretagne, Marne, Lorraine, Brie, Aisne, Oise, Alsace, Vosges, Bourgogne, Alpes Varoises et Maritimes, Val-d'Oise ... voire de l'étranger : Portugal du côté de Peniché et Sintra ...

Seule la chromatique des couleurs des terres du sol nous invite à cette collection de terres qui nous permettra à terme de peindre avec les "pigments naturels de l'humus et de la terre" du Perche, du pays de Caux et de France.

 

 

 

[1] In : les nuanciers : mode d’emploi – in : https://www.calameo.com/read/002490474663e0efebae3

 

Différents humus et horizons

Inven [terre] sols de France

01 - Auvergne Rhône Alpes - Ain - Ambérieu ; Chatillon-sur-Chalaronne ; 

02 - Hauts de France - Aisne - Vic-sur-Aisne ;  La Capelle ;

3 à 5

06 - Provence - Alpes - Côtes d'Azur - Alpes-Maritimes - Mons (4) ; 

7

08 - Grand Est - Ardennes - Auvillers-les-Forges ;

9

10 - Grand Est - Aube - Bailly-le-Franc ; 

11 à 13

14 - Normandie - Calvados - Moyaux (4) ; 

15 à 16

17 - Nouvelle-Aquitaine - Charente-Maritime - Saint-Just-Luzac ;

18 à 20

21 - Bourgogne Franche Comté - Côte-d'Or - Saulieu ;

22 - Bretagne - Côte d'Armor - Caulnes ; 

23 à 26

27 - Normandie - Eure - Giverny ; Pressagny-l'Orgueilleux ; Fresne-l'Archevêque ; Authevernes (Epte), Vézillon ; Hauville ; 

28 - Centre - Val-de-Loire - Eure et Loir - Ymonville ;  

29  à 33

34 - Occitanie - Hérault - Le Bosc (Salagou) ; 

35 - Bretagne - Ile-et-Vilaine - Mont-Dol ;

36 à 40

41 - Centre Val de Loire - Loir-et-Cher -  Saint-Avit ; 

42 à 43

44 - Pays de la Loire -  Loire-Atlantique - La Chapelle-Launay ; 

45 - Centre - Val-de-Loire - Loiret - Beaune-la-Rolande ;  

46 - Occitanie - Lot - Bouriane (3) ; 

47 à 48

49 - Maine-et-Loire - Pays de Loire -  Montreuil-Bellay ; 

50 - Normandie - Manche - Tirepied-sur-Sée ;

51 - Grand Est - Marne - Jonchery-sur-Vesle ; Les Petites Loges ; 

52 - Grand Est - Haute-Marne - Perthes ; 

53 - Pays de la Loire - Mayenne -  Mayenne ;

54 - Grand Est - Meurthe-et-Moselle - Anthelupt (aire) ; Mars-la-Tour ;

55 - Grand Est -Meuse - Void ; 

56 - Bretagne - Morbihan - Plescop (2 ) ;  Sulniac ; 

57 - Grand Est - Moselle - Bouviller ;

58 - 

59 -  Hauts de France - Nord - Solesmes ;

60 - Hauts de France - Oise - Sacy-le-Grand ; 

61 - Normandie - Orne - Bellou-le-Trichard ; Chapelle-Souef (2) ; 

62 - Hauts de France - Pas-de-Calais - Bapaume ;

63 à 66

67 - Grand Est - Bas-Rhin - Kleingoeft ; Oberbronn ; Col de Saverne ; 

68 - Grand Est - Haut-Rhin - Lièpvre ; 

69 à 70

71 - Bourgogne-Franche-Comté - Haute-Saône - Saint-Ambreuil ;

72 - Pays de la Loire - Sarthe - Loué ; 

73 - Auvergne-Rhône Alpes - Savoie - Aiguilles d'Arves ;

74 - Auvergne-Rhône Alpes - Haute Savoie - Samoëns - la Jaÿsinia ;

75

76 - Normandie - Seine-Maritime ( Pays de Caux et Seine) ; 

77 - Île de France - Seine-et-Marne - Sourdine ;

78 - Ile de France - Yvelines - Gaillon sur Montcient ; 

79 - Deux-Sèvres - Nouvelle Aquitaine - Saint-Symphorien ; 

80 - Somme - Hauts de France - Sourdon ; 

81 à 83

84 - Provence - Alpes - Côtes d'Azur - Vaucluse Roussillon (2) ; 

85 - Pays de la Loire - Vendée - Les Lucs-su- Boulogne ; 

86 à 87

88 - Grand Est - Vosges - La Salle ;  

89 -  Bourgogne-Franche-Comté - Yonne - Guillon-Terre-Plaine ; 

90 

91- Ile de France - Essonne- Milly-la-Foret ;

93 -Île de France - Seine-Saint-Denis - Saint-Denis  ; 

94 - 

95 - Ile de France - Val- d'Oise - La Roche-Guyon ; Magny-en-Vexin

 

Soit  48  départements de la Métropole

Inven [terre] humus et sols du Perche

Par ordre alphabétique des lieux et communes où se sont effectuées les micro prélèvements.

Humus d’écorce ;

Humus de feuilles squelettiques ;

Humus de trogne du chemin des trognes),Boursay, 41 ;

 

 

Arcisses - la Poterie 28

Authon-du-Perche 28 ;

Bazoches-sur-Hoëne 61 ;

Belhomer-Guéhouville 28 ;

Bellême la Croix Feue-Reine 61 ;

Bellou-le-Trichard 61 ;

Berd'huis 61 ;

Bethonvilliers 28

Bizou 61 ;

Boëssé 61 ;

Boissy-lès-Perche 28 ;

Bonnétable 72

Bretoncelles 61 

Bubertré - forêt de la Trappe 61

Ceton 61

Champrond-la-Gâtine 28 ;

Champs-Tourouvre-au-Perche, 61 ;

Colonard-Corubert 61 ;

Comblot les Mares 61

Cormes 72 ; 

Coudray-au-Perche 28 ;

Courgeon 61 ;

Dame-Marie 61 ;

Dancé 61 ;

Digny 28 ;

Frazé 28 ;

Frétigny-Saintigny 28

Gémages 61 ;

Gréez-sur-Roc 72 ;

Igé 61 ;

Illiers-Combray 28 ;

Jaudrais 28 ;

Jauzé 72 ;

La Bosse 72 ;

La Chapelle-Montligeon 61 ;

La Chapelle-Souef 61 ;

La Croix-du-Perche 28 ;

La Ferté-Bernard 72 ;

La Ferté-Vidame 28 ;

La Framboisière 28

La Loupe 61

La Perrière 61 ;

La Saucelle 28

Le Mage 61 ;

Le Pas-Saint-L'Homer 61 ;

Le Pin-la-Garenne 61 ;

Le Theil (Val-au-Perche) 61 ;

Les Aspres 61

Les Corvées-d'Yys 28 ;

Longny-au-Perche 61 ;

Louvilliers-lès-Perche 28 ;

Maillebois 28 ;

Manou 28

Mauves-sur-Huisne 61 ;

Méréglise 28

Miermaigne 28 ;

Monceaux-au-Perche 61 ;

Montigny-le-Chartif 28 ;

Montmirail 72 ;

Mortagne-au-Perche 61 ;

Mahéru, 61 ;

Moutiers-au-Perche 61 ;

Margon, Arcisses,  28 ;

Origny-le-Roux 61 ;

Pervenchères 61 ;

Préaux-du-Perche 61 ;

Randonnai 61 ;

Rémalard 61

Rougemont 28

Saint-Aubin- des-Coudrais 72 ;

Saint-Agil 41 ;

Saint-Avit 41 ;

Saint-Cyr-la-Rosière 61 ;

Saint-Cyr-la-Rosière (La Pierre Procureuse) 61 ;

Saint-Eliph 28

Saint-Eman 28

Saint-Germain de la Coudre 61 ;  

Saint-Julien-sur-Sarthe 61 ;

Saint-Fulgent-les-Ormes 61 ;

Saint-Mard-de-Réno 61 ;

Saint-Maurice-lès-Charencey 61 ;

Saint-Victor-de-Réno 61 ;

Saint-Victor-le Buthon 28

Senonches 28

Soizé 28 ;

Soligny-la-Trappe 61 ;

Souday, Glatigny 41 ;

Suré 61 ;

Thiron-Gardais 28 ;

Tourouvre-au-Perche 61 ;

Tourouvre (La Foucaudière) 61 ;

Vaunoise 61 ;

Verrières 61 ;

Vichères 28

 

Par ordre alphabétique des lieux et communes où se sont effectuées les micro prélèvements.

Certains prélèvements ont été  effectués et ont fait l'objet de prises de vue en Sarthe, Loir -et- Cher, Eure-Et-Loir et Orne  par le repor[terre] Claude Troxler, artiste du Perche de la Chapelle-Souef.  

Il a réalisé  en ma compganie un reportage photographique à Igé, Bonnetable, La Bosse, La Ferté-Bernard, Cormes,  Gréez-sur-Roc, Montmirail, Saint-Agil, Boursay, Saint-Avit, Bethonvilliers,  Authon, Ceton...

Prélèvements de terre, humus et sols du Perche

 

Inven [terre] humus et sols du Perche

Collectif Corblin-Levaillant © 2026

Et dans le pays de Caux 

 

Inven [terre] sols du pays de Caux

 

Ablemont - plaine ; 

Ambrumesnil - plaine ; 

Anvéville - plaine ; 

Auzouville-Auberbosc, La Poullaillerie, verger de M. Vittecoq

 

Bacqueville - talus herbage ;

Baons-le-Comte - plaine ;

Barentin, jardin - argile ;  

Bois-d'Ennebourg, Coquereaumont, plaine ;

Beauval - plaine ; 

Bouville, Bourg-plaine ;

 

Canteleu, forêt ; 

Canteleu, ferme des deux Lions - AMAP ;

Canteleu, AMAP, taupinière ; 

Carville-la-Folletière, Hameau-plaine ;

Carville-pot-de-Fer -  talus ;

Cideville - plaine ; 

Cideville - fossé ; 

Cideville - argilo-silex ; 

Croix-Mare, plaine ; 

 

Doudeville, Bosc Malterre, plaine ;

Doudeville, Galleville ; 


Duclair, Hameau-Plaine Les Monts ;

Duclair, Les Monts - 2

 

Ecalles-Alix, plaine ; 

Ectot-les-Baons, plaine vers Vallevile ;

Etoutteville, Plein-Bosc, plaine ; 

 

Flamanville, calvaire, plaine ; 

Franqueville-Saint-Pierre -  Val aux daims ; 

Fresne-le-Plan, plaine ; 

 

Gueures - abord sous bois ; 

Gonzeville, village plaine talus ; 

 

Harfleur, 56 rue Paul Doumer ; 

Hautot-Saint-Sulpice -  Plaine le Tot ;

Hautot-Saint-Sulpice -  Le Nouveau Monde, plaine ;

Hénouville - coteau ; 

Hénouville le Bas, Ancienne vigne du curé d'Hénouville ; 

Héricourt-en-Caux La Sécheresse ;

Hermanville - talus coteau ; 

Heurteauville - tourbière ; 

 

La Fresnaye,  rue Felix Faure ; 

 

 

Maromme -  coteau ; 

Maromme - sous A15 ; 

Maromme - coteau Clairette ; 

Martainville - sortie bourg plaine ; 

Martainville, plaine ; 

Melamare, rue Saint Romain ; 

Mont-Cauvaire -  bourg ; 

Morgny la Pommeraie ;

 

Ouville L'abbaye Mont de Bourg ;

Ouville-l'abbaye , plaine, bourg ; 

 

Pays de Caux, argilo-silex ; 

Pissy-Pôville, plaine ; 

Pôville, coteau ;

 

Quincampoix, les Meslins,  coteau ; 

 

Saint-Arnoult, talus ;

Saint-Aubin-Epinay, côteau ;

Saint-Aubin-Routot, RD 6015 ; 

Saint-Jean-de-Folleville, plateau ;

Saint-Laurent-de-Brévedent, rue du château ; 

Saint-Martin-aux-Arbres, le Bout de Bas ; 

Saint-Martin-aux-Arbres, le Bout de Bas ; 

Saint-Martin-aux-Arbres -  plaine ; 

Saint-Martin-aux-Arbres - Caillebourg - les Mares ;

Saint-Pierre-de-Varengeville, la ferme de Simone ; 

Servaville, plaine ;

Saint-Paer, plaine ;

Saint-Romain, le vieille route ; 

Saint-Wandrille - plaine Callebourg ; 

 

Touffreville-la-Corbeline - butte Henri IV ;

Tôtes - plaine ; 

 

Veauville-les-Baons -  plaine ;

 

Yvetot - rocade sud ; 

Yvetot, Pays de Caux, recette humus miraculus de Leperchey

Et dans divers endroits de la Seine-Maritime

à compléter pour constituer l'

Inven [terre] sols du pays de Caux

 

Octeville sur mer ; Fontaine la Mallet ; Sainneville ; Angerville l'Orche, Gonfreville l'Orcher ; Oudalle ; Vergetot ; Mannevillette ; Anglesqueville l'Esneval ; Cuverville ; Villainville ;  Les Loges ; Bénouville ;

Beuzevillette, La trinité du Mont , la Cerlangue, Gommerville, Houquetot, Beuzeville la Grenier, Raffetot, Yébleron, Vattetot Beaumont, Goderville, Ecrainvill, nBretteville du Grand-Caux, Saint Maclu la Brière, Bénarville, Mentheville, Maniquerville, Froberville, Ganzeville, Colleville, anacreteville-sur-Mer, Vinnemerville, Gerponvillr, Valmont, Thiergerville, Ypreville Biville

 

 

 

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Publié le 12 Mai 2026

Perche

 

Toponymie des paroisses, bourgs, villes de France mentionnant la province du Perche auxquels ces lieux étaient rattachés sous l’ancien Régime, avant la Révolution française < 1789

 

 

Compilation  de 1754 & 1782

 

GUYOT Edme-Gilles

Le Dictionnaire des postes de 1754 et de 1782 contient le N° de toutes les villes, bourgs, paroisses, abbayes, & principaux châteaux du Royaume de France & du Duché de Lorraine. Les provinces où ils sont situés, & le nom du plus prochain bureau des postes, où les lettres doivent être adressées pour chacun desdits endroits.

Les principales villes de l'Europe, les états où elles sont situées, & la distinction de celles pour lesquelles il faut affranchir.

Différentes observations utiles à tous ceux qui font en Commerce de Lettres.

Livre nécessaire à toutes personnes, pour adresser exactement leurs Lettres, & éviter le retard, ou la perte que le défaut de bonne adresse peut occasionner.

Dédié à monseigneur le comte d'ARGENSON, grand maistre et surintendant général des postes et relais de France. 

 

GUYOT Edme-Gilles[1]

 

 

 

Ce fut fous la fin du règne de Louis XIV que les Postes furent établies sur le même plan où elles sont aujourd'hui. Si l'on s'aperçoit qu'il y ait deux Bureaux de Postes de même nom , on aura attention de désigner la Province, afin que la Lettre n'aille point dans un Bureau pour un autre. C'est dans la vue de mettre ( s'il est possible, ) le Public en état de profiter plus avantageusement de cet établissement que l'on a composé le Dictionnaire qu'on lui présente aujourd'hui, au moyen duquel chacun pourra en mettant à ses Lettres des adresses correctes, le guider avec sureté à leurs véritables destinations.

Ces indications ont toutes été éditées à partir de 1749.

Cette liste est attribuée à la seule province du Perche administratif et de sa périphérie proche avec mention de quelques abréviations tels le V pour désigner la Ville ;

B. Bourg ;

P. Paroisse ou Village ;

Abb. Abbaye ;

Ch. Château ;

Bar, Baronie ;

H,  Hameau. Sachant que la province du Perche est un mot court de six lettres il s’écrit en entier sauf pour compléter le nom d’une paroisse ou d’un village où il supporte une abréviation :

Mortagne au P. pour Mortagne au Perche.

L’objectif de cette transcription est d’identifier les communes limitrophes du Perche qui pour certaines ont été rattachées au 19e siècle à une autre région comme certaines antérieurement attachées au Perche et rattachées à la Normandie au sud-est d’Alençon. Prenons l’exemple du bourg de Céton qui en 1754 appartenait à la province du Perche mis qui est devenu normand depuis le début du 19e siècle.

Ces découpages des pays et des provinces ensuite reparties dans les départementaux et régions ont contribué à une perte d’identité territoriale pour bien des sujets du Royaume après la nouvelle division administrative post révolution française.

Voilà un exemple concret : le Perche a disparu du paysage français au profit de trois grandes régions françaises du Maine et Loire ; de la Normandie et de la Région Centre. D’autre part on ne peut réduite le Perche aux seuls contours du Perche historique, du Perche  de l'Ancien Régime.

Le (s) Perche (s)  qui est l’objet de notre exposition artistique induit des territoires jadis attachés à ces composantes géographiques, provinciales ou administratives. La région naturelle du Perche vient affirmer des unités paysagères indissociables à la forêt la constituant jadis, aux collines les portant avant qu’elles aient fait l’objet d’un défrichement progressif depuis le Moyen-Âge pour donner place à un découpage en parcelles, bocages que les nombreuses haies et trognes signalent encore aujourd’hui.

Le Perche dans lequel s’est inscrit le Parc Naturel Régional du Perche correspond à un vaste territoire incluant à l’est comme au sud-ouest et sud-est les « marches » séparant ce territoire informel  du Perche à l’Orléanais, au Maine à la Beauce, à l'ancienne province normande de l'Ancien Régime.

Le Perche dont le Perche ornais, sarthois, eurélien et Loir-et Chérien se borne aussi au fait que les rivières le traversant et le rainurant proviennent d’une zone géographique située sur le double bassin versant aux limites de ces partages des eaux au nord vers la baie de Seine ; Risle, Eure, Avre, Iton…, au sud vers la Loire : Loir ; Sarthe, Huisne, Braye, Même…

 

 

A propos du Perche Thymerais :

« Le Thymerais est une région naturelle française issue du Perche composée du plateau au nom éponyme situé entre l'Avre et l'Eure.

La région est également associée à la famille de Châteauneuf qui régna sur l'ensemble du Thymerais entre les Xe et XIIIe siècles.[2] 

Morvilliers[3]  est une commune française du Thymerais dans le Perche. Le climat est océanique avec des étés tempérés. Le parc naturel régional du Perche se trouve à environ 4 kms

Rohaire[4], La commune fait partie de la communauté de communes des Forêts du Perche. Rohaire est une commune du Thymerais dans le Perche. La commune s'étend sur une surface de 1 001 ha. 

 

 

Par ordre alphabétique de Z à A

En rouge ne sont pas considérés aujourd’hui dans le Perche

En brun le bureau de poste de rattachement

 

V pour désigner la Ville ; B. Bourg ; P. Paroisse ou Village ; Abb. Abbaye ; Ch. Château ; Bar. Baronie ; H. Hameau ; Com. Commanderie ; Pr. Prieuré ;

Une lieue[5] équivaut à 4,828 kilomètres.

 

Exemples de la complexité entre le politique, l’administration, les anciennes provinces et le(s) Perche (s)  :

Verneuil apparait soit en Verneuil ou Verneuil-au-Perche

Rohaire Paroisse Normandie - Verneuil 1754 et 1782. /( aujourd’hui en Eure et Loir – dans le Centre Loire et dans le Perche Thymerais 28 )

Randonay Paroisse Perche – Laigle(Bureau de Poste)  (aujourd’hui Randonnai – L’Aigle qui est en Normandie)

Bellou-le -Trichard Paroisse Normandie - Mortagne-au-Perche - 1754

Bellou - le - Trichard Paroisse Perche - Bellême 3 1ieues. S. Cosme 1 1ieue ½ (commune jadis identifiée en Normandie puis dans le Perche qui est restée après la Révolution Française en Normandie dans l’Orne )

 

Bellaviller Paroisse Normandie - Mortagne au Perche - 1754

Bellavillier Paroisse Château Perche - Mortagne au Perche ou Belleme 2 1ieue -1782 (changement sous l’Ancien Régime)

 

Concernant Logny-au-Perche lire (Longny-au-Perche)

« Rien ne va de soi » entre la Normandie et le Perche – Pascal Levaillant 2026

 

Vitray-sous Bresolles[6]. P & Ch. Dans le Perche - Bresolles

Vitray Chateau Paroisse Perche - Bresolles.

Villiers. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

Vieil. Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou.

Vieil-Bellesme[7]. P. & Prieuré dans le Perche - Nogent-le-Rotrou.

Viday Paroisse Perche - Le Mesle-sur-Sarte. Cité 1754 et 1782

Vicheres Paroisse Perche - Nogent le Rotrou

Verriere. Paroisse Perche - Remallard.

Verneuil Ville Perche - Bureau de Poste.

VERNEUIL[8]. Ville & Marquisat dans le Perche

Veranvilliers[9] Château. Perche - Bresolles

Ventrouse[10]. (la) Paroisse Perche - Mortagne au Perche.

Vaunoise Paroisse Perche - Bellesme. Cité 1754 et 1782

le Val Chateau Perche - Bellesme.

 

Trisey Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou. Cité 1754 et 1782

La Trappe Abbaye. Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

 

 

 


 

 

Tourouvre. Bourg Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

Tiron Abbaye. Chateau. Perche - Nogent-le-Rotrou.

Thimer Bourg Perche - Bresolles.

Thimer[11]. Bourg. & Château. Perche. - Châteauneuf en Thimerais , ¼  1ieue

le Teil. Paroisse Perche - Verneuil au Perche. cité 1754 et 1782

Ste. Seronne Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

Sainte-Gauburge-sur-Risle[12] Paroisse Perche - Mortagne au Perche.

Sainte-Anne[13]. Paroisse. Perche - Mortagne au Perche.

St. Symphorien-des Brieres Bourg Perche - Laigle / L’Aigle cité 1754 et 1782

St. Sulpice. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St-Quentin-le Petit. Paroisse Perche - Regmalard cité 1754 et 1782

St-Ouen-de-la-Cour Paroisse Perche - Bellesme

Saint-Nicolas[14]- Abbaye de Bénédictins. Dans le Perche - Verneuil au Perche

St. Maurice. Paroisse Perche - Champrond.

St-Martin-des Près. Paroisse Perche - Verneuil.(Saint-Martin la Folletière)

Saint-Martin-des-Prez[15]. Paroisse Perche - L'Aigle 1 Lieue

St- Martin-Digé / d’Igé. Bourg Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St-Martin-de l'Orme. Paroisse Perche - Verneuil.

Saint-Lubin-de-Chassan[16]t. Paroisse Perche - Illiers,

St. Lubin Paroisse Perche - Bresoles. (Saint-Lubin-de-Cravant/ Crevent) cité 1754 et 1782

St. Langis. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche (fabrique de grosses toiles cité 1754 et 1782

St. Julien-sur Sarthe Bourg Perche - Le Mesle. Cité 1754 et 1782

St. Jean & S. Malo. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St- Jean-des Eschelles / Echalles Paroisse Perche - La Ferté-Bernard. 1754 et 1782

St-Jean-de la Forest. Paroisse Perche - Bellesme. Cité 1754 et 1782

St-Jean Paroisse Perche - Verneuil (ancienne paroisse de Verneuil -au nord[17]) cité 1754 et 1782

St-Hilaire-sur Erre Paroisse Perche - Nogent le Rotrou.

St-Hilaire-des Noyers Paroisse Perche - Bellesme cité 1754 et 1782

St-Hilaire-de Souaze / Souasé Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St-Hilaire Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

St-Hilaire[18] Château. Perche - Bellesme

Saint-Germain-de- la-Condre[19] Paroisse. Perche - Bellesme.

St-Germain-des Grois Paroisse Perche - Remalard. cité 1754 et 1782

St- Germain Bourg Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

Ste. Gauburge. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St-Frogent Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche / Bellesme cité 1754 et 1782

St-Estienne Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782

St-Estienne Paroisse Perche - Verneuil. 1754 et 1782

St-Denys-des Coudrais Paroisse Perche - La Ferté-Bernard. / Bonnetable 1754 et 1782

St-Denys Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche – Saint Denys-sur Huisne 1754 et 1782

St-Cir. Paroisse Perche - Bellesme. (Saint-Cyr-la-Rosière) 1754 et 1782

St-Cierge Paroisse Perche - Nogent le Rotrou. 1754 et 1782

St-Avit-au-Perche Ab. P Beauce - Chateaudun. ( St Avit abbaye à Saint-Denis-les Ponts[20]) 1754 et 1782

St-Aubin-des Grois. Paroisse Perche - Bellesme. 1754 et 1782

Saint-Ange Paroisse Perche - Nonancourt. (Saint-Ange et Torcay Perche Thymerais) 1754 et 1782

Saint-Aignan-sur-Erre  (Eure 1782) Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou

Suré Paroisse Perche - Bellesme. 6 lieues 1754 et 1782

Souvence Baronie. Perche - Nogent-le-Rotrou. 1754 et 1782

Soubliere[21]. (la) Château Perche - Nogent-le-Rotrou 2 lieues

Souencé. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Souancé[22]. Paroisse. Perche - Nogent-le-Rotrou 1 ½ lieue

Soligny Bourg Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Serigny Paroisse Perche - Bellesme 1754 et 1782

Senonches Bourg Perche - Bresolles 1754 et 1782

Saunieres[23] (Saulnières[24]) Paroisse Perche - Verneuil (Saulnières près Dreux)

Le Sauces Château - Bourg Perche - Nogent le Rotrou.

Saucer. (le) Commanderie dans le Perche. - Verneuil-au-Perche 2 lieues.

Saucelle Paroisse Perche - Verneuil (La Saucelle)

Saucelle[25]. ( la ) Paroisse & Château Perche - Bresolles.

Sauselle[26]. (la) Prieuré. Perche - Bresolles.

Salle[27]. (la) Château Perche - Bresoles.

Rueil[28]. Paroisse Perche - Verneuil-au-Perche ½ lieue

Rouxons Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Routis Château Perche - Mortagne-au-Perche

Routier[29]. Château. Perche - St.-Maurice. (Saint-Maurice les Charencey 61)

Roussainville[30]. Château. Perche - Illiers.

Rouge[31] (la) Paroisse Perche - Nogent le Rotrou 1754 et 1782.

Rohaire Paroisse Normandie - Verneuil 1754 et 1782. /( Eure et Loir - Centre Loire Perche Thymerais 28 )

Revercourt[32]. Paroisse. Perche - Bresolles

Réveillon[33]. Paroisse Perche - Bresolles.( à côté de Lamblore)

Réveillon[34]. Paroisse Perche - Mortagne au Perche 1 lieue

[le Ressort d'Avese Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Ressort - d’Avesé[35] ( le ) Paroisse Perche - Bellefme.]

Ressort-de-Nogent[36] (le) Paroisse Perche - Bellefme.

Ressort - Galineau[37] (le) Paroisse Perche - Mortagne-au Perche.

Ressort-de-St. Cosme[38] Paroisse Perche - Bellefme , 2 1.

Ressuintes[39]. ( les ) Paroisse Perche - Logny- au-Perche.

Reno. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Reno Bourg Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

REMALLARD Bourg Perche - Bureau de Poste 1754 et 1782

Randonay Paroisse Perche - Laigle (Randonnai – L’Aigle en Normandie)

Randonnay[40] Paroisse Perche - S. Maurice Forges, Fabrique de cloux (sur Saint-Maurice de Charencey – Orne)

Puisaye[41] (la) Paroisse & Château Perche - Verneuil-au Perche

Pruslay Château Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Prudemanche[42] Paroisse Perche - Châteauneuf en Thimerais 3 1ieues (Prudemanche – Eure et Loir)

Prodemanche[43] Paroisse & Château Perche - Bresolles.

Prepotin Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Préaux Bourg Perche - Nogent-le-Rotrou 2 lieues 1754et 1782

Poutiere[44] (la) Forge Perche - Verneuil au Perche ou Conches.

Pontiere[45] (la) Forge Perche - Verneuil au Perche 2 1ieues.

Pont-Thibout[46] Paroisse Perche – Verneuil au-Perche

Poterie.(la) Paroisse Perche - Verneuil au Perche 4 lieues. (La Poterie-au-Perche) 1754 et 1782

Pont-Gerardin[47] Château Perche - Logny-au-Perche

Ploniere[48].(la) Château Perche - Mortagne au Perche.

Plessis[49]. (le) Ch. Perche. Champrond 2 1.

Plessis -Dorin[50]. Paroisse. & Château. Perche - Ferté-Bernard

Plainville[51] Château Perche - Nogent-le-Rotrou 2 lieues

Le Pin Bourg Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Pierrefitte Paroisse Perche - Nogent-le- Rotrou 1754 et 1782

Peuvray Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Pervenchères[52] Bourg Perche - Mortagne au Perche

Perrines[53] ( les ) Château Perche - Regmalard

Perriere[54] (la) Bourg & Châtellenie Perche - Bellefme 2 1ieues

Perle[55] (la) Château Perche - Verneuil 3 1ieues

Peltrie[56]. (la) Château Perche - Mortagne au Perche 2 lieues

Patis[57], (le) Château Perche - Illiers

Pas S. Lomer (le) Paroisse Perche - Champrond

Pas-Saint-Lomer[58]. Paroisse Perche - Champrond

Parfondeval Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Parc[59], (le) Château Perche - St. Maurice

Origny-le Butin Paroisse Perche - Bellesme 1754 et 1782

Origny-le Roux Paroisse Perche - Bellesme 1754 et 1782

Nully Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Nully[60] Paroisse Perche - Bresolles 1782

Noyers[61] ( St. Hilaire des) Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou 2 Iieues.

Notre-Dame de Pomeray[62] Paroisse Perche - Bellesme

Normandel[63] Paroisse Normandie - Verneuil au-Perche 3 lieues (Normandel, 61190 Charencey)

Nonvilliers Paroisse Perche - Mortagne au Perche

NOGENT-le-Rotrou Ville Perche - Bureau de Poste 1754 et 1782

Nogent-S. Laurent Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Nogent-S. Hilaire Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Noé la Grande[64] Château Perche - Logny au Perche (Longny au Perche)

Noce[65] Paroisse. & Comté dans le Perche - Regmalard

Neuilly au Perche[66] Paroisse Perche - Bresolles (Neuilly sur Eure)

Moutiers Bourg Perche - Longny au Perche 1754 et 1782

 

Mousseaux[67] Paroisse Perche - Logny au Perche (Longny au Perche)

Moulin-Renaut[68] Fourneau dans le Perche - Champrond.

Moulicenne[69] Paroisse Perche - Logny au Perche (Longny eu Perche)

Mossonvilliers Paroisse Perche - Mortagne au Perche[70]

Morvilliers[71] Paroisse Perche - Bresolles

MORTAGNE Ville Perche - Bureau de Poste 1754 et 1782

Morigenne[72] Château Perche - Nogent-le-Rotrou

Moriffierre[73] Château Perche - Nogent le-Rotrou 1 lieue

Montreau[74] Paroisse Perche - Illiers 1782  (Mothreau (1659) Dicotopo)

Mottereau[75] Paroisse Perche - Illiers

Montolivet[76] Paroisse Perche - Verneuil-au~Perche (Longny au Perche)

Montmirail Ville Perche - La Ferté-Bernard 1754 et 1782

Montlandon[77] Paroisse Perche - Champrond

Montireau[78] Paroisse & Château Perche - Champrond (Champrond en Gatine)

Montigny[79] Paroisse Château & Baronnie dans le Perche - Verneuil au Perche

Montigny[80] Paroisse Perche - Illiers

Montgraham Château - Perche - Nogent-le-Rotrou 1754 et 1782

Montemain[81] Paroisse - Perche - Bonneval (près Bullou)

Montdoucet[82]  Château Perche - Nogent-le-Rotrou

Mongaudry Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche 1754 et 1782

Monceaux Paroisse Perche - Longny au Perche (Monceaux-au-Perche) 1754 et 1782

Monbaudry Chateau Perche - Mortagne-au-Perche

Montbaudry[83] Château Perche - Verneuil au Perche ½ lieue

Miarmaigne[84] Paroisse Perche - La Ferté-Bernard (Miermaigne ?)

Mezieres[85] Paroisse Perche - Illiers

Mezeray Chateau Perche - Nogent-le-Rotrou

Mesmes Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Mesmes[86] Paroisse Perche - Champrond 1 ½ lieue

Menil-Thomas Paroisse Perche - Champrond

Menil-Thomas[87] Paroisse Perche - Brefolles

La Meniere Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Memes[88] Paroisse Perche - Mortagne au-Perche

Memelon Chateau Perche - Bellesme

Melleray[89] Paroisse Perche - La Ferté-Bernard (près Montmirail)

Méaucé[90] Paroisse Perche - Champrond (Près La Loupe)

Maxonville[91] Château Perche - Bresolle

Mauves Bourg Perche - Mortagne-au-Perche

Mauregard[92] Château Perche - Mortagne au Perche 1 lieue

Matanvillier[93] Paroisse Perche - Bretelles 1 lieue

Marville[94] Paroisse Perche - Dreux 1 ½ lieue

Marville-les-Bois[95] Paroisse Château & Prieuré dans le Perche - Châteauneuf en Thimerais 1 lieue

Martigny Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Marcillé Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Marchainville Château Paroisse Perche - Logny au Perche

Malerable Château Paroisse Perche - Logny au Perche

Male Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

La Maison-en-Maugis Paroisse Perche - Remalard

Maillebois Paroisse Perche - Bresolles

Mage Chateau Paroisse Perche - Remalard

[Luigné-au Perche Paroisse Beauce - Chateaudun

Luigné-au-Perche[96] Paroisse Perche - Illiers]1782

Louvillers[97] Paroisse Perche - Dreux 2 1ieues

Lorieres[98] Château Perche - Nogent-le-Rotrou

Longpont[99] Paroisse & Château Perche - Mortagne au Perche

Longs[100] Paroisse Perche - Bresolles ou Tillieres Fabrique de couvertures. (Laons 28 Longs en 1609)

Lonné Château Perche - Bellesme

LONGNY au Perche Bourg Perche - Bureau de Poste

LONGNY[101] Bourg Château. & Baronnie dans le Perche - Longny

Losail Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Loisail[102] Paroisse. & Château Perche - Mortagne au Perche ¾ de lieue

Loiseliere Paroisse Perche - Saint-Romain

Lizeau[103] (S. Germain de) Paroisse Perche - Châteauneuf en Thimerais

Lignerolles Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Lignerolles[104] Paroisse Perche - Mortagne au Perche 2 Iieues

Lignerolles[105] Château Perche - Champrond

Lhermitiere[106] Paroisse Perche - Mortagne au Perche

Lépine[107] Château Perche - Bresolles

Laurierre[108] Château Perche - Nogent-le-Rotrou 2 1ieues

Launay[109] Commanderie en Normandie - Verneuil au Perche 2 1ieues

Launay[110] Château. Perche - Le Mele-sur- Sarte

la Lande Paroisse Perche - Verneuil

Lande[111] (la) Paroisse Perche - Brisolles

La Lande Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

[La Corbinière La Corbinière28250 La Saucelle

Corbinierre[112] (la) Paroisse Perche - Brefolles]

[Corbière[113] (la)  Château Perche - S. Maurice

La Corbière 61190 Charencey]

Lamblore[114] Perche - Brezoles (La Ferté Vidame)

Chapelle du Thieulen[115] [la] Paroisse Perche - Courville.

Jouis[116](les)  Château Perche - Mortagne au Perche 2 1ieues.

Josainvilliers[117]  Château Perche - Bresolles

Jauldray[118]  Paroisse Perche - Bresolles

ILLIERS Bourg Perche - Bureau de Poste

ILLIERS[119] Bourg Beauce

Igny[120] au Perche Paroisse - Perche - Courville (Digny)

Houx[121] Paroisse Perche - Maintenon 1 lieue

Houssay[122] (le) Château Perche - Mortagne au Perche

l'Hermitiere Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Hermitiere[123] Paroisse Perche - Nogent le-Rotrou 1 lieue

Hauterives[124] Paroisse Perche - Châteauneuf en Thimerais 1 1ieue

Happonvilliers[125] Paroisse Perche - Illiers

Gulhon[126] (ou S. Maurice de) Paroisse Perche - Courville

Guilbaut[127] Château Perche - Regmalard

Guernay[128]  Paroisse Perche - Châteauneuf en Thimerais

Gueronde.[129](la) Paroisse Perche - Verneuil au Perche 2 1ieues. Grosse Forge.

Grossiniere[130] (la) Château Perche - Mortagne au Perche 1 1ieue

Grimoniere[131] (la) Château Perche - Mortagne au Perche 3 1ieues

Granvilliers[132]  Château Perche -Verneuil au Perche

Grand-Houx[133] Paroisse & Château Perche - Illiers 1 lieue

Grandes-Bordes[134]  (les) Château Perche - Nogent-le -Rotrou

Grand-Page Chateau Perche - Nogent-le-Rotrou

Gemages Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Gemages[135]  Paroisse Perche - Bellesme 2 1ieues

Gauville[136] Paroisse Normandie - Verneuil au Perche 1 1ieue

Le Gaut Paroisse Perche - Bonneval

Gaut[137] (le) Paroisse Perche - Mondoubleau ou Bonneval 3 Iieues

Gaudaine[138] (la) Paroisse Perche - Nogent-le Rotrou 2 1ieues

Garnanville[139] Paroisse Perche Verneuil au Perche Commerce de Sabots

Garnay[140] Paroisse & Prieuré Perche - Dreux 1 1ieue

Garencieres en Drouais[141] Paroisse Perche - Dreux 1 lieue

la Galaisiere Chateau Perche - Nogent le Rotrou

Gaillardiere[142] (la) Château Perche - Mortagne au Perche

Gadelierre[143] (la) Paroisse & Château Perche - Verneuil au Perche 1 lieue

Jauzé[144] Bourg Maine - Bonnetable

Friaise[145] Paroisse Perche - Courville

Frette[146] (la) Château Perche - Mortagne au Perche

Frette[147] (la) Paroisse Perche - Logny au Perche Forge à fer

Fretigny[148] Bourg Perche - Champrond 2 1ieues Papeterie

FRENAY Ville Perche - Bureau de Poste

Fontaine-Simon Paroisse Perche - Champrond

Feings Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Les Etillieux Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Epereray Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Ecussie Paroisse Perche - Verneuil au Perche

Ecluselles Paroisse Perche - Dreux

Ecorcée Paroisse Perche - Verneuil au Perche

Douet Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Dorceau Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou

Dangeau Bourg Perche - Bonneval

Dangeau[149] Paroisse & Marquisat dans le Perche - Bonneval 2 lieues

Dancei et Danceï[150] Paroisse Perche - Regmalard 2 lieues

Dampiere-sur-Blevy[151] Paroisse Perche - Bresolles Forges, Fab. de clouterie,

Dampiere-sur- Avre[152] Paroisse Perche - Nonancourt 1 lieue

Dame-Marie Paroisse Perche - Bellesme

La Croix-du-Perche Paroisse Beauce - llliers

Couvrenault Prieuré Perche - Mortagne-au-Perche

[Courtolain Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courtolain[153] Paroisse Perche - Mortagne au Perche 1 lieue ¼]

Courtoisan[154] Château Perche - Mortagne au Perche 1 lieue 1/2 ]

Courtetost[155] Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou 2 lieues

[Courteille[156] Paroisse Château & Marquisat en Normandie - Verneuil au Perche à 1 lieue ½]

[Courthiourt Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courthiourt[157] Paroisse Perche - Mortagne au Perche ou Bellesme 1 lieue 1/2 ]

[Courterage Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courteraye[158] Paroisse Perche - Mortagne au Perche 2 1ieues et 1/2.]

Courlerot Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

[Courgeon Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courgeon[159] Paroisse Perche - Mortagne au Perche 1 lieue]

[Courgeost Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courgeoust[160] Paroisse Perche - Mortagne au Perche ¼ de lieue ]

Courcerant Paroisse Perche - Regmalard

Courdray Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courdreceaux Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Courbou Paroisse Perche - Logny au Perche

Coulonges Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche / Coulanges-sur-Sarthe / Perche Ornais

Coulonge Paroisse Perche - Nogent le Rotrou

[Coulimer Bourg Perche - Mortagne-au-Perche

Coulmiers[161] Bourg Perche - Mortagne au Perche 1 lieue et 1/2]possiblement Colmor (Cassini)

La Coudre Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Corubert Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Corbon Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Contrebois Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Condeau Paroisse Perche - Regmalard

Comblot Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Colonnard Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Chesne- Galon Paroisse Perche - Bellesme

Cherperine Chateau Perche - Bellesme

Chemilly Paroisse Perche - Bellesme

CHATEAUNEUF en Thimerais Ville Perche - Bureau de Poste

La Chapelle-Souef - Paroisse Perche - Bellême

La Chapelle-Montligeon Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Champs Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

CHAMPROND Bourg Perche - Bureau de Poste

Champrond Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou

Champeaux Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Ceton Bourg Perche - La Ferté-Bernard

Caillaux Chateau Perche - Nogent-le-Rotrou

Le Buton Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Bubertré Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Brou Ville Perche - Illiers

Brost Paroisse Perche - Verneuil

La Brierre Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou

Brezolles Paroisse Normandie - Mortagne au Perche

BREZOLLES Bourg Perche - Bureau de Poste

Bresollettes Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Boissy-le Sec Paroisse Perche - Bresolles

[Boissy-en Drouais Paroisse Perche - Nonancourt

Boissy en Drouais[162] Paroisse Perche - Dreux]

Bois-Guillaume Château Perche - Mortagne au Perche[163] - 1782

[Bœssy Paroisse Perche - Verneuil (Boissy-lès-Perche)

Bois Josse[164] Bois-Joffe Château Perche - Verneuil au
Perche (commune de Boissy-lès-Perche)

Blery Paroisse Perche - Dreux

Blavon Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche

Blainville Chateau Perche - Nogent-le-Rotrou

Bellou-le -Trichard Paroisse Normandie - Mortagne-au-Perche - 1754

Bellou - le - Trichard Paroisse Perche - Bellême 3 1ieues. S. Cosme 1 1ieue ½

Bellomer Paroisse Perche - Champrond

BELLEME Ville Perche - Bureau de Poste

Bellaviller Paroisse Normandie - Mortagne au Perche - 1754

Bellavillier Paroisse Château Perche - Mortagne au Perche ou Belleme 2 1ieue

Beauche Paroisse Perche - Bresolles

Bazoche Bourg Perche - Mortagne au Perche

Les Aspres Bourg Perche - Mortagne au Perche - 1754 / Normandie- Perche Ornais

Afpres. (les) Paroisse Normandie - Verneuil-au-Perche 4 Lieues - 1782

Aulaine Bourg Maine - Bonnestable

Aspres les Perche[165] Paroisse Normandie - Bresolles

Armentieres Paroisse Normandie - Verneuil  - 1754

Armentieres. Paroisse Normandie. Verneuil au Perche 2 1ieues - 1782

Arcisses Abbaye Perche - Nogent-le-Rotrou -1754

Arcisses. Abbaye de filles Ordre de Saint Benoît dans le Perche - Nogent-

le-Rotrou 1 1ieue

[1] Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / Guyot, Edme-Gilles (1706-1786), Éditeur Guyot, Paris 1782 : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f546.item ; https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19115813/f13.item et Dictionnaire des postes , contenant le nom de toutes les villes, bourgs,... du royaume de France, etc., du duché de Lorraine ;  Guyot, Edme-Gilles (1706-1786), Éditeur Vve Delatour (Paris), 1754 : in - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k6283454r/f17.item

[5] LIEUE, subst. fém. A. − Mesure de distance approximativement égale à quatre kilomètres, en vigueur avant l'adoption du système métrique et variable selon les régions ou les domaines dans lesquels elle était usitée. Et : https://www.cnrtl.fr/definition/lieue#:~:text=f%C3%A9m.-,LIEUE%2C%20subst.,dans%20lesquels%20elle%20%C3%A9tait%20usit%C3%A9e.

[6] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19115813/f530.item

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Partie 2 / ... par M. Guyot,...

Auteur  :  Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 518

[7] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k19115813/f504.item

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Partie 2 / ... par M. Guyot,...

Auteur  :  Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 492

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Auteur  :  Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P.27.

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Auteur  :  Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P.27

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786)p.497 - in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f549.image.r=luigne#

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 494

[98] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f542.item

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 466

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 255

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 255

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 455

[115] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f253.image.r=Perche#

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 441

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 441

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 436

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 438

[120] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f489.item.r=Perche

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 437

[121] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f483.item.r=Perche

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 431

[122] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f483.item.r=Perche

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 431

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 418

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 418

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 414

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 409

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 408

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 404

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Guyot, Edme-Gilles (1706-1786). P. 402

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Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 379

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 378

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Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 378

[138] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f429.item.r=Perche

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Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 368

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Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 368

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Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 368

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 287

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 287

[152] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 287

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 269

[154] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 269

[155] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 269

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 266

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In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 269

[158] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 269

[159] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 266

[160] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 266

[161] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f314.image.r=Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-178) p. 262

[162] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f163.image.r=bois%20guillaume%20Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-1786).P. 113

[163] https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f163.image.r=bois%20guillaume%20Perche#

In : Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,...

Guyot, Edme-Gilles (1706-1786).

[164] In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1911582h/f163.image.r=Perche#Dictionnaire géographique et universel des postes et du commerce. Tome 1 / ... par M. Guyot,... Guyot, Edme-Gilles (1706-1786)

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Publié le 12 Mai 2026

Arbres  dont certains ont des vertus tinctoriales

et des plantes à propriété tinctoriale du Perche 

Exposition "Oeuvres d'arbres"  

à l'Ecomusée du Perche

par le collectif Corblin-Levaillant  

du 17 septembre au 29 novembre 2026

 

Si les provinces de l’Ancien Régime sont connues pour leurs activités tinctoriales comme l’Occitanie, la Normandie, la Picardie, le Vaucluse,  Saint-Denis ou encore l’Alsace, c’est pour la production de teintures avec des végétaux naturels cultivés localement, ces provinces appliquaient la teinture sur de nombreux supports textiles sur laine, soie, lin, chanvre et enfin sur coton ou sur d’autres supports comme dans l’imprimerie (enluminures) depuis le 10e siècle à Fécamp.

Les autres provinces ont appliqué la teinture dans l’activité textile comme c’est dans le cas de la province du Perche ou dans les provinces voisines de la Beauce ou du Maine.

« Pendant plusieurs siècles jusqu'à la fin du Second Empire, le Maine et le Perche connaissent une proto-industrialisation intensive et diversifiée. L’industrie textile lainière, essentiellement étaminière, y participe activement. Cette industrie de demi-luxe, ancienne, essentiellement urbaine, est principalement localisée dans les villes du Mans et de Nogent-le-Rotrou et secondairement dans les petites villes du Maine et du Perche. Après une longue période de croissance sous l'Ancien Régime, elle connaît un déclin au XIXe siècle, dont l’origine est antérieure à la Révolution de 1789. Cette proto-industrie urbano-rurale à croissance lente dès le milieu du XVIIIe siècle, est le cadre de rapports sociaux de production proto-industriels spécifiques, illustration d’un mode de production de la transition industrielle.[1]»

 

Plusieurs exemples illustrent cette activité aujourd’hui révolue sinon à l’occasions d’animations ponctuelles à vocation artistique ou pédagogique sur le territoire du Perche. La chimie (teinture de synthèse)  a anéanti l’effort entrepris par jadis les Iliens de France, les normands, les occitans, les provençaux ou les alsaciens entre l’Antiquité, le Moyen Âge, le siècle des Lumières et l’ère napoléonienne.

Les trois couleurs principales furent jadis la garance (Rubia) et la Gaude autrement dit le réséda, l’isatis Pastel des teinturiers remplacé à partir du 18è siècle par l’indigo des Antilles.

Le bleu, le rouge, le jaune était donc les couleurs principales qui donnaient toutes les autres couleurs avec les plantes complétées par les couleurs d’origine animale (cochenille par exemple)

Tous les efforts produit par Hellot, Gonin et Dambourney pour que le Royaume de France reste autonome ont été vains car les principes de l’industrie de la chimie ont  balayé le pouvoir des plantes naturelles tinctoriales ;  mais, au nom du progrès, les nouveeux process ont réduit les nuisances et/ou la pénibilité liées à l'activité tinctoriale.

La matière spécifique du coton a supplanté à partir du 18e siècle  le lin textile qu'il fallait blanchir totalement ou a demi avant de  le mettre à la couleur - le blanchiment du lin exigeait beaucoup de temps (4 à 6 mois) pour le blanchir avec la cendre de bois : imprégnation, l'arrosage, le lavage, la secondre imprégnation, le répandage, le ramassage, le lessivage, le bain d'eau de javel, l'apprêtage, le séchage), étendre au sol la toile (comme à Gerardmer : blanchiment sur pré)  ou étendre les echeveaux le lin avant de les teindre et de les faire sécher dans les séchoir à lin reconvertis en séchoir à  écheveaux de coton comme dans le pays de Caux où les rivières  dont les vallées étaient peu nombreuses,  larges et étendues  ce qui ne permettaient d'étendre les toiles blanchies ou à demi-blanchies. C'était un travail long et pénible.

« L’arrêt du Conseil d’Etat du Roi[2] stipule que dans la généralité d’Alençon en ce qui concerne les Etamines camelotées de première, féconde, troisième & quatrième qualités, se fabriqueront à Nogent-le-Rotrou & à Bellême. Signé de Gravier de Vergennes, le 4 octobre 1781. »

[Gallica-BNF 1782]

 

Parus dans des articles parus à destination des publics et des percherons.

Claude Cailly nous renseigne sur les étamines du Perche.

«La concentration de l’industrie étaminière et la prolétarisation qui en découle paraissent donc bien plus importantes et avancées au XVIIIe siècle que ne le laisse entrevoir le simple rapport métiers par fabricant. Ce double processus sera conduit à son terme lors de la phase de déclin définitif. Le ratio étaminiers/fabricants encore de 6,7 en 1836, s’élève, en effet, à 53 en 1851.

Mais c’est surtout si l’on compare l’ensemble du processus de production que le capital fixe nécessaire, – bien que restant modeste – s’avère important dans l’industrie étaminière. Cela tient à la nature du produit et à la plus grande complexité et diversité des opérations techniques qu’elle engendre : préparation de la laine (dégrais, lavage, séchage, battage, graissage ou encimage) ; peignage ; filage ; ourdissage ; tissage ; dégrais, teinture et apprêt des étamines. L’outillage et les immobilisations nécessaires sont diversifiés.

Si les stades de la filature et du tissage, rouets à filer et à dévider, ourdissoir et métier ne sont pas particuliers à l’industrie étaminière, les autres phases du processus de production impliquent des investissements spécifiques. Le stade du peignage pour lequel quatre instruments sont nécessaires : peignes, poteau, chèvre et potine (espèce de fourneau en terre cuite), n’exige pas un investissement supérieur à deux livres. C’est surtout au dernier stade, « au sortir du métier », que les opérations de dégrais, teinture et apprêt qui procurent aux étamines le lustre indispensable à leur commercialisation proche ou lointaine confèrent un caractère plus capitalistique à l’industrie étaminière. Capital fixe avec les immobilisations et outils nécessaires au dégraissage (moulin à foulon, battoir, tablier, selle, égouttoir, chaudières, cuves), au chardonnage (main pour chardonner), à la teinture (local suffisamment vaste, cuves et chaudières). Mais plus encore capital circulant comprenant la matière première à transformer, mais aussi huile d’olive, colle et les nombreux ingrédients colorants et non colorants nécessaires à la teinture : pastel, vouède, indigo, chaux, bois d’Inde, noix de galle, vert de gris… ainsi qu’une quantité importante de bois de chauffage et de charbon 18. À l’évidence, ici les conditions techniques exigent des capitaux élevés.[3] » 

 

Dans le Perche, on comptait les bourgs de Nogent ; Authon ; Bellesme et Mortagne.[4]

 

A propos ds étamines des villes d’Authon, Nogent, Bellesme et Mortagne

 

« Les premières années du XVIIIème siècle virent un développement important des activités étaminières. Cette phase « ascensionnelle » se prolongea jusqu’au milieu du siècle.

Nogent se spécialisa dans la fabrication d’étamines composées pour moitié de laine et pour moitié de soie ; alors qu’à Authon, Brou et La Bazoche on continuait de fabriquer des étamines camelotées dites du Mans. Nogent concentrait, déjà, la plus grande partie de l’activité étaminière du Perche. Ce « chef – lieu de manufacture » connaissait alors une riche bourgeoisie négociante. Quinze riches marchands vendaient à Paris, Rouen, Orléans, Lyon, jusque dans le Languedoc et la Provence ainsi qu’à l’étranger : Suisse, Allemagne, Flandres, Hollande. Une grande partie des étamines du Perche était envoyée au Mans pour y subir les opérations d’apprêt et être introduite dans le circuit commercial.

Ce développement se traduisait dans les rôles de taille. Pour la paroisse de St Laurent de Nogent – le – Rotrou le nombre de sergers passa de 42 à 22 entre 1700 et 1708 alors que celui des étaminiers augmentait nettement, passant de 107 à 141. Le nombre des peigneurs d’étamines progressait également, de 31 en 1700 ils passèrent à 50 en 1708. Les cardeurs, les foulons et les teinturiers devenaient, également, plus nombreux. A cette époque 150 maîtres – fabricants étaient à la tête de 400 métiers dans la seule ville de Nogent.

Cette progression se traduisait évidemment dans le nombre de pièces d’étamines fabriquées et par la quantité de pièces que les marchands de Nogent – le – Rotrou, Authon, Bellesme et Mortagne apportaient chaque année à la foire de Guibray ( commune de Falaise dans l’actuel département du Calvados ). [5]»[

 

La ville d’Authon-du-Perche nous signale l’activité des étamines du Perche du 18e et 19e siècles.

 

Concernant le Perche il s’agissait des Etamines.

Alors que l’activité était plus importante dans le Maine (Le Mans) ou dans la Beauce (Chartres), des fabriques et ateliers étaient connus à Nogent-le-Rotrou et alentours comme à Authon-du-Perche.

 

« Les portes des nombreuses petites caves que l’on observe dans les maisons d’Authon-du-Perche abritaient autrefois des ateliers des étamines et des serges. L’étamine est une étoffé fine et légère,  faite des meilleures laines peignés, destinées à une clientèle fortunée : noble, bourgeois, religieux, etc. Les étamines étaient vendues sur les marchés et les grandes foires françaises à travers le monde entier, en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord, en Amérique latine, aux Antilles françaises…

De la Renaissance, ,à la fin de l’Ancien Régime, Authon-du-Perche était en effet un centre de production très important. L’activité employait près de 450 personnes pendant le Révolution, soit à peu près d’un tier de la population totale, enfants et vieillards compris, sans compter les marchands et négociants de la ville…[6] »

La cité d’Authon-du-Perche fière de son passé textile complète l’information ainsi : « La préparation de la laine commençait chez l’éleveur qui après avoir tondu les moutons dégraissait la laine dans l’eau chaude en la foulant aux pieds. Puis la transformation de la laine était réalisée dans ces caves. Elle comportait six grandes étapes : la préparation de la laine, le peignage, le filage, l’ourdissage, la teinture et les apprêts.

Si l’activité décline au début du 19e siècle, les recensements de 1836 révèlent qu’une grande partie de la population féminine y travaillait encore. »

 

Le Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët évoque cette activité à Authon-du-Perche[7]

« Vers 1560, un grand nombre d'habitants d'Authon et des environs embrassèrent le protestantisme. Oeillet des Murs écrit "C'est à Nogent-le-Rotrou, dont le Seigneur fut de 1557 à 1569, le prince de Condé, chef avéré du parti protestant, que nous verrons éclore les premiers germes de la Réforme pour s'étendre et se propager, avec la rapidité de l'éclair, dans le Perche-Gouet et ensuite dans le Grand Perche".

"Des 5 baronnies, celle d'Authon surtout montra la plus grande ardeur. On peut affirmer que, médecins, magistrats, praticiens, fabricants d'étamines et cultivateurs, tout le monde dans ladite baronnie abandonne les erreurs de la "religion romaine" pour embrasser la vérité (selon le langage du temps).

 

La nouvelle religion s'organisa à l'arrivée en 1597, du pasteur Jacques Couronné. Sous son impulsion, l'église réformée connut une grande prospérité et reçut l'adhésion de nombreux châtelains de la région : Ceux de Cailleaux aux Autels-Tuboeuf, de la Chauverie à Luigny, de Champ à Melleray.[…]

A la révocation de l'édit de Nantes les biens et revenus du consistoire furent réunis à ceux de la paroisse d'Authon. S’il n'y avait plus de pasteur, il restait cependant des protestants, nous retrouvons de nombreux actes dans les registres paroissiaux catholiques pour des membres de la "religion prétendue réformée (R.P.R.). [Christiane BIDAULT,  2008]»

Source : Authon-du-Perche et ses environs par René Soler et bulletin de la société d'histoire du protestantisme, notice de Louis Merlet, registres paroissiaux. »

 

[2] In :   Arrêt du conseil d'Etat concernant la largeur des étamines camelotées qui se fabriqueront à Nogent-le-Rotrou et à Bellême, généralité d'Alençon, Conseil d'État (13..-1791). Éditeur  :  Imp. royale (Paris), 1782 – in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8619772h/f1.item.etaminesNogent

[3] Cf : paragraphe 19 à 21 in : In : Cahiers d’Histoire, revue historique critique - Rapports sociaux de production dans la proto-industrie étaminière du Maine et du Perche aux XVIIIe et XIXe siècles Claude Cailly, p. 75-102 - https://journals.openedition.org/chrhc/149

Espèces végétales que vous pouvez observer dans le Perche

Ajonc d’Europe ; tinctorial, jeunes pousses, fleurs

Ailanthus Altissima ; tinctoriale, rameaux feuillus

Alisier torminal ;

Araucaria ;

Aulne glutineux ; ou Vergne glutinosa ; tinctorial, écorces séchées, cônes, feuilles :  brun

Aubépine épineuse ;

Aubépine monogyne ;

Baguenaudier ;

Bourdaine ; tinctoriale, écorce, baies vertes, baies mûres

Bourdaine rhammaus frangula écorce conservée (1 an) : jaune

Bouleau pubescent ;

Bouleau alba ; tinctorial, écorce feuilles : jaune

Bouleau verruqueux Pendula ; tinctorial, feuilles, rameaux, partie interne, rouge, de l’écorce

Buis ; 

Bryone dioïque ; 

Chèvrefeuille des bois ; 

Clématite vigne blanche ; 

Camérisier à balais ; 

Cassis ; tinctorial, baies et déchets

Cèdre ibanii ; cœurs de cèdre

Cèdre de l’Himalaya deodara ;

Cerisier de Sainte-Lucie ; 

Cerisier ; prunus padus ; tinctorial, décoction aqueuse : brun

Charme ; feuillages et fruits

Châtaignier sativa ; tinctorial, écorce, bogues et bois feuilles : jaune/brun

Chêne pédonculé ; tinctorial, écorce

Chêne rouge d’Amérique ;

Chêne ; noix de galles des chênes ; tinctorial, noix de galles

Chêne sessile ; tinctorial, écorce

Chêne vert ;

Chêne rouvre quercus robur ; tinctorial, écorce dans l’eau bouillir : brun quercétine

Copalme liquidambar ; fruits, feuilles

Cormier ;

Cornouiller mâle ;

Cornouiller sanguin ;

Cyprès commun ;

Cyprès de Lawson ;

Cytise ;

Douce-amère ;

Épicéa commun ;

Epicéa picea abies ; tinctorial, branches fruits tombés : brun jaune

Epine vinette ou berbéris berberis vulgaris, tinctoriale, jeunes pousses et racines à faire bouillir : Jaune berbérine

Eglantier ;

Eglantier rouge ; 

Erable de Montpellier ; Perche vendômois ;

Érable plane ;

Érable champêtre ;

Érable sycomore ; tinctorial, samares, écorce et feuilles

Fragon ; 

Framboisier ; 

Framboisier rubus idaeus ; tinctorial, feuilles séchées décoction aqueuse :  jaune

Frêne commun ; tinctorial, feuilles, écorces, samares

Fusain d’Europe ;

Fustet ; sumach cotinus coggyria,  cotinus, Rhus coriara, tinctorial, bois : jaune fisétine

Genévrier commun ; tinctorial, Jeunes rameaux, écorce et baies mûres.

Genêt à balais ; tinctorial

Genet genista tinctoria ; tinctorial, jeunes pousses séchées hacher et faire bouillir : jaune génistéine

Genêt à balai ; sazroyhamnus scoparius ; tinctorial, jeunes pousses décoction aqueuse :  jaune

Groseillier à maquereau ; 

Groseillier rouge ; 

Gui ;

Hêtre ; tinctorial, feuilles et écorce

Hêtre tortillard,

Houblon ;

Houx,

Lierre ;

Lierre grimpant ; hedera helix ; tinctorial, baies noires :  vert jaune

Liseron des haies ; 

Mahonia à feuilles de houx ; tinctorial, racines, bois rameaux feuillus, baies

Marronnier commun ; tinctorial, bogues, écorce et rameaux feuilles séchées :  jaune/brun

Mélèze d’Europe ;

Mélèze ; larix pinus larix larix decidua ; tinctorial, aiguilles brunes tombées : jaunâtre

Myrtillier sauvage ; tinctorial, baies

Myrtille ou airelle vaccinium myrtillus ; tinctoriale , feuilles et pousses baies décoction aqueuse : jaune (bleu)

Néflier ;

Noisetier ;

Noisetier, corylus aveliana ; tinctorial, Feuilles séchées : jaune

Nerprun purgatif ; tinctorial

Nerprun ou épine de cerf ou bourguépine rhamnus cathartica baies vertes séchées tremper et bouillir : jaune rhamnétol

Noyer commun ; tinctorial, brous et feuilles

Noyer ; regia ; tinctorial, écorces feuilles séchées : vert reseda

Orme champêtre ;

Pin sylvestre ;

Pin parasol ;

Pin maritime ;

Pin noir d’Autriche ;

Peuplier blanc ;

Peuplier blanc ital. Populux alba et nigra ; tinctorial , feuillage frais ou séché ou écorce décoction aqueuse : jaune/brun

Peuplier grisard ;

Peuplier noir ;

Platane hybride ;

Poirier sauvage ; 

Pommier sauvage domestique et sauvage ; tinctorial, feuilles et écorce

Pommier ; tinctorial, écorce décoction aqueuse :  jaune

Poirier ; tinctorial, écorce décoction aqueuse :  jaune

 

Prunellier ; tinctorial, écorce et drupes dont

Prunellier prunus spinosa ; tinctorial, écorce fruits à tremper et bouillir : brun bleu

Prunier ; prunus domestica ; tinctorial, écorce :  brun jaune

 

Robinier faux acacia ; tinctorial, bois et jeunes rameaux

Raisin d’Amérique ; tinctorial, fruits mûrs

Raisin d’Amérique phytolacca americana ; tinctorial, baies mures presser à froid : bordeaux

 

Ronce bleuâtre ; 

Ronce des bois ; tinctoriale, baies, feuilles et tiges

Ronce mûrier sauvage rubus fructicosus ; tinctoriale, bourgeons feuilles racines décoction aqueuse :  brun (bleu)

Ronce à feuilles d’orme ;

Rosier des champs ;

 

Sapin de l’Aigle ; abies alba pectinata ;

Sapin abies alba ; tinctorial , écorce séchée : brun 

Sapin de Douglas ;

Saule ; salix pentandra ; tinctorial, feuilles bouillies avec potasse : jaune

Saule blanc ;

Saule fragile ; 

Saule cendré ; 

Saule marsault caprea ; tinctorial, écorce jeunes rameaux, feuilles, déchets d’écorçage pour la vannerie ;

Saule roux ; purpurea ou osier pourpre ; tinctorial, écorce jeunes rameaux, feuilles, déchets d’écorçage pour la vannerie

Saule à trois étamines ;

Saule des vanniers viminalis ; tinctorial, écorce jeunes rameaux, feuilles, déchets d’écorçage pour la vannerie

Saule à oreillettes ;

Sequoiadendron giganteum ;   

Sorbier des oiseleurs ;

Sorbier camier ; sorbus aucuparia ; tinctorial,  écorce ; décoction aqueuse : brun

Sumac Typhina (de Virginie),

Sureau noir ; tinctorial, baies mures

Sureau sambucus ; tinctorial, baies feuilles écorce extrait aqueux : violet bleu jaune

Sureau rouge ; 

Sureau yèble ; tinctoriale, baies mures

Symphorine blanche ;  

Symphorine commune ou blanche, symphoricarpos albus ; tinctoriale, baies mures décoction aqueuse : jaune

Tamaris Gallica ; tinctorial, rameaux feuillusTamier commun ; 

Tremble ;

Tremble ; populus tremula ; tinctorial, feuillage séché décoction aqueuse verdâtre

Troène ; tinctorial, baies mures, écorce, feuilles et rameaux

Troène ; ligustrum vulgare ; tinctorial, feuilles baies extraire à froid : jaune

Tilleul à grandes feuilles ;

Tilleul à petites feuilles ;

Tilleul commun ;

Tulipier de Virginie ;

Viorne obier ;

Viorne lantane : tinctoriale, « Quant aux feuilles seules, elles étaient usitées en lotions dont l'effet consistait à empêcher la chute des cheveux et surtout à colorer ces derniers en noir.[1] »

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Publié le 19 Avril 2026

 

 

 Avertissement  : reproduction interdite sans l’accord des auteurs cités

 

Préambule

Qui pourrait de nos jours réduire, résumer et contenir le Perche à l’occupation des Celtes ligures et libères, des Gaulois[1] Carnutes, Esuviens et Cénomans[2], puis à la création de plusieurs Comtés, mais aussi à l’emblématique cheval percheron, aux manoirs et habitats aux enduits[3] de façade aux couleurs « ocre jaune clair », à ses bois et forêts, à ses rivières qui le traversent ou bien le borde :  l’Huisne, le Loir, l’Eure, l’Avre, la Sarthe, la Braye… ?

Le(s) Perche (s) est (sont) multiple(s), pluriel(s) à l’image d’une vaste mosaïque de paysages façonnés par l’homme depuis le néolithique qui a dressé en cette contrée pierres[4] dressées-menhirs[5],  monolithes ou dolmens à Boissy-Maugis à Saint-Cyr-la-Rosière à La Pierre Cochée[6] .

Le territoire que l’on nomme aujourd’hui Perche se situe à l’extrémité Est des collines du Grand Ouest s'inclinant par des marches vers les grandes plaines orientales de la Beauce, de l’Eure, de l’Orléanais et les campagnes ondulées du Maine et du pays d’Alençon.
Véritable pays de cocagne, terre sylvicole et bocagère, le Perche s’avère être aussi un véritable château de dispersion des eaux. De ces collines, de nombreuses rivières sillonnent les deux bassins versants de la Seine et de la Loire.
Le(s) Perche(s) est un territoire où alternent massifs forestiers, bois, marais, vallées, landes, prairies et cultures juchées sur une multitude de « tertres-collines » ou de paysages vallonnés.  

Notre immersion dans le Perche ornais, eurélien, vendômois et sarthois nous a rapproché de ce territoire et de son environnement naturel avec ses paysages bucoliques qui, à travers les âges, ont évolué comme l’environnement naturel, comme les idées, comme ses contours historiques, comme les percherons eux-mêmes et leurs modes de vie que nous interrogeons aujourd’hui dans l’exposition artistique « Œuvres d’Arbres » 2026 à Saint-Cyr-la-Rosière.[7] 

Notre exposition artistique sera vue par conséquent par le prisme de l’arbre omniprésent dans le Perche et par la pomme qui honore ce territoire par son appellation AOC cidre du Perche.

[Collectif Corblin-Levaillant, 2026]
 

Jean-Marc Baché suite à ces récentes recherches menées depuis 5 années nous rappelle que le Perche s’est construit progressivement depuis l’occupation de Saint-Avit venu vivre sa foi en ermite dans ce que l’on a désigné pour la première fois « le Perche » au 6e siècle.

« Après nous avoir donné l'exemple de l'humilité par son refus des honneurs et d'une vie très pieuse en se retirant dans le désert (même s'il est vert) pour prier, saint Avit meurt vers 530.[8] »

Il nous a semblé judicieux de rapporter ici le propos de Jean Marc Baché, historien et docteur en archéologie qui nous propose la synthèse des origines du Perche, ce qui vient bousculer la vision du Perche et bousculer les idées reçues jusqu’alors admises depuis le 19e siècle.

Si les figures des Saint-Avit, Saint Lubin, Saint Laumer… ont construit le narratif du Perche depuis Charlemagne et depuis les premiers comtes du Perche ont peut constater que le Perche a connu une progression en cinq étapes  comm" le signale J.M.Baché.

Si on peut constater aujourd’hui que le Perche n’a plus d’existence administrative propre depuis la Révolution française et même si les limites des diocèses ont évolué, surtout depuis la Révolution française, les percherons le repensent différemment surtout depuis la fin des années 1980.

Après que ses lettres de noblesse aient été apportées par Avit puis par le Clergé , les comtes et la province du Perche, c’est par son patrimoine architectural, paysager, agricole et cidricole qu’il est de nouveau sous les projecteurs, en France, renforcé depuis l’épisode de la Covid 19 où la France entière a redécouvert sa forte identité et un lieu de repli inédit, après qu’Alain l’ait réaffirmé en citant : « je ne suis pas normand, je suis percheron ».

Le Parc Naturel Régional du Perche intègr le Perche ornais  eurélien, vendômois et demain  probablement sarthois. Il  a une existence administrative souple et en évolution selon l’adhésion des communes y adhérant progressivement depuis sa création.

Selon une Instruction du ministre de la Culture et de la Communication :  « Un écomusée est une institution culturelle assurant, d'une manière permanente, sur un territoire donné, avec la participation de la population, les fonctions de recherche, conservation, présentation, mise en valeur d'un ensemble de biens naturels et culturels, représentatifs d'un milieu et des modes de vie qui s'y succèdent. »  a pour objet la collecte, la conservation, l’étude et la présentation au public du patrimoine matériel et immatériel du Perche, territoire ayant une entité géographique et identitaire qui s’est caractérisée au cours de l’histoire.[9] »

L’activité cidricole à son âge d’or - de l’après la Révolution française à la fin de la Seconde Guerre Mondiale » a contribué à une identité paysagère que seuls nos anciens peuvent encore en témoigner avec comme support objectif et indéniable les vues aériennes des années 1950 publiées par IGN France qui soulignent que la limite nord -ouest est restée souple à la limite de partages des eaux avec la Normandie au niveau de la rivière Risle, Iton, Avre et Sarthe.

Vous découvrirez ainsi ce qu'est à nos yeux le Perche vendômois, sarthois, ornais et eurélien esquissés par René Musset en  1919 dont les contours  ont varié avec le temps  qu'il est de bon aloi  de signaler tout  comme  les recherches de Philippe Siguret  et  les plus récentes de Jean-Marc Baché  dont nous avons souhaité  citer,  en préambule, sa synthèse   à propos des origines du Perche.

« L'idée générale qu'il faut retenir, est qu'il faut se débarrasser du mythe largement répandu concernant le Perche selon lequel le Perche serait une région naturelle correspondant à une forêt immémoriale, la Silva Pertica, qui aurait été une contrée déserte vide de population. (Vastas solitudines) Au contraire, il faut lui substituer l'idée que c'est une construction littéraire et historique progressive en plusieurs étapes et que, depuis le néolithique, il était habité par des foyers de population stables qui ont grossi ou régressé en fonction des crises politiques, sanitaires ou sociales, mais qui ont toujours été présentes dans le Perche. Les différentes étapes de la création du Perche : Nous avons un premier Perche autour du monastère de Saint-Avit,  situé par Grégoire de Tours près de Mondoubleau en pays chartrain, qui devient célèbre par la littérature hagiographique et érémitique produite au IXᵉ siècle à Micy près de Tours et qui produit les vies des saints très diffusées au Moyen Âge. On distingue ensuite un deuxième Perche qui signe une extension de la notion de forêt du Perche vers le nord au XI siècle autour de Nogent sur la rive de l’Huisne occupée par le monastère St-Denis et dans la forêt de Senonches, toujours grâce à la littérature hagiographique mais ici concernant saint Lomer qui s’établit à Belhomert puis à Corbion (futur Moutier-au-Perche). Il y a un troisième Perche qui correspond à la fusion politique réalisée par la dynastie des Rotrou entre les seigneuries de Nogent, qui sont dites dans le Perche, et le comté de Mortagne en pays hiémois avec la création du comté du Perche (vers 1090-1100), donc à la fin du XI siècle. L'adjonction de la seigneurie de Bellême après 1126 aboutit à la formation du comté du Perche que l’on connait . Et enfin il faut citer l'existence d'un Perche ecclésiastique qui n’a jamais fait partie du comté du Perche, au nord-ouest du diocèse de Chartres, créé comme une ligne de défense établie par les évêques de Chartres contre les Vikings et dépendant de la baronnie de Pontgouin, comme la Loupe, Marchainville et Longny. » [Jean-Marc Baché, mars 2026]

Jean Marc Baché est docteur en archéologie et doctorant en anthropologie religieuse. Jean Marc Baché vit et travaille dans le Perche.

 

Notre abécédaire cite  notamment Alain ; Bernardin de Saint-Pierre ; Belleau ; Béguin ; Bourdu ; Baché ; ; Chateaubriand ; Cendres ;  Cussinet ;  De Montaiglon ; Duval ; Herriot ; Flaubert ; Guerrini ;  Gohory ; Hugo ; Jean Pelatan ; Massiot ; Millet ; Mirbeau ; Mirouvel ; Moinet ; Mansion ; Musset [...] à  Pitou ;  Proust ; Roger Martin du Gard ; Rossard ; Ronsard ; Sainte Beuve ; Saint Simon ; Young ; Wace au 12e siècle) ; Zola. »

Le Collectif Corblin-Levaillant, 2026

 

[1] Carte de la Gaule Romaine en grand format par Jan Janszoon -  In : https://www.cartesfrance.fr/cartes/histoire/carte-gaule-romaine-1657-grand-format.jpg

[2] In : Titre :  [Carte de la Gaule romaine / Anville, Jean-Baptiste d' (1697-1782). Cartographe

Date d'édition :  17.. Sujet :  Gaule in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b53009174c

[4] In : https://fr.wikipedia.org/wiki/Sites_m%C3%A9galithiques_de_l%27Orne

[7] In ; Abécédaire du Perche chapitre 5, corpus textuel de l’exposition « Œuvres d’Arbres » 2026 – Ecomusée du Perche à  St Cyr-la-Rosière

Le Perche ornais selon la Région Normandie (1994)

Nous avons intérrogé la Région Normandie à propros du Perche ornais. Les services de la Région nous ont répondu ceci.

 

"Après analyse, il apparaît que l’expression « Perche ornais » ne repose pas sur un fondement historique ancien ni sur une reconnaissance officielle en tant qu’entité géographique ou administrative distincte. Le Perche constitue en effet une région naturelle et historique dont les contours ont évolué au fil du temps, notamment à la suite des découpages administratifs issus de la Révolution française, répartissant son territoire sur plusieurs départements (Orne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Sarthe) et plusieurs régions.
Dans ce contexte, l’usage de l’expression « Perche ornais » s’est développé de manière pragmatique et contemporaine, afin de désigner la partie du Perche située dans le département de l’Orne. Il s’agit donc d’une appellation fonctionnelle, permettant de distinguer les différentes portions territoriales du Perche selon leur appartenance administrative actuelle, à l’instar des termes « Perche eurélien », « Perche sarthois » ou « Perche vendômois ».
Cet usage est notamment répandu dans les pratiques des acteurs locaux, des collectivités territoriales et des structures de coopération (telles que les anciens Pays, les PETR, les PNR), principalement à des fins de localisation, de gestion territoriale ou de communication. Il peut également revêtir, dans certains contextes, une dimension politique ou institutionnelle.
En revanche, aucune date précise de création de cette appellation ne peut être identifiée à ce stade. Son émergence semble progressive et liée aux évolutions récentes des organisations territoriales et des usages administratifs.

Ainsi, pour les acteurs normands, l’expression « Perche ornais » renvoie avant tout à une réalité géographique contemporaine, correspondant à la partie du Perche située dans l’Orne, sans préjuger d’une définition historique unifiée du Perche, laquelle demeure plurielle selon les approches (historique, culturelle, géographique ou encore économique, comme en témoigne par exemple l’aire de production du cidre AOC du Perche)." [Direction culture et patrimoine de la Région Normandie, mai 2026]

 

Une thèse de 1992  énonce le Perche ornais :

Le Perche Ornais : de la région homogène à l'émergence de pays

Auteur / Autrice : Pascale Gouin-Lévêque ; Direction : Jean-René Bertrand ; Thèse de doctorat ; Géographie ; Date : Soutenance en 1992 ; Etablissement(s) : Le Mans

« Un pays verdoyant ou domine une societe agricole à l'ecart des grands axes de circulation, tel est le cliche traditionnel que l'on attribue volontiers a la region du perche. Le cadre geographique de cette recherche est donc une aire rurale. Ici la disparite des communes semble traduire l'inegale empreinte de l'industrie. En s'interessant à la vie sociale, on considere les pratiques des individus et de l'ensemble de la societe percheronne. L'analyse rend compte de l'espace geographique dans lequel se deroulent ces pratiques sociales. Il s'agit donc de comprendre l'organisation territoriale, ''l'appropriation'' de l'espace par les divers acteurs du perche ornais. Il est alors plus aisé de distinguer des microsocietes locales par le biais de l'organisation sociale. C'est une approche globale des relations de la societe à son espace. »

in : http://theses.fr/1992LEMA0003
et  http://www.persee.fr/doc/noroi_0029-182x_1999_num_181_1_6924
 

 

Le Perche sarthois selon la Fédération des amis du Perche (1990)

C'est une structure créée en 1990 dans le but de faire connaître et sauvegarder le Perche à travers ses richesses architecturales et paysagères, par le biais également d’une activité de publication. 

Dans un article publié le  14 mai 2010, Alain Morin, membre des Amis du Perche depuis 1970  raconte ce Perche Sarthois :

« Le Perche sarthois, historiquement, se cantonne à quelques communes que l’on dit ressortissantes. On entend par cette formule le fait que celles-ci, sous l’Ancien Régime, suivaient les coutumes du Perche. Cela tient au fait que les comtes du Perche, au Moyen-âge, dans la période où ils cherchaient à étendre leur territoire et leur influence, ont souhaité implanter leurs prérogatives dans ce qui est devenu plus tard le département de la Sarthe. Dollon en est un exemple, au même titre que Saint-Jean-des-échelles. Montmirail est aussi considérée comme une commune du Grand Perche. Par contre, il faut savoir que La Ferté-Bernard n’est pas une commune percheronne. On peut l’appeler à la limite commune des portes du Perche », explique Alain Morin, interrogé jeudi sur l’identité du Perche sarthois, dont le siège du Pays d’art et d’histoire se situe pourtant à La Ferté-Bernard.»

Identité percheronne et terre sarthoiseIdentité percheronne et terre sarthoise - In : https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/identite-percheronne-et-terre-sarthoise_5691491.html

 

La DREAL a édité une fiche Livret LEADER A4 170517_v2 - DREAL Pays de la Loire le 24 avril 2017 : 

«Labellisé Pays d'art et d'histoire depuis 1998, le Pays du Perche Sarthois a été labellisé Pays d'art et d'histoire depuis 1998. Situé au nord-est du département de la Sarthe, ce territoire rural, traditionnellement d'élévage dans sa partie nord et de polyculture autour du plateau calaisien, la vallée de l'Huisne concentre une partir importante des entreprises et industries et des habitants du territoire. »

In : https://www.pays-de-la-loire.developpement-durable.gouv.fr/IMG/pdf/livret_leader_a4_170517_reduit.pdf

Le Perche sarthois et le Pays d'art et d'histoire du Perche Sarthois

 

Nous avons interrogé le Pays d'art et d'histoire du Perche Sarthois à propos du Perche sarthois.

Voici la réponse de  Sylvie Lemercier, Animatrice de l'Architecture et du Patrimoine, Pays d'art et d'histoire du Perche Sarthois,

 

Selon vous, qui a présidé à la création d'un perche sarthois jadis situé sous l'Ancien Régime dans le Maine?

« C'est assez compliqué car il s'agit d'un terme utilisé anciennement par certains historiens et géographes mais la délimitation diffère souvent entre eux et ne correspond pas au Perche Sarthois "politique" créé en 1995 et dont les limites ont changé à plusieurs reprises entre temps. »


Selon vous, qui est à l'origine de cette initiative?

 

« Le Perche Sarthois est né d'une volonté départementale de structurer le territoire sarthois en "pays touristiques", dans la perspective de développer les coopérations intercommunales, d'où l'appellation première du Syndicat mixte de développement touristique et culturel du Perche Sarthois en 1995. Il a été présidé presque sans interruption de sa création à 2020 par Philippe Galland, maire-adjoint de La Ferté-Bernard à l'époque. »

 

 

Le Perche sarthois et la Région Pays de la Loire

 

Suite à notre sollicitation, c'est M. Julien BOUREAU, Directeur adjoint de la culture, du sport et du patrimoine, Chef du service Patrimoine, Direction Culture, Sport et Patrimoine, Région Pays de la  Loire qui nous répond :

« La démarche de votre collectif, croisant botanique, arts plastiques et mémoire des territoires, résonne tout particulièrement avec l'engagement de longue date de la Région Pays de la Loire en faveur de la connaissance et de la valorisation du Perche sarthois.

 

En effet, ce territoire occupe une place pionnière dans l'histoire de l'inventaire du patrimoine régional : le canton du Perche sarthois fut le premier canton inventorié de la Région, avec une publication dès 1983. Cette démarche fondatrice a contribué à faire émerger localement une véritable prise de conscience patrimoniale, qui a conduit à la labellisation Pays d'art et d'Histoire en 1998.

 

Depuis lors, la Région n'a eu de cesse d'accompagner et d'approfondir cette dynamique. Des opérations d'inventaire du patrimoine ont été menées, soit directement par la Région — comme pour le canton de Montmirail, dont la publication date de 2012 — soit dans le cadre d'un partenariat de près de 20 ans avec le Perche sarthois, ayant permis l'inventaire du canton de Bonnétable, des bourgs du Perche sarthois, ainsi que de la vallée de la Braye. Ces travaux trouvent aujourd'hui un prolongement dans l'exposition itinérante "Ô mon bourg !", actuellement en cours de diffusion. La Région conduit également des études thématiques portant sur ce secteur, à l'image de l'étude consacrée à la peinture religieuse de chevalet en Pays de la Loire.

En parallèle, elle soutient concrètement la restauration et la mise en valeur du patrimoine local, comme en témoignent deux exemples récents : la restauration des jardins de l'abbaye de Tuffé et celle de l'église de Sceaux-sur-Huisne.

 

Plus largement, la Région s'attache à soutenir et diffuser les initiatives locales en matière de restauration et de valorisation du patrimoine. »

 

(en construction)

 

Les Perches du Loir-et Cher selon la DREAL Centre Val de Loire

La DREAL distingue deux Perches en Loir-et Cher

«1/ Le Perche Gouët - Situation
Le Perche Gouët anime de ses collines l'extrémité nord du Loir-et-Cher, couvrant environ un quinzième de sa superficie. Au-delà des limites départementales, il s'étend plus largement jusqu'à Nogent-le-Rotrou dans l'Eureet-Loir et pour partie dans la Sarthe.
Bordé à l'est par la Beauce (et le Dunois), au nord et à l'ouest par le Maine et le Perche (ou Grand Perche) et au sud par le Vendômois, le Perche Gouët (ou Petit Perche) tire son nom de Guillaume Gouët, seigneur de Montmirail, d'Authon et de La Bazoche qui, le premier, a donné une certaine unité au pays. Historiquement, il était délimité par le Loir au sud. Aujourd'hui il est relayé vers le Loir par le Perche Vendômois à partir de l'axe
formé par les communes de Sargé-sur-Braye, Epuisay et Villebout. »

 

«2/ Le Perche Vendômois - Situation Le Perche Vendômois est largement tourné vers le Loir et sa capitale, Vendôme. Il correspond à une nuance particulière du Perche à sa marge méridionale, marqué par un relief moins chahuté que dans le Perche Gouët, et influencé par le Loir dont les affluents tracent de profonds sillons creusés en vallées. Il correspond, comme le Perche Gouët, à un quinzième environ du département, allongé sur une cinquantaine de kilomètres en accompagnement de la rive droite du Loir à travers le Loir-et-Cher.»

 

Les Perches de l'Eure-et-Loir selon la DREAL Centre Val de Loire

Le Perche en continuité du Perche ornais

le Perche Gouët en continuité du Perche Gouët du Loir-et-Cher

(à développer)

Consulter cette source : https://caue28.org/centre-de-ressources/le-guide-des-paysages-deure-et-loir/

 

Le Perche  eurélien semble être né en 2013 

Quand France 2 parle du Perche eurélien
La chaîne de télévision France 2 a consacré un reportage sur le Perche eurélien et notamment Senonches.

In : https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/quand-france-2-parle-du-perche-eurelien_6112072.html

 

A paraître sur ce même média à partir du 1er juillet l'histoire de fruits de pressoir du Perche et la cartographie du Perche en 64 cartes.

Au 1er septembre suivront d'autres publications  à propos de notre inven[terre] sols et humus du Perche ; notre sélection des arbres remarquables et vénérables du Perche ; la toponymie ancienne du Perche sous l'Ancien Régime ; les plantes et arbres au pouvoir tinctorial du Perche ; Toponymie des Arbres dans : Lieux dits ; Bois ; Forêt - dans le Perche 

Et au 17 septembre la liste des oeuvres exposées et le livret du visiteur jusqu'au 29 novembre 2026 à l'Ecomusée du Perche à Saint-Cy-la-Rosière.

Remerciements 

Actu.fr/normandie, Mortagne-au-Perche

Almagro A., écrivain

Archives départementales de l’Orne, de la Sarthe, de l’Eure-et-Loir et du Loir-et-Cher et du Calvados.

Archives Nationales - BNF

Audigier Georges, poète

Association des chemins du Mont Saint-Michel

Association Orléanaise Guillaume Budé

Association Cormier Sorbus domestica 

Association des Croqueurs de Pommes, des collines du Perche

Association des Croqueurs de Pommes

Baché Jean-Marc, docteur en archéologie, conférencier

Béguin Monique, écrivaine

Belleau Rémy, poète

Bellay (du) Joachim, poète

Bern Stéphane, homme de télévision, auteur,  et passionné  par les Patrimoine français

Bernardin de Saint-Pierre, écrivain, naturaliste

Blay Frédéric, poète

Boucher Agnès, autrice

Boullard Bernard, pédiologue, botaniste, écrivain

Bourdu Robert, botaniste, écrivain, fondateur de A.R.B.R.E.S.

Boureau Juilen, Région Pays de la Loire

Bouvier-Krokos Monique, Association Catherine Paysan

Bril Jacques, écrivain

Brou Tourisme

Bry de la Clergerie G., historien

Brosse Jacques, historien, botaniste

Cahiers Percherons, revue

Capron Noël, botaniste

Cavoleau J. A., auteur

Cendres Julien, écrivain

Chateaubriand, écrivain

Claudon Francis, auteur

Conseil Départemental de la Sarthe

Conseil Départemental de l’Eure-et-Loir

Cote des documents originaux conservés, Centre historique des Archives nationales à Paris

Cussinet Anne, autrice

Delassalle Paul, écrivain, historien

Duval Louis, historien

Ecomusée de La Bintinais - Bretagne

Ecomusée du Perche - St-Cyr-la-Rosière

Editions  la Mésange Bleue

Evette Jean-Baptiste, poète, auteur

Fédération des Amis du Perche, association

Ferme-Arbre-Perche

Flaubert Gustave, écrivain

 Fontaine Annie

Gide André, écrivain

Guerrini Antoinette, écrivaine

Herriot Edouard, Président

Hinzelin Emile, auteur

Hourcade Philippe, auteur

Hugo Victor, écrivain, dramaturge, poète

Inventaire forestier-IGN

Lacoste Francis, Université de Jendouba 

La Revue normande et Percheronne

La Revue normande et percheronne illustrée

La revue Pays du Perche, n°16 Hors-Série

La voie royale de la Généralité d’Alençon passant par Bellême (Bellesme)

La voie royale de la Généralité d’Alençon passant par Verneuil-au-Perche et Mortagne-au-Perche, à partir de Chennebrun

La voie royale de la Généralité d’Orléans passant par Vendôme

Lemercier Sylvie du Perche sarthois

Le Perche sarthois Tourisme

Le Petit Vendômois, média

Le Perche pittoresque, guide illustré

Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche

Levaillant Pascal, artiste auteur botaniste plasticien botaniste

Lycéens du Lycée Rémi Belleau

Longcamp de Sophie, écrivaine

Martin du Gard Roger, écrivain, Prix Nobel

Marzy André, écrivain

Massiot M.G., auteur

Maison de la botanique, Boursay

Mansion Dominique, sculpteur, aquarelliste, ethnobotaniste

Michel, François

Millet Stanislas, auteur

Mirbeau, écrivain

Mirouvel, auteur

Moinet Evelyne, ethnobotaniste, écrivaine

Montaiglon de Anatole, écrivain

Musset René, historien et géographe

Ouest-France, journal

Parc naturel régional du Perche

Parc-naturel-Normandie-Maine

Pelatan Jean, écrivain

Pesche Julien Remy, historien

Pitou Charles, poète

Pomologie.com

Proust Marcel, écrivain

Prévost, Jean-Pierre, écrivain

Provost Michel, écrivain

Romanet Olivier de, historien

Ronsard Pierre de, poète

Rossard de Mainville, auteur

Salinesi Pierre-Jean

Sarthe Tourisme

Sainte Beuve Charles-Augustin, écrivain

Saint-Simon, écrivain, biographe

S.E.P.E.N.E.S., Société d'Etude et de Protection de l'Environnement Nord et Est Sarthe

Souancé de Jean-Jérôme, écrivain

Touyre Patricia, pédiologue, écrivaine

Trudaine père & fils, cartographe

Vallée Christian, photographe

Varende de Jean, écrivain

Verlin Jacques, poète

Vigneron Jacques, arboriculteur

Young Arthur, agronome

Wace Robert, auteur

Zola Emile, écrivain

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Cartographie du Perche "A chacun son Perche" © Collectif Corblin-Levaillant 2026

Regards croisés de normands et de percherons

 

 

A chacun son Perche !

 

Notre intérêt pour le Perche depuis 2019 nous amène à penser qu’aujourd’hui encore le Perche se trouve dans la même problématique que jadis, qu’il apparait convoité de toute part et en quête d’identité propre.

Une certitude réside dans le fait que depuis la Révolution française le Perche historique de l’ancien régime s’est trouvé réparti dans quatre départements dont  l’Eure-et-Loir, l’Orne,  la Sarthe et le Loir-et-Cher. Le Perche est l’endroit où la Sarthe, l’Huisne, l’Eure ou encore l’Avre prennent leur source. Le Perche se trouve également enchâssé dans trois régions que sont la Normandie, les Pays de Loire et du Centre Val de Loire.

 

A chacun son Perche !

 

Or, à bien examiner une carte de France vierge, le Perche semble se situer au milieu de nulle part et au milieu de tout ou au carrefour de tout.

Cherchant une identité propre à laquelle les habitants de cette contrée tiennent beaucoup, certains préfèrent l’associer à cette formule « un Perche, des Perches ».  Ainsi aujourd’hui ses contours restent autant discutables qu’ assumés.

Nous verrons qu’il existe un Perche Parc Naturel Régional du Perche qui dépend administrativement  des communes s’y regroupant ; un Perche cidricole qui dépend administrativement des communes délimitées dans un aire géographique précise de l’AOP cidre du Perche ; un Perche sylvoécorégion qui dépend d’une aire d’exploitation et de gestion de l’inventaire forestier IGN ; un Perche touristique regroupant  des communautés de communes du Perche sarthois, ornais, vendômois et d’Eure et Loir ; un Perche dite région naturelle  qui regroupe différents éléments de lecture au plan historique, géographique, géologique… ; un Perche patrimonial et architectural se référant aux matériaux des habitats ; un Perche historique enchâssé durant 8 siècles  entre Beauce Normandie, Orléanais et Maine ; un Perche imaginaire des écrivains, des auteurs ; un Perche botanique qui recense des essences en cohérence d’un territoire ; un Perche toponymique… que savons-nous encore !

Ce pays vallonné développe également une activité agraire tournée vers la culture biologique et une activité sylvicole plus dense que ses voisines, la Beauce et la Normandie.

Le Perche est dans l’ensemble un paysage de collines, de forêts et de marais, de landes, de rivières composées de formations à silex parfois limoneuses, mais aussi par endroits sableuses ou, surtout, argileuses, d'où la prédominance des sols hydromorphes.

Depuis peu,  Jean-Marc Baché grâce à son expertise vient désacraliser le mythe de la Silva Pertica,  venant bousculer un certain nombre d’idées reçues, grâce à son étude[1] que les Cahiers Percherons ont relatée.

Le Perche un des remparts du Royaume de France au temps des Anglo-Normands

En réalité, depuis l’observation de Pline qui évoque ce territoire situé entre l’occupation de trois principaux peuples des Carnutes, des Esuviens et des Cenomans, il est aisé de comprendre ce territoire comme un espace d’échanges, de circulations.

Convoité, Il faut attendre Wace pour prendre conscience que ce territoire fut une ligne de frontière du fait de la convoitise Anglo-Normande, ce qui lui conféra une limite peu stable durant plusieurs siècles entre Moulins-la-Marche et Dreux.

Après la défaite des anglo-normands au 15e siècle,  la province du Perche (et ses Comtés) redessina ses contours. Le siècle post-Révolution française le redécoupa  administrativement.

Le Perche perdant son identité, dissolu dans trois nouvelles régions et dans quatre départements, continua de valoriser ses paysages et son architecture multi séculaire (en somme l'essentiel).

A la recherche d’un Perche perdu… !

C’est sans compter sur les auteurs et écrivains célèbres qui se sont penchés sur sa représentation comme Bernardin de Saint Pierre parcourant les sentiers au nord du Perche, sans jamais le nommer,  traversant l’Avre pour rejoindre la Trappe et pour ensuite filer vers Chennebrun ; comme Flaubert s’intéressant à l’abbaye de la Trappe ; comme Châteaubriand découvrant la Trappe[2] ; comme Mirbeau  s’inspirant de  Rémalard, comme Proust des  environs de Illiers-Combray[3], Méréglise, Montigny-le-Chartif, Saint-Eman ( source du Loir), citant La Vivonne[4]  autrement nommé pour certians Le Loir ou un de ses affluents… ; comme Victor Hugo se détournant de Nogent  ;  comme Saint Simon à la Ferté Vidame ; comme  Julien Cendres à la Perrière[5] ; comme Roger Martin du Gard  au Tertre de Savigny ; comme Gide visitant Roger à son endroit.[6]

A la fin du  19e siècle le chartiste Romanet[7]  dessina les premiers contours  géographiques d’un Perche qualifié récemment par Jean-Marc Baché  comme une adaptation d’une notion historique moins massive et plus évolutive en identifiant le mot Perche (vers 600) désignant une région boisée  se trouvant partagée entre le comte de Corbon ou de Mortagne, la baronnie de Chateauneuf-en Thymerais, le comté et l’Evêché de Chartres, la vicomté de Chateaudun et le comté de Vendôme ce qui fixa  des premiers contours au Nord, au Sud, à l’Ouest comme à l’Est.

Au 20e siècle ces contours furent à nouveau examinés avec intérêt par Jean Pelatan, autre géographe, sous un angle topographique qui lui fait dire que le Perche est soumis à des accidents successifs du relief autour de collines d’altitude sans pour autant affirmer qu’il s’agisse de « limites naturelles » dudit Perche qu’il considère comme un « pays et ses hommes ».

Jean Pelatan, le géographe prend sa plume[8] :

« Le caractère nouveau qui frappe le visiteur arrivant des plateaux découverts de Beauce ou de Basse-Normandie, des campagnes mancelles ou alençonnaises, est lié à des accidents successifs du relief : plateaux relativement élevés à l'est de Bellême, vaste courbe dessinée autour d'eux par l'Huisne que dominent sur sa rive droite une série de buttes boisées, puis un rebord en demi-cercle accusant les plus fortes altitudes du pays ; le plateau qui fait suite à ce rebord, couvert en surface par l'argile à silex, porte la frontière forestière qui sépare le Perche du centre du Bassin parisien.

En réalité, si la configuration topographique d'ensemble ne permet pas de parler de limites « naturelles » pour le Perche, le voyageur saisit, par mille détails sensibles, l'altération progressive des caractères propres aux pays qui le jouxtent ; et pourtant il s'avère bien difficile de tracer une ligne abstraite sur une carte... Les points retenus relèvent davantage de la nuance que de l'opposition bien tranchée ; en outre, l'étude « des limites invisibles », non matérialisées sur le terrain, est apparue également digne d'intérêt et même nécessaire pour une meilleure compréhension et, ultérieurement, pour un essai de définition de la région. »

« A l’ouest d’Illiers-Combray, Brou, Droué, un monde nouveau s’affirme donc à mesure que disparait le limon de Beauce et que l’argile à silex s’épaissit sur la craie. Vers les points culminants du plateau, l’observateur retrouve dans le paysage, un « air de famille » avec celui des confins du Thimerais et du Drouais : un terrain de plus en plus vallonné, de multiples rues parallèles bordés de saules nabots taillés en têtards, ou de peupliers ; les haies, d’abord simples ronciers, sont maintenant garnies de noisetiers et de chênes. Vers Authon, la Bazoche-Gouet, Droué, les haies, confinées jusque-là dans l’accompagnement des routes et des rus, isolent maintenant de vastes pièces de terre, deviennent plus hautes, plus épaisses, puis se recoupent, se dédoublent autour de parcelles ou de prés s’imposent lentement aux labours. A la Bazoche-Gouet, Arville, Mondoubleau, la transition est achevée […] Si le cours du Loir moyen, sépare assez nettement sur une carte à petite échelle la Beauce vendômoise, au sud, du bocage, le Perche ne commence qu’à plusieurs kilomètres au nord de Vendôme là où disparaissent les dernières vignes, à l’amont de vallées sèches en été, souvent encaissées d’une trentaine de mètres dans le plateau[…] là où se raréfient les noyers, là où se bombe le sol où sinuent les rus, malgré la platitude des interfluves légèrement inclinés vers le sud-Ouest.[…] A l’ouest, l’étendue champêtre et la nappe forestière se succèdent et s’interpénètrent : Lorsqu’on vient du Mans, le Perche commence où finissent les bois de pins établis sur les sables de la Turgalle et d’Auvours, où s’arrêtent les cultures maraichères alimentant la grande ville, où se rétrécit la vallée de l’Huisne ,, un kilomètre en amont de la Roche-Bernard ; les gens de Villaines-le-Gouais ou de La Bosse parlent du plat pays ou de la plaine pour distinguer les campagnes mancelles en contrebas de leurs finages vallonnés. Les forêts, dominant le plat pays, marquent ici le début des placages des sables du Perche et l’émergence des buttes d’argile à silex, séparées du plateau oriental par la vallée de l’Huisne : Pouvrai, Bonnétable, ancien massif forestier de Hallay, Vibraye. La « côte « de Vaunoise, régulièrement déroulée d’Origny-le-Roux à Saint-Cosme-en Vairais, offre un commandement de cinquante mètres, sur douze kilomètres face au pays de Mamers ; les riches plaines argileuses du Marollais et du Soasmois limitent à une bande étroite, un à deux kilomètres, la partie percheronne de la Sarthe du Nord et au sud de Mamers, jusqu’à la retombée septentrionale de Perseigne où réapparait un bocage assez serré. A nouveau, on retrouve les champs ouverts sur des calcaires du jurassique supérieur dans la « Marche », autour de Courtomer. La vallée de la haute Sarthe s’oppose, par sa planéité presque parfaite, aux pentes assez marquées qui jalonnent son cours supérieur et conduisent aux « monts » d’Amain (309 m) , marche verdoyante dont les flancs sont piquetés de villages établis au milieu de pacages aux haies plantureuses : Ferrières-la-Verrerie, Fay, Mahéru, Moulins-la-Marche, avec des vallons encaissés de 50 à 70 m mètres.[…] Plus nombreux que partout ailleurs, les bois soulignent les pentes et séparent le Perche du Merlerault et du pays d’Ouche, au sud de l’Aigle : buisson  de Mahéru, forêt de Moulins-la-Marche, bois des Genettes. […]. »

Quand la toponymie rejoint l’Histoire

Au 21esiècle, on peut penser qu’au début du siècle, les contours du Perche s’étendent au sud-ouest incluant désormais un « Perche Sarthois » qui fut jadis attaché administrativement et de fait à la Province du Maine jusqu’au nouveau découpage post Révolution française de même qu’un Perche Ornais s’est affirmé au regard des nouvelles et inédites limites administratives normandes.

Le Perche doit-il alors être vu que d’un point de vue sylvicole, historique, géographique, topographique… ?

L’examen de la toponymie offre de nouvelles perspectives et de nouvelles indications tangibles délivrées par le Comité[9] des travaux historiques et scientifiques, Institut rattaché à l’École nationale des chartes qui permettent de repérer l’étendue des traces toponymiques associées au Perche.

Pour le Perche.

« Le Dictionnaire topographique de la France recense les noms de lieux attestés sur le territoire français ainsi que les formes anciennes (latines et autres) qu'ils ont déclarées au cours des siècles. Il réunit en une base de données unique l'ensemble des dictionnaires départementaux publiés depuis le XIXe siècle ou demeurés inédits.[10] »

La Sarthe : le nom propre associé à Perche est signalé dans le département de la Sarthe à Breil-sur-Mérize dans le canton de Montfort-le-Gesnois ; à Beillé dans le canton de Tuffé ; à Vibraye et Dollon dans le canton de Vibraye ; à Yvré-l'Évêque dans le canton du Mans-Est-Campagne ; à Volnay dans le canton de Bouloire ; à Saint-Christophe-en-Champagne dans le canton de Brûlon ; à Épineu-le-Chevreuil dans le canton de Loué ;     à Connerré dans le canton de Montfort-le-Gesnois ; à   Marigné-Laillé dans le canton d’Écommoy (11e siècle) ; et plus étonnant encore Remèdes dans le canton de Conlie.

Les autres noms propres « Perche » couvre :

l’Eure et Loir : Authon (Saint-André d'Authon-au-Perche (1736)), Puisaye (Benêtre), Champrond-en-Perchet, Coudray-au-Perche, Croix-du-Perche, Illiers-Combray (Fontenay-au-Perche), Louvilliers-lès-Perche (Louvillier-au-Perche (1736), Digny (Menainville - Monneville-au-Perche (1409)) , Mézières-au-Perche (Maceriæ-in-Pertico (1626)), Saint-Yrieix-la-Perche (dans la Haute Vienne), Thiron-Gardais (1383), Trizay-Coutretot-Saint-Serge (1736), Unverre (1678), Verneuil-sur-Avre (Verneuil-lez-Perche (1467)), Langey Langers-au-Perche (1673) :  source Dicotopo CHTS

et Igny au Perche (1782)/ Digny ; Luigné au Perche (1782) source : Dictionnaire des Postes 1754 et 1782 

Le Loir et Cher : Chauvigny-du-Perche, Gault-Perche (fin 15e siècle), Perche-Gouet (le) ou le-Petit-Perche (1241), Romilly (Reuhan au Perche (13e siècle)), Ruan-sur-Egvonne (13e siècle), Saint-Avit (vers 1270) canton de Mondoubleau :

l’Orne : le CHTS ne cite aucun nom propre associé à Perche : cela tient au fait qu’aucune étude[11] n’ait été faite à ce jour.

« Le Perche. Le Perche est un petit pays situé entre le Pays chartrain et le Maine. Petite province avant la Révolution, il a été partagé en 1790 entre les récents départements de l’Orne et de l’Eure-et-Loir. Aujourd’hui le Perche s’étend également sur le nord du Loir-et-Cher et l’extrême nord de la Sarthe, « car ces régions ont été comprises dans la zone d’actions de la puissante Société hippique percheronne de France par l’inscription des poulains au stud-book »1. Cet éclatement a été encore accentué par la création des régions: l’Orne appartient à la Basse-Normandie, la Sarthe à la région Pays-de-la-Loire, l’Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher à la région Centre.

Malgré cela le pays conserve une forte identité, résumée ainsi par Alain, né à Mortagne (Orne) : « Je suis Percheron, c’est-à-dire autre que Normand ». Cette unité est due notamment2 à son relief de colli¬ nes, de vallées et de rivières, à ses forêts, son bocage, à son habitat, au cheval percheron, unité reconnue depuis 1998 par la création du Parc naturel régional du Perche, qui regroupe cent dix-huit communes et s’étend sur l’Orne et l’Eure-et-Loir.[12] »

Marie-Rose Simoni-Aurembou, 2007

Cependant la ville de Mortagne, Longny ou Logny (Longny au Perche en 1782), Tourouvre, Préaux … sont associées au nom propre Perche depuis le 18e siècle[13], tous bourg et bureaux de Poste de la province du Perche au mitan du 18e siècle sauf Neuilly au Perche, paroisse limitrophe avec l’Eure-et-loir.

Le Perche c’est aussi l’omniprésence de l’arbre et de l’arbre fruitier dont le pommier qui a unifié le paysage du Perche grâce à ses alignements de pommiers complantés dans les pariries (pré-vergers) et dans les labours

de Mahéru à Louvilliers au Nord ;

de Louvilliers à Fréteval à l'Est ;

de Fréteval à  Saint Vincent du Lorouër à Sud ;

de Saint-Vincent de Lorouër à Mahéru à l'Ouest

Figure emblématique du Perche, l’arbre se mue en véritable signe de ralliement pour préparer les années à venir, contribuer à atténuer le changement climatique et s’adapter à ses effets. Tout en contribuant à la captation et au stockage de carbone, à la production d’énergie renouvelable, à la biodiversité locale, l’arbre offre de nombreux services écosystémiques ( épuration de l’air, séquestration des polluants, régulation du cycle de l’eau, création de microclimats…). L’arbre est également un sujet majeur de l’identité historique et paysagère du Perche[14] auxquels j’ajouterai la fabrique d’humus sylvicole sur lequel il prospère.

Parmi les arbres remarquables et spécifiques du Perche[15] il faut citer le chêne sessile, le chêne pédonculé ;  le hêtre et le hêtre tortillard, le châtaignier, le pin, le sapin ;  l’érable plane, l’érable champêtre, l’érable sycomore ; le bouleau pubescent, le bouleau verruqueux ; le charme, l’orme champêtre, le tilleul à grandes feuilles, le tilleul à petites feuilles ; le frêne commun, le peuplier blanc, le peuplier grisard, le peuplier noir ; le noyer commun ; l’alisier torminal ; l’aulne glutineux ; le cormier ; le houx, le poirier sauvage ; le robinier faux acacia ; le saule blanc, le saule fragile ; le troène, le prunellier, le sorbier des oiseleurs, le tremble ; l’aubépine épineuse ; l’aubépine monogyne ; la bourdaine ; le cerisier de Sainte-Lucie ; le cornouiller mâle ; le cornouiller sanguin ; le cytise ; l’églantier ; le fusain d’Europe ; le néflier ; le nerprun purgatif ; le genévrier commun ; le noisetier ; le pommier sauvage ; le prunellier ; la viorne obier ; le saule cendré, le saule marsault, le saule roux, le saule à trois étamines, saule des vanniers ; le sureau noir, l’ajonc d’Europe ; le buis ; le camérisier à balais ; le cassis ; l’églantier rouge ; le fragon ; le framboisier ; le genêt à balais ; le groseillier à maquereau ; le groseillier rouge ; la ronce bleuâtre ; la ronce des bois ; la ronce à feuilles d’orme ; le rosier des champs ; le saule à oreillettes ; le sureau rouge ; le sureau yèble ; la viorne lantane ; la bryone dioïque ; le chèvrefeuille des bois ; la clématite vigne blanche ; la douce-amère ; le houblon ; le lierre ; le liseron des haies ; le tamier commun ; le gui ;

Parmi les figures emblématiques de l’arbre du Perche, le poirier et pommier figurent dans « les vergers de pommiers encore accrochés aux collines du Perche témoignent d’une tradition bien ancrée : la fabrication du cidre. Mais pas n’importe quel cidre ! Le cidre du Perche, reconnu par une Appellation d'Origine Contrôlée !

Si la culture du pommier est ancienne en Normandie, c’est vers le XVIe siècle que les vergers se développent au sein des domaines religieux ou nobles, pour couvrir une grande partie de la campagne percheronne surtout au XVIIIe siècles. On cultive essentiellement des pommes à cidre, boisson devenue populaire et produite dans quasiment toutes les fermes du Perche. »[16]

Force est de constater que cette richesse végétale reste un atout du terroir du Perche, valorisé notamment dans le cadre de la fête de l’arbre et de la pomme à Saint-Cyr-la Rosière dans l’enceinte de L'Écomusée du Perche qui a pour objet la collecte, la conservation, l’étude et la présentation au public du patrimoine matériel et immatériel du Perche.

 

Ce territoire constitue une entité géographique et identitaire à valoriser qui s’est caractérisée au cours du fil de l’Histoire, façonnée par les peuples, l’Ancien Régime, la Révolution française, l’Empire et de façon plus stable depuis la IIIe République française. La dernière loi de régionalisation n’a pas remis au cœur de ce territoire intermédiaire entre la Beauce et le Val de Loire et de la Normandie au Centre-Val de Loire.

Désormais son histoire s’écrit dans le cœur des percherons et des amoureux de ce territoire singulier, atypique et bucolique et son territoire symbolique s’étend selon que l’on évoque le cidre, un parc, un patrimoine cohérent mais pluriel, un écosystème forestier délimité… bref le Perche existe, nous l’avons rencontré.

Difficile de résumer le Perche à ses collines... Par le prisme des autrices et des auteurs nous vous proposons un regard croisé à propos de ce  havre de saveurs et de sérénité à deux pas de la frénétique Ile-de-France et de la douce Normandie et de la Loire.

 

 

[1]

[2] « En 1662, Rancé était allé visiter la Trappe & jeter un coup d'œil sur la solitude étemelle qu'il devait habiter. Il avait vu les étangs qui se retirent & s'élèvent en montant dans l'ancienne forêt du Perche, & dont plusieurs sont aujourd'hui supprimés. Il avait vu partout ces grandes feuilles solitaires qui flottaient sur les eaux comme un plancher, & à travers lesquelles les oiseaux aquatiques faisaient entendre quelques cris. » In : Titre :  Vie de Rancé / Chateaubriand, collections A. Bordes, Helleu et Sergent (Paris), 1920

[3] Liste des lieux d’A la recherche du temps perdu : « Le chemin des aubépines : « Je le trouvai [le petit chemin qui monte vers les champs] tout bourdonnant de l’odeur des aubépines. La haie formait comme une suite de chapelles qui disparaissaient sous la jonchée de leurs fleurs amoncelées en reposoir ; au-dessous d’elles, le soleil posait à terre un quadrillage de clarté, comme s’il venait de traverser une verrière » in : Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Combray p. 188.

[4] Liste des lieux d’A la recherche du temps perdu : « Jamais dans la promenade du côté de Guermantes nous ne pûmes remonter jusqu’aux sources de la Vivonne auxquelles j’avais souvent pensé et qui avaient pour moi une existence si abstraite, si idéale, que j’avais été aussi surpris quand on m’avait dit qu’elles se trouvaient dans le département, à une certaine distance kilométrique de Combray, que le jour où j’avais appris qu’il y avait un autre point précis de la terre où s’ouvrait, dans l’antiquité, l’entrée des Enfers. » in : Marcel Proust, Du côté de chez Swann, Combray p. 231.

[5] Le pays de Perche, Julien Cendres, Écrire le Perche, c'est décrire l'éclairage voilé de saisons indécises, des brumes opalines que l'on croirait imaginaires, un songe étale. C'est dire, détour après détour , un pays mystérieux de silence et de secrets, une identité profonde, archaïque - un paysage intérieur.

[6] In :  Jean-Pierre Prévost ; Ses liens avec la Normandie sont nombreux et divers. Des liens familiaux tout d’abord puisque c’est à Bolbec, à Louviers et à Rouen que ses ancêtres, côté maternel, s’étaient établis. C’est donc par filiation que Gide hérita du château de la Roque-Baignard, situé près de Lisieux. Son proche voisin, Jean Schlumberger, l’accueillit ensuite en ami au château de Braffy, au Val-Richer. Par sa cousine Madeleine Rondeaux, devenue son épouse,  il migra ensuite à Cuverville dans le Pays de Caux. Mais il ne cessa d’arpenter la Normandie. De par ses liens amicaux avec Roger Martin du Gard il séjournera à plusieurs reprises au château du Tertre, près de Bellème, également à Offranville, chez Jacques-Émile Blanche, à Yport chez Jean-Paul Laurens, à Dieppe chez Walter Sickert, à Alençon auprès de son beau-frère Marcel Drouin, à Elbeuf chez André Maurois, à Berneval au chevet de son ami déchu Oscar Wilde. On sait qu’André Gide (1869-1951) passa sa vie à voyager, sans toutefois renier ses points d’ancrage que furent Paris, le Midi, la Normandie.  In : https://editionsorizons.fr/livre/andre-gide-et-la-normandie/  

[7] In : Titre :  Géographie du Perche et chronologie de ses comtes ; suivies de pièces justificatives formant le cartulaire de cette province ; [et d'une] table alphabétique donnant les identifications des noms de personnes et des lieux.... Partie 1 / Romanet, Olivier de (1859-1936), impr. de "l'Écho de l'Orne" (Mortagne),  1890-1902

In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k5452476g.texteImage

[8] Titre :  Le Perche : un pays et ses hommes / Jean Pelatan, Jaher (Paris), 1985. In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325396b/f31.item

[11] L’enquête en cours sur les microtoponymes dans le Perche ornais (2000-2005), Marie-Rose Simoni-Aurembou

Actes des colloques de la Société française d'onomastique  Année 2007  13  pp. 351-358  - in : https://www.persee.fr/doc/acsfo_0000-0000_2007_act_13_1_1145

[13] Dictionnaire des Postes

[15] Atlas de répartition des plantes vasculaires de Basse Normandie. Michel PROVOST, 1993, Presses Universitaires de Caen

[16] https://www.parc-naturel-perche.fr/decouvrir/des-rencontres-et-des-saveurs/goutez-la-pomme-et-le-cidre

ABECEDAIRE

DU PERCHE

A comme Alain ; Almagro ; 

A bies Alba Pectinata L. ;  

Association des chemins du Mont Saint-Michel

A comme Alain

 

 

La revue Patrimoine normand titrait en 2019 : Le Perche, un "ailleurs enchanteur " : 

« Je suis Percheron, c’est-à-dire autre que Normand », résumait le philosophe Alain, grand nom d’un petit pays à l’identité marquée. Fait de vallons bedonnants, de prairies bocagères et de forêts de chênes séculaires, de petites villes et villages presque trop beaux, le Perche tient de la carte postale… grandeur nature ! » Patrimoine normand 2019 - in :  https://patrimoinenormand.com/article-137506-le-perche-un-ailleurs-enchanteu.html

Le Perche vu par Alain

« Il faudrait, dit le géographe, rétablir le culte des arbres. Les anciens disaient que les demi-dieux étaient cachés sous l’écorce. Ce sont là des belles légendes, parce que ce sont d’utiles légendes. De nos jours, un arbre, c’est une rente ; le prodigue accepte très bien un escompte ruineux, pour avoir de l’argent tout de suite ; il rase toute une forêt, sur la pente de la montagne ; de là le ravinement d’en haut et l’inondation en bas.

On devrait répéter ces choses dans les écoles, afin que l’arbre soit aimé. » Alain [1]

 

« Quand un carré de ciel bleu lavé de pluie se montre entre les nuages, c’est alors que les chênes, les hêtres, les ormeaux, les acacias étalent devant nos yeux les nuances innombrables de vert, plus pur que les couleurs vierges sur la palette. » Alain, Propos, in : Le pays du Perche, p. 28.

 

«  Le Perche est un coin de province très déterminé. Quand je vais en Bretagne et que j’arrive au Mans, vers Nogent-le Rotrou et Condé -sur-Huisne je passe à travers un pays de monticules, assez boisé avec de grasses prairies ; je reconnais le Perche à une certaine aisance des maisons, aux chevaux vigoureux aux moulins prospères. C’est mon pays.[…] . » Alain [2]

 

«  Cette fin d'hiver, c'est la fête de la lumière. Le soleil éclaire les bois jusqu’au fond. Les troncs jettent des ombres crues ; le ruisseau étincelle ; le bleu du ciel paraît violent dans la fourche des arbres. Les masses, au loin, se perdent dans un brouillard doré. Le soleil brûle. La brise mord. On sent une puissance sans douceur. Ce n'est pas encore le printemps. » Alain [3]

 

 « C'est le temps où les bûcherons jouent de la cognée, dans les petits bois à flanc de coteau. Partout on  voit des piles de fagots, et des troncs couchés ; et, comme les feuilles font à peine un petit brouillard vert, l'œil rencontre partout des branches mutilées et des arbres manchots. Le poète me dit : « Ces sauvages ne peuvent pas rester en repos. Cette vallée était pourtant bien belle, quand elle était toute vêtue de feuilles ; les bois encadraient les champs ; c'était une harmonie merveilleuse pour l'œil. Mais ils ne voient que des fagots à faire ; ils n'aiment la nature que comme une vache nourrice ; ils ne savent point ouvrir les yeux, se remplir les yeux, aimer la nature pour elle-même et comme elle est. » « Vous non plus, vous ne le savez pas, dis-je au poète. Ces paysans sont de la nature aussi ; leurs besoins et leurs actions sont naturels aussi bien que la pousse des feuilles. Le vent, la pluie, la neige, le ruisseau façonnent les bois, tordent, arrachent, renversent ; le bûcheron aussi. Tous, arbres et hommes, sont  nés de la même terre.» Alain [4]

 

« Vous aurez certainement l’occasion d’observer quelque pied de lierre qui tapisse un mur bas et se termine en arbuste. Si vous considérez les feuilles, depuis la terre jusqu’aux branches supérieures, vous remarquerez que les feuilles les plus basses sont très largement échancrées, et ressemblent à des mains qui auraient une toute petite paume, et des doigts longs et minces. Les feuilles les plus hautes, tout au contraire, ne sont pas découpées du tout, et s’allongent à peu près comme des feuilles de lilas. Si vous redescendez maintenant jusqu’à terre, de haut en bas, vous trouverez des feuilles de plus en plus larges et de plus en plus échancrées, et vous pourrez former une collection de feuilles qui établiront entre la feuille aux longs doigts et la feuille sans lobe une transition insensible. » Alain [5]

« L’autre matin, après une nuit claire et une forte gelée, j’ai vu un spectacle peu ordinaire. Un grand frêne avait perdu toutes ses feuilles ; elles formaient autour du tronc un tapis vert étrange à voir, et qui sonnait singulièrement sous les pieds. Nous avons l’habitude de marcher sur des feuilles mortes, et toutes ces feuilles étaient bien vivantes, vertes, souples, et pleines de sève.[…] » Alain [6]

 


[1] Propos d’un normand, Alain, tome 2, nrf, 1955, LIX, p.94

[2] Portraits de famille, Mercure de France - in : Antoinette Guerrini, Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche, 1996, p. 13

[3] LES PROPOS D'ALAIN, Tome 1er NRF, PARIS ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE 35 ET 37, RUE MADAME, 1920, p.30.

[4] LES PROPOS D'ALAIN, Tome 1er NRF, PARIS ÉDITIONS DE LA NOUVELLE REVUE FRANÇAISE 35 ET 37, RUE MADAME, 1920, p.211 in : https://dn790008.ca.archive.org/0/items/lesproposdalain01alai/lesproposdalain01alai.pdf

[6] Propos d’un normand, Alain, tome 2, nrf, 1955, CLXVII, p.277.

 

A comme Almagro

 

 

La Revue normande et percheronne illustrée est une publication des sciences, littérature, beaux-arts éditée sous la direction de Louis Duval éditée en série imprimée, en langue française dont ce numéro de l'année 1892.  Louis Duval a eu l'ambition de donner la parole aux  poètes, aux  artistes, à ceux qui étudient la nature et ceux qui savent la peindre et l’interpréter, les écrivains, qui à la forme la plus brillante, allient la sincérité, l'observation fidèle des mœurs, des caractères originaux que renferme la province, sujets toujours neufs de piquants tableaux, ne font pas défaut parmi nous. Dans le Perche, autant que dans « le pays de sapience ». 1892 fut la première année de publivcation dans la quelle A. Almagro conta La Forêt de Bellesme ET LA FONTAINE DE LA HERSE. Il publia part ailleurs La Queue du Diable, conte du bocage normand (1892). 

Selon le Littré, Le Pays de sapience, la Normandie, ainsi dite à cause de la sagesse des lois que lui donna Rollon, ou beaucoup plutôt à cause du caractère prudent et même défiant des Normands : La Fontaine a étendu le pays de sapience jusqu'au Maine.Près du Mans donc, pays de sapienceLa FontaineRemède.

« La forêt domaniale de Bellesme est sans contredit une des plus belles de France. Ses superbes futaies font l'admiration des étrangers ; elles puisent dans son sol fécond une sève riche et généreuse qui donne aux chênes, hêtres, ormes, bouleaux et autres arbres forestiers une exubérance et une vigueur surprenantes. Des sources, des eaux courantes, des étangs y entretiennent la fraîcheur. Les hôtes ordinaires des forêts peuplent ses mystérieuses retraites.

Elle se soulève en croupes arrondies ou se creuse en vallons et en ravins, tour à tour majestueuse, riante et sauvage. Des allées se prolongent à perte de vue, perçant ses sombres massifs dont les hautes cimes, pareilles à des vagues, verdoient, pleines de nids et d'oiseaux, aux vivifiants rayons du soleil d'été, ou frissonnent plaintives et nues sous le souffle glacé et le givre des hivers. La forêt s'étend de l'est à l'ouest sur une longueur de deux lieues et demie ; sa largeur n'atteint pas une lieue. Au sud, sur le côté opposé de la vallée et à une très faible distance, Bellesme, la vieille cité féodale, découronnée de ses tours et de ses remparts, semble contempler avec complaisance, du haut de la colline où elle est assise, le splendide horizon qui se déroule sous ses yeux charmés.

Une route commode et spacieuse, construite au siècle dernier, relie cette ville à Mortagne, sa voisine et longtemps sa rivale, traversant la forêt du sud au nord et la partageant en deux parties inégales dont la plus vaste regarde le couchant. »

A. Almagro[1], la Forêt de Bellesme, La Revue Normande et Percheronne, 1892

 

 

[1] La forêt de Bellesme, A. Almagro, p. 353 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529672x/f375

 

A comme Abies Alba Pectinata L.

 

« Concernant les arbres du Perche, il y en a un (au-delà du Populus Nigra L.) qui retient mon affection et mon attention qui est endémique et indigène au périmètre de l'Aigle du Sap à Soligny la Trappe : c'est l'Abies Alba pectinata L.

Il serait le témoin et le dernier survivant de la forêt primaire en Normandie et en Perche.

Il dépasse tous les autres jusqu'à plus de 60 m de hauteur et il en reste des sujets à Beaufai dont la zone est nommée par les locaux : "La petite Sibérie" car la zone est souvent recouverte de brumes, de brouillards frais ou de frimas l'hiver

Voilà ce que l'on appelle le "sapin de l'Aigle" qu'on ne retrouve pas ailleurs que dans des zones montagneuses bien plus élevées comme dans les Vosges aux côtés du sapin des Vosges. »

Ce qu’en disent les botanistes[1]

« La dernière étude réalisée sur des sapins de différents massifs forestiers de l'Orne (PASTUSKA 1999, non vu, comm. pers. Laurent LÉVÉQUE) n'a pas permis de prouver scientifiquement qu'il existait une véritable souche locale. Il est néanmoins admis dans cette étude qu'il y aurait des peuplements d'origine normande probable sur Beaufai, Saint-Sulpice-sur-Risle, Saint- Evroult et peut-être (seulement certaines parcelles) Andaines. Pour d'autres boisements étudiés (dont Moulins, Perche et Trappe), les sapins seraient issus d'introductions (Vosges, peut-être Jura) ou d'origine géographique inconnue (et donc peut être native). La conclusion générale de l'étude est l'hypothèse suivante: les populations actuelles dans certaines zones seraient issues d'introductions multiples en mélange avec l'origine locale, aujourd'hui peu représentée. Même si le sapin de l'Aigle est éventuellement issu d'une introduction très ancienne, la curieuse zone où il se trouve montre tant de cohérences entre les présences simultanées d'espèces montagnardes et d'autre part les conditions climatiques plus rudes qu'ailleurs qu'il nous semble impossible que ces espèces ne soient pas indigènes. »

 

Un sapin montagnard en Normandie[2]

 

« Star de cette période de fêtes, le sapin illumine nos salons. Et si le Nordmann et l'Epicéa sont les arbres cultivés pour Noël, d'autres espèces existent, notamment en Normandie.

Le sapin pectiné a pour particularité de pousser en Normandie, alors que généralement, on l’observe plutôt dans des zones montagneuses. Pour Luc Souchet, responsable de l’unité territoriale du Perche à l’Office National des Forêts de l’Orne, "au fil des millénaires, le réchauffement a fait que le sapin s’est réfugié dans les climats de montagne, un climat froid et humide. Et s'il est aujourd'hui présent en Normandie, c’est parce qu’on a un climat qui lui convient encore, suffisamment humide pour qu’il puisse vivre". Cette essence, dont la présence sur le territoire va dépendre de l’évolution climatique, représente 5 à 8% des arbres présents dans les forêts de l’est du département de l’Orne.

Le "sapin de L’Aigle", une variété spécifique

Et dans le pays d’Ouche, on parle même de "sapin de L’Aigle", car certains arbres ont connu une évolution naturelle qui les différencie des autres pectinés. Si elle fait bien partie de "la même famille", Luc Souchet précise que l’espèce aiglonne possède "des petites variations phénotypiques, pas forcément génétiques, avec une forme des aiguilles et une morphologie un peu différente, mais c’est très subtil. C’est bien la même espèce, mais le sapin qui a poussé sur L’Aigle naturellement a suivi une petite évolution par rapport aux sapins qui poussent en altitude".

Des peuplements classés

Et c’est en forêt privée que l’on retrouve ces peuplements. Autour de L’Aigle et de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois. Et sur certaines propriétés, "ces arbres sont classés, c’est-à-dire que s’il y a des récoltes de graines à réaliser, elles se font exclusivement sur ces peuplements." ajoute Luc Souchet. Et dans le Pays d’Ouche, plusieurs noms de communes et de lieu-dit font référence à ce sapin pectiné. C’est le cas du Sap-Mèle, du Sap-André et de la Sapaie, un hameau de la commune de Saint-Symphorien des Bruyères. [3]»

© Bernard langellier (SVT) - 1997-2001.

« Description

Le sapin blanc est un arbre majestueux et très longévif (certains exemplaires peuvent atteindre 500 ans) qui forme des peuplements denses sur la plupart des massifs anciens. Les plus belles forêts de sapin se rencontrent généralement sur des sols acides d’origine granitique ou gréseuse comme

C’est le cas dans le massif des Vosges, en Haute-Loire, dans les montagnes du Perche en Normandie, dans les Alpes, les Pyrénées…sapin  de L’aigle

https://inventaire-forestier.ign.fr/IMG/pdf/PubDep/61-orne/IFN_61_1_ORNE_1975.pdf

https://hautsdefrance-normandie.cnpf.fr/sites/socle/files/cnpf-old/pdf_srgs_souschapitre_42_1.pdf

https://sciences-paysages.fr/arbres/sapin.htmlSapin de Laigle ou Sapin

Cette page a été créée en 1997. © Bernard langellier (SVT) - 1997-2001.

Le Sapin pectiné est une espèce vivant en montagne. Cette répartition souffre néanmoins une exception, la variété dite "de L'Aigle" ou encore "de Normandie", vit en basse altitude aux confins de l'Eure, de l'Eure-et-Loir et de l'Orne.

Le Sapin pectiné a les mêmes besoins que son compagnon forestier, le Hêtre : tous les deux affectionnent les brouillards des versants nord des montagnes et ceux de la Normandie. Cependant avec les sécheresses des deux dernières décennies, ils ont beaucoup souffert et les scolytes ont beaucoup profité de leur affaiblissement.

De nombreux toponymes indiquent la co-présence du Hêtre et du Sapin pectiné : les "Fay", "Foutelaye", "Beaufai" voisinent avec les "Saptel", "Le Sap", "Le Sap André".

"D'habitude, c'est en montagne qu'on le rencontre entre 400 et 1800 m d'altitude. Comment diable est-il parvenu à L'Aigle, cette commune de Basse-Normandie ? L'aurait-on transporté jusqu'ici ? Pas vraiment. Les noms des bourgs alentour en témoignent, les écrits médiévaux l'affirment, et l'analyse des pollens le confirme : le sapin normand encore baptisé sapin pectiné ou Abies pectinata est là depuis des temps immémoriaux. Depuis l'époque où les glaciers s'étant rétirés il est resté." (Anne BALLEYDIER, Roi des forêts normandes, in Science et vie, édition spéciale "La France des Arbres", 2001)

On trouvera un article sur le Sapin de L'Aigle dans "Le Réveil Normand" du 21-12-2016 page 4.

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Bernard Langellier

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Autrement cité : 

Mon beau sapin de L'Aigle, roi des forêts de Moulins-la- ...

Actu.fr

https://actu.fr › normandie › l-aigle_61214 › mon-beau...

24 déc. 2016 — Mon beau sapin de L'Aigle, roi des forêts de Moulins-la-Marche et de Saint-Evroult. L'Aigle, son cervelas, ses 4 Jours, sa Fête du ciel, ses ...

zone où on trouve le sapin de l'aigle sur actu.fr

Un sapin montagnard en Normandie

SWEET FM

https://www.sweetfm.fr › news › un-sapin-montagnard-...

20 déc. 2019 — Et c'est en forêt privée que l'on retrouve ces peuplements. Autour de L'Aigle et de Saint-Evroult-Notre-Dame-du-Bois. Et sur certaines ... »

 


[1] In : Vaccinium vitis-idaea L. dans l'Orne Free http://pierreo.cochard.free.fr › cv_poc › Vacciniu...PDF -

Dans son catalogue des plantes de l’Orne, LETACQ (1906-1908) ne connaît toujours que 2 stations pour le département, forêt de la Trappe et forêt de Saint- ... Un sapin montagnard en Normandie – in :  Nouvelles naturalistes 31 AFF

[2] Modifié : 20 décembre 2019 à 10h37 par Julien Dubois

A comme   Association des chemins du Mont Saint-Michel

 

"L’association « Les Chemins du Mont-Saint-Michel », créée en 1998, se consacre à redécouvrir, réhabiliter et valoriser les anciens chemins de pèlerinage menant au célèbre sanctuaire normand dédié à l’archange saint Michel.

Grâce à ses recensements, l’association étend le réseau des chemins de Saint-Michel à plusieurs pays européens et renoue les liens historiques entre le Mont-Saint-Michel et les grands sites européens consacrés à l’Archange Michel, en traversant les territoires marqués par ces itinéraires légendaires."

in : Assocaition des chemins du Mont-Saint-Michel

« Un des six chemins du Mont Saint Michel partant du mont emprunte le Perche passe par Alençon puis Bellême , Nogent-le Rotrou avant de rejoindre Illiers-Combray. Sorti du Perche, le chemin poursuit par Chartres, Nevers, Lyon, Chambéry, les Alpes avant de s’achever à Monte Gargano en Italie. »

Le détail du chemin traversant le Perche indique les étapes suivantes :

Neufchâtel-en-Saosnois (24 km)/ La Perrière

La Perrière /Bellême  (13,7 km)

Bellême /Préaux-du-Perche  (20,7 km)

Préaux-du-Perche / Nogent-le-Rotrou (13 km)

Nogent-le-Rotrou / Thiron-Gardais  (20,4 km)

D’autres chemins vont notamment vers Bruxelles ; l’Allemagne via Nancy ; Puy-en-Velay ; Saint-Malo ; Saint-Jacques de Compostelle.

Association des chemins du Mont Saint-Michel[1] et Levaillant Pascal,

B comme Baché Béguin ; Belleau ; Bern ; 

Bernardin de Saint-Pierre ; Bourdu ;  

B commeBaché

 

 

Suite à une lecture qui nous a été conseillée par Evelyne Moinet de l’article intitulé « aux origines du Perche » de Jean-Marc Baché, publiée dans la revue des Cahiers Percherons, N° 237,  1er trimestre 2024 nous avons rencontré Jean Mac Baché dans le Perche à deux reprises dont à sa conférence donnée à Senonches en mars 2026.

Suite à ces échanges nourris, Jean Marc Baché nous a confié cette contribution textuelle pour notre abécédaire du Perche.

Nous vous livrons son texte et les réponses qu’il nous a donné à nos questions.

 

Jean Marc Baché est docteur en archéologie et doctorant en anthropologie religieuse. Jean Marc Baché vit et travaille dans le Perche.

Comment pouvez-vous résumer les origines du Perche ?

« L'idée générale qu'il faut retenir, est qu'il faut se débarrasser du mythe largement répandu concernant le Perche selon lequel le Perche serait une région naturelle correspondant à une forêt immémoriale, la Silva Pertica, qui aurait été une contrée déserte vide de population. (Vastas solitudines)

 Au contraire, il faut lui substituer l'idée que c'est une construction littéraire et historique progressive en plusieurs étapes et que, depuis le néolithique, il était habité par des foyers de population stables qui ont grossi ou régressé en fonction des crises politiques, sanitaires ou sociales, mais qui ont toujours été présentes dans le Perche.

Les différentes étapes de la création du Perche : Nous avons un premier Perche autour du monastère de Saint-Avit,  situé par Grégoire de Tours près de Mondoubleau en pays chartrain, qui devient célèbre par la littérature hagiographique et érémitique produite au IX siècle à Micy près de Tours et qui produit les vies des saints très diffusées au Moyen Âge.

On distingue ensuite un deuxième Perche qui signe une extension de la notion de forêt du Perche vers le nord au XI siècle autour de Nogent sur la rive de lHuisne occupée par le monastère St-Denis et dans la forêt de Senonches, toujours grâce à la littérature hagiographique mais ici concernant saint Lomer qui s’établit à Belhomert puis à Corbion (futur Moutier-au-Perche).

Il y a un troisième Perche qui correspond à la fusion politique réalisée par la dynastie des Rotrou entre les seigneuries de Nogent, qui sont dites dans le Perche, et le comté de Mortagne en pays hiémois avec la création du comté du Perche (vers 1090-1100), donc à la fin du XI siècle. L'adjonction de la seigneurie de Bellême après 1126 aboutit à la formation du comté du Perche que lon connait . Et enfin il faut citer l'existence d'un Perche ecclésiastique qui na jamais fait partie du comté du Perche, au nord-ouest du diocèse de Chartres, créé comme une ligne de défense établie par les évêques de Chartres contre les Vikings et dépendant de la baronnie de Pontgouin, comme la Loupe, Marchainville et Longny. »

 

Ce que vous entendez communément aujourd'hui par le Perche ?

 

« Après avoir été successivement une région définie par la littérature hagiographique, un territoire administratif et politique, une province royale et une zone juridique, où avait cours la coutume du Perche, le Perche est actuellement une appellation touristique qui ne s'appuie qu’en partie sur les données territoriales du passé. En effet, le Perche étant synonyme d’une certaine qualité de vie et de préservation des paysages, en faire partie ajoute une forme de valorisation d’image et d’attractivité.   Le grand atout actuel du Perche est d’avoir été laissé à l’écart des révolutions industrielles. Son patrimoine naturel fait de forêts, de collines et de cours d’eau nous apparaît de nos jours comme un Éden préservé si on le compare aux grandes villes et à leurs banlieues défigurées.

Quant à son patrimoine culturel, il s’intègre magnifiquement au paysage et il dégage une grande harmonie malgré les différences de style car, du Moyen Âge au XIX siècle, les mêmes matériaux naturels issus de son sol ont été employés : la pierre, la chaux, le sable et le bois. On y vient pour y cultiver un certain art de la douceur de vivre et de la gastronomie et pour développer les nouvelles formes de travail à distance qui se sont développées après le Covid. »

 

Quel lien faites-vous entre la pensée d'Alain et l’ angle premier de votre recherche ?

 

« Dans un de ses ouvrages, le philosophe Alain, percheron par excellence, né à Mortagne-au-Perche, exprime le fait que penser, c'est dire non. Cette pensée que j'ai rencontrée, il y a une trentaine d'années, a toujours été pour moi un paradigme, non pas pour chercher à tout déconstruire systématiquement comme l'a interprété plus tard Derrida, mais plutôt pour ne pas accepter d’emblée une opinion exprimée avant d'avoir vérifié les sources primaires historiques . L'historiographie générale montre que souvent on s’est contenté de reproduire des opinions non fondées qui sont devenues des vérités à force d’être répétées.»

 

Ce qui a présidé à entamer et démarrer cette recherche ?

 

« Je suis "un accouru", c'est-à-dire arrivé dans le Perche avant le covid, et j’ai voulu m’intéresser à l’histoire du Perche, notamment du point de vue antique et on m’a tout de suite dit qu’il n'y avait rien à part une grande forêt déserte . Mon esprit critique et les encouragements de Philippe Siguret m’ont conduit à ces recherches . »    

 B commeBéguin

 

En 1978 la célèbre série éditée par " Ouest-France " a publié  Le Perche  par Monique Béguin ; photographies, Alain Le Berre.
Les chapitres  évoquent : « Là où commence la vigne là finit le Perche » ;  Alliance de l’arbre et de l’eau ; Des sources guérisseuses ? ;Bellême « brillant comme le soleil » ; L’Angenardière l’Altière ; L’austère Sainte-Gauburge ; « La nymphe du Perche » ; Le château de Villeray . Nogent la Redoutable ; Voré la Magnifique . Splendeurs préservées ; Les collines inspirées ; « Le plus beau bourg de France » ; Le Québec libre était peut-être Percheron ? ; « Je suis Percheron, c’est-à-dire autre que Normand» ;« Le bon cheval » ...
 

« Coincé entre la Normandie au nord, le Vendômois au sud, le Maine » ; à l'ouest et la Beauce à l'est, le Perche ne tient pas semble-t-il s on caractère spécifique de sa géographie, mais plutôt de celui de sa race qui a su résister aux invasions et aux conquêtes. C'est un pays de bocages, vert et frais, où dominent les forêts. Là où la forêt a disparu, défrichée pour laisser place aux herbages, subsistent des haies vivaces et exubérantes, de petits bois qui rompent la monotonie des prairies.

Centre hydrographique important, le Perche est riche en eaux capricieuses, fantaisistes, elles sculptent le pays et influencent son mode d'habitation et son peuplement. Habité depuis la plus haute Antiquité, le Perche n'était autrefois qu'une immense forêt, refuge idéal de l'homme primitif qui y trouvait là, l'eau vive, le gibier et le silex matériau indispensable à ses armes et à ses outils. »

Béguin Monique [1]

 

[1] Béguin Monique, Titre :  Le Perche / Monique Béguin ; photographies, Alain Le Berre ; Éditeur  :  "Ouest-France" (Rennes), 1978 in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k33205811/f5.item

B commeBelleau &  autour de Belleau - Ronsard et Du Bellay,  et le Lycée  Remi Belleau

 

 

« Poète français appartenant à la Pléiade. Né à Nogent-le-Rotrou dans un site champêtre, Rémy Belleau vint à Paris comme précepteur de Charles de Lorraine et résida jusqu'à sa mort en l'hôtel de Guise. Intelligent sans surcharge d'érudition, il était avant tout « un homme qui plaisait ». Il fut l'ami sans nuage de Ronsard et l'on sait que Belleau et Ronsard n'estaient qu'un / Et que tous deux avaient un même coeur commun. »  In : https://www.universalis.fr/encyclopedie/belleau-remy-ou-remi/

 

B comme Belleau

De Pierre de Ronsard à Remy Belleau

Extraits :

«  Le Fourmy

Vis que de moy tu as en don

Et ma grenoille, & mon freslon,

Don bien petit, mais qui ne cede

Aus biés qu’un monarche  possède,

Je te ferois tort (mon Remy)… »

P. de Ronsard[1]

Ronsard, le prince des poètes :

« C’est dans cette période de 1550 à 1558 a conquis le premier rang. Malgré sa rupture avec les grands principes de la poésie érudite, il garde ses amis de la première heure et voit peu à peu se ranger autour de lui ses adversaires, gagnés pas ses concessions, et les jeunes poètes attirés par ses succès. Parmi ses compagnons de la Brigade, il s’entoure des six meilleurs, constituant avec eux la Pléiade, en souvenir des sept poètes alexandrins qui, au IIIe siècle av. J.C., avaient placé leur groupe sous le signe des constellations. Les noms qu’il nous cite, en 1556, en plus du sien, sont ceux de Du BELLAY, Pontus de TYARD, BAIF, PELETIER,  BELLEAU ET JODELLE. Il est unanimement reconnu « prince des poètes ».

Lagarde et Michard, 16e siècle, Bordas, Paris, p.120.

 

De Joachim du Bellay à Remy Belleau

« Par ses vers téïens Belleau me fait aimer

Et le vin et l’amour : Baïf, ta challemie

Me fait plus qu’une reine une rustique amie,

Et plus qu’une grand’ ville un village estimer.

Le docte Pelletier fait mes flancs emplumer,

Pour voler jusqu’au ciel avec son Uranie :

Et par l’horrible effroi d’une étrange harmonie

Ronsard de pied en cap hardi me fait armer.

Mais je ne sais comment ce démon de Jodelle

(Démon est-il vraiment, car d’une voix mortelle

Ne sortent point ses vers) tout soudain que je l’oy,

M’aiguillonne, m’époint, m’épouvante, m’affole,

Et comme Apollon fait de sa prêtresse folle,

À moi-même m’ôtant, me ravit tout à soi. »

Joachim du Bellay[2]

 


[1] Le fourmy de P. de Ronsard à R. Belleau . Le Papillon de R. Belleau à P. de Ronsard, mis en latin par P. Est. Tabourot, avec quelques épigrammes latines...Ronsard, Pierre de (1524-1585)., Éditeur  :  T. Bessault (Paris), 1565

In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72772p/f8.item

 

 

« Les lycéens du Lycée Remi Belleau dans les pas du poète Remy Belleau, peintre de la nature »

Belleau fut un poète de la mythique Pléiade, regroupant entre autres Pierre de Ronsard, Joachim du Bellay et Pontus du Thyard…

« Les lycéens du Lycée Remi Belleau dans les pas du poète Remy Belleau, peintre de la nature »

Michel Toumoulin, Annie Fontaine, Sylvie Mazereau, Fabienne Deguis,  Jean Braybrook, Lise Peter, Jean-Jérôme de Souancé, David Commenchal, Catherine Boucault, Charlotte Saint-Pierre, Manon Fontaine, Gail Braybrook, Annick Jacquet, l’Association des Amis de Remy Belleau et les lycéens et lycéennes du Lycée Rémi-Belleau - ont participé à la publication du livre Remy Belleau et le château du Grand Jardin, 2018. Cet ouvrage est l’aboutissement d’un projet original autour du poète né à Nogent-le-Rotrou qui dans sa vie a pris « résidence » à Joinville au château du Grand Jardin à Joinville.

Leurs travaux artistiques ont mêlé français, arts plastiques, calligraphie, Renaissance et photographie. Leurs œuvres ont été exposées au château du Grand Jardin à Joinville où a séjourné Remy Belleau durant trois années.

Citons au titre de leurs réalisations en arts plastiques : Antonin Cabaret, Axelle Levoye, Aymeric Dujardin, Bastien Sanchez, Benjamin Jourdain, Camille Pèlerin, Corentin Auburtin, Eléa Gallais, Florida Mibilu, Gaël Morizot, Késai Lesault, Laurine Mailhes, Manon Fontaine, Marine Huard, Nathan Richardeau, Sambatra Rasolofo.

Les lycéens et lycéennes ont exploré en 2017-2018 les liens entre les jardins et la poésie de Remy Belleau serviteur de la Langue Française à la Renaissance.

En postface de l’ouvrage, Jean-Jérôme de Souancé retrace la portée du compagnonnage d'un an avec le poète né à Nogent-le-Rotrou.

Extrait : « De Nogent-le-Rotrou à Joinville – Un parcours exemplaire vers l’épanouissement d’un talent littéraire.

Né rue de Ronne (non loin du ruisseau éponyme) à Nogent-le-Rotrou, Remy Belle parcourt quelques centaines de mètres pour mener à bien ses premières expériences scolaires à l’abbaye de Saint-Denis.[…] Il bénéficie tout à la fois de l’enseignement des moines de l’abbaye de Saint-Denis.[…] Epris de culture grecque et de poésie, Remy Belleau présente des qualités exceptionnelles qui justifient la protection des Bourbon-Condé. Il rejoint alors, vers 1552, les collèges de Coqueret et de Bourmont : foyers de jeunesse intellectuelle […] Dans ces hauts lieux de la culture française, Remy Belleau se lie d’une amitié profonde avec ses futurs compagnons de la Pléiade, en premier lieu Pierre de Ronsard. Leur amitié est une commune passion pour la poésie les accompagneront toute leur vie. Une vive émulation les fera rivaliser sur les mêmes thèmes, Remy Belleau l’emportera par la concision de son écriture et la ciselure de ses vers.

Tout en commençant à publier poèmes et traductions, Remy Belleau assure les premiers pas de la Langue Française voulue par François 1er. […]  Remy Belleau partagera alors sa vie à Joinville et Paris. […] Bénéficiant de protection, d’une aisance financière assurée, Remy Belleau pourra consacrer les quinze dernières années de sa vie à écrire des poèmes et des odes inspirées par la nature, les hommes, les princesses de la cour des Guise et les pierres précieuses. Remy Belleau était un poète de cour ; par ailleurs, organisateur des grandes fêtes qui étaient données au château du Grand Jardin ( au 16e siècle, pavillon de loisirs) et au fastueux Hôtel de Guise, à Paris, près du Louvre.

Avec ses amis de la Pléiade, Remy Belleau a su transcender son rôle de poète laudateur pour influencer de manière décisive, l’histoire de la littérature et de la langue françaises. Jean-Jérôme de Souancé, ancien élève du Lycée Remi-Belleau, co-président des Amis de Remy Belleau.

Postface du livre Remy Belleau et le château du Grand Jardin, préface de Jean Braybrook, Photographie de David Commenchal »

 

Remy Belleau peintre de la nature, ainsi nommé par Pierre de Ronsard

Extraits de l’œuvre de Remy Belleau

« C’est à vous de chanter les fleurs,

Les bourgeons, et les espiz meurs,

Le beau gazouillis des fontaines,

Et le bigarrement des plaines,

Qui estes les plus favoris

D’Apollon et le mieux apris :

Quant à moi rien plus je n’atente

Sinon chanter l’honneur de l’ente

De la Cerise, et son beau teint

Dont celui de m’amye est teint. […] [1] » Belleau Rémy [2]   

 

« O terre, en qui j’ay pris naissance,

Tere qui ma première enfance

Allaitas de ton cher tétin, […]

Dans Nogent, et que Souz le bruit

Du petit Ronne qui murmure,

Eut ballé dessus la verdure

De nos bords, aux rais de la nuit,

Lors Nogent se fit la Montagne

De Parnasse, et non pas de Mortagne

Ny Bellesme, qui en soy

L’honneur d’avoir reçu les Muses, […] » Belleau Rémy [3] 1565

 

« L’Hiver pâle de froid, au poil âpre et rebours,

Des fleuves languissants avait bridé le cours ;

La bise commandait sur les tristes campagnes ;

Les arbres semblaient morts ; le sommet des montagnes,

Les roches et les bois, pour la froide saison,

Portaient, de neige épaisse, une blanche toison.

On ne voyait sinon les rives découvertes

Des marais paresseux et les bordures vertes

Des fontaines d’eau vive et les coulants ruisseaux.

Dedans les chênes creux se mussaient les oiseaux

Le pied dedans la plume, et la famine dure

Seule les tirait hors pour chercher leur pâture.

Les lingots distillés en pointe de glaçons

Pendaient aux bords des toits ; l’onglée et les frissons

Même devant le feu, de la troupe tremblante,

Tenaient les doigts gercés de froidure mordante ;

Bref, l’extrême rigueur de la morte saison

Tenait clos et couvert chacun en sa maison. » Belleau Remy [4]

 

« Petit Ronne argentin

Qui flotte d’un pli serpentin

Va recherchant (son) Huisne pour l’hommage

Qu’il lui doit son voisinage » Belleau Remy [5]

 

[2] Celui que Ronsard surnomma le peintre de la nature, et qui le fut effectivement, non parce qu’il célébra les pierres précieuses, mais parce que son œuvre est riche d’images et de tableaux champêtres, Remy Belleau naquit à Nogent-le-Rotrou, dans le pays du Perche, vers l’année 1528. In : https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Po%C3%A8tes_du_terroir_T_IV/Remy_Belleau

[3] Titre :  Livre d'or de Rémy Belleau ([Reprod. en fac-sim.]) / [préf. de Emile Hinzelin]

Auteur  :  Belleau, Rémi. Auteur du texte Éditeur  :  Slatkine reprints (Genève) Date d'édition :  1900

Contributeur  :  Hinzelin,In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43099/f227.

[4] In : La Bergerie

[5] Extrait d’un poème consacré à sa terre natale Nogentaise et à sa Ronne.in ; Poète de la Pléiade Remy Belleau, né à Nogent en 1528.[…] Remy Belleau était apprécié par ses amis et pairs de la Pléiade et à la Cour de France pour sa personnalité studieuse, amicale, sérieuse, sa brillance intellectuelle, sa connaissance des sciences de la philosophie, des astres des pierres et des gemmes, sa réputation de poète, son brillant parcours d’homme de lettres et de juriste. Le poète Nogentais siégea aux côtés de Ronsard à l’Académie du Palais, ancêtre de l’Académie Française, où les femmes étaient accueillies et bien actives.[…] Remy Belleau aimait sa ville natale et l’a honoré d’odes à sa gloire ( l’Ode à Nogent ), lui décernant le titre de « Parnasse Nogentais », conférant à Nogent-le-Rotrou une légitimité culturelle toujours présente (expositions culturelles, festival de Graff Rur, … ).- In : https://www.remibelleau.fr/wp-conte-nt/uploads/2023/09/2023_07_02_proposition_Lycee_Remy-Belleau_reference_hommage_poete.pdf

 

 

ELECTION DE SA DEMEURE

 

A Amadis Jamin.

Puisque ma Maîtresse dédaigne

L'honneur des bois et la campagne,

Puisque les tertres bosselus

Et les ruisselets mousselus,

Le cristal des ondes sacrées,

L'émaïl des verdoyantes prées,

La frayeur d'un antre fourchu,

L'ombre d'un bocage branchu

Lui déplaisent et que sa flamme,

Nourrice d'Amour ne s'enflamme

En lieu solitaire et reclus

Quant à moi je ne vivrai plus,

Égaré, loin du populaire,

Ni des cités, pour lui complaire - Remy Belleau [1]

 

Hommage à Remy Belleau, extraits du Livre d’Or de Remi Belleau, 1900

« […] A la cour, où le Roy voulut souvent l'entendre,
Daurat dit que jamais il n'oublia Nogent,
Ni les prés verts où l’Huisne et le Ronne si tendre,
S'en vont, liant les fleurs d'un long ruban d'argent
II aima les ruisseaux et l'ombrage des saules,
Il eut coeur délicat et fraternelle main
Quand il mourut, Ronsard, Baïf, sur leurs épaules
L'élevèrent, avec Desportes et Jamyn
Eux, les poètes chers aux nymphes de La Loire,
En posant son beau front sur l'éternel chevet,
Remirent, ô Nogent, son nom clair à la Gloire

Belleau t'avait rendu tout ce qu'il te devait » 

Georges AUDIGIER. [2], Livre d'or de Rémy Belleau, 1900

 

« LE PETIT RONNE [3]

…Sous le bruit

Du petit Ronne qui murmure

REMY BELLEAU.

« Quand le gentil Belleau fredonne

Son ode aimable au vieux Nogent,

C'est le nom tendre qu'il te donne,

Ruisseau limpide et diligent.

C'est qu'il t'adorait, le poète 1

Il trouvait un charme infini

A rêver dans quelque retraite

Offerte par ton val béni.

Il aimait ton eau qui clapote

Rageusement sur le galet,

Ou dans les joncs luisants chuchote

Amoureusement un couplet ;

Les aunes qui sur tes rivages

Étendent leur vaste décor,

Tes halliers, tes couverts sauvages

Et tes saules aux chatons d'or.

Lui-même a dit qu'oubliant l'heure,

Il suivait son « Ronne argentin »

Déroulant jusqu'à sa demeure

Les plis de son « flot serpentin. »

Sans doute que dans tes prairies

Où vont, ruminant, les bœufs roux,

Il songeait à ses Bergeries,

Idylles d'un souffle si doux,

Ou demandait à la nature

Le calme qui rend les beaux jours.

Quand un chagrin, par aventure,

Avait traversé ses amours,

Car tu nous donnes, ô vallée

Du Ronne, ce qu'il faut au coeur

Aux heureux, une strophe ailée,

La paix de l'âme à la douleur. » FRÉDÉRIC BLAY[4]. Livre d'or de Rémy Belleau, 1900

 

« LE RETOUR DE REMY BELLEAU

 

« Tu rentres dans ta bonne ville

Au pied du château nogentais,

Près de l'humble maison tranquille

Où jadis enfant tu chantais.

Tu rentres dans ta bonne ville.

Tu nous reviens parmi les fleurs,

Poète des forêts fleuries,

De l'eau vive aux fraîches couleurs

Et des ardentes pierreries

Tu nous reviens parmi les fleurs !

Ce bronze aux reflets d'émeraude

Sourit en paix aux arbres verts

Matière ciselée et chaude

Il rend le son pur de tes vers,

Ce bronze aux reflets d'émeraude

O noble et gentil compagnon,

Pour nous et nos fils, d'âge en âge,

Immortel est déjà ton nom

Immortel sera ton visage,

0 noble et gentil compagnon » 

ANDRÉ MARSY[5], Livre d'or de Rémy Belleau, 1900

 

 

 

 

« AMI PÊCHEUR.

 

Le pescheur plein de resve et plein de patience.

Rémy Belleau

 

« Sous les vieux remparts de la ville,

Où pointe une antique tour ronde

S'étend, plat et calme, un canal

Dont l'eau mate reste immobile.

Dans l'eau s'enfonce la tour ronde.

Elle s'enfonce par sa pointe.

Et plongent aussi, les vieux ormes

Dont la cime chenue est jointe.

Et se reflètent tout autour

Les créneaux, les mâchicoulis,

Les demi-lunes et les dalles

Toutes les pierres féodales

Cimentées de mort et d'oubli.

Sur le vieux canal, un pêcheur

Tient sa ligne longue qui plonge

Dans cette eau pleine de passé.

La longue ligne, nette et fine,

Attend sa proie. Ami pêcheur,

Pécheur, si tu péchais des songes ! … »

JACQUES VERLIN[6]. Livre d'or de Rémy Belleau

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« La maison qui doit être celle de Remy Belleau est une des vieilles et charmantes demeures de Nogent. Sa porte cochère au large cintre surbaissé, son toit en pente, ses fenêtres étroites, ont un caractère hospitalier et patriarcal.

Elle est bâtie au pied du château féodal dont l'ombre menaçante s'étend jusqu'à elle, protectrice. Disons ici que, pour le poète comme pour l'archéologue, les vieilles maisons de Nogent sont un innombrable et perpétuel délice.

La douce, l'étrange ville Au milieu de ce paysage élégant et vaste, où le printemps jette à flots la neige des pommiers et l'or des ajoncs, où l'été déroule la somptuosité verte de son velours, où l'automne répand le fracas triomphal de son airain et de sa pourpre, à l'ombre du coteau que décore la silhouette hautaine du château-fort, Nogent est une ville exquise qui sommeille sous un ciel aux nuances de myosotis.

Ville unique, en vérité Elle est située au milieu des prairies, et des prairies sont situées au milieu d'elle. La ville forme un quadrilatère.

Ce quadrilatère entoure un immense champ, vide de maisons, ombragé d'arbres merveilleux, traversé de ruisseaux, tapissé d'herbe drue. »

Emile HINZELIN.[7] Livre d'or de Rémy Belleau

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« REMY BELLEAU a été, dans le Perche, l'initiateur d'un mouvement littéraire

Belleau, dont le talent s'était assoupli et affiné au contact de la société italienne, était resté simplement un doux et gracieux enfant du Perche. Ronsard et Sainte-Marthe ont dit plus vrai en l'appelant le « peintre de la nature ». Il avait gardé au fond du cœur le souvenir des sites et des scènes champêtres qui avaient réjoui son adolescence, et il aimait à les transporter dans ses poésies comme dans ses récits en prose. »

Duval Louis[8], Livre d'or de Rémy Belleau, 1900

 

[2] Titre :  Livre d'or de Rémy Belleau ([Reprod. en fac-sim.]) / [préf. de Emile Hinzelin] Auteur  :  Belleau, Rémi., Slatkine  Date d'édition :  1900 in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43099/f244.item.r=huisne

[3] Jolie rivière qui prend naissance à l'étang de la Goguerie, baigne le riant vallon de Souancé, coule au pied du château de Saint-Jean, près de la maison de Remy Belleau, puis rend bientôt son hommage l'Huisne, comme l'écrivait le poète, qui l'a plusieurs fois chantée.

[7] Titre :  Livre d'or de Rémy Belleau, p. 17-18,  Éditeur  :  Slatkine reprints (Genève) Date d'édition :  1900 in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43099/f17

[8] Extrait de LE PARNASSE PERCHERON, Louis Duval in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k43099/f351.item.r=talent

B commeBern

 

Les français connaissent bien Stephane Bern comme  homme de télévision, comme chroniqueur de l'Histoire de France, comme journaliste, présentateur TV animateur radio mais peut-être moins comme écrivain. Depuis 1988 il a publié de nombreux ouvrages, de  L'Europe des rois en 1988  à La Reine qui aimait la France, en 2023. 
C'est Stephane Bern, l'écrivain et le percheron qu'il est devenu que nous avons sollicité pour nous raconter son Perche d'après notre questionnaire Proustien et Du Bellaysien.

En 2020, Stephane Bern s'est illustré par sa contribution pour un Guide du Routard pas comme les autres. Fin connaisseur de son patrimoine, s'associant avec Le Guide du Routard, il a  publié la France de Stéphane Bern ! C'est un véritable voyage en France et en Outre-mer en 385 pages. Abondament illustré, cet opus honore notamment les villages sélectionnés pour sa célèbre émission « Le village préféré des Français », et le patrimoine qu'il met en valeur par sa mission Stéphane Bern.

A ce titre il s'inscrit dans le répertoire des auteurs qui ont voyagé en France et qui ont valorisé avec émerveillement une France insolite : Mme de Sévigné (de 1672 à 1694) ;  Bernardin de Saint-Pierre (1775) ; Arthur Young (1787-1789) ; Charles Nodier (1825) ; Victor Hugo (1835) ; Stendhal (1837) ; Gustave Flaubert (1877) ; Maupassant ;  Zola ; Leblanc ... aspirant à être voyageurs, touristes, randonneurs que ce soit à pied, à cheval , en calèche, en train ... en somme, les pionniers du fameux Guide du Routard dans lequel Stephane Bern  a évoqué ses impressions de voyage notamment à quelques endroits du Perche comme les villages de Bellême et de Frazé se rapprochant ainsi du décor proustien de Méreglise, Combray et des bords du  Loir cher à Ronsard ou Du Bellay.

Voici les réponses de Stephane Bern à notre questionnaire proustien et dubellaysien à propos du Perche.

A quel Perche êtes-vous attaché ? le Perche ornais, Eurelien, sarthois, vendômois ?

Avant tout attaché au Perche comme entité territoriale et historique, je ne peux me défendre d’un tropisme eurélien dans la mesure où l’abbaye de Thiron-Gardais doit sa fondation en 1114 à l’évêque Yves de Chartres et à Rotrou III comte du Perche dont le fief était naturellement à Nogent le Rotrou.


Quel paysage le représente le mieux ?

Ce qui m’a séduit dans le Perche, ce sont ces collines et ces vallons, un paysage avec plus de relief que les plaines de Beauce, mais également ces belles et profondes forêts qui couvrent plus de 20% du territoire.


Quel rôle l’arbre joue-t-il dans le Perche

Dès son origine, le Perche doit son nom à l’expression latine Silva Pertica, souvent traduite par « forêt de perches », et toutes les interprétations soulignent d’emblée le caractère forestier de ces terres. À telle enseigne que, selon les étymologistes, pertica signifierait grand arbre : chêne, pin, sapin, hêtre… et qui est par ailleurs à l’origine du latin quercus qui a donné chêne. 


Quel fruit associez-vous au Perche ? et la pomme !

Le premier fruit auquel on pense lorsqu’on évoque le Perche, c’est la pomme qui permet de produire du cidre aujourd’hui protégé par l’AOP Cidre du Perche. Mais le Perche regorge de fruits comme la cerise, le coing, et la poire dont des variétés anciennes redécouvertes comme pour les pommes avec l’association des croqueurs de pommes.

Quel est votre arbre préféré du Perche?

Indubitablement le chêne !

Quel est votre végétal préféré du Perche?

Le sureau


Quelle saveur, parfum associez au Perche ?

 

Pour moi c’est le parfum de rose


Quand avez-vous véritablement découvert le Perche ?

J’ai découvert le Perche fin 2012 en visitant le collège royal militaire de Thiron-Gardais que le département d’Eure-et-Loir m’a vendu et que je m’emploie à restaurer et dont le musée a ouvert au public en 2016.

 

Nous remercions  vivement  Stepahne Bern d'avoir répondu à ce questionnaire. 

B comme Bernardin de Saint Pierre 

 

"Bernardin de Saint-Pierre est l'un des premiers voyageurs qui nous permet de découvrir une partie de la Normandie, essentiellement rurale, à la fin du 18e siècle. Et la relation de son long périple à travers les campagnes et les forêts est d'autant plus riche qu'il s'est fait au rythme de la marche, en non du bateau, du train ou de la diligence, comme le feront plus tard Janin, Hugo, Gautier ou Flaubert." 

Gérard Pouchain, 2015, p. 23 -  in : Bernardin de Saint-Pierre. Voyage de Normandie 1775, Bernardin de Saint-Pierre, texte établi, présenté et annoté par Gérard Pouchain et enrichi depuis par Pascal Levaillant.

« DE BERNARDIN DE SAINT-PIERRE À ROUSSEAU - VARIATIONS EN MIROIR

Si la rencontre entre Jean-Jacques Rousseau et Jacques-Henri Bernardin de Saint-Pierre fut celle de deux hommes sensibles aux vertus consolatrices de l'amitié, elle est aussi celle de deux œuvres où l'élaboration de la pensée rejoint le bonheur de l'écriture. Chez l'un et l'autre, la philosophie entre en connivence avec la littérature et s'ouvre sur la science.» in : De Bernardin de Saint-Pierre à Rousseau. Variations en miroir, Hans, Année 2001  33  pp. 493-496

 

Extraits du Voyage de Normandie

« Traversée du Perche de Vitrai-sous-l’Aigle sous Saint-Ouen-sur Iton (limite septentrionale de la Normandie du 12e siècle au 19e siècle avec le Perche (province) en passant par l’abbaye de la Trappe puis vers l’est jusqu’à Verneuil sur Avre.

Dimanche 30 avril : départ de Vitrai-sous-l’ Aigle à 4h00, abbaye de la Trappe

«  Passé frontière de Normandie et du Perche, je tournai dans le bois par un grand chemin sablonneux haut et bas, étant assez heureux pour rencontrer quelqu’un aux carrefours.[…] A travers le brouillard, je passai le long d’une grande pièce d’eau sur la digue couverte d’un grand brouillard qui semblait sortir des eaux. Croix noire plantée à l’entrée du chemin qui mène à la porte de l’abbaye. […] Un religieux m’ouvrit après avoir regardé par une petite grille dans la porte.[…]  Comment trouvez-vous l’extérieur de notre maison ? Une partie de l’austérité du dedans (en effet, cour pleine de cailloux blancs, mousses, corps de logis jetés ça et là, pleins de lucarnes, croisés bâties de pierre, rouille de fer noir, plein de lucarnes, dont il n’y a pas trois croisées mais trois sur la même ligne. Dehors, croupes de coteaux rompus couverts de houx. Grande croupe en face toute noire. Etang bordé de pins, de genêts, genévriers, houx, romarin montrent bien de la régularité. […].

Mardi 2 mai

Je marchai une demi-heure bet marchai dans ces bois sauvages jusqu’à sur une hauteur où aboutissaient cinq ou six chemins. Cercle d’arbres. Au centre un vieux chêne brisé. On m’a dit qu’il fallait laisse à droite trois villages jusqu’à Randonnai. Je pris celui qui me paraissait dans l’alignement de l’autre. Jusqu’à Randonnai, venant de la Trappe, pendant une lieue et demi on est dans les bois. Je ne me trompai pas. […] J’allais à Bresolettes à trois à trois-quarts de lieue de la Trappe. Il me disait que mon chemin le plus court pour Chennebrun était sur la gauche et que sur la droite, dans le fond d’un vallon, était celui de Randonnai où il y avait de grosses forges. Je résolus de suivre ce dernier pour les voir. Grandes retenues d’eaux. Bois plantés sur les angles de la montagne comme promontoire.[…] Les terres commencent au sortir de Randonnai où est assez bien cultivé. On côtoie sur la gauche la petite rivière d’Avre. Il y a grande possibilité à cultiver les bois de la Trappe où il y a des arbres très élevés . Tous les arbres avaient des feuilles, hors un grand nombre de pommiers. Les aigres fleurissent avant les autres. Il était près d’une heure quand j’arrivai à Chennebrun. Le vent frais, mais le soleil ardent. […] A l’arrivée à Chennebrun on aperçoit un grand et vaste pays coupé de côteaux mais couvert de bois. […]

De la Trappe à Chennebrun : trois lieues et demie fortes. De Chennebrun à Verneuil : trois lieues petites. […] A demi-quart de lieue de Chennebrun se prend la route de Bretagne à Paris. […] Je passai la garenne. On aperçoit Verneuil une lieue avant d’y être. On s’en croit près mais on se trompe. Tous les pommiers de cette route ne sont pas tous fleuris, mais incomparablement [ ?] plus avancés que ceux de la Trappe. Le terrain va en baissant. Tous les pommiers ont leurs boutons ouverts.

[…] De la Trappe jusqu’à Verneuil : six lieues et demi. […]. »

Bernardin de Saint-Pierre Henry [1]

 

[1] Bernardin de Saint-Pierre. Voyage de Normandie 1775, Bernardin de Saint-Pierre, texte établi, présenté et annoté par Gérard Pouchain et enrichi depuis par Pascal Levaillant.

B commeBourdu

 

« Robert Bourdu fut professeur émérite à la faculté des Sciences d'Orsay, Robert Bourdu a d'abord centré ses recherches sur la physiologie végétale, puis sur la sénescence des arbres. En 1994, il fut un des fondateurs de l'association ARBRES  (Arbres Remarquables, Bilan, Recherches, Etudes et Sauvegarde) dont il assure la présidence. Par ailleurs membre de l'association SILVA, il multiplie les interventions et les expertises sur l'entretien et la sauvegarde des vieux arbres.» - in : l'If, Robert Bourdu, Actes Sud, 1997.

 

Extraits à propos de l’If »

« On le rencontre à l’état naturel en Bretagne[1] et en Normandie… […] Les ifs bretons et normands sont aussi connus pour les merveilles ancestrales qui ornent les cimetières et les porches des églises. Mais on le trouve aussi au naturel, associés au houx […] l’if sauvage est aussi présent dans les forêts humides des Côtes d’Armor, dans la forêt de Beffou près de Loguivy-Plougras[2]… »

 

[1] http://callac.joseph.lohou.fr/if.html : dans cet article est publié un supplément sur l'If. Article de M. Robert BOURDU.

[2] D’après R.Lami et J.M Géhu, la  forêt de Beffou aux confis des Côtes d’Armor, sur le commune  de Loguivy-Plougras  est célèbre pour la présence exceptionnelle d’ifs (taxus baccata) dans le sous-bois aux côtés d’Ilex aquifolium (Houx), dans cette forêt (hêtraie). Les auteurs signalent que l’if est abondant s’accompagnant d’un tapis herbacé atypique et que les forêts à sous-bois d’ifs sont devenues fort rares en Europe. In : https://pmb.bretagne-vivante.org/pmb/uploads/PAB_lami_1963_35.pdf

  C comme Cendres Julien &  Christian Vallée ;  Chateaubriand Charles Pitou Collectif Corblin Levaillant ; Corme ;  Cussinet  Anne 

 

C comme Cendres & Christian Vallée

 

« Julien Cendres, né à Versailles en 1961, vit depuis plus de vingt ans dans un petit village du Perche.

Il est notamment l'auteur de Déserts...( Saint-Germain-des-Prés, 1983) , Solitufes foisonnières (Les Lettres Libres, 1985), ... - ainsi que de nombreux textes publiés dans divers magazines, revues, anthologies, etc.

En collaboration avec Chloée Radiguet, il a consacré plusieurs livres à l'ouevre de Raymond Radiguet. Avec Christain Vallée, il a publié Le Pays de Perche (Proverbe, 2005) et Dimanche à Cuba (Hermé/La Martinière, 2006). Julien Cendres, 2005.»

In : Le Pays de Perche, 2005.

 

Le Pays de Perche publié par l’écrivain Julien Cendres et le photographe Christian Vallée vous révèle l’intimité du Perche qu’ils ont saisi au détour d’un chemin, d’un virage, d’un sentier, d’un herbage, d’un point culminant, d’un tertre ou d’un bord de rivière.

L’approche littéraire et photographique dévoile avec esthétisme l’ambiance en toutes saisons d’une orée de bois, d’un sentier cathédral, de voûtes végétales, d’une perspective vallonée où coule une rivière. Pas à pas, chevauchée après chevauchée, l’atmosphère lumineuse se déploie sous la plume de Julien Cendres et dans l’optique de Christian Vallée.

Les regards croisés de ces artistes semblent figer un Perche authentique et séculaire à l’image d’une « petite Toscane », bien des années après que les géographes – comme Jean Pelatan – aient tenté de le décrire, de le cartographier et de le photographier en noir et blanc au siècle dernier.

Ce livre ouvert sur le Perche est et restera un ouvrage de référence pour ce territoire que l’on aimerait à tout jamais intemporel : tel qu’il est au détour d’une colline, ou d’un chemin, ou de la mémoire des anciens…

Nous avons été particulièrement séduits par ces clichés :  p. 21 (Bellême) ; p. 25 (Colonard-Corubert) ; p. 29 (Le Gué-de-la-Chaîne) ; p. 31 (environs de Gémages) ; p. 38 (près la Croix Feue-Reine, Bellême) ; p. 42 (Le Pin-la-Garenne) ; p. 65 (Les Clairets, Masle) ; p. 113 (Dame-Marie) ; p. 129 (environs de Nocé) ; p. 132 (environs de Nocé) ; p.151 (environs de Gémages).»

[Levaillant-Corblin, 2026]

 

Extraits de l'ouvrage intitulé Le Pays de Perche, Julien Cendres & Christian Vallée, Concept Image, 2012.

 

« C’est un vaste territoire de collines crétacées, une multitude de plateaux d’argile et de pentes sablonneuses, des accidents de relief en chaîne formant des sources innombrables, des ruisseaux et des rivières, des marécages, des étangs. […]

C’est un paysage cloisonné de haies plessées, de perchis, d’échaliers, un réseau dense de remparts ménagés de brèches, une trame de sentes creuses sinuant entre les clos. Une œuvre du temps secrète, un silence bruissant de rumeurs, un équilibre claustral. […]

Ce sont des villages, des hameaux, des bordages, des fermes, des manoirs, des châteaux, des monastères disséminés. Un habitat rural établi au fil de l’eau, près des sources ou suivant le cours des rivières, éclatant de couleurs : tuiles roses ou brunes ombrées de mousses et de lichens, enduits plains ou à pierre vue aux nuances infinies d’ocres jaunes et rouges, moellons bruts ou taillés de tuffeau blanc, de grison et de grès roussard mordorés, silex, briques franches ou flammées de bronze, de bleu […]

C’est un pays de nature, de cultures et de pâturages, un paysage façonné par des générations de paysans depuis toujours attachés, corps et âme, à cette forte terre. [1]»

 

 

Crédit photo © Christian Vallée, le pays de Perche, Les Batailles, le Gué de la Chaîne, p.29
Crédit photo © Christian Vallée, le pays de Perche, environs Gémages, p. 31

 


[1] Le pays de Perche, Julien Cendres, Christin Vallée, Concept Image, 2012, p. 11, p. 51, p. 75, p. 91.

 

 

 

  C comme Chateaubriand

 

« Parvenu au grand âge, Chateaubriand se lance à la poursuite de Rancé, qui a fondé un haut lieu de confinement, La Trappe. La Vie de Rancé n’est pas minuscule, deux grands lecteurs parmi tant d’autres, Roland Barthes et Julien Gracq, ont reconnu qu’au-delà d’outre-tombe Chateaubriand avait par ce récit ouvert un horizon d’écriture.
François-René de Chateaubriand, Vie de Rancé (paru en 1844)
Chateaubriand répondait à une sollicitation pressante de son confesseur, l’abbé Seguin, mort en 1843. L’auteur du Génie du christianisme était l’obligé du saint homme qui avait traversé les Lumières, échappé à la Révolution, recueilli et pardonné les péchés du séducteur. On devine que la vieillesse « voyageuse de nuit » sera à l’ordre du jour. »
 Jean-Louis Tissier, 2020

In : https://www.en-attendant-nadeau.fr/2020/05/06/vies-rance-chateaubriand/

Extraits

« Il n'y avait d'autres ruisseaux à la Trappe que ceux que forment les étangs successifs qui s'élèvent avec le terrain, ni d'autres prairies que les queues des étangs » [Chateaubriand, La vie de Rancé, p. 103]

 

« Silence ! des oiseaux au haut du ciel volent vers d'autres climats. L'œil
cherche dans les restes de la forêt du Perche les campaniles abattus, il ne reste plus que quelques clochetons de chaume : » [Chateaubriand, La vie de Rancé, p. 101]

 

« Le silence régnait : si l’on entendait du bruit, ce n’était que le son des arbres ou les murmures de quelques ruisseaux ; murmures faibles ou renflés selon la lenteur ou la rapidité du vent […] » [Chateaubriand, La vie de Rancé, p. 145]

 

« Les enfants de Rancé ne trouvèrent en rentrant dans la solitude de leur père que des murailles recouvertes de lierre, et des débris à travers lesquels serpentaient les ronces. Telle fut, dès son début, la vigueur de l'arbre que Rancé avait planté, qu'il continue de vivre ; il donnera de l'ombre aux pauvres quand il n'y aura plus d'ombre de trônes ici-bas. J'ai vu à la Trappe un ormeau du temps de Rancé » [Chateaubriand, La vie de Rancé, p. 154]

 

« En 1662, Rancé était allé visiter la Trappe, et jeter un coup d'œil sur la solitude éternelle qu'il devait habiter. Il avait vu les étangs qui se retirent et s'élèvent en montant dans l'ancienne forêt du Perche, et dont plusieurs sont aujourd'hui supprimés. Il avait vu partout ces grandes feuilles solitaires qui flottaient sur les eaux comme un plancher, et à travers lesquelles les oiseaux aquatiques faisaient entendre quelques cris. » [Chateaubriand, La vie de Rancé, p. 110][1]

 


[1] In : Chateaubriand, Vie de Rancé, H. Didier (Paris),  M. Weissenbruch (Bruxelles), 1924

 

 

  C comme Charles Pitou

 

« Charles PITOU, « le Mistral Percheron » (1849-1927.  Charles Marie Céleste Pitou naît à Bellême (61) le 12 mars 1849. Dès 1853 ses parents s’installent à Longny-au-Perche (61) où Charles passe donc son enfance. Après des études au collège de Nogent-le-Rotrou, il fera sa carrière dans le domaine du droit et de la Justice, suivant les traces de son père, huissier de justice. Mais c’est ici le conteur et poète que nous voulons vous présenter… Charles Pitou écrit aussi bien de la prose que des vers. Il publie des études bibliographiques, des nouvelles et de la poésie dans de nombreux journaux et revues ainsi bien régionaux que nationaux, dont : Le Nogentais, Le Perche, La revue Normande et Percheronne, La France illustrée, La Plume, Le Dictionnaire illustré des contemporains, … comme l’illustre le dessin ci-contre. [1]»

 

« Launet très occupé le long des chemins par les bestioles de toute sorte et les nids qu'il surveillait, arrivait souvent en retard les cheveux en désordre, les bretelles détachées, sa blouse en morceaux, ayant laissé dans quelque pommier en fleurs la bouffette de son bonnet de coton bleu bariolé de rouge, mais on l'aimait ainsi parce que, malgré ses airs de vagabond, il ne faisait de mal à personne et qu'il était heureux au contraire de se rendre utile quand il le pouvait. »

Charles Pitou, l’Oiseau Céleste, 1891, Revue normande et percheronne, 1892

« Côte à côte, parlant des blés si beaux pour la saison, des pommiers dont les bourgeons gonflés de vie annonçaient une bonne préparation, nos deux amis continuèrent de cheminer dans ce gentil sentier où la violette s’épanouissait, où déjà le rossignol chantait ; mais aussi, ironie des choses – comme dans l’œuvre de Zola, de nombreux « documents humains », s’étalaient grassement, en piquant de leurs tons marron l’herbe verte. »

Charles Pitou [1]

 

[1] Charles Pitou, La Revanche de Mirouille in : Texte établi sur l'exemplaire de la Médiathèque (Bm Lx: n.c.) de L’Ame normande : Revue mensuelle d'Art Régional Illustrée, n°53-54 de Mars-Avril 1910, 6e année.

 

 

[1] In : Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët - in : https://www.perche-gouet.net/histoire/pdf/61038-01/CharlesPitou.pdf

 

C comme Collectif Corblin Levaillant 

 

« Nous sommes des artistes auteurs, botanistes et plasticiens. Nous vivons et travaillons au cœur de la Métropole Rouen Normandie, sur le bord du pays de Caux surplombant une boucle de la Seine normande.

Roselyne Corblin : enseignante a œuvré dans le cadre de projets de création artistique et d’expositions de travaux d’élèves jusqu’en 2018. Depuis 2008 elle a accompagné Pascal Levaillant dans ses herborisations en tout milieu, dans la préparation des végétaux, dans la préparation de ses expositions et animations auprès de publics variés.

Pascal Levaillant : éducateur spécialisé et artiste-botaniste, a développé depuis 2011 son art à travers les disciplines de la mosaïque végétale, de l’art botanique, l’art environnemental et du land art.

Nôtre goût commun pour la nature a été déterminant pour œuvrer avec ses ressources de tout milieu naturel et paysager.

Depuis 2022 nous avons associé nos pratiques pour les combiner au travers de la création de la conservation des ressources et dans l’animation d’ateliers de pratiques artistiques.

Nous sommes des cueilleurs, glaneurs, explorateurs de la biodiversité de l’humus à la graine.

En résidence, en atelier, en exposition, en installation nous exposons nos œuvres, nos herbiers contemporains installés dans nos boites de Pétri : en Bretagne, en Occitanie, en Ile de France, en Normandie,  dans le Perche…

« La nature est devenue notre palette. Nous créons ainsi nos jardins nomades, nos herbiers contemporains 3D, nos œuvres plasticiennes. »

 

C comme Corme, Cormier

 

Pour mieux connaître cet arbre qui aujourd’hui mérité d’être remarqué, vénéré et labélisé, nous vous invitons à consulter ce traité du cormier et d’aller à da rencontre y compris en goûtant au cidre de corme qui peut être mélangé avec de la pomme et de la poire comme on en fait au Manoir du Val dans l’Eure.

« La corme cidrée du Manoir du Val remet au goût du jour une boisson traditionnelle oubliée, résultant du parfait assemblage de 3 fruits : la pomme, la poire et la corme. C'est un breuvage issu d'une recette traditionnelle des confins de la Normandie, dans le sud de l'Eure qui se transmet oralement depuis plusieurs siècles. Elle consistait à faire macérer des cormes dans un assemblage de cidre et de poiré.[2]»

De notre côté, avant de le découvrir dans le Perche à Courboyer et à Saint-Cyr-la-Rosière, nous avons goûté à la corme pour la première fois dans le parc botanique du château d’Acquigny dans l’Eure en 2016, le cidre « cormé » en 2022 au Manoir du Val. [Collectif Corblin- Levaillant, 2026]

Le traite du cormier[1], Arbres Remarquables, Histoire, usages, répartition dans la Sarthe alentour et plus loin encore, Seconde édition, dont la coordination et le texte revient à Evelyne Moinet donne un sérieux aperçu de ce qu’est le cormier et ce qu’il représente aux yeux des sarthois mais pas seulement.

Ce traité retrace l'histoire de la culture du cormier en Sarthe, de l'Antiquité à nos jours. Au XXe siècle, la culture fruitière est abandonnée au profit du bois d'œuvre. Aujourd'hui, les anciens vouent un profond respect au cormier, considéré comme "sacré" ou "royal", et certains arbres ont été protégés lors des remembrements grâce à l'intervention de paysans attachés à ce patrimoine.On doit à Michel Chauvet une évocation du Cormier dans son « encyclopédie des plantes alimentaires », Editions Belin, 2018.

«  biologie - Michel Chauvet signale que c’est un arbre à écorce écailleuse et rameaux glabres. Ses feuilles sont à 9-21 folioles oblongues ou lancéolées, de 2 à 8 cm de long, à bord denté, pubescentes à l’état jeune puis glabres. Ses fleurs sont en grappes pyramidales.  Variétés - Michel Chauvet indique qu’on ne connait pratiquement pas de cultivars proprement dit de cormier, mais deux types, l’un a fruit en forme de pommes, l’autre à fruits en forme de poires. Histoire - Michel Chauvet rapporte que le cormier est répandu depuis le Caucase, la Turquie et la Crimée jusque dans le sud de l’Europe et l’Afrique du Nord. Il est difficile de savoir où il est spontané, car il a été cultivé depuis la plus haute antiquité. Vers le nord, il a été diffusé dès l’Empire romain pratiquement dans toute l’aire de la culture de la vigne, y compris dans le sud de l’Allemagne. Théophraste le différencie de l’alisier  « par les fruits qu’ils portent, tantôt ronds, tantôt ovoïdes. Il se différencient également par leur saveur : en général les ronds sont plus parfumés et plus doux. Les ovoïdes souvent acides et moins parfumés ». Les cormes cultivées par les grecs étaient aussi couramment cultivées par les romains. […] Au Moyen-Âge, les sorbarios font partie des arbres dont la plantation est prescrite par le Capitulare de villis.

De nos jours, les cormiers ont pratiquement disparu des forêts, et ne sont plus plantés dans les jardins. Il subsiste çà et là de grands arbres qui suscitent l’étonnement du promeneur. […] La disparition du cormier à plusieurs causes, dont la lenteur de sa croissance et la difficulté de sa multiplication.  Mais la raison principale réside plutôt dans l’évolution du marché des fruits ; nous avons maintenant un grand choix de fruits en hiver, et les cormes, tout comme les nèfles, avaient pratiquement colle seul intérêt de se conserver longtemps au fruitier. […] Usages - Les cormes sont riches en tanin. Leur astringence « étire la bouche au-delà des oreilles » de ceux qui en mangent, selon un dicton du Palatinat. Elles étaient donc rarement consommées crues, et seulement après blettissement. Leur usage était la fabrication de boissons fermentées comme le cormé en Bretagne… Les cormes ont pu également être transformées en gelée, servir d’ingrédient en cuisine, ou conservées en saumure[…] ou entrer dans les confiseries. Le bois de cormier est apprécié en ébenisterie comme bois précieux et dur.[3] »

Extraits du Traité du Cormier avec l’aimable autorisation d’Evelyne Moinet.

« Fruit d’une longue enquête menée avec rigueur et persévérance par des bénévoles sarthois amoureux des arbres, cet ouvrage abondamment illustré apportera à toutes ces questions des réponses inédites et surprenantes. Il vous guidera le long des haies et chemins des campagnes et vous présentera les cormiers remarquables et leur histoire dans la Sarthe, alentour et plus loin encore.»

S.E.P.E.N.E.S[4] 

« DANS LA SARTHE Arbres indicateurs L’étude des noms de lieux montre que l’arbre a été volontiers utilisé comme marqueur d’espace et comme repère géographique, ceci depuis la colonisation celte. A ce titre, le dépouillement du Dictionnaire topographique de la Sarthe10, publié en 1950, est riche d’indications. Nous avons relevé et comptabilisé 1896 noms de lieux (toponymes) trouvant leur origine dans un nom d’arbre. L’analyse de la fréquence des essences utilisées comme marqueurs d’espace révèle que le Cormier se situe au quatrième rang (avec 184 toponymes), après le Chêne (453), l’Aulne (267) et le Bouleau (241). Ce quatrième rang est inattendu pour une essence fruitière qui fut plantée : elle n’est pas spontanée comme le Chêne, l’Aulne et le Bouleau. C’est la preuve, s’il en était encore besoin, de sa place de choix dans l’économie rurale sarthoise passée et depuis fort longtemps. Sa présence toponymique est d’ailleurs attestée très anciennement en Sarthe dès le IVe siècle avec le village de Cormes, près de La Ferté-Bernard. Au XIe siècle (1075), un toponyme « Cormier » est attesté à Saint-Symphorien. La consultation des plans cadastraux indique que dans leur très grande majorité, les toponymes sarthois du cormier existaient déjà au début du XIXe siècle mais il est difficile d’établir à quelle période remonte leur formation. [5] »

Diffusion et reproduction interdite sans l’accord des auteurs cités


[2] https://www.manoirduval.fr/la-corme-cidr%C3%A9e/ : Musée du cidre de la cidrerie du Manoir du Val.

[3] Références : Friederich & Schuricht, 1989 ; Moinet, 2009. In : Michel Chauvet, Encyclopédie des plantes alimentaires, 700 espèces espèces du monde entier, 1700 dessins, Edition Belin, Paris, 2018, p. 635.

[4] Société d'Etude et de Protection de l'Environnement Nord et Est Sarthe - In : https://www.sepenes.fr/newpageb928cd35

[5] In : Association Cormier Sorbus domestica https://www.cormier-sorbusdomestica.com/

Coordination et texte Evelyne Moinet - Droits réservés © association CORMIER Sorbus domestica 2024

C comme Cussinet Anne

 

A hauteur d’arbre de Anne Cussinet – les portraits photo du livre : le monde vivant et attachant de femmes et d’hommes unis par leur passion des arbres : « Hugo Raleam ; Fréderic Bellanger ; Alexendra Céalis ; Renaud Jégat ; Armand Leray ; Dominique Plessis ; Brigitte Musch ; Joseph Clergue ; Amaury Latham ; Louis Vallin ; Jacky Vigneron ; Jean-Louis Chalmandrier ; Bruno Huchet ; Dominique Mansion ; Patrick Arguence ; Bertrand Monthuir ; Claire Stickland ; Michèle Champenois Vernholes ; Antoine, Alain et Michèle Vernholes. [1]»

 

Récits de vie collectés par Anne Cussinet - autour des arbres - par des femmes et des hommes du Perche - A hauteur d'arbre

Anne Cussinet a interviewé dix-sept acteurs du territoire, toutes et tous animés par la passion des arbres. Ce recueil de témoignages relate l’expérience singulière d’hommes et de femmes à travers de leurs métiers et interroge la problématique de leur activité au regard de leurs actions face au changement climatique. Anne Cussinet tente d’établir une passerelle entre terrain de leurs expériences et leur passion de l’arbre chevillée au corps dans leur milieu où l’arbre est omniprésent dans le Perche.  En phase avec notre époque de transition, elle examine la symbolique des arbres, leurs rapports au monde de l’humain et de l’animal dans ce Perche immémorial, aux paysages   qui plus qu’ailleurs ont été préservés depuis les années 1970, hormis les arbres fruitiers qui n’ont pas résisté à l’arrachage ou à l’abandon de leurs usages comme le pommier, le cormier, le poirier. Comme l’histoire du cidre et du cormé nous le rappelle, un renouveau s’opère durablement puisqu’on replante des vergers, des pommiers, des cormiers y compris dans les bois. » [Collectif Corblin-Levaillant, 2026]

 

[1] In : https://annecussinet.com/a-hauteur-darbre-les-portraits-photo-du-livre/

Anne Cussinet : « A hauteur d’arbre, livre d’entretiens guidés par une grille de questions ouverte et souple, adressée avant chaque rencontre […] les entretiens étaient enregistrés, retranscris, restructurés parfois et lissés dans leur style ou syntaxe, puis retournés à chacun pour valider et ajuster son propos si besoin. »
Aux Editions La Mésange Bleue, 2023.
 
 
« Dominique Plessis a baigné dans le monde paysan depuis son enfance – ses grands-parents étaient agriculteurs à l’Hermitière sa famille est percheronne depuis toujours […] il a tout quitté avec son épouse pour produire du cidre dans la ferme familiale. »
« Mes grands-parents exploitaient une ferme ici, sur laquelle en 1920 il y avait 3000 pommiers. Ils produisaient du cidre et de l’alcool, dont une grosse partie était de l’alcool d’Etat qui servait entre autres à fabriquer des explosifs jusqu’à la fin de la seconde guerre mondiale. […] Mon oncle a repris la suite de mes grands-parents dans les années 60 et quand il a cédé sa ferme, que nous avons reprise en 1990, il restait 30 pommiers sur 3000 !
Comment est-on passé de 3000 pommiers à 30 !
L’agroforesterie était très courante dans les cultures mais c’était complétement incompatible avec l’arrivée des machines.
Les Trente Glorieuses étaient passées par là. On a dit aux paysans de produire des céréales et de la grande culture. Les pommiers gênaient dans les champs, donc on a incité les paysans à les détruire. […] Dans le Perche, ce qui était typique de la région, c’étaient les pommiers dans les champs de culture. Il y en avait dans les champs de blé. Si vous regardez les photos aériennes des années 50, qu’on peut comparer avec celles d’aujourd’hui, vous verrez qu’il y a des alignements de pommiers très importants. L’agroforesterie était très courante dans ces champs. »
Dominique Plessis, extrait du livre de Anne Cussinet - A hauteur d’arbre, Editions La Mésange bleue, Perche-en-Nocé, 2023, p. 117-119.
 
 
« Dominique Mansion, est un infatigable promoteur du potentiel économique et écologique de ces trognes que l’on voit encore le long des champs. Dominique Mansion a publié de nombreux ouvrages dont « Les trognes, figures paysannes du Perche »,( éditions de l’Etrave).
«  Quand il est question d’arbre on parle toujours de la forêt, rarement de l’arbre des champs et pourtant, combien de milliers de kilomètres de haies, de chemins et de routes arborés, d’arbres le long des cours d’eau et de vergers peuplent nos paysages ?
La surface forestière française est plus importante aujourd’hui qu’il y a un siècle, mais avec beaucoup trop de boisements mono spécifiques. Par contre, en un siècle, la disparition du bocage a été colossale et dramatique. Une immense trame verte complètement laminée avec tout l’apport en biodiversité disparaît.  Quand vous avez un bois ou un bosquet au niveau d’une parcelle céréalière, les espèces qui n’ont pas un pouvoir de déplacement important comme les amphibiens, les batraciens, certains invertébrés rampants, sont condamnés au milieu d’une monoculture sans vie. Il n’y a plus de mélange, de brassage génétique, alors que le réseau bocager crée ce lien avec son effet de double lisière. »
Dominique Mansion, extrait du livre de Anne Cussinet - A hauteur d’arbre, Editions La Mésange bleue, Perche-en-Nocé, 2023, p. 113.
 
 
« Jacky Vigneron défend la forêt de son enfance. […] il se mobilise depuis vingt ans contre les coupes abusives pratiquées par l’ONF dans la forêt de Senonches, l’une des plus grandes du Perche. Président de l’association des Amis de la forêt de Senonches depuis 15 ans, son message prône l’équilibre : ne pas demander à la forêt plus qu’elle ne peut donner. »
«  Le Perche est une très belle région grâce au bocage et aux forêts, c’est précieux et il faut se battre pour que cela perdure. Face à certains agriculteurs, c’est compliqué. Mais certains bougent. Ici le petit-fils d’un agriculteur reprend la succession, et alors que l’agriculteur précédent traitait à outrance, lui a planté 500 m de haies et pratique une agriculture raisonnée. Le gros souci, c’est l’extension de la grande culture. Sur 4 agriculteurs qui partent à la retraite, seule une exploitation sera reprise. Les exploitations vont s’grandir encore et ces agriculteurs-là seront tellement puissants qu’ils feront ce qu’ils veulent. Ce sont des questions importantes. Les équipes du Parc naturel tiennent vraiment la route, elles connaissent bien leur secteur. Mais le Parc a un pouvoir limité. La charte est la base de ses préconisations. Ce sont des conseils ».
Jacky Vigneron, extrait du livre de Anne Cussinet - A hauteur d’arbre, Editions La Mésange bleue, Perche-en-Nocé, 2023, p. 140.

 

 

D comme Delassalle ;  De Montaiglon ;  Duval

D comme Delassalle

 

Comme nous le décrivons à propos de Stéphane Bern et des "pionniers du Guide du Routard", voilà un auteur, certes moins connu aujourd'hui, poète et écrivain qui raconte un excursion dans le Perche. Dans un autre texte de 1841, il raconte la simple histoire d'un peuplier non loin de l'Orléanais.

Paul Delasalle, né à la Haye-du-Puits dans la Manche a publié plusieurs ouvrages dont  : Pierre Grigoire, 1836 ;  Contes tristes, 1842 ; Charlotte Corday, 1845 ; Excursion à Saint-Cenery-leGéré, 1842 ; et de nombreux articles dans divers journaux tels que L'Illustration, la Revue du Calvados, la Revue de Rouen, le Magasin Pittoresque, la Mosaïque de l'Ouest

 

Extrait de "Une excursion dans le Perche", 1839.

« Parmi les mille récits des mille voyageurs pittoresques qui ont sillonné tout récemment le sol de notre France, nous avons distingué un voyage dans la partie du Perche annexée au département de l'Orne, et nous nous empressons d'offrir à nos lecteurs quelques extraits de cette relation romantique.[…] Nous voulions voir les deux capitales du Perche, Bellesme et Mortagne, et le traverser dans toute sa longueur, depuis le monastère de la Trappe, qui se trouve à la frontière du nord, jusqu'au bourg de La Perrière, situé à l'extrémité méridionale. Cette grande expédition exigeait de longs préparatifs, et nous partîmes enfin, le jeudi cinq septembre i839, à six heures précises du matin.[…] la fontaine de la Herse. Cette fontaine est placée au milieu d’un cercle de gazon planté de quelques arbustes exotiques, et autour duquel règne parallèlement une charmille adossée aux grands arbres de la forêt : cette charmille est percée de plusieurs allées verdoyantes, qui aboutissent chacune, du côté de la source à quelques degrés de pierre.[…] Le premier village qui se rencontre sur la route de Bellesme à Mortagne est le village du Pin. […]En quittant Mortagne, pour se diriger vers la Trappe, on côtoie des ravins pittoresques; et, après une heure de marche, on arrive à une vallée d'où s'élève la belle tour de Saint-Hilaire, foudroyée il y a deux ans, et que dominent encore le Mont-Cacune, Saint-Marcel, Saintc-Céronne et Mont-Romigny. Là passait une voie romaine, appelée encore chemin serré […]  Sainte-Ceronne, qui habita Saint-Marcel alors couvert de bois, vers la fin du V' siècle, est fort honorée en ce lieu : elle y a sa fontaine miraculeuse, cachée dans un ravin, et tout-à-fait à sec au moment où nous l'avons visitée.[…] La distance de Sainte-Ceronne à Champs est peu considérable , et elle le paraît moins encore à cause des charmants paysages qui s'y rencontrent.[…] Il y a une lieue et demie de Champs à la Trappe. Lorsqu'on se dirige vers ce monastère fameux, fondé, en 1140, par un Rotrou, comte du Perche, l'aspect du pays change tout à coup ; les maisons deviennent rares, le sol crayeux se charge d'une végétation maladive : «les collines couronnées de grands bois, derniers débris du sallus perticus, des bruyères rougâtres, comme celles qui couvrent les bercous de la Sarthe et les couevrons de la Mayenne, régnent et s'arrondissent à l'horizon.[…] Pour nous rendre de la Herse à la Perrière, nous eûmes à traverser des futaies admirables, dont la marine de l'état sait tirer un bon parti : à la lisière du bois» nous apparut un vieux manoir du XIVe siècle, le château de Montimer […] Puis on gravit le plateau de la Perrière, du haut duquel le spectateur jouit d'une vue immense. La Perrière était une forteresse des comtes de Bellesme.»

Delasalle Paul [1]

 

[1] Une excursion dans le Perche, Éditeur :  impr. de C. Richeclef (Le Mans), 1839

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k57836019/f29.item

 

D comme  De Montaiglon

 

Voici l'éloge d'un homme de lettres et des arts qui est relaté dans la Chronique des arts et de la curiosité, supplément à la Gazette des Beaux-arts, 1895 à la rubrique Nécrologie.

Auteur d'une notice biographique éditée à Nogent-le-Rotrou de Jules Guiffrey, Nogent-le-Rotrou, Daupeley-Gouverneur, 1897.

 

"Il a consacré une longue existence de travail infatigable et de désintéressement absolu au culte de l'art, de l'histoire et de la littérature. Pendant un demi-siècle, il a, partout et toujours, prodigué des trésors de savoir. Dans le domaine artistique, en particulier, il n'est guère de question obscure ou controversée où il n'ait apporté la lumière avec une compétence, une érudition et une critique sans défaillance. Peinture, sculpture, gravure, toutes les branches de l'art du Moyen Age, de la Renaissance et des temps modernes lui étaient aussi familières que la biographie des artistes. Il connaissait tout par le menu et excellait à coordonner les moindres détails au profit d'une large synthèse. Le dédale des sources documentaires et les arcanes de la bibliographie n'avaient pas de secrets pour lui. Même pris à l'improviste, il stupéfiait par l'étendue et la sûreté de sa mémoire. La richesse de ses dossiers achevait de confondre les visiteurs qui allaient, dans son modeste logis de la place des Vosges, solliciter un éclaircissement ou un appui. Tous ne lui en ont pas gardé la gratitude désirable. Mais ses amis conserveront de lui le souvenir sympathique dû à un homme droit et loyal, dont le savoir et la compétence s'alliaient à une modestie, à un désintéressement et à une obligeance inconnue de nos jours.

L'énumération des travaux de M. de Montaiglon dans la Gazette des Beaux-Arts et vingt autres recueils, la liste des ouvrages qu'il a publiés séparément, rempliraient seules de nombreuses pages. Ses élèves et ses amis en ont dressé, en 1891, une précieuse bibliographie. II suffit de la parcourir pour apprécier combien l'histoire de notre art et de notre littérature restera toujours redevable à sa mémoire. B. P."

 

 

 

 

Extrait d'un de ses textes, publié dans la Revue normande et Percheronne, 1894.

La Haie

« C'est le premier printemps, la jeunesse des haies,

Les nids n'ont point encor eu le temps d'y loger ;

Mais bien que l'on y voie un tas de vieilles baies,

Bientôt ce sont des fleurs qu'on y verra neiger.

 

Le fossé sur son bord est rempli d'oseraies

Dont les brins sont vernis d'un vert tendre et léger,

Et leurs pieds sont garnis de gramens et d'ivraies,

Qui grailleront l'été pour l'oiseau passager.

Voilà longtemps déjà qu'ils ignorent la taille.

Et leurs jets vigoureux, vierges de la cisaille,

Lancent dans tous les sens leurs enlacements fous

Au travers des fouillis du lierre et des viornes

Parfois on entrevoit le mujjle et les deux cornes

D'un grand bœuf, qui regarde avec des yeux très doux. »

 

De MONTAIGLON Anatole, Revue normande et Percheronne, 1894

 

 

D comme Duval

 

Une note biographique de la Bibliothèque de l'Ecole des Chartes, année 1917 résume au mieux l’œuvre de Louis Duval.

« Né à La Ferté-Macé (Orne), le 27 février 1840, notre regretté confrère est mort à Alençon le 31 janvier 1917; archiviste paléographe le 9 janvier 1865, il occupa le poste de conservateur de la bibliothèque et des archives de la ville de Niort, puis fut nommé archiviste du département de la Creuse, où il marqua son rapide passage par diverses publications : Cartulaire de Notre-Dame des Châtelliers, au diocèse de Poitiers (1872), et Esquisses marchoises, superstitions et légendes, histoire et critique (1877). Mais bientôt il revint au pays natal qu'il ne devait plus quitter ; il fut jusqu'à la fin de sa carrière administrative archiviste du département de l'Orne, et en demeura archiviste honoraire. Sa vie entière fut consacrée sans partage à l'histoire de sa province. [...] C'est ainsi qu'il publia l'inventaire en cinq volumes in-4° de la série H des Archives de l’Orne ; mais il ne se borna pas à faire connaître les documents et montra par de multiples travaux la manière d'en tirer parti. On lui doit un Essai sur la topographie ancienne du département de l'Orne (1882), la publication d'un recueil de Documents pour servir à l’histoire de la fabrication du point ď Alençon (1883), d'un État de la généralité ď Alençon sous Louis XIV (1890), etc. En 1882, il avait collaboré avec M. de La Sicotière à la fondation de la Société historique et archéologique de l'Orne et depuis lors il prit une part très active à la rédaction des Bulletins de cette laborieuse Société. [...] nul n'en connaissait mieux les archives et les bibliothèques. Par ses écrits comme par son influence, Louis Duval a contribué largement aux progrès de l'histoire de sa petite patrie et a été ainsi un bon ouvrier de la grande œuvre de l'histoire de France. »

Nous avons pris connaissance des travaux et des recherches de Louis Duval à l'occasion de l'écriture de l'Histoire de la Naissance et Renaissance des vignobles de la Normandie : approche botanique, historique, économique, toponymique et cartographique du vignoble normand : 2000 ans d’histoire contemplent les vignerons normands…

Louis Duval nous fit mesurer le rôle de l'ancienne province du Perche dans le rayonnement du vignoble que l'on qualifia normand au 19e siècle du fait du rattachement du Perche ornais à la Région normande et au département de l'Orne. Son travail fut publié en 1900 : La vigne dans le département de l'Orne et particulièrement dans le Perche au moyen âge : lecture faite à Rémalard, à la séance annuelle de la Société historique et archéologique de l'Orne / par M. Louis Duval Louis (1840-1917), Éditeur, A. Manier (Alençon), 1900.

Louis Duval prend l’exemple du vin de Vaunoise de l’Orne : « Le vin de Vaunoise était, en effet, de préférence, réservé pour le Saint sacrifice (vin de messe) […] Le vin de Vaunoise est d'une qualité qui n'excède jamais le prix du cidre. Cette sorte de vin se recueille dans le pays et sert à-la boisson des pauvres gens, à la place du cidre, qui y est assez rare » [Duval, 1900]

Au 19e siècle, Louis Duval est un des premiers auteurs à rendre au Perche Ornais ce qu'il fut avant la Révolution française.

Extraits de ses collaborations dans la Revue normande et percheronne dont il fut directeur de la publication. Charles Pitou était à ses côtés un des principaux contributeurs.

 

« Moulins-la-Marche, sur la limite du Perche et de la Normandie […]  » - Duval[1] Louis

 

« Chevauchant un jour entre Rouen et Verneuil-au-Perche, le prieur de Boissy fit rencontre d'un gentilhomme […] » - Duval[2] Louis

 

Louis Duval rapporte un texte de M. le vicomte de Broc le second prix Gobert pour la France sous l’Ancien régime.
Son nouveau livre, le Temps passe, dans un cadre plus restreint, contient un tableau en raccourci de la vie provinciale au siècle dernier, tiré des mémoires d'un bourgeois du Mans, Michel Le Prince d’Ardenay
[1]. Ces souvenirs d'enfance, qui remontent au milieu du 18e siècle, sont écrits avec une simplicité qui n'exclut pas le pittoresque.

 

Extraits soumis par Louis Duval 

« Le voyage du Mans à Paris se faisait alors en cinq jours, dans les « carrosses de voiture » traînés par six chevaux. On passait par Rémalard, Saint-Jean-du-Murger, Châteauneuf, Dreux, la Queue et Versailles. Une table et un lit d'auberge, plus ou moins mauvais, attendaient les voyageurs à la fin de chaque journée, car on ne marchait jamais la nuit, à cause du peu de sûreté des routes et de la fermeture des portes des villes le soir. [...] 

Vers midi, entre Saint-Corne et Belléme, une des roues manqua tout net, heureusement qu'au lieu de sortir en dehors, ce qui nous eut fait
infailliblement verser, elle versa en dedans et lit arc-boutant avec l'impériale. Nous descendîmes bien vite, mais avec précaution, dans la crainte d’une culbute. Nous vîmes avec peine que nous ne pouvions aller plus loin et que nous étions éloignés de tout secours. L'abbé Monsellier, en s'orientant, reconnut de loin le clocher d’Igé ; il avait eu des relations avec le curé de cette paroisse. Il partit sur-le-champ pour aller lui demander l’hospitalité. Le bon curé, sensible à notre malheur, nous envoya une personne fidèle pour garder notre voiture auprès de laquelle nous étions restés, ma femme et moi, exposés aux rayons ardents
du soleil. Nous acceptâmes avec reconnaissance le dîner du curé qui nous offrit, de la meilleure grâce du monde, tout ce qui était en son pouvoir.
 Cependant, le maître de poste de Saint-Côme, qui nous conduisait, retourna chez lui et amena une charrette sur laquelle on mit notre voiture pour la transporter à Bellême. Nous nous y rendîmes le soir, l'abbé Monsellier et moi à pied et ma femme sur le cheval du curé qui ajouta cette complaisance à toutes les honnêtetés dont il nous avait comblés pendant notre séjour chez lui. *
Nous fûmes obligés de rester vingt-quatre heures à Bellême, pour faire faire une roue et réparer notre voiture. Je n’avais jamais vu cette petite ville qu’en passant. Quoique contrarié par le retard que nous éprouvions, je ne fus pas fâché d’être à portée de séjourner dans le lieu où mes ancêtres avaient pris naissance. Je trouvai avec plaisir beaucoup de personnes de différents états qui portaient mon nom, très connu dans le pays. 
»

 

[1] Bhttps://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529672x/f115.

[2] Le Parnasse Percheron, Louis Duval  in : Titre :  La Revue normande et percheronne illustrée : sciences, littérature, beaux-arts / dir. Louis Duval, [s.n.] (Alençon), 1896 in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529676k/f398.


[1] In : Mémoires de J.-B.-H.-M. Le Prince d’Ardenay, avocat au Parlement, négociant, juge-consul et
maire du Mans, 1737-1815, publiées et annotées par M. l’abbé Esnault, Le Mans, 1880, in-8°.

 

E comme Edouard Herriot, Erable

E comme Edouard Herriot,

 

 

Edouard Herriot a traversé un épisode trouble de la France du 20e siècle avec un véritable parcours politique en zigzag.

Edouard Herriot fut un homme d'Etat. Il s'engagea dans l'affaire Dreyfus aux côtés d'Émile Zola et Anatole France, et il  fonda la section lyonnaise de la Ligue des droits de l'homme. Il s'affirma comme un orateur exceptionnel. Après que les élections législatives du 25 mai ont donné la majorité au Cartel des gauches dont il était le principal animateur, il provoque la démission du président Alexandre Millerand qui avait pris parti pour le Bloc national pendant la campagne électorale et avait affirmé son pouvoir en intervenant dans les fonctions du président du Conseil. Il est alors appelé à la présidence du Conseil par le nouveau président de la République, Gaston Doumergue. En juin 1932, il revient au pouvoir (troisième gouvernement Édouard Herriot) après des élections ayant marqué une poussée vers la gauche. Il participe à la création du Front populaire, dont les réunions se font à La Ruche de Montchat dans le troisième arrondissement de Lyon. Devant l'avance allemande, il suit le gouvernement à Bordeaux puis à Clermont-Ferrand et enfin à Vichy. Attaqué par les collaborationnistes, il est placé en résidence surveillée en septembre 1942, d'abord chez lui en Isère ; puis il est jugé inapte à la déportation par les autorités allemandes, qui l'internent dans un asile où il feint la folie, à Maréville près de Nancy[À son retour en France, Herriot éprouve de l'amertume, bien qu'il soit reçu par de Gaulle : il représente la « France des boutiquiers » et les « fausses élites [qui] sont celles de la médiocrité » vilipendées par Albert Camus. Néanmoins, il fait figure de sage et devient le président de la nouvelle Assemblée nationale en 1947.]

Il est à l’origine de l'expression « Français moyen ».

Il est cité par le géographe Jean Pelatan qui examine le Perche par le prisme de la géographie comme avait commencé de le faire Olivier de Romanet, son prédécesseur qui avait publié en 1890-1902 deux tomes de la Géographie du Perche et chronologie de ses comtes ; suivies de pièces justificatives formant le cartulaire de cette province ; et d'une table alphabétique donnant les identifications des noms de personnes et des lieux…

Extraits citant les propos d'Edouard Herriot à propos du Perche.

« La Normandie des herbages et des bois s'appuie au robuste contrefort du Perche où l'arbre est roi...

Comme dans une barrière, cette contrée sépare les deux vallées essentielles de l'Orne et de l'Eure... Celui qui l'a conquise peut, à son gré, descendre vers les prairies de la Basse-Normandie ou les moissons de la Beauce... Trapu, ramassé sur lui-même comme un lutteur toujours prêt pour les combats... le promontoire avancé du Perche domine et protège tout ensemble. »

Edouard Herriot
[1]

[1] La Forêt normande par Edouard Herriot, in : Le Perche : un pays et ses hommes / Pelatan, Jean, Éditeur Jaher (Paris), 1985 - In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325396b/f24.item

E comme Erable ; Edouard Herriot

 

L'érable champêtre est un des arbres emblématioques que l'on remarque dans le Perche bocager, dans les haies qui ceinturent les parcelles  comme nous avons pu l'observer lors de nos herborisations au domaine de la maison du parc (PNRP), à Courboyer, Nocé-au-Perche de novembre 2019 à octobre 2020.  

A ses cotés on trouve le noisetier, le néflier, l'épine, le cornouillier et bien d'autres.

Conseil mémovisuel pour reconnaître  un érable à ses samares :

celles de l'érable champêtre  sont orientées à 9h15

celles de l'érable plane à 10h10

celles de l'érable sycomore à 7h25 comme celles du Négundo.

celles de l'érable de Montpellier à 6h25

ainsi vous reconnaitrez aisément à la saison ces différentes sortes d'ERABLE.

 

Erable champêtre vu par le PNRP.

"Acer can1pestre Erable champêtre (P) ; Hauteur 10 -20 rn ; Bon bois de chauffage ; Sciage, tournerie, manches d'outils ; Plante très mellifère ; Plante favorable à la faune ; Joli feuillage jaune d'or à l'automne ; Rejette ; nitrophile ; Hauteur : 10 à 20 m ; Feuillage : caduque ; Longévité : 150 à 200 ans ; Croissance lente ; Sol : sain, neutre à basique, limoneux, argileux ; Lumière demi-ombre pleine lumière.

Guide des essences des haies du Perche[1], Rédaction: Parc naturel régional du  Perche- Sophie de Longcamp, Mise en page : Tilman Eichhorn, Thierry Delory, Crédits illustrations : PNRP (G. M. Lavallette, S. Perera, S. de Longcamp) Imprimerie : Le Bon Caractère, Tourouvre, Octobre 2001"

 

F comme Feuilles ; Flaubert ; Frêne

F comme Feuilles

 

 

Nous avons commencé à entreprendre une étude sur les sols et l'humus en tout milieu  à l'occasion d'une pécédente exposition et résidence dans le Lot pour Cahors Juin Jardins 2024

C'est à la rencontre de  la pédologue Patricia Touyre et de l'éminent botaniste normand Benard Boullard que nous avons étudié la décomposition des feuilles au contact de la liyière et du sol notamment forestier ou se décomposant lentement elles contribuent à l'enrichissement de l'humus.

Ces deux scientifiques qui ont divulgué cette science du sol et du sous-sol ont transmis durant toute leur vie professionnelle un savoir  que transmets aujourd'hui - via le MNHN - Marc-André Sélosse.

 

Feuilles : De la litière à l’humus

« Pour beaucoup la litière n’a la valeur que d’un manteau triste et annonciateur des jours sombres et froids de l’hiver […] Cette litière, sous-estimée par beaucoup n’en retient pas moins l’attention de certains mais c’est réellement le biologiste qui accorde leurs lettres de noblesse à ces « reliquats de frondaisons printanières et estivales ». Il y voit là le prodigieux travail de la dégradation s’amorcer et se poursuivre quelques centimètres plus bas. »  

Boullard [1] Bernard,  Vie intense et cachée du sol, essai de pédobiologie végétale, Flammarion, 1967

 

« En forêt l’humus provient notamment de la décomposition de la litière ( tapis de feuilles mortes). Les feuilles constituent la fraction la plus importante et la plus constante  (3 tonnes à l’hectare en forêt).

C’est en effet au niveau de la litière que se joue toute la survie d’une forêt, puisqu’elle est la source même de l’alimentation de cette dernière (alimentation en carbone et en partie alimentation minérale). Patricia Touyre[2] distingue les feuilles mortes, les feuilles partiellement décomposées, les feuilles blanchies, les feuilles en dentelle les feuilles fragmentées

Les feuilles blanchies : l’action des champignons.

« Il n’est pas rare qu’en examinant la couche de feuilles mortes reposant sur le sol, on en rencontre de couleur crème ( premier signe de dégradation attribuée à une activité des champignons à chapeau). C’est la dégradation de la lignine : la ligninolyse. Une feuille est constituée de pectine, de cellulose et de lignine. »

Les feuilles en dentelle : l’action de la microfaune.

«  plus souvent entrevues par le promeneur, les feuilles en dentelle sont une autre révélation de ce phénomène important du recyclage des débris végétaux.

C’est l’action de la microfaune (les arthropodes : les collemboles dits litiérophages) qui prélèvent la partie la plus tendre de la feuille pour se nourrir. Restent les vaisseaux des feuilles qui constituent la charpente. Puis les vers de terre prennent les relais pour les enfouir profondément. La couche grumeleuse sous la litière est constituée des excréments des animaux litiérophages ayant consommé les feuilles : collembole, plathelminthe, acarien, protoure

Les feuilles fragmentées : : l’action des animaux du sol.

Résultats d’attaque multiples principalement d’origine mécanique due au passage des petits animaux du sol qui fragmentent les feuilles en morceaux plus petits conjugué aux alternances des températures et des degrés d’humidité.

Odeur d’humus : De la feuille au terreau.

Si on manipule la litière forestière, s’en dégage une odeur d’humus. Cette odeur révèle la présence de certaines bactéries( Streptomycètes qui sont ammonificatrices) qui sont très nombreuses dans le sol et participent au cycle de l’azote. »

 

[1] Vie intense et cachée du sol, essai de pédobiologie végétale, Flammarion, 1967, p. 15.

[2] Patricia Touyre, le sol, un monde vivant, Formation, Faune, Flore, Guide Delachaux, 2015.

F comme Flaubert

 

Un petit carnet de Flaubert de 7,7 cm sur 12.8 cm consigne les notes écrites au crayon par Flaubert, repaséées à l'dencre par l'auteur correpsondant à la période du 19 septembre au 3 octobre 1877. période à laquelle Flaubert traverse diverses régions de Normandie  dont un rtronçon entre l'Aigle en Normandie  et La Trappe de l'ancienne province du Perche.

Son voyage en Normandie compile les recherches  de sites et de détails pour Bouvard et Pécuchet. Son exursion documentaire comme le souligne  Yvan Leclerc  (ETUDES nORMANDES 1988) est zigzaguante comme d'ailleurs celle que nous avons entrepris pour réaliser notre étude pélimnaire géologique avec les prélèvements de terre et sols du Perche du Nod au sud du Perche tout en zizaguant.

Comme quoi nul n'invente rien comme le disait le botaniste Charles Flahault entre 1887 et 1896 dans l'ouvrage  intitulé Charles Flahault Herborisations en zigzag Journal un botaniste Documents réunis et présentés par J.-M Emberger Les Presses du Languedoc 1999.

Vivant au pays de Flaubert à Croisset hameau de Canteleu,  nous avons interprété son oeuvre  Bouvard et Pécuchet dans les jardins de l'abbaye Saint-Georges à Saint-Martin de Boscherville dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Flaubert en 1821.

Extrait de la voute délicieuse de l'herbier contemporain délicieux de Pascal Levaillant 2021

 

Extraits du  périple de Gustave Flaubert dans le Perche.

 

"À SA NIÈCE CAROLINE Falaise, samedi matin [29 septembre 1877].

« Puis j’irai à Séez, à Laigle et à la Trappe.[…] »

Flaubert Gustave [1]

 

À EDMOND LAPORTE [Croisset,] vendredi, 3 heures, 5 octobre 1877]. Quel dommage que nous n’ayons pas vu la Trappe, ensemble ! – J’ai trouvé suffisamment de pierres druidiques. »"

Flaubert Gustave [2]

 

[1] https://fr.wikisource.org/wiki/Christel_(%C3%A9d._RDDM) Flaubert Extraits de ses correspondances avec Caroline

[2] In : https://www.dolgestion.com/formacile/wp content/uploads/2023/08/flaubert_correspondance_tome_V.pdf

F comme Frêne

 

Le frêne fait partie de notre herbier contemporain des arbres, arbre que l'on croise en de nombreuses régions françaises  dont dans le Marais poitevin, dans le grand-ouest dans les zones humides et bocagères.

Cet arbre est  menacé d'extinction et en danger :  La chalarose a été détectée pour la première fois en Pologne en 1992 et s'est rapidement répandue dans toute l'Europe. En 2022, la seule région en partie épargnée par la maladie et où des frênes sont présents  est la zone méditerrannéennne sud et est.  

Le frêne commun est l'un des plus sensibles à la chalarose. L'espèce n'est pas menacée en tant que telle, mais la maladie remet en cause la sylviculture des peuplements forestiers à base de frênes. La mortalité d’arbres adultes est rare, ce sont les peuplements jeunes et denses qui sont les plus touchés. Les peuplements mélangés résistent mieux à la chalarose comme l'indique le https://www.cnpf.fr/

 

Extraits du Frêne et Trogne

« Dans la continuité du Chemin des trognes

Deux cent quarante jeunes trognes en devenir ont été plantées en contrebas de différentes essences. Tous les arbres peuvent donner « naissance » à une trogne – le plus souvent un feuillu – dès lors qu’une taille intervient. « Le chêne, le saule, le frêne, le platane, le tilleul… Dans l’Arborétrogne, d’autres essences plus méditerranéennes ont été introduites comme le micocoulier et le mûrier blanc pour prendre en compte l’évolution du climat. »

Un arbre aux multiples spécialisations

Une trogne, mais de multiples usages. Selon ces destinations, la taille interviendra plus ou moins fréquemment et ces spécialisations donneront naissance à des « trognes physiques » différentes. La paysannerie d’autrefois faisait usage de cette richesse naturelle offerte et à sa portée. Haies et trognes du Perche avaient une raison d’être. Elles servaient de clôture, de coupe-vent et d’abri au bétail, de fourrage aussi avec leur feuillage ; des trognes, les hommes tiraient leur bois de chauffage. Leur utilité est aujourd’hui reconnue – les trognes ont été mises quelque peu à mal un temps – d’autant qu’elles structurent et personnalisent les paysages d’un territoire. »

Dominique Mansion[1] - hpps://inventaire.forestier.ign.fr

Les stations forestières du Perche, catalogue version sud, Centre Régional de la propriété forestière d’Ile de France et du Centre Le Perche Zone Sud -  Présence du frêne station riche de ravin sur sable limoneux caillouteux S2 - Station riche à végétation neutrocalcicole C2 - Station riche de fond de vallon à engorgement contraignant V2 - https://inventaire-forestier.ign.fr › GS_perche-sud PDF

LES STATIONS FORESTIERES DU PERCHE

Inventaire Forestier - IGN

https://inventaire-forestier.ign.fr › GS_perche-sud

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2 - Le Faux-Perche et ses confins orientaux, le Perche Vendômois et le Dôme ... LE FRENE. Ci, yvunxL a/ilw (L, 20 eu 30 m de, kaui, btjaîwwni appela.

 

G comme Gide ;  Guerrini ; Gui

G comme Gide 

 

1913 - Gide rencontre Roger Martin du Gard. Gide est venu  dans le Perche rencontrer Martin du Gard au Tertre entre 1913 et 1938.

Ayant visité le Tertre et l'intérieur du château, j'ai vu le mur de photogtraphies  dont celle du portrait de Gide. Le bureau de l'écrivain est positionné devant ceette galerie de 60 portraits  encadrés aux formats differents, galerie située entre une porte séparant le bureau d'une autre pièce du rez de chaussée et entre un petit meuble bas où se gtrouve un buste noir et de l'autre côté par un mur de refend.

 

Extraits citant Gide

« Né à Paris, d’un père uzétien et d’une mère normande, où voulez-vous, Monsieur Barrès, que je m’enracine ? J’ai donc pris le parti de voyager (à propos des Déracinés).

On sait qu’André Gide (1869-1951) passa sa vie à voyager, sans toutefois renier ses points d’ancrage que furent Paris, le Midi, la Normandie.

Ses liens avec la Normandie sont nombreux et divers. De par ses liens amicaux avec Roger Martin du Gard il séjournera à plusieurs reprises au château du Tertre, près de Belléme, à Alençon auprès de son beau-frère Marcel Drouin. Sans oublier toutes les excursions à Honfleur, à Trouville, à Étretat…

Ces attaches normandes ont rarement été étudiées dans leur globalité, et c’est précisément l’objet de cet ouvrage que d’en établir la géographie… et l’histoire, en s’attachant tout particulièrement à décrire la diversité des lieux et des paysages de cette belle région française, mais aussi de raconter quelques-uns des moments privilégiés qu’y vécut André Gide, entouré de ses proches et de ses amis. » Jean-Pierre Prévost[1] 

 

« Après une licence et un doctorat de mathématiques à l’Université de Caen, et un doctorat d’esthétique à l’Université de Nanterre, Jean-Pierre Prévost a réalisé deux long-métrages pour le cinéma, et pour la TV un grand nombre de reportages, documentaires, fictions françaises et étrangères. Depuis 2010 il se consacre au théâtre, mais également à l’écriture et à la mise en œuvre d’expositions internationales. Il est spécialiste de l’œuvre d’André Gide.et trésorier de l’Association des Amis d’André Gide. » J.P.Prévost, 2026.

 

Le Tertre

Ce château se nommait Château de l’Estrade au 18e siècle d’après l’Atlas Trudaine

Jean-Pierre Prévost évoque le château du Tertre :  Le Tertre est situé à quelques kilomètres de Bellême, dans le département de l’Orne. Roger Martin du Gard achète le château à son beau-père en 1925. Il y fera de nombreux travaux d’aménagement, et y vivra jusqu’en 1940. La propriété est alors réquisitionnée par les troupes allemandes, et Martin du Gard et sa famille iront s’installer à Cimiez, un quartier de Nice. Ils reviendront au Tertre après-guerre.

Gide est venu rencontrer Martin du Gard au Tertre entre 1913 et 1938.

« Nous voici donc au tertre dans cette maison qui semble aménagée pour la vie d’amitié. Le décor est charmant, qu’on y est à soi-même un spectacle aimable. La grâce sévère du paysage, l’ordonnance un peu pompeuse des lieux sont bien à la taille de l’homme et confèrent à toutes les démarches un certain style, dont on reste conscient, soit qu’on tourne autour du grand bassin, soit qu’on se promène dans les deux allées symétriques qui entourent la grande pelouse rectangulaire devant laquelle est posée la longue façade en brique rose à moitié mangée par un grand toit seigneurial […]Il y a un genre d’intimité  sans apprêt et de laisser-aller dans la confidence qu’on obtient à la campagne ». (Séjour raconté dans le détail, et avec un immense talent, par la petite Dame dans ses cahiers du 2 au 12 août 1929[2]) ».Jean-Pierre Prévost

 

« Ce n’est pas le style de la description, la nature du paysage, qui évoluent, mais sa place : jamais elle n'est centrale sinon durant la période 1897-1914 environ. Si l’on préfère un autre langage le paysage normand est, chez Gide, la plupart du temps un simple « indice », sauf dans les Nourritures terrestres, où, parmi d’autres, empruntés à d'autres contrées, il acquiert l’importance d’une véritable « fonction ». C’est un peu ce que pensait Gide lui-même à propos de l’école dite « Naturiste », à laquelle il s’était laissé adhérer ;

 Nous chanterons les hautes fêtes de l’homme. Pour la splendeur de ce spectacle les poètes convoqueront les plantes, les étoiles, les grands vents et les purs animaux. Une littérature s’élabore, qui glorifiera les marins, les laboureurs, nés des entrailles du sol, et les pasteurs qui habitent près des aigles. De nouveau les poètes se mêleront aux tribus. »

Voilà la définition du mouvement Naturiste que donnait son fondateur, saint Georges de Bouhélier, et voici ce que lui répondait Gide :

« Affamé de plus bruyante gloire, M. de Bouhélier entraînait mon nom à sa suite jusque dans les colonnes du Figaro ; l’admiration que je manifestais pour son jeune talent trouvait ainsi sa récompense... Naguère quelques critiques mal renseignés... voulurent bien, dans l'ignorance des dates, me croire adepte d’une école qui simplement avait le goût naissant de m'approuver »  Francis Claudon[3]

[1] In : https://editionsorizons.fr/livre/andre-gide-et-la-normandie/

[2] In : Jean-Pierre Prévost, André Gide et la Normandie, Préface de Pierre Masson, Editions Orizons, Rencontres, Paris, 2017.

[3] Gide et le paysage normand, Francis Claudonp. 227-240 – In : https://books.openedition.org/purh/8670?lang=fr

 

Gide et si le grain ne meurt (1926) : souvenir de son premier herbier

 

« Mais la principale occupation d’Anna, sa plus chère étude, était la botanique. À Paris elle suivait assidûment les cours de M. Bureau au Muséum, et elle accompagnait au printemps les herborisations organisées par M. Poisson, son assistant. Je n’ai garde d’oublier ces noms qu’Anna citait avec vénération et qui s’auréolaient dans mon esprit d’un grand prestige. Ma mère, qui voyait là une occasion de me faire prendre de l’exercice, me permettait de me joindre à ces excursions dominicales qui prenaient pour moi tout l’attrait d’une exploration scientifique. La bande des botanistes était composée presque uniquement de vieilles demoiselles et d’aimables maniaques ; on se rassemblait au départ d’un train ; chacun portait en bandoulière une boîte verte de métal peint où l’on couchait les plantes que l’on se proposait d’étudier ou de faire sécher. Quelques-uns avaient en plus un sécateur, d’autres un filet à papillons. J’étais de ces derniers, car je ne m’intéressais point tant alors aux plantes qu’aux insectes, et plus spécialement aux coléoptères, dont j’avais commencé de faire collection. [1]»

 

«À l’instar d’Anna et avec son aide, je faisais un herbier ; mais surtout l’aidais à compléter le sien qui était considérable et remarquablement bien arrangé. Non seulement elle avait fini par se procurer, patiemment, pour chaque variété les plus beaux exemplaires, mais la présentation de chacun de ceux-ci était merveilleuse : de minces bandelettes gommées fixaient les plus délicates tigelles ; le port de la plante était soigneusement respecté ; on admirait, auprès du bouton, la fleur épanouie, puis la graine. L’étiquette était calligraphiée. Parfois la désignation d’une variété douteuse nécessitait des recherches, un examen minutieux ; Anna se penchait sur sa « loupe montée », s’armait de pinces, de minuscules scalpels, ouvrait délicatement la fleur, en étalait sous l’objectif tous les organes et m’appelait pour me faire remarquer telle particularité des étamines ou je ne sais quoi dont ne parlait pas sa « flore » et qu’avait signalé M. Bureau. [2]»

 

« C’est à La Roque surtout, où Anna nous accompagnait tous les étés, que se manifestait dans son plein son activité botanique et que s’alimentait l’herbier. Nous ne sortions jamais, elle ni moi, sans notre boîte verte (car moi aussi j’avais la mienne) et une sorte de truelle cintrée, un déplantoir, qui permettait de s’emparer de la plante avec sa racine. Parfois on en surveillait une de jour en jour ; on attendait sa floraison parfaite, et c’était un vrai désespoir quand, le dernier jour, parfois, on la trouvait à demi broutée par des chenilles, ou qu’un orage tout à coup nous retenait à la maison. À La Roque l’herbier régnait en seigneur ; tout ce qui se rapportait à lui, on l’accomplissait avec zèle, avec gravité, comme un rite. Par les beaux jours, on étalait aux rebords des fenêtres, sur les tables et les planchers ensoleillés, les feuilles de papier gris entre lesquelles iraient sécher les plantes ; pour certaines, grêles ou fibreuses, quelques feuilles suffisaient ; mais il en était d’autres, charnues, gonflées de sève, qu’il fallait presser entre d’épais matelas de papier spongieux, bien secs et renouvelés chaque jour. Tout cela prenait un temps considérable, et nécessitait beaucoup plus de place qu’Anna n’en pouvait trouver à Paris.[3] »

 

 

[1] André Gide, SI LE GRAIN NE MEURT (1926),  p. 24. In : https://www.argotheme.com/gide_si_le_grain_ne_meurt%20essai.pdf

[2]  André Gide, SI LE GRAIN NE MEURT (1926),  p. 25. In : https://www.argotheme.com/gide_si_le_grain_ne_meurt%20essai.pdf

[3] André Gide, SI LE GRAIN NE MEURT (1926),  p. 26. In : https://www.argotheme.com/gide_si_le_grain_ne_meurt%20essai.pdf

 

 

L'environnement du château du Tertre que pouvait contemplerAndré Gide

© Levaillant 2018

Le salon d'écriture de Roger Martin du Gard et sa galerie de portraits

© Levaillant 2018

Poirier et vigne © Levaillant 2018

G comme  Guerrini 

 

Antoinette fut très attachée  à Mortagne et dès sa prime jeunesse. Sa famille habitait la place de l'église. Curieuse comme Robert Tanné l'écrit, elle aeut la passion de vieilles pierres et plus tard le goût de la valorisation du patrimoine de la cité. Elle contribuera à animer Mortagne en participant à la vie culturelle.

A propos de son ouvrage Mortagne-au-Perche édité par les Amis du Musée Alain et de Mortagne-au-Perche elle évoque la cité et ses environs comme l'horizon bleuté de la forêt de Bellême.

Extraits 

« Perche bocager, hautes futaies, lisières, clairières, ici les ruines d’un monastère, ailleurs la mélancolie d’un étang, l’empreinte d’un vieux chemin, champ clos de haies, galop d’un cheval dans le pré brillant d’avril, clochers pointus autour desquels se groupent les toits luisants de pluie. Partout la marque de ce travail séculaire qui fait l’homme maître et serviteur d’une nature devenue campagne. »  Guerrini Antoinette[1]

Antoinette dépeint la vallée de l'Huisne selon un dessin d'Hélène Jouvin « Paysage typique de la vallée de l'Huisne et du Perche En toile de fond, le charmant bourg de Mauves-sur-Huisne : tourelles et toits féodaux. Le calme de la rivière et celui des bêtes paissant sur le diapré des herbages, promesse printanière des haies et majesté incontestée de l'arbre. »

Autre description de Mortaigne selon un dessin de Chastillon – 1630, p.38.

Le dessin montre le tertre de Mortagne au 17e siècle la cité (la ville close) est entourée de remparts qui épousent les inclinaisons du relief et d'où sortent trois édifices religieux dépassant la masse des toits et des bâtiments de Mortagne. Au pied de la ville une maison fortifiée en ligne de défense et au creux des vallons environnants, au premier plan un domaine entouré de hauts murs entouré d'une douve naturelle marécageuse.

En premier plan quelques puissants arbres ressemblant à des chênes et des frênes font un premier rideau ajoutant à la perspective la dimension vallonnée du paysage de Mortaigne à cette époque.

[1] Environnement, , Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche, 1996, p.25

 

 

G comme Gui

 

« Le gui est le compagnon du pommier, on le croise surtout dans les vergers anciens. Ils arrivent à envahhit totalement l'arbre.»

Le gui sur un pommier haute tige agé de 20 ans © Levaillant 2018

Le gui, cette plante semi-parasite bien connue pour ses boules de branches vertes et ses baies blanches, est souvent associé aux traditions de Noël. Pourtant, derrière son apparence festive se cache une menace sérieuse pour les arbres fruitiers. 

Un parasite insidieux

Le gui se fixe sur les branches grâce à des suçoirs qui traversent l’écorce pour atteindre la sève. Contrairement à d’autres parasites, il ne tue pas immédiatement son hôte, mais l’épuise lentement.

Les arbres fruitiers, déjà sollicités pour produire des fruits, deviennent particulièrement vulnérables. Le gui prive la branche sur laquelle il est installé d’eau et de nutriments essentiels, ce qui peut entraîner un dépérissement complet, une réduction de la floraison et, in fine, une baisse significative des récoltes.

 

 

Des dégâts visibles et cachés

Les symptômes d’une infestation par le gui sont souvent discrets au début. On observe d’abord des renflements sur les branches d’où sortent quelques tiges vers clairs, puis un ralentissement de la croissance. À long terme, les branches parasitées peuvent se dessécher ou casser sous le poids du gui, surtout en cas de vent ou de neige. Les arbres fruitiers comme les pommiers, poiriers ou cerisiers sont particulièrement sensibles, car leur système de défense est moins robuste que celui des grands feuillus.

Prévention et lutte

Pour limiter les dégâts, une surveillance régulière est indispensable. Le gui se propage principalement par les oiseaux qui mangent ses baies et déposent les graines sur les branches. Il est donc conseillé de supprimer manuellement les boules de gui dès leur apparition, idéalement en hiver, avant qu’elles ne produisent de nouvelles graines. Une taille soigneuse des branches infestées peut aussi sauver l’arbre, à condition d’intervenir tôt.

Le gui, bien que pittoresque, représente une menace réelle pour les vergers. Une gestion proactive est essentielle pour préserver la santé des arbres fruitiers et assurer des récoltes abondantes. Sans intervention, ce parasite peut transformer un arbre vigoureux en une structure affaiblie, incapable de produire correctement.[1] »

 

« Le gui, plante parasite qui pousse sur plusieurs espèces d'arbres, était très en honneur chez les Gaulois, qui lui attribuaient des propriétés merveilleuses et l'employaient, avec la verveine et d'autres plantes, à la célébration des mystères religieux. Ils recherchaient surtout le gui du chêne, qui n’est pas introuvable, comme on l'a prétendu ; la vérité, c'est qu'il est extrêmement rare[1]. Il l'était déjà en ces âges lointains et sa découverte était considérée comme un événement ; c'était presque un miracle, par lequel la divinité révélait aux mortels et vouait à leurs hommages le chêne, objet de sa prédilection. Ce gui était cueilli en grande pompe la première nuit de l'an nouveau, qui était la sixième de la lune, car les Gaulois comptaient par nuits comme nous comptons par jours ; chez eux le jour suivait la nuit, tandis que chez nous il la précède. La solennité avait lieu à la lueur des torches qui illuminaient au loin les profondeurs de la forêt et jetaient des reflets fantastiques sur les flots sombres et mouvants de la multitude accourue de toutes parts en criant : « Au gui l’an neuf ! » A. Almagro[2]

« Quand les gelées ont fait tomber les feuilles, chacun peut voir les grosses touffes du gui, désordre sensible aux yeux. Vers le même temps, la jeunesse aime à danser sous le gui ; on dit que cette plante vigoureuse et toujours verte porte bonheur aux amoureux. Aussi l’on voit des charrettes pleines de gui ; en sorte que tout se passe comme si la destruction du gui était aussi bien payée que celle des hannetons. Mais quel détour savant ! Cette plante détestable est aimée et adorée depuis les temps les plus anciens. La sagesse politique n’a pas inventé de meilleur moyen pour délivrer les arbres.

Cela fait voir que la science languit, comparée aux passions. » Alain[3]

[1] Le gui du chêne n’est pas inconnu des bûcherons, mais ils conviennent qu’il est tout à fait rare ; c’est aussi le mot de Pline : rarum admodum inventu. S’il eût été plus commun, les Gaulois n’y auraient pas attaché un si grand prix.

[2] Titre :  La Revue normande et percheronne illustrée : sciences, littérature, beaux-arts / dir. Louis Duval, [s.n.] (Alençon) Date d'édition :  1893 - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529673b/f51.item

[3] In : https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Propos_d%E2%80%99Alain_(1920)/Tome_2/164

 


[1] In - https://www.pomologie.fr/le-gui-un-parasite-redoutable-pour-les-arbres-fruitiers/

 

 

H comme Hugo ;  Hêtre ;  Houx

H comme Hêtre , cf. Jacques Brosse

 

Hêtre

« De tous les feuillus, c’est l’un des plus imposants par sa verticalité, il peut monter jusqu’à 45m de hauteur[1]. Il peut vivre de 300 ans à 500 ans et peut-être davantage. Celui de Montigny (Eure-et-Loir) de 8,20 m de tour aurait près de 900 ans.

Cette essence se plait surtout en climat océanique, tempéré et assez pluvieux. Répandu en plaine dans le nord de la France […] cette essence d’ombre préfère la futaie et se développe d’abord sous le couvert du chêne qu’il tend à remplacer. »

La hêtraie est en Normandie la fay. 

Brosse[2]  Jacques

 

Les deux hêtres de la vallée Biquet de Senonches :

« Ces deux hêtres possèdent toutes les caractéristiques de leur espèce, à une exception près : leur écorce. Alors que l'écorce traditionnelle du hêtre est grise et lisse comme la peau d'un éléphant, ici, on peut découvrir une écorce craquelée et profonde. Il semblerait qu'ils aient usurpé l'écorce du chêne liège, de vieux bouleaux ou du pin.

 Des recherches sont entreprises pour déterminer leur statut exact. Ce phénomène est d'autant plus étrange que l'écorce des jeunes rameaux reste parfaitement lisse.

Sa hauteur est de 22 m. et sa circonférence de 2,65 m. »

 

 

 

In : Arbres remarquables  d'Eure-et-Loir, le Département, p, 136.

[1] L’arbre recordse trouve en Normandie à Barentin en Seine-Maritime : près de 50 m.

[2] Jacques Brosse, Les arbres de France, histoires et légendes, Omnia Poche, 1987, p.93-94

H comme Houx, cf. Jacques Brosse

 

Houx

« Cette essence occupe une aire très étendue, de l’ouest de l’Europe jusqu’à l’Afrique du Nord. On la trouve dans presque toute la France, mais elle abonde surtout en sous-bois dans les forêts de l’Ouest, car elle a besoin d’une certaine humidité atmosphérique et redoute les grands froids prolongés. Son feuillage est brillant et ses fruits d’un rouge éclatant au fort de l’hiver, le houx symbolise la persistance végétale et célèbre les esprits de la forêt qui éloignent les sortilèges et ses piquants éloignent les mauvais esprits. Les feuilles et les fruits du houx jouent un rôle important dans la décoration de Noël. Il est utilisé (feuilles) en teinture ou en décoction (Phytothérapie) et agit contre la bronchite chronique » Brosse [1] Jacques

 

Pourquoi certaines feuilles de houx n’ont pas de piquants ?

Suite à des observations botaniques de cette essence, à une certaine hauteur du l’arbuste on peut constater que certaines feuilles ont perdu leurs piquants et ressemblent à des feuilles de laurier.  En fait les piquants sont son mode de défense contre les animaux herbivores. Ainsi il est courant d’observer des feuilles lisses plus haut dans l’arbre, à l’abri des prédateurs herbivores.

 Là où se trouvent de gros buissons denses de houx, on peut craindre de dénicher un abri pour les sangliers dans lesquels ils se dissimulent en journée., ce que j'ai pu observer en 2025 en forêt d'Orival.

 

 

[1] Jacques Brosse, Les arbres de France, histoires et légendes, Omnia Poche, 1987, p.97-98

 

 

H comme Hugo Victor

Gérard Pouchain raconte le périple de Victor Hugo dans cette Quatrième Promenade de Nogent-le-Rotrou à Martigné par Alençon, Pré-en-Pail, Le Ribay, Lassay, Mayenne, Jublains du 19 juin au 21 juin.

« C'est par amour et par amitié que Victor Hugo prend la route de la Normandie, pour la première fois en 1821 : par amour pour Adèle Foucher. [...] C'est par amitié et pare amour que Victor Hugo séjourne une dernière fois en Normandie, en septembre 1884, rappelle Gérard Pouchain. [...] Entre ces deux dates - 1821 et 1884 -, Victor Hugoe se rend plus de dix fois en Normandie.[1] »

« Nous avons vu et visité à Nogent-le-Rotrou ce château qu’on voulait me vendre, il y a six à sept ans. Nanteuil en fait pour toi un croquis de souvenir pendant que je t’écris. L’extérieur est encore très beau et domine superbement un immense horizon de plaines ondulantes. L’intérieur n’est que délabrement. » Hugo Victor [1]

« Ce pays que l’on reconnait aux tignasses vertes des pommiers qui nous entourent de toutes parts… » Hugo Victor [2]

 

 

[1] In : https://hopenroute.fr/le-chateau-de-nogent-le-rotrou/

[2] Correspondance, in : le pays du Perche, Julien Cendres-Christian Vallée, Concept Image, 2012, p. 70 ; 119.

 


[1] In : Gérard Pouchain, Promenades en Normandie avec un guide nommé Victor Hugo, Editions Charles Corlet S.A.R.L, 1983.

 

 

Le Château de Nogent-le-Rotrou © Levaillant 2018

I comme If, If de Brou, If de Jauzé

 

En normand que je suis j'affectionne les ifs plus qu'un autre arbre. Ayant vécu 55 ans à Yvetot, commune cauchoise rien de plus toponymique que la consonnance « iftot », la terre des ifs, 200 ifs dans la commune ce qui dénote d'une réalité ancienne comme dans un village voisin, Croix-Mare, où l'if se compte par deux cents sujets.

Le summum se trouve dans la vallée de la Seine où, de Vernon au marais Vernier, on les compte par dizaine de milliers, ce qui a été observé par les vikings à la recherche de ressource d'If pour leurs arcs et flèches.

Ailleurs nous avons toujours plaisir à en découvrir quelques unités dans les villages normands et du Perche, sur des sols calcaires.

 

« Ifs du Perche : A Serigny, juste en bas du lavoir et des murs fortifiés du presbytère perché à côté du cimetière et de sa chapelle, les ifs bien taillés [1]»

« Fierté et symbole de la commune, c’est le plus vieil if connu en Sarthe. Il a d'ailleurs été classé "arbre remarquable". Il aurait été, d’après la légende, planté par les vikings il y a entre 800 et 1000 ans.

C’est un if à fleurs mâles, le seul classé en Sarthe. [2]» « Brou : If 300 ans (plusieurs d’une même souche) au bord d’un bras de l’Ozanne accès dans une rue parallèle à la rue de Châteaudun » « If, Hauteur : 17 m, Tricentenaire.

L'if de Brou est formé de plusieurs rejets issus d’une même souche plantée il y a plus de 300 ans ! Un ensemble de rejets originaires d’une souche identique s’appelle une cépée. Ici, la cépée a un diamètre de 30 mètres et une hauteur de 17 mètres. Cet arbre a beaucoup de caractère et la nuance sombre de son feuillage joue un rôle important dans l’aspect paysager de la promenade qui le jouxte.

L’if est un arbre vénéneux pour l’homme et les animaux. Cette essence jouit d'une grande longévité (plus de 1500 ans).[3]»

Citation de Jacques Bril : « Jacques Bril veut dire « la terre des ifs ou la lande des ifs » 

Citation de Jacques Brosse : «  Désormais on sait maintenant que beaucoup de noms d’endroits portent l’if dans leur patronyme comme dans le Calvados ; Condé sur Ifs, ou comme dans l’Orne - les Yveteaux  ;  en Seine- Maritime :  Yvetot ; Saint-Pierre-des-Ifs dans l’Eure ; Yvetot-bocage anciennement Yvetot dans le Cotentin et d’après les recherches de Jacques Brosse et de Robert Bourdu d’autres cités ont rejoint cette liste à ma grande surprise comme Evreux,  York en Angleterre, Yvignac-la-Tour, Yffiniac en Bretagne et d’autres cités sur d’autres continents.»

 

[1] A Serigny , juste en bas du lavoir et des murs fortifiés

[1] https://www.sarthetourisme.com/patrimoine-naturel/if-millenaire-de-jauze

[1]https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9

if de Jauzé en Perche Sarthois © Levaillant 2026

Ifs de Brou © Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir

J comme Jean de la Varende, Jean Pelatan

J comme Jean de la Varende

 

« […] sur le haut, l’exceptionnel de Mortagne serait encore son jardin public. A la française, appuyé par de belles orangeries, il ouvre un horizon vaste et herbeux. »

Jean de la Varende[1]

 

[1] Par monts et merveilles de Normandie - in : Antoinette Guerrini, Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche, 1996, p. 15. 

 

J comme  Jean Pelatan

 

Jean Pelatan, Agrégé de l'Université. Docteur ès lettres. Enseigne la géographie à l'Université de Paris X-Nanterre (en 1990)

« Il faut remonter à 1621 pour trouver le dernier livre d’ensemble écrit sur le Perche. C’est dire tout l’intérêt de l’ouvrage de Jean Pelatan qui brosse en des pages remarquables un tableau complet du Perche, ses paysages et ses hommes, sa campagne et ses villes, son histoire et son présent. Maisons rurales et productions agricoles, évolution des centres urbains et vie industrielle, animation des villages et équipement commercial, tout est passé au crible de l’analyse. Si rien n’est oublié dans la fresque présentée par l’auteur, c’est qu’il a consacré douze années entières à parcourir le terrain et les documents d’archives, dialoguant avec les hommes, interrogeant les statistiques, faisant à chaque fois ressortir l’extraordinaire qualité d’adaptation de ce pays du Perche, à la fois si chanté et si méconnu. La rigueur du texte autant que la qualité des illustrations placent d’emblée le livre de Jean Pelatan comme ouvrage de référence qui saura séduire autant les spécialistes que le grand public.[1]» 

Dans un article paru en 1985, Jean Pelatan revient sur le Perche comme espace de transition : 

« Accolé à la Normandie vers le Nord et le Nord-Ouest, voisinant avec le Maine à l'Ouest, touchant le Vendômois au Midi et avancé vers la Beauce à l'Est, le Perche couvre un espace géographique jusqu'ici méconnu, écartelé entre quatre départements (Orne, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher et Sarthe) et trois régions (Basse-Normandie, Centre et Pays de Loire). Il présente trois particularités majeures : un milieu rural spécifique dont les limites ont été définies unilatéralement par les Administrations Centrales après 1946 ; une province encore vivante mais de plus en plus dépendante de Paris ; une région qui a cherché à développer toutes les potentialités de l'économie traditionnelle jusqu'aux années 1960, au moment où s'y affirment des facultés d'adaptation et un esprit d'initiative appuyés sur une prise de conscience régionale encore timide.

Le Perche semble, pour qui le traverse rapidement, se fondre dans les bocages de l'Ouest ou annoncer la Normandie voisine, voire les confins ligériens ou même océaniques, par son climat modéré mais non exempt de fraîcheur et d'humidité. Ne représentant pas une entité politique ou administrative, il est facilement oublié à l'heure des décisions intéressant les Régions, ou au moment des actions à l'échelle des Départements. N'opposant pas de véritable barrière aux axes de circulation qui peuvent le traverser aisément, il ne s'érige pas en obstacle entre le centre du Bassin Parisien et les Pays manceaux. Il ne possède ni ville susceptible de « mériter le détour » ou d'attirer les grands flux touristiques, ni spécialités gastronomiques spécifiques dignes de lui valoir la réputation de la Normandie voisine. Notons cependant, significativement, que les Assises du Tourisme Normand se sont tenues en 1984 à Mortagne au Perche ; il semble donc en situation intermédiaire et équivoque.[2]»

 

« La connaissance de ce pays dévoile peu à peu les oppositions qu'il présente par rapport aux régions voisines : un relief plus marqué que dans le pays d'Ouche ou le Maine ; des sols à dominante argileuse, même dans sa partie occidentale jurassique ; une diffusion extrême de l'habitat ; la spécialisation précoce de l'économie agricole dans l'élevage herbager et la contribution corrélative du Perche aux besoins des régions voisines ainsi que de Paris autant de différences avec la Beauce tournée vers la grande culture spéculative, le Thimerais plus plat bien que partagé comme le Perche entre culture et élevage, le pays d'Ouche plus forestier et plus sévère, le Maine moins montueux aux « pays » plus diversifiés, le Vendômois déjà viticole et empreint de douceur ligérienne. [...]

 Pays forestier aux temps les plus lointains, le Perche est devenu bocager au fur et à mesure que l'homme pénétrait et clairsemait la Sylva Pertica […] La livrée verte du bocage et des prés d'élevage l'emporte encore largement dans le Perche au travers d'un quadrillage de vallées et de collines. […] Dans la mosaïque des pays de France, le Perche offre, en dépit de sa faible étendue, une physionomie complexe mais originale. […] Le Perche associe bois, taillis, prés et champs en une symphonie pastorale encore peu dégradée par les remembrements et la disparition des comptants. […] Même sur les marches de la région, l’eau est toujours présente dans le paysage percheron.» Jean Pelatan [1]

[1] In : Le Perche - https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325396b/f24.item


[1] In : Le Perche : Un pays et ses hommes, Jean Pelatan,  Editions Jaher, 1984.

[2] In : Le Perche : un espace de transition, Jean Pelatan, Études Normandes  Année 1985  34-3  pp. 46-57

 

 

K comme Kermerrien

K comme Kermerrien

 

« Kermerrien, pomme à cidre du Perche, variété amère »

« Origine : Variété implantée dans toute la zone cidricole française

Maturité : Epoque de récolte : fin septembre - début octobre. Particularités : variété dont la maturité des fruits avance depuis quelques années ! Utilisations : Variété amère à maturité fin septembre début octobre, de bonne productivité. Variété assez rustique, facile à conduire lorsque la vigueur a été bien gérée les premières années. A implanter dans des sols moyennement fertiles. Utilisée pour la fabrication des cidres. Cidre : saveur amère.[1] »

« Espèce nouvelle, très recherchée » Mais la consultation des revues spécialisées de la fin du 19e siècle ne confirme pas cette origine. Ainsi, « Le cidre et le poiré », revue mensuelle des intérêts pomologiques publiée à Argentan (Orne), du 1er novembre 1892 (4e année, n°7), cite deux envois de greffes qui lui sont parvenues pour être distribuées à ses abonnés. Le premier émane de M. de La Hayrie, propriétaire à Quimperlé. Il comprend des greffes de pommes de Kermerrien, « espèce nouvelle très recherchée et excessivement vigoureuse ». Leur expéditeur précise : « Maturité, novembre décembre. Produit très abondant, excellent cidre ». Le second provient d’un M. Pilorgé, agriculteur à Kernours en Quimperlé et comprend aussi des greffes de pommes Kermerrien à côté d’autres variétés comme Douce Rousse, Bacon Blanc, Douce-Evêque, Douce-Moën, Cok Hir, Pomme Lidel, Stang-glass.

La même revue, dans une parution du 1er mai 1896, retient les noms de M. de la Hayrie et de M. Pilorgé comme propagateurs de la variété, et à l’occasion d’une exposition de fruits à l’hôtel de ville de Rouen parle d’une « variété de pomme bretonne, offerte et nommée par M. Pilorgé de Quimperlé, la Kermerrien ».

Autre indication : le Bulletin de l’Association française pomologique de 1904 annonce « la création d’une association finistérienne autonome afin de faire ressortir les excellentes qualités de nos fruits de pressoir, de sortir du chaos où nous étions, de dresser une échelle de la valeur de nos pommes, et de limiter les espèces à celles qui sont reconnues les meilleures comme la doux-évêque-briz, la kermerrien, cette trouvaille d’un de vos compatriotes, le regretté M. Pilorgé…[2] »

 

[1] https://www.dalival.com/pommesjus/kermerrien/

[2] http://memoiresetphotos.free.fr/Cuisine/Pomme-Kermerrien.html

 

L comme Lemaître-Renault ; Levaillant

 

« Les troncs barbus de lichen se resserrent et le bruit de la route s’efface, avalé par le silence. Ce n’est pas un vrai silence, pense Évelyne, mais un murmure secret, celui des branches qui craquent, d’une grive qui s’envole et de la brise qui frôle les fougères. Un murmure qui n’éteint pas le monde, il n’a rien à voir avec celui de Bagneux, ces bruits métalliques et froids, cette rumeur continue qui emplissait sa tête. Ici, il est plein de souffle et de vie. Elle sent la fraîcheur de la forêt gagner sa nuque et frissonne dans sa veste en jean. Devant elle, une rangée de troncs d’un blanc éclatant se distingue dans le tableau verdâtre. Intriguée, elle s’avance vers eux, désireuse de connaître le nom de ces arbres si lumineux, presque fantomatiques. »

Extrait d’un texte de Géraldine Lemaître Renault, Auteure & cueilleuse sauvage

Questionnaire Proustien et Du Bellaysien 

À quel Perche êtes-vous attachée (ornais, eurélien, sarthois, vendômois) ?
Ornais

Quel paysage le représente le mieux ?
Ses douces collines vert chartreuse au printemps, ses chemins creux, ses chênes

Quel rôle l’arbre joue-t-il dans le Perche ?
Le rôle d'ancrage, de repère et de refuge.  

Quel fruit associez-vous au Perche ?
La pomme

Quel est votre arbre préféré du Perche ?
Le Chêne de la Lambonnière… 

Quel est votre végétal préféré du Perche ?
La reine-des-prés

Quelle saveur ou quel parfum associez-vous au Perche ?
L’aubépine ou la reine-des-prés

Quand avez-vous véritablement découvert le Perche ?
La maison de famille de mon enfance était proche de L’Aigle… Il y a 25 ans, j’ai commencé à chercher une maison dans la région... Je l'ai achetée 19 ans plus tard !

 

L comme Levaillant

 

Sur les pas de Roger Martin du Gard

« Une herborisation au parc du château du Tertre en octobre 2018.

Me dirigeant vers le Perche, avant de découvrir le domaine du château du Tertre je décide de flâner en route d’autant que le temps est lumineux et très ensoleillé en cette journée du 18 octobre.

J’emprunte les petites routes secondaires évitant de suivre l’axe nord-sud par Mortagne-en-Perche. Arrivé à Verneuil je trace mon itinéraire par Longny pour atteindre le nord-est de la forêt de Belléme chère à Roger Martin du Gard.

L’écrivain la contemplait journalièrement de la fenêtre de sa chambre. Il a observé souvent un hêtre dépassant de sa splendeur la cime des autres arbres de la forêt : le Hêtre de Blanche de Castille comme aime le raconter Véronique Coppet.

Traversant la forêt de Bellême, je m’arrête un instant pour contempler les cimes des arbres.

Passé la ligne de crête je bascule vers Bellême en longeant le domaine du Tertre à Sérigny.

Je m’accorde un temps d’observation avant d’opérer une première prise de vue sur le domaine du château du Tertre vu du coteau opposé.

Ma priorité est d’éviter d’avoir en point de mire les poteaux des lignes électriques qui bordent la route menant à Bellême dont on aperçoit sur le tertre voisin la vieille cité médiévale.

Après cette prise de vue réalisée non sans difficulté, je prends le chemin d’accès de la propriété en traversant en ligne droite la partie boisée du domaine qui n’est autre que l’ancienne voie royale de Paris à Bellême bordant le château situé parallèlement à cette voie.

Arrivé devant le château, je rejoins Mme Véronique de Coppet la propriétaire, petite fille de Roger Martin du Gard. Elle habite le château du Tertre où vécut jadis l’auteur des Thibault de 1925 à 1940.Cet endroit a été une source d’inspiration pour une autre œuvre qui lui tenait à cœur qui fut une grande préoccupation et l’écriture d’un vaste roman :

« Mémoires du lieutenant-colonel de Maumort » dont il n’écrira qu’une partie. Le château du Tertre, appelé « Le Saillant » fut le décor inspiré par le domaine du Tertre où il fit mourir son personnage de fiction. (Voir son Journal, 16 juillet 1941).[1]  »

Il y accueillit Gide, Malraux et tous ceux qui figurent dans son bureau où sont accrochés tous les auteurs de la grande époque littéraire.  A Cet endroit il méditait, il écrivait et recevait ses invités, ce dont témoigne encore l’endroit que Mme Coppet a su sauvegarder et préserver en l’état.

Son domaine et sa maison était « un tout et son œuvre ».

Il a fait de ce théâtre de verdure une œuvre contemporaine en ouvrant le parc par un jeu de perspectives et des vues panoramiques sur Bellême en y déposant deci-delà des statues antiques.

Revenons à l’objet de ma visite après avoir planté le décor de mon herborisation qui s’en suivi : Après un accueil chaleureux, je présente quelques-uns des spécimens de mon herbier contemporain.  Mme Coppet me propose de découvrir tout d’abord la demeure de Roger Martin du Gard puis le parc et les jardins.

Puis j’arpente seul le parc du château dans son écrin automnal resplendissant.

Sorti de la demeure, je découvre la perspective de la forêt de Bellême aux couleurs automnales, La mosaïque des terres agricoles dont les herbages alternent avec les champs fraichement labourés aux couleurs d’argile.

Je découvre l’allée plantée de tilleuls qui se prolonge au bout de la terrasse dessinée au 18e siècle.

A mi-parcours et à son extrémité nord une sculpture souligne l’épure du paysage.

En léger contrebas sur une allée parallèle à la terrasse une allée de hêtres survivants de la tempête de 1999 contribue à délimiter la propriété surplombant les ondulations environnantes.

Arrivé au pont de la rivière sèche, je découvre une fabrique franc-maçonnique récemment restaurée.  L’effet est saisissant, improbable et symbolique constitutif de son « jardin de l’intelligence. »

Levaillant Pascal, 18 octobre 2018

[1] In : https://www.bude-orleans.org/dossier-MartinDuGard/MartinDuGard.html

 

Sites principaux herborisés depuis 2014

 

- au domaine de Courboyer, Parc Naturel Régional du Perche (Orne, Nocé)

- au domaine de Villarceaux (Région Ile-de-France)

- au domaine du Haras National du Pin dans l’Orne

- au domaine d’Harcourt dans l’Eure (arboretum)

- au domaine de la Roche-Guyon en Ile de France

- au domaine de la ferme du Cotentin à Sainte-Mère-l ’Eglise

- aux Jardins du Luxembourg à Paris

- aux Jardins Suspendus du Havre

- aux jardins de l’abbaye Saint-Georges-de-Boscherville

- au jardin du Conservatoire Botanique National de Bailleul  (Hauts de France)

- au jardin de la Fondation Claude Monet à Giverny

- au jardin des Charmettes à Chambéry

- au jardin de la Jaysinïa à Samoëns

- au jardin de l’île de Tatihou

- au jardin de la maison Jacques Prévert à Omonville-la-Petite

- au jardin de la Maison natale de JF Millet à Gréville-Hague

- au Jardin des Plantes de Rouen

- au Jardin des Plantes d’Avranches

- au Jardin des Plantes de Caen

- au Jardin des Plantes de Coutances

- au jardin des explorateurs de Brest

- au jardin du Pavillon Flaubert à Croisset,  

- au jardin Le Gall à Paris 13ème

- au jardin H. Le Sidaner à Gerberoy

- au jardin des ifs à Gerberoy

- au jardin du musée Gustave Flaubert et d’Histoire de la médecine à Rouen

- au jardin de la maison des Champs de la famille Corneille à Petit-Couronne

- au jardin du Musée de l’Art Religieux à Sées

- au jardin du Conseil Départemental de l’Orne à Alençon s Départementales de l’Orne à Alençon

- au jardin du manoir de la buissonnière à Yvetot, 

- au jardin de la Ville de Grand-Couronne dont celui du presbytère. 

- au jardin de l’ESPE de Mont St Aignan, 

- au jardin du Brûle - Herchies

- au jardin du Bourg - Anneville en Saire

- au jardin des promenades d’Alençon

- au jardin des Archives d’Alençon

- au jardin d’Art et d’Essai de Normanville

- au jardin de Bellenau (50)

- au parc historique de Chaumont-sur-Loire (41)

- au parc du Thabor à Rennes (35)

- au parc du château de Vascœuil

- au parc de la Ville d’Hazebrouck et des béguinages

- au parc du château d’Etelan

- au parc du Palais d’Argentré à Sées (61)

- au parc de l’Orangerie à Strasbourg (67)

- au parc Barbieux de Roubaix (59)

- au parc de la Pépinière à Nancy

- au parc de Champagne à Reims

- au parc botanique de Clères en Seine Maritime

- au parc Rousseau à Ermenonville

- au parc de l’abbaye de Jumièges, Département de Seine Maritime

- au parc du château d’Ecouen

- au parc du château d'Acquigny dans l'Eure

- au parc du Centre d'Art Contemporain de St Pierre-de-Varengeville en Seine Maritime

- aux parcs de la Ville de Cherbourg

- aux parcs de la Ville de Nonancourt

- au parc Barré de la Ferté Macé

- au parc du château le Tertre à Savigny (Bellême)

- au parc du manoir de Villers à St Pierre-de-Manneville

- au parc du château de Flamanville

- au parc de la propriété rue Niatel, Yvetot

- au parc du 75 rue du calvaire à Yvetot

- au parc du château du Taillis à Duclair 

- au parc du château de Troissereux dans l'Oise

- au parc de l’abbaye du Valasse

- au parc et jardins du château de Vandrimare

- au parc et jardin du monastère de Thibermont près de Dieppe 

- au parc du Catillon à Barentin

- au parc des ruines du château de Domfront

- au parc naturel urbain du Champ des Bruyères Métropole Rouen Normandie

- au potager du clos masure du Manoir du Fay à Yvetot

- au clos masure de Thérouldeville

- au clos-masure du Mont-Asselin

- au clos-masure du verger, Yvetot

- au site de la Roche d’Oêtre

- au site de la Fosse d'Arthour

- à l’arboretum de la forêt de Canteleu et de Roumare

- à l’arboretum du Bellou (Calvados)

- à l’arboretum de la forêt de Lyons

- à l’arboretum des zones humides à Alençon

- aux remparts de la Ville de St Lô

- au Centre abbé Pierre - Emmaüs à Esteville

- à la base nautique et de loisirs de Mesnil-sous-Jumièges

- aux prairies en bordure de la Sarthe à Alençon 

- à Allouville-Bellefosse (Chêne millénaire)

- à proximité des arbres remarquables recensés par Gadeau-de-Kerville en Normandie dans les départements de Seine Maritime, Eure, Orne, Calvados et Manche

- au verger conservatoire de Brémontier Merval

- au verger du clos-masure de Thérouldeville (M et Mme Monville)

- sur les berges de la Seine, de la Loire, de l'Allier, du Beuvron, de la Charentonne, de l'Ain, de la Vire, de l'Orne, du Lot, du Rhône, de l'Eure, de la Garonne...

- dans la campagne du Pays de Caux en bordure des chemins, 

- en forêt de Jumièges et de Mesnil-sous-Jumièges, de Brotonne, de Roumare

- sur le littoral de la Manche (dont Gréville-Hague) , de la Mer du Nord et de l'Océan Atlantique

 

Herborisation virtuelle et photographique

- au jardin botanique d'Angers

- au parc de Maulévrier

- au parc du château de Canisy – Manche

- La Ville d’Arcueil

- au parc de Briantais à St Malo

- au parc du bois des Moutiers

- au parc du château de Beauregard

- au vallon du Stang-Alar de Brest

- aux jardins secrets de Cahors

 

Rencontre avec Anne Cauquelin 2015

Des aires végétales à l’herbier contemporain, au jardin nomade, au jardin sec et au cabinet de curiosités

 

J'ai rencontré Anne Cauquelin, à son domicile parisien en 2014. Il s'en suivit une correspondance jusqu'à ces dernières années. Elle vient d'avoir 100 ans.

Extraits du texte d'Anne Cauquelin à propos de l'oeuvre de Pascal Levaillant et de son exposition aux Jardins de l'abbaye Saint Georges à Saint-Martin-de-Boscherville à l'occasion des évènements du Bicentenaire de la naissance de Flaubert en 2021.

 

« LES BELLES RENCONTRES


[...] Il suffit d’un rien, un mot, une image, une mélodie ou un paysage et le cours d’une vie peut changer « il ne tenait qu’à un fil, dira-t-on, pour que je ne puisse devenir ce que je suis ». Tel est le statut des belles rencontres, fragile, aléatoire tout d’occasion — il faut la saisir ou sauter dessus, dira-t-on aussi. Ces occasions sont plus fréquentes que l’on imagine, la vie quotidienne en est tissée ; mais elles passent inaperçues la plupart du temps, soit qu’elles aient été ignorées des acteurs eux-mêmes, soit qu’elles paraissent si communes qu’elles n’intéressent personne.
Pour notre bonheur, elles ont cependant intéressé Flaubert : l’Odyssée de Bouvard et Pécuchet est-elle autre chose que le récit de leurs piteuses rencontres ?

GESTES ET RITUELS

Des rencontres, Pascal Levaillant en est coutumier. Et d’abord, celle de la rivière Seine, ses bras, ses détours ses inflexions. Suivant ses rives, Levaillant lui fait l’offrande de quelques pierres ; à tel et tel lieu de son cours, il plante (car il s’agit bien de planter) ses modestes cairns. [...] Accomplissant ce geste, l’artiste reprend le chemin rituel, joint le médiéval au contemporain, et transforme les éléments naturels en ce qu’ils sont essentiellement ; l’eau vive du courant, retenue un moment par les pierres plantées, révèle sa nature rocheuse, tandis que la pierre, elle-même vibre d’une vie souterraine, frémissant sous sa carapace. Début d’une mythologie personnelle, qui s’enrichit de gestes en gestes et d’œuvres en œuvres, à mesure de la diversité des rencontres.

 

 

LES RITES TERRESTRES

Marchant le long de la rivière, Levaillant rencontre Croisset ; présence littéraire forte de Flaubert et de Bouvard et Pécuchet et plus encore d’Un cœur simple. C’est une Normandie terrestre, celle des arbres et des plaines, des herbes et des jardins ; ondulations de terrains « vallonnés comme la pelouse d’un parc » et, en rupture les falaises des Ecores. [...] 

BRUMES ET LUMIERES

On ne sait jamais assez combien Flaubert était impressionniste avant l’heure.
Ni Monet, ni Pissaro, ni Boudin n’étaient de sa génération ; ils étaient inconnus au moment où Madame Bovary paraissait. « Impression au soleil levant » n’avait pas encore donné son nom au mouvement artistique, les Cathédrales n’étaient pas encore peintes que Flaubert écrivait : « …les argenteries reluisaient aux boutiques des orfèvres, et la lumière qui arrivait obliquement ». Pour l’écrivain la cathédrale de Rouen n’existe que par la lumière qu’elle capte ; son architecture se dissout dans un éblouissement d’impressions ; l‘art de Flaubert semble devancer celui du peintre et ses mots attendent, dirait-on de devenir peinture.

C’est dans cette Normandie baignée de lumière, aux brumes vaporeuses, opalescentes, et aux taches de couleur changeantes que Pascal Levaillant recueille la matière et le mode de son nouveau projet.

CHANGEMENT DE REGISTRE

Car il n’est plus question, pour lui, de fixer une pierre en pleine eau vive et courante, ce geste n’est plus de mise ici. C’est une action plus tranquille, quiète, respectueuse, que les prés et les vergers appellent ; la cueillette, le recueil, voisin du recueillement ; pratique lente, patiente, modulée par les saisons. Il y a, dans les coutumes paysannes, un répertoire de célébrations : moissons et vendanges, semailles, qu’accompagnent processions et bénédictions.
Ce sont ces gestes de déposition et d’archivage que choisit Levaillant constituant ainsi un authentique reliquaire. Bien plus qu’une trace de passage, il s’agit d‘une « vénération presque religieuse » comme celle qu’éprouvent Bouvard et Pécuchet « devant l’opulence de la nature », ou leur émerveillement ébloui devant les aiguilles d’Etretat.
Cependant, la vénération pour cette opulence des deux nouveaux propriétaires tourne rapidement à l’excès et les pousse à des actions violentes et hâtives sur la terre — ses productions, végétales et animales n’étant ni jamais assez promptes ni jamais assez abondantes à leurs yeux ; devant leurs échecs successifs, leur incompétence se double d’une sorte de malveillance générale envers le monde, et leurs visées, atteintes de gigantisme, se révèlent aussi malfaisantes que désastreuses.

Il en est tout autrement pour Pascal Levaillant, la vénération le conduit au respect, et l’abondance des récoltes à la patience fertile. Son modèle serait à chercher du côté du vieillard de Tarente, décrit par Virgile dans les Géorgiques, ce paysan qui cultive calmement son lopin agreste jour après jour et dont le rythme temporel est celui du « Festina Lente ».

FESTINA LENTE (Hâte toi lentement)

Telle est la devise princeps du jardinier. Les herbiers contemporains de Pascal Levaillant répondent parfaitement à cette injonction. Car la vie cachée des herbes, sous forme de minuscules graines, est signe de naissances à venir, forme végétale du « festina lente » qu’elles incarnent. Tout vient en son temps, semblent-elles dire, et notre patience les accompagne.
Accrochées à la voûte de la chapelle Saint Georges, logées dans des boîtes transparentes, dites de Petri, elles sont traversées par la lumière, tels des vitraux vivants ; car la vie habite ces graines dont l’éclosion pourra nourrir hommes et bêtes. Le sens spirituel de cet accrochage ne peut échapper : la Providence veille du haut des cieux, à nourrir à la fois les corps et les âmes, tandis que les boites de Petri, translucides, sont l’image de la conservation et de la culture des organismes vivants, ce qui les absout de tout péché de scientisme.
Au dehors, tout le long du chemin qui traverse potager et verger, et comme produits d’une Arte povera, des fumeroles aromatiques pendent à un fil dans leurs bouteilles tronquées. Cet accompagnement odoriférant prend la place de l’encensoir rituel, ajoutant sa touche à la célébration.

DU PEU DE CHOSES,
DE LA VIE

Les célébrations et offrandes de Pascal Levaillant sont des odes à la « nature naturelle ». Une nature telle que la décrivait Mikel Dufrenne, sous le nom de nature naturante, la distinguant ainsi de la nature naturée, celle qui, passée par des traitements de plus en plus industriels, se trouve transformée jusqu’en son capital génétique.
Le jardinier, le paysagiste, le poète ou le peintre sont proches de cette nature naturante ; ils captent la vie, de ce qui croît s’épanouit et meurt, en bref la phusis des anciens, bonne ménagère, économe et donnant à chacun selon le besoin. A tel ou tel moment et en tel ou tel lieu suivant le cas, « Ici et là » disait Flaubert qui faisait la part belle aux hasards.
Cependant cette nature naturante aime à se tenir cachée, tout du moins ne se montre pas avec évidence. Elle se donne à percevoir peu à peu et sans assurance de réussite. L’approcher exige patience, savoir-faire et obstination.
Les artistes contemporains sont nombreux actuellement à tenter une approche biosensible, soit en dénonçant l’exploitation des produits naturels par les industries agroalimentaires, sorte de transgénisme planétaire comme le fait Pat Badani avec son projet « Al grano », soit par une purification ou épuration du processus artistique lui-même, visant alors le peu, le presque rien, ou, à l’extrême, le vide.
Sans le dire, il semble que ce soit cette tendance que suit Pascal Levaillant. La vie sous forme de graines assemblées, des fumerolles s’évaporant dans l’air, des cailloux dans une rivière, choses de peu, sans ostentation. »

Anne Cauquelin, 2021

 

Anne Cauquelin, née le 14 janvier 1926, est une philosophe et artiste plasticienne, romancière et essayiste française du XXe siècle et du début du XXIe siècle. Professeur émérite de philosophie esthétique à l'université Paris X et à l'université de Picardie, ses ouvrages, qui empruntent une démarche buissonnière, outre leur qualité d'écriture et leur érudition, sont qualifiés par la critique de « fête pour l'esprit ».

Elle est l'autrice  notamment des ouvrages suivants : L'art du lieu commun : du bon usage de la doxa, Seuil, 1999 ; L'exposition de soi : du journal intime aux webcams, Eshel, 2003 ;  L'Invention du paysage, PUF, « Quadrige », 2004 ; Petit traité du jardin ordinaire, Rivages, 2005 ; 
Fréquenter les incorporels, contribution à une théorie de l'art contemporain, PUF, « Lignes d'art », 2006 ;  Le Site et le Paysage, PUF, « Quadrige », 2007 ; L’Art contemporain, PUF, « Que sais-je ? » n°2671, 2009 ;  Les Théories de l'art, PUF, « Que sais-je ? » n°3353, 2010.

M comme Maison botanique de Boursay, Mansion, Massiot, Millet, Mirbeau, Mérouvel, Musée du château de Senonches, Musset 

M comme Maison botanique de Boursay

 

 

« La Maison Botanique-Atelier Vivant est une association d'éducation à l'environnement. L’association s’intéresse aux relations multiples qui existent entre les hommes et les plantes (flore sauvage ou cultivée), et à la nature en général. Elle est située au cœur du Perche vendômois et donc enracinée dans un paysage rural : bocage riche de haies champêtres, de haies plessées, d’arbres têtards. Elle organise toute l’année divers types d’animation : expositions, rencontres, sorties, conférences, stages et cours, centre de loisirs. Ces animations s’adressent à tous les publics : groupes ou particuliers, jeunes et adultes. Elle abrite aussi le centre européen des trognes et un centre de ressources. L’association fonctionne avec des salariés permanents et des vacataires, et grâce à une équipe motivée de bénévoles. [1]»

A Boursay[2] : « Là où les trognes sont mises à l’honneur !

Bordé de 43 trognes « mortes » érigées comme des sculptures monumentales et de jeunes arbres conduits en trognes, le chemin rappelle la diversité des différentes essences et formes possibles. Le site classé Espace Naturel Sensible (ENS), accueille des milliers de personnes chaque année pour une découverte ludique, culturelle et botanique d’une grande richesse.

 

« L’histoire du « Chemin des trognes » est indissociable de l’engagement de Dominique Mansion en faveur du bocage et des haies. Artiste et naturaliste habitant à Boursay, il repère et photographie depuis des années les trognes sur sa commune et au-delà, dans un paysage en voie d’uniformisation rapide. 

L’artiste Elsa Genèse a fait don de cinq scupltures à la commune de Boursay, où elle a vécu de nombreuses années. Nommées « les végétales », celles-ci ont trouvé place le long du chemin des trognes.[3] »

« L’arboretum de trognes de Boursay (41)

Forte d’une compétence et d’une reconnaissance à l’échelle européenne sur les trognes, la Maison Botanique, en partenariat avec la commune de Boursay, crée un arboretum de trognes : l’Arboretrogne. Installé en prolongement du Chemin des trognes sur un site classé Espace Naturel Sensible, il constitue une collection de trognes de différentes essences afin de suivre leur évolution, de construire et partager la connaissance, de contribuer à la transition écologique, de favoriser l’inclusion citoyenne et de développer l’attractivité touristique du site et du territoire.[4] »

« Le chemin botanique a été inauguré en septembre 2015 et propose aux visiteurs des panneaux d’information venant compléter la signalétique déjà installée sur le Chemin des Trognes. Il permettra aussi de développer des thématiques liées aux activités humaines ayant joué un rôle dans le modelage du paysage de Boursay. 

Ce parcours a pour vocation de faire un tout cohérent des trois réalisations historiques de la Maison Botanique : le Chemin Botanique en 1994, le Chemin des Trognes en 2002, et le Chemin de Découverte en 2015 (vient agrémenter le parcours du chemin botanique). [5] »

 

[1] https://www.maisonbotanique.com/lassociation/qui-sommes-nous/

[2] https://www.maisonbotanique.com/visiter-voir/le-chemin-des-trognes/

[3] In : https://www.maisonbotanique.com/visiter-voir/le-chemin-des-trognes/

] In : https://www.maisonbotanique.com/visiter-voir/larboretrogne/

[5] In : https://www.maisonbotanique.com/visiter-voir/le-chemin-de-decouverte/

 

 

M comme Mansion

 

« Né le 31 août 1952 à Chauvigny-du-Perche, Dominique Mansion, sculpteur, aquarelliste, ethnobotaniste, est le créateur du Chemin des trognes à Boursay. Diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Tours, il est un illustrateur nature réputé. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de référence dont La flore forestière française, l’Agenda nature. Affirmant son engagement en faveur du bocage et des haies, Dominique Mansion a fondé l’association Perche Nature en 1980. En 1999, il réalise un jardin pour le Festival des jardins de Chaumont-sur-Loire, l’installation mettant en scène des trognes perdure l’année suivante. Cette année 2020 marque le 40e anniversaire de l’association et elle célèbre en même temps l’année des Trognes. [1]»

« Lorsque l’on évoque les trognes, Dominique Mansion est surtout connu pour être un militant engagé autour de la préservation de ces arbres, véritable patrimoine à préserver et à recréer. Cette fois, c’est en tant qu’artiste graphique qu’il se présente dans le cadre de la nouvelle exposition qui se tiendra à la Maison du Parc jusqu'au 23 décembre. Une exposition nommée « Au pays des trognes » comme un grand livre ouvert dans lequel se lit l’attachement de l’artiste pour ces arbres qui ont pris racines dans sa plus tendre enfance. « Lorsque j’étais jeune, j’aimais grimper sur ces trognes avec l’un de mes frères. De par leur morphologie, les trognes offraient une grande sécurité. On y jouait des heures. Et depuis, je suis toujours fasciné par leurs formes évocatrices. On peut y voir des têtes, des animaux, des silhouettes, des visages, pleins de visages. Vraiment multiface ! C’est à la fois l’arbre de la vieillesse et celui de la renaissance. Elles sont très inspirantes !».

L’arbre de toutes les interprétations

Pour Dominique Mansion, ces arbres, aussi appelés têtards, se prêtent à toutes les approches, à toutes les interprétations : photographie, peinture, sculpture, dessin… et aussi scientifique. Une partie de cette exposition est en effet dédiée à la biodiversité autour de ces trognes et de leurs usages. Cette forêt paysanne était l’arbre d’autonomie. On utilisait ses rejets pour le bois énergie comme combustible, comme bois d’œuvre mais aussi pour le fourrage et même pour leurs fruits. De nombreuses espèces y nichent et s’y abritent grâce à la permanence de leur tronc et à leurs cavités. ».

Traits naturalistes, quelques fois plus éthérés, abstraits, jeux de couleurs ou noir et blanc, au fusain ou au crayon bille… on sent toute la passion, toute l’attention que Dominique Mansion a porté avec succès à ses réalisations. Cette exposition qui prend place au dernier étage du manoir de Courboyer, invite à se présenter devant la porte de cet imaginaire mais ce sera aux visiteurs d’en franchir le seuil. [2]»

[1] https://lepetitvendomois.fr/arts-culture/dominique-mansion-artiste-par-excellence/

[2] https://www.parc-naturel-perche.fr/dominique-mansion-nous-invite-au-pays-des-trognes

 

M comme Massiot

 

Stéphane Marchand titrait dans l'Echo Républicain : « en 2022, Les Amis du Perche se sont retrouvés le samedi 15 octobre pour fêter leurs trois quarts de siècle d’existence. L’héritage de Georges Massiot, leur fondateur, a été mis à l’honneur. »

 

« Un manant a tranché mon faîte

De chêne, pourtant bien venu ;

Corps déchainé, trogne sans tête

Aujourd’hui je suis devenu. »

 

Massiot [1]

[1] Complainte percheronne de la Trogne, œuvre du poète M.G. Massiot

 

 

M comme Millet

 

Stanislas Millet fut professeur de littérature français (1842–1927) Il publia Les Grandes victimes ; Prométhée libérateur ; Les Berceuses ; Réveil, dans le Livre d’or de Remy Belleau Il contribua à La Revue Normande et Percheronne dirigée par Louis Duval et dans laquelle publia Charles Pitou.

« Les Pommes de Pigeonnet, HISTOIRE RUSTIQUE

Je ne connaissais qu'une rivière au monde : c'était la rivière de Chênegalon, qui coupait en deux la paroisse d’Eperrais. Les hommes la franchissaient d'un bond, et sans peine, pour aller d'un hameau à l'autre. Mais comme j'étais un marmot, je ne pouvais en faire autant, et j'avais grande envie de devenir un homme pour sauter les rivières.

Elle était délicieuse, ma petite rivière. Son eau, toujours aussi claire qu'au sortir de la source, sautillait sur les cailloux, babillait une chanson gaie et discrète, entre deux épaisses murailles faites d'aunes et de peupliers, et tapissées de saules. Les murailles avaient des trous à travers lesquels on voyait briller en perles l'eau que le soleil argentait.

Au bord s'allongeait un grand champ, fait comme un tricorne. Il allait depuis le pont de la grande route jusqu'au petit bois de bouleaux, situé à mi-chemin du moulin de Briauche. Le chemin vicinal d’Eperrais à Mauves finissait de l’encadrer. […]

Connaissez-vous les pommes de pigeonnet?

Ce sont des pommes tout à fait coquettes. Elles n'ont point cette grosse forme ronde, cette couleur rougeaude, cet air rustique et bonasse des autres pommes sauvages, […]

Et le goût donc ! Et quel agréable petit fruit savoureux elle fait quand on la grignote ! […]»

Stanislas MILLET , Les pommes de Pigeonnet, Revue normande et Percheronne, 1893

In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529673b/f143.item

 

M comme Mirbeau

 

Mirbeau (1848-1917) par Pierre Michel : extraits 

« Après un demi-siècle d’injuste purgatoire, Octave Mirbeau commence enfin à être remis à sa vraie place : une des toutes premières de notre littérature. Les raisons pour lesquelles ceux qui le découvrent aujourd’hui manifestent tant de ferveur sont celles-là mêmes qui, depuis un siècle, lui ont valu la réprobation des « bien-pensants » de tout poil, que sa disparition ne pouvait que réjouir.[...] Rien ne semblait pourtant prédestiner ce fils d’officier de santé d’un bourg normand, Rémalard, petit-­fils de notaires et élevé chez les jésuites de Vannes, à devenir le grand démystificateur, qui s’est attaqué à toutes les institutions oppressives et aliénantes (la famille, l’école, l’armée, l’Église catholique, la pseudo-­démocratie, la presse) et s’est employé à discréditer toutes les valeurs mystificatrices de la société de son temps : la Patrie, toujours assoiffée de sang, l’argent mal acquis, les « honneurs » qui déshonorent et qui sont « légion », la pseudo­-science charlatanesque, la célébrité médiatique, l’Académie tardigrade… Il aurait pu devenir notaire et se retrouver dans la peau d’un de ces bourgeois répugnants, dépourvus de conscience et de pitié, dont il a peuplé ses contes et ses romans. Mais attiré irrésistiblement par la Ville lumière, le jeune provincial en révolte a choisi la voie de l’émancipation par l’écriture.[...] Doté d’un goût très sûr, voire d’une espèce de prescience, il a promu les grands artistes novateurs : Monet, RodinPissarroVan GoghCézanneCamille ClaudelMaillolVallotton. Écrivain engagé dans tous les grands combats de son temps, il est aussi l’incarnation de l’intellectuel éthique, c’est-­à-­dire conscient de ses responsabilités sociales et qui met à profit son talent, sa notoriété, son entregent et son impact médiatique pour servir des valeurs, sans être pour autant ni un expert prétendant apporter des solu­tions, ni un militant au service d’une cause politique, ni un politicien suspect d’ambitions personnelles.[...][1] »

Pierre Michel, président de la Société Octave Mirbeau, Source : Recueil des Commémorations 2017

« Au milieu de l’allée des ormes, un calvaire s’élève… » Mirbeau, l’Abbé Jules[1]

« Vois donc quelles belles vacances nous passerions tous deux… C’est alors que nous pourrions, le soir, sous les grands arbres de Voré, rêver, soupirer et essayer nos jeunes lyres sur nos souvenirs passés, sur nos rêves chimériques. »  Mirbeau, Correspondance[2]

« - Allons jusqu’à la Heurtaudière, cette ferme que vous voyez-là-bas […] Nous traversâmes un large guéret dont les mottes crevaient sous nos pas en poussière rouge ; puis, ayant longé un champ d’avoine, que la brise légère moirait de reflets bleuâtres, nous arrivâmes en un verger où des vaches, à la robe bringelée, dormaient couchées à l’ombre des pommiers. Au bout du verger était la ferme. » Mirbeau[3]

« Le domaine de Vauperdu est un des plus beaux qui soient en Normandie. Outre le château, imposant spécimen de l’architecture du 16e siècle, et les réserves considérables en bois, herbages, terres arables qui l’entourent, il comprend vingt fermes, cinq moulins, deux forêts et des prairies, […]. » Mirbeau[4]

« Sous les pommiers, des femmes courbées ramassent les pommes et en remplissant les paniers d’osier et les sacs de toile bise. […] Dans les brumes délicates, les horizons ont des fuites plus douces, plus lointaines ; […]

Les haies s’éclaircissent et sont redevenues muettes ; le jour troue de mille mailles leur épais manteau de feuillage roussi. […]. La forêt flamboie. Sur leur rose tapis de feuilles tombées, les allées étouffent le bruit des pas, et les clairières, dans les taillis qui se dépouillent, s’élargissent éclaboussées de lumières jaunes comme l’or, rouges comme le sang. […].

Au bord de la rivière. Elle coule, lente, si lente, que les peupliers de la rive se mirent, immobiles et tout jaunes, dans son calme miroir. Pas un frisson, aucun roseau ne chante, aucun ne balance sa hampe flexible.

A l’endroit où je me suis arrêté, sous les aulnes, l’eau est noire et sinistre, coupée brusquement par le reflet d’un ciel gris et fin comme une perle. » Mirbeau[5]

« Nous sommes tous comme ça à la Boulaie-Blanche. Dame ! Ça se comprend ! …à deux lieues, tout autour du hameau, point de terre, rien que la bruyère et des ajoncs d’un côté ; rien que du sable et de la pierre de l’autre… Des petits bouleaux grêles, de place en place, ou bien des pins qui se rabougrissent en ne poussent pas … […]. Il y a au village de la Boulaie-Blanche, trente feux, c’est-à-dire trente femmes et trente hommes… […]. » Mirbeau[6]

« Quand nous eûmes fini de déjeuner, mait’Lormeau, notre hôte, un des plus gros fermiers du Perche, nous invita à visiter son cellier. […] Il se dirigea vers la pipe du milieu, la plus grosse, la plus large de toutes, et dont la face ronde était barbouillée d’une sorte de croix noire, au goudron.

-        Savez-vous ben ce qu’il y a dans cette pipe ? nous demanda-t-il.

-        Du cidre, répondit quelqu’un.

-        Le bonhomme, haussa les épaules.

-        Du cidre ! … bien sûr que c’est du cidre !...

-        Mais savez-vous ben ce qu’il y a dans le cidre ?...

-        Des pommes ! criâmes-nous en chœur. » Mirbeau[7]

 

[1] Le pays du Perche, Julien Cendres-Christian Vallée, Concept Image, 2012, p. 70

[2] Le pays du Perche, Julien Cendres-Christian Vallée, Concept Image, 2012, p.119.

[3] Contes de la chaumière, Hé ! Père Nicolas ! Le Serpent à plumes, p. 77-78

[4] Contes de la chaumière, Agronomie, Le Serpent à plumes, p. 95-117

[5] Contes de la chaumière, Paysages d’Automne, Le Serpent à plumes, p. 159-167

[6] Contes de la chaumière, L’enfant, Le Serpent à plumes, p. 135-141.

[7] La Pipe de Cidre, Œuvres inédites, Flammarion, Paris, p. 3.

 

[1] In : https://francearchives.gouv.fr/pages_histoire/26287424

 

 

M comme Mérouvel

 

Cet auteur mis et lumière par Antoinette Guerrini de Mortagne-au-Perche

« Cette petite ville s’appelle Mortagne-sur-Huisne […] plantée sur une éminence d’où on découvre des horizons superbes de prairies, de forêts et de champs vallonnés, la ville est peuplée d'habitants doux et obligeants, et Balzac eût aîmé à décrire ses vieux hôtels  entourés de jardins et d'ombrages dont les anciens possesseurs, élite de l'aristocratie du Perche, ont été remplacés par d'autres propriétaires, plus bourgeois, et ses rues tortueuses qu'on dirait bordées de remparts - tant les murs des jardins ont des airs rébarbatifs - […]. »

Mérouvel[1], 1900

[1] La passerelle, 1900. - In : Antoinette Guerrini, Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne-au-Perche, 1996, p.17

M comme Musée du château de Senonches

 

Jacky Vigneron et le Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir nous ont conseillé cet endroit qui, dans ses collections et dans son programme muséographique, valorise la forêt de Senonches et les hommes et femmes qui en vivaient et la faisaient vivre, par le prisme d'une visite immersive, pédagogique et sensorielle. 

La forêt immersive

« Le château et la forêt - Une « Forêt d'histoires »

A l'orée du Perche, le château de Senonches, dont les plus anciens vestiges datent du XIIe siècle, a connu d’illustres propriétaires jusqu’à la Révolution : des seigneurs du Thimerais à « Monsieur », frère du Roi Louis XVI.

La situation géographique de Senonches en a fait un avant-poste de défense face à la Normandie, ennemie du Royaume.

La forêt alentour a toujours représenté une ressource économique de première importance pour les senonchois. Un espace muséographique moderne est installé depuis 2016 dans le corps du logis, entièrement dédié à la connaissance de la forêt et de son histoire. Un lieu parfait pour une découverte en famille. [1] »

« Le musée de la forêt et de l'homme

Sentir, écouter, observer… tous sens aiguisés

Le musée offre un espace de visite interactif et sensoriel qui vous emmène à la découverte de la forêt à travers 3 niveaux :
Les forêts du monde - la forêt de Senonches et ses particularités ; l’histoire de la forêt et ses métiers ; la filière bois de nos jours.

 

Idéal pour les familles et entre amis, venez découvrir des métiers, des productions et participez à des enquêtes policières. Un site incontournable pour prolonger ou débuter la découverte de la forêt domaniale de Senonches. [2]»

 

« Descriptif du centre d'interprétation

Récemment restauré, le château de Senonches abrite un espace muséographique moderne mettant à l’honneur son patrimoine naturel : la forêt. La forêt domaniale de Senonches est la plus grande forêt du département d’Eure-et-Loir et l’une des plus vastes de France. Le château de Senonches est situé au cœur de ce « poumon vert ». Au sein d’un parcours interactif et pédagogique adapté à tout public, vous êtes sensibilisés à l’écosystème forestier avant de découvrir toutes les richesses de la forêt senonchoise. Histoire de forêt mais également Forêt d’Histoires… vous découvrez à la fois la vie de ces hommes et de ces femmes qui en vivaient et la faisaient vivre. Comprendre la forêt vous sensibilisera aux enjeux dans lesquels elle s’inscrit aujourd’hui et pour demain.

 

Descriptif du site et monument historique

Avant-poste défensif du domaine royal capétien, face au duché de Normandie, l'ensemble fortifié est érigé au XIIe siècle par Hugues II de Châteauneuf, seigneur du Thymerais. L'originalité de la construction réside dans son donjon-porte en silex et en pierre de grison, placé à l'entrée de l'ensemble castral pour contrôler les arrivants. [3]» 

 

 

Crédit photographique ©château de Senonches

 

Crédit photographique © David Commenchal

 

M comme Musset

 

Les Archives du Calvados témoignent de l'oeuvre de René Musset en ces termes : 

« René Musset (1881-1977), géographe adepte d'une géographie régionale, s'est particulièrement intéressé aux questions concernant l'ouest de la France et le monde rural.»

In : https://archives.calvados.fr/ark:/52329/xdrts7m1f6l3

 

« LE PERCHE NOM DE PAYS -  Le nom de Perche est aujourd'hui encore parfaitement vivant bien que la contrée il désigne ait été morcelée entre plusieurs circonscriptions administratives ; il est d’un usage constant, et la notion qu’il évoque est présente esprit de tous ses habitants.

C’est un véritable nom de pays.

Dans ensemble le Perche correspond une unité géologique. Il est surtout constitué par un terrain particulier, le Cénomanien à faciès marneux, que les géologues désignent sous le nom de Craie de Rouen. Ce n'est pas cependant le seul terrain représenté dans le Perche : au-dessus se montre une couche sableuse les Sables du Perche, toujours couronnés par une couche d’Argile à silex résidu de la décalcification de la craie turonienne ou sénonienne. Mais Sables du Perche et Argile silex sont réduits dans le Perche, à quelques lambeaux épars ; au Nord-Est, à l’ Est et au Sud-Est seulement la couverture des Sables du Perche est continue et forme un talus régulier que surmonte la corniche du plateau argile ;  celui-ci étend dès lors sans discontinuité en une table régulière, s’ abaissant vers l’Est qui couvre les plaines normandes de l’Eure à la Seine la bordure occidentale de la Beauce,  enfin les plateaux que traversent les affluents de droite du Loir supérieur. Au Sud-Ouest, les deux assises cénomaniennes de la Craie de Rouen et des Sables du Perche passent latéralement à une formation du même âge, entièrement sableuse, les Sables du Maine En somme du Haut-Maine à la Normandie,  on est conduit par transitions graduelles d’un terrain entièrement sableux à un terrain entièrement crayeux ou marneux. Le Perche représente l’état intermédiaire une épaisse couche marneuse la Craie de Rouen, y est recouverte par une couche sableuse les Sables du Perche (Voir A.Guillier, Géologie du département de la Sarthe, Le Mans, 1886, p. 206 […]»

 

 

« LE PERCHE NOM DE PAYS

Le nom de Perche est hui encore parfaitement vivant bien que la contrée il désigne ait été morcelée entre plusieurs circonscriptions administratives ; il est d’un usage constant, et la notion qu’il évoque est présente esprit de tous ses habitants.

C’ est un véritable nom de pays.

Dans ensemble le Perche correspond une unité géologique. Il est surtout constitué par un terrain particulier, le Cénomanien à faciès marneux, que les géologues désignent sous le nom de Craie de Rouen. Ce n'est pas cependant le seul terrain représenté dans le Perche : au-dessus se montre une couche sableuse les Sables du Perche, toujours couronnés par une couche d’Argile à silex résidu de la décalcification de la craie turonienne ou sénonienne. Mais Sables du Perche et Argile silex sont réduits dans le Perche, à quelques lambeaux épars ; au Nord-Est, à l’ Est et au Sud-Est seulement la couverture des Sables du Perche est continue et forme un talus régulier que surmonte la corniche du plateau argile ;  celui-ci étend dès lors sans discontinuité en une table régulière, s’ abaissant vers l’Est qui couvre les plaines normandes de l’Eure à la Seine la bordure occidentale de la Beauce,  enfin les plateaux que traversent les affluents de droite du Loir supérieur. Au Sud-Ouest, les deux assises cénomaniennes de la Craie de Rouen et des Sables du Perche passent latéralement à une formation du même âge, entièrement sableuse, les Sables du Maine En somme du Haut-Maine à la Normandie,  on est conduit par transitions graduelles d’un terrain entièrement sableux à un terrain entièrement crayeux ou marneux. Le Perche représente l’état intermédiaire une épaisse couche marneuse la Craie de Rouen, y est recouverte par une couche sableuse les Sables du Perche (Voir A.Guillier, Géologie du département de la Sarthe, Le Mans, 1886, p. 206 […]»

 

« Les limites du Perche

Le Perche confine la Beauce au Vendômois la Normandie et au Maine. De ces quatre noms, le premier est un nom de pays véritable ; deux autres sont les noms historiques anciennes provinces formées éléments fort disparates ; le dernier, celui de Vendômois, désigne simplement une manière vague une contrée sans caractères originaux, les environs de Vendôme

Perche et Beauce

Du côté de l’Est, le Perche touche la Beauce, pays comme lui nettement défini, au moins dans son ensemble. Le Perche est caractérisé avant tout par son opposition avec la Beauce, de part et d’autre, on la notion de deux pays opposés par l’aspect, par les cultures par la vie même, ici plus ardue, là plus agréable ; l’idéal, dit un proverbe local n’est-il pas

Amasser de l’argent en Beauce

Pour aller le manger en Perche ?[1]

Perche et Vendômois

Plus indécise encore est la limitation du Perche vers le Sud. Le Perche, ici, ne touche plus la Beauce même à la Petite Beauce ; il finit on ne sait au juste où, dans un pays sans nom particulier, sans caractères propres, sans unité réelle,  le « Vendômois » .  Plus de barrière forestière : la grande forêt de Fréteval,  qui marque la fin de la Petite Beauce, n’ est pas du Perche.[...]

Perche et Maine

Du côté de l’Ouest,  le Perche confine au Maine.  Celui-ci, ancienne province et non région naturelle,  est fort disparate Nous distinguerons trois sections : au Sud de la vallée de Huisne - la vallée - au Nord de la vallée de Huisne.  Au Sud de la vallée de Huisne,  la limite entre Perche et Maine est peu précise. Les paysans disent que les bonnes terres du Perche sont plutôt vers l’Est ; quelques-uns déclarent que leur pays est moitié Perche moitié Maine [...]

Perche et Normandie
Plus encore que le Maine, la Normandie à laquelle le Perche confine au Nord-Ouest et au Nord,  est un ensemble disparate ; pourtant le nom est employé par les habitants. Entre Bellême et Moulins-la-Marche la limite est nette. D' une manière générale elle correspond la disparition du Crétacé remplacé par le Jurassique. Ainsi le Mesle est normand, ainsi que Sainte-Scolasse et Courtomer, mais Bazoches-sur-Hoëne et Moulins- la-Marche sont percherons. » […]. Au Nord et au Nord-Est, la limite entre le Perche est très précise, de Moulins-la-Marche à Saint-Maurice-Saint-Germain près de la Loupe : le plateau d’Argile à silex est normand ; le pays déprimé et crétacé, percheron.[…].

In : Le Perche, Nom de pays, René Musset,Annales de géographie  Année 1919  155  pp. 342-359 - https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1919_num_28_155_9257

 

René Musset est un géographe français né le 30 septembre 1881 à Melun et mort le 2 février 1977 à Caen. Il est le père de l'historien Lucien Musset.

Il entre à l'école normale supérieure en 1902 et obtient l'agrégation d'histoire-géographie en 1905. Il soutient sa thèse le 2 décembre 1917 à la Sorbonne sur la géographie du Bas-Maine, avec comme thèse complémentaire une étude de type historique sur l’élevage du cheval. Il commence sa carrière à l'université de Rennes en 1919 puis rejoint à l'université de Caen en 1933. Il est doyen de la faculté de Lettres de 1937 à 1954.

Il s'est intéressé aux régions de l'ouest de la France.

Principales œuvres
Le Bas Maine. Étude géographique, Paris, Armand Colin, 1917, 496 p.
La Bretagne, Armand Colin, 1937, 216 p.
La Normandie, Paris, Armand Colin, 1960, 220 p.
René Musset, « La vernalisation ou iarovisation », Annales de Géographie, vol. 47, no 265,
1938, p. 87-88

 

[1] Voir : L. Gallois, Régions naturelles et nom de pays, Paris, 1908, p.61.

 

N comme Noël Capron ; Nouzillard

N comme Noël Capron

 

« Noël Capron, orléanais, (XVIème siècle) est le premier ayant laissé une trace dans l’histoire de la botanique en Loir et Cher, c’est en effet lui qui découvrit la fritillaire pintade (Fritillaria meleagris) et lui donna son nom de genre.

Quelques autres suivirent, nous pourrions citer Reneaulme, Gaston d’Orléans (créateur d’un célèbre jardin botanique au château de Blois), Brunyer, Morison, mais l’âge d’or de la botanique en Loir et Cher est le XIXème siècle. Nombre de médecins, pharmaciens, instituteurs ou prêtres, herborisent, s’échangent des échantillons et des observations et surtout compilent leurs découvertes dans des publications et (ou) des herbiers encore consultés aujourd’hui par les botanistes. »

« L.Legué juge de paix à Mondoubleau, réalise un herbier conservé à la SHN et le « Catalogue des plantes vasculaires qui croissent naturellement dans le canton de Mondoubleau » (1891.) » SHN[1]

 

[1] https://shn41.fr/botanique/histoire-de-la-botanique-en-loir-et-cher

 

N comme Nouzillard

 

 

Nouzillard[1]

« Le nouzillard, également appelé nouzillate, nouzillard ou ouzillatte selon les terroirs, est une variété ancienne de châtaigne dont l'origine précise est un peu floue. Certaines sources le disent originaire de la Sarthe, tandis que d'autres évoquent la Creuse.

Ce qui est sûr, c'est qu'elle est cultivée depuis longtemps dans le grand Ouest, notamment dans le Poitou, le Limousin, le Bas-Berry et jusqu'au Perche. Son nom évoque probablement la présence de noyers dans les mêmes zones que les châtaigniers, une association fréquente dans les paysages ruraux anciens.

Le mot “nouzillard” aurait ainsi pour origine le mot sarthois “nousille” qui signifie noisette. »

 

[1] https://www.lopt.org/carte/calaisien/produits/nouzillard-angevin#description

 

 

O comme Orme ; Orange (Pomme d’) ;  Ouzouer-le-Doyen

O comme Orange (Pomme d’)

 

Pomme d’Orange, variété ancienne connue dans le Perche

« Nom de la variété D'Orange, Synonymes Pomme de Ratel, Code MUNQ/PUNQ , Habitats Variété ancienne connue dans le Perche et le Pays d'Auge (Orne) et au nord de la Sarthe, Qualités et défauts, Variété de table appréciée pour sa saveur, son aspect et sa bonne conservation , Utilisations possibles Couteau , Calibre Petit à moyen , Forme Arrondi aplati, ou légèrement conique, Epiderme et couleur, Lisse, jaune-orangé lavé de rose à l'insolation, Pédoncule Court à moyen implanté dans une cuvette évasée, assez profonde, Œil Petit, clos ou mi-clos - cuvette oculaire peu profonde évasée, plissée, Chair Jaune, fine assez ferme, sucrée, peu acidulée, Période de maturité, Décembre à mars, Période de brassage, Conservation Bonne[1] »

 

« La variété est idéale pour un arbre à tige mais réussit moins bien sur porte-greffe nanisant, surtout en verger intensif. Elle y est adoucie, devient fade, mûrit plus vite et se conserve moins longtemps. La variété est très répandue dans le Sud de l'Ille-et-Vilaine et le Nord de la Loire-Atlantique et est encore commercialisée sur les marchés de Rennes. Son nom vient probablement de la teinte jaune-orangé de l'épiderme à maturité. C'était le fruit offert à Noël dans les familles pauvres alors que les oranges étaient déjà présentes chez les familles aisées. [2]»

[1] Source : Parc-naturel-Normandie-Maine https://www.parc-naturel-normandie-maine.fr/pomme/pomme-de-ratel/VAR095

[2] https Source : Ecomusée de La Bintinais - Bretagne://www.ecomusee-rennes-metropole.fr/base-fruitiere/pomme-dorange/

O comme Orme

 

 

« L’Orme est un des arbres emblématiques du Perche. 

Ulmus minor Orme champêtre (P)
l'orme est arbre caduque ; sa taille peut atteindre 20-35 m ; il peut vivre de 400 à 500 ans
C'est un très bon bois de chauffage et un Bois de valeur : sciage, , déroulage, tranchage, tournerie, manches
~ Ecorce stimulante, sudorifique, diurétique et résolutive
le Parc Naturel Régional du Perche insiste sur le fait que c'est un arbre à soutenir car en voie de disparition
. »[1]

 

 

Orme champêtre (4,15 m circ) Lunay-la-Mézière 41

« Blottie entre le Perche et la vallée du Loir, Lunay offre au regard une étendue de vallons boisés et de coteaux au terroir riche et varié. Longeant la commune sur 8 km, le Loir lui donne la douceur chère à Ronsard.[1] »

 

[1] https://www.lunay.com/la-mairie/la-commune/

 

[1] In : Guide des essences des haies du Perche, Rédaction: Parc naturel régional du Perche- Sophie de Longcamp Mise en page : Tilman Eichhorn, Thierry Delory Crédits illustrations : PNRP (G. M. Lavallette, S. Perera, S. de Longcamp) Imprimerie : Le Bon Caractère, Tourouvre Octobre 2001

 

O comme Ouzouer-le-Doyen

 

 Ouzouer-le-Doyen en Perche Vendômois : Ouzouer-le-Doyen appartient à la Communauté de communes du Perche et Haut Vendômois. 

 

P comme Paysan ; Perche ; Pomme ; Proust

P comme Paysan Catherine

 

« Catherine Paysan (1926-2020), née Annie Roulette le 4 août 1926 à Aulaines (Sarthe), est un écrivain français, auteur de romans et de nouvelles, ainsi que de récits autobiographiques, de poèmes et de chansons.

Ancien professeur de lettres, histoire géographie dans les collèges en région parisienne, elle est lauréate du Prix des Libraires de France, Grand Prix de la Société des Gens de Lettres pour l'ensemble de son oeuvre, Bourse Goncourt 2000 de la nouvelle. [1]» 

« Paysan[1] Catherine, autrice originaire d’Aulaines du Perche Sarthois cite Aulaines, Bonnétable, la Bosse, Vancé, Terrehault, La Ferté-Bernard [2], nous parle de son environnement, de la maison familiale, d’agriculture, de forêt, de cidre… »

« A l’orée de la forêt de Clossay, à cinq cent mètres à peu près d’Aulaines, juste avant le premier portique d’arbres et de feuilles qu’elle érige tout à coup et comme d’un seul jet, au pied de la colline de l’Est, de ses 1000 hectares de chênes, de hêtraies, avec l’étang en leur milieu, son énorme baptistère à ciel ouvert, dans lequel, le printemps, comme avant lui, l’hiver, ensuite l’été et puis l’automne […] se trouve un lieu tranquille et reculé, une sablonnière. » - Paysan[3] Catherine

« Nous avions pu, dès 1929, nous porter acquéreurs de la maison […] quatre pièces dont deux à feu. Joli petit jardin derrière, mitoyen de la cour d’école. Avec sa pompe, son cellier, ses cabinets à toit d’ardoise, son porche ouvrant sur la rue et qui permet la livraison du bois de chauffage, l’entrée du fumier, des barriques de cidre. » -  Paysan [4] Catherine

« Pour atteindre à la limite du terroir d’Aulaines, ces hauts lieux de l’agriculture et de l’élevage diversifiés, ces grosses fermes basses et rampantes, épousant avec les granges et les écuries qui les flanquent, les accidents de terrain » - Paysan[5] Catherine

« Car Bonnétable a un château, implanté en son cœur de grosse bourgade médiévale, autrefois comprimée dans le carcan d’une enceinte sur la petite éminence (moins un colline qu’une butte) dominant les marécages de son étroit cours d’eau et s’étirant désormais, nord-sud, toutes murailles démantelées, le long d’une grande route de passage, unissant le Maine au Perche. » - Paysan[6] Catherine

« Auguste qui m’enseigna la forêt. Ses trous d’eau […]. Son fulgurant passage, sous le couvert des hêtres » - Paysan[7] Catherine

« Viennent les talus, leur escalade. Leurs hautes buttes (argile et silex) qu’à grande vigueur ligneuse, les racines du coudrier, de l’ormeau, de l’aubépin, du frêne maçonnent. Car cette forêt est en quelque sorte fortifiée » - Paysan[8] Catherine

« Celle d’arbres hauts et fuselées, de peupliers en bordure de route ou bien encore de haies réduites à leur ossature de murets ligneux, à colombage épineux, contrefortés, ici ou là, par le pilier d’un hêtre, d’un ormeau. » - Paysan[9] Catherine

 

Extrait de 52 poèmes pour une année, Catherine Paysan, Les Editions Ouvrières, Collection ENFANCE HEUREUSE, Paris, 1982

« Mois de Mai

L’opulence blonde du chêne

Au mois de mai, printemps l’an neuf !

Et cette fraîcheur qu’il amène,

Ce vent nouveau de l’œuf

Comme l’anguille, ablette rétive,

Comme tétard sur le qui vive.

Et le bourgeonnement du saule,

Celui du sapin qui l’épaule

Miel des jours, sucres et tanins !

Et le brasier des genêts nains

Au ras de la bruyère grise.

La première mésange éprise

D’un pan de soleil au jardin. » Paysan Catherine, 1982

 

 

« Le tilleul

Le vieux tilleul se pâme d’aise

Souple et rond comme l’acacia

Chargé de sucre comme fraise

Et d’oiseaux comme saint François

 

Dans la cour d’école, le temps

Depuis ma naissance suspend

Du miel à ses branches parlantes

Et les doux oiseaux qui le hantent

Lui font des couronnes de plume

Et les soirs de Juin qu’il parfume

Sont bleus comme regards d’enfant.

Dieu garde ce tilleul vivant

Auprès duquel ma joie demeure

Au moins jusqu’à ce que je meure. » - Paysan Catherine, 1982

 

« L’automne

Tête en bas

Tête en haut

Ma tremblante, mon éphémère,

Petite feuille légère

Tu danses sans toucher terre

A la branche du sureau.

 

Voici venir tes derniers temps

Mon innocence passagère

Petite forme légère

Toute offerte

A la cravache des vents.

 

Petite reine, pauvre enfant

Sous la cravache des vents

Tu danses encor pourtant

Tête en bas

Tête en haut

En retenant tes sanglots » Paysan Catherine, 1982

[1] Catherine Paysan, autrice de « la colline d’en face », de « 52 poèmes pour une année »

[2] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 202 ; 204 ; 232 ;174 ; 109 ; 91 ; 88 ; 32 ; 17 ; 23.

[3] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 232.

[4] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 182.

[5] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 109.

[6] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 91.

[7] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 33.

[8] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 34-35.

[9] Catherine Paysan, La colline d’en face, Albin Michel, p. 224.

 

[1] In : catherinepaysan.jimdofree.com

 

 

Devant le Musée Catherine Paysan à Aulaines - Perche sarthois 2026

 

P comme Perche

 

Perche :  toponymie administrative & historique, ville, bourg, paroisse, lieudit… au temps de la province du Perche, avant la Révolution française et repéré dans ce que l'on nomme aujourd'hui la Sarthe, l'Orne, l'Eure-et-Loir et le Loir-et-Cher.

 

Auteperche (vers 1290) - Perche (Haute-) 72

Authon-du-Perche - Saint-André d'Authon-au-Perche (1736) - 28

Belforêt-en-Perche 61

Benêtre - la Benoîte-au-Perche (1401) - 28

Boissy-lès-Perche 28

Champrond-en-Perchet - Saint-Aubin de Champrond-au-Perche (1736) - 61

Chauvigny-au-Perche 41

Coudray-au-Perche 28 (Saint-Pierre de Coudray-au-Perche - 1736)

Couëtron-au-Perche 41

Fontenay-au-Perche (1221) – Illiers Combray 28

Perche (Haute-) - Hameau, commune de Connerré - 72

Igny-au-Perche 28

La Croix-du-Perche 28 (Cux-in-Pertico - vers 1250)

Langey - Langers-au-Perche (1673) 28

Louvilliers-lès-Perche 28 (Lovilla-en-Pertico, vers 1250)

Longny-au-Perche 61

Luigné-au Perche 28

Monceaux-au-Perche 61

Mortagne-au-Perche 61

Moutiers-au-Perche 61

Menainville (DicoTopo) Monneville-au-Perche (1409) 28

Mézières-au-Perche 28 (Maceriae-in-Pertico - 1626)

Perche-en-Noé 61

Poterie-au-Perche 61

Préaux-du-Perche 61

Souancé-au-Perche 28

St-Avit- au-Perche 28

Verneuil-au-Perche (1754) 28 Le siège de Verneuil dans le Perche en 1173

 

 

P comme Pomme

 

Pomme Tardive de la Sarthe

« La variété est idéale pour un arbre à tige mais réussit moins bien sur porte-greffe nanisant, surtout en verger intensif. Elle y est adoucie, devient fade, mûrit plus vite et se conserve moins longtemps. La variété est très répandue dans le Sud de l'Ille-et-Vilaine et le Nord de la Loire-Atlantique et est encore commercialisée sur les marchés de Rennes. Son nom vient probablement de la teinte jaune-orangé de l'épiderme à maturité. C'était le fruit offert à Noël dans les familles pauvres alors que les oranges étaient déjà présentes chez les familles aisées. »

Ecomusée de la Bintinais[1]

[1] https://www.ecomusee-rennes-metropole.fr/base-fruitiere/pomme-dorange/

 

P comme Proust Marcel

 

Le Perche de Marcel Proust sent bon les bleuets - bluets, les lilas, les coquelicots, les nymphéas, les boutons d'or, les aubépines, les pommiers, la forêt, la colline et la lande.

 

« Parfois; comme la voiture gravissait une route montante entre des terres labourées, rendant les champs plus réels, leur ajoutant une marque d'authenticité, comme la  précieuse fleurette dont certains maîtres anciens signaient leurs tableaux, quelques bleuets hésitants pareils à ceux de Combray suivaient notre voiture.[...] Certes Bloch, m'avait ouvert une ère nouvelle et avait changé pour moi la valeur de la vie, le jour où il m'avait appris que les rêves que j'avais promenés solitairement du côté de Méséglise quand je souhaitais que passât une paysanne que je prendrais dans mes bras, n'étaient pas une chi- mère qui ne correspondait à rien d'extérieur à moi, mais que toutes les filles qu'on rencontrait, villageoises ou demoiselles étaient toutes prêtes à en exaucer de pareils. [1]» 

 

« Les Bleuets, les aubépines, les pommiers qu’il m’arrive quelquefois de rencontrer encore dans les champs, parce qu’ils sont situés à la même profondeur, au niveau de mon passé, sont immédiatement en communication avec mon cœur. » Proust Marcel, A la recherche du temps perdu

 

 

 

 

 

 

Lieux et villes dans l’œuvre de Marcel Proust[1]

 

  • Méséglise

 

Village à quelques kilomètres de Combray qui est la destination des promenades les plus fréquentes du Narrateur et de sa famille. C’est un endroit moins prestigieux que la « partie des Guermantes ».

Le Narrateur pense qu’entre les deux « parties » il n’y a aucun lien ou connexion et ce n’est qu’à la fin du roman qu’il saura, de Gilberte, qu’il existe plutôt un chemin qui les relie l’une à l’autre.

En réalité, il y a, près d’Illiers, un village appelé Méréglise.

 

« Comme la promenade du côté de Méséglise était la moins longue des deux que nous faisions autour de Combray et qu'à cause de cela on la réservait pour les temps incertains, le climat du côté de Méséglise était assez pluvieux et nous ne perdions jamais de vue la lisière des bois de Roussainville dans l'épaisseur desquels nous pourrions nous mettre à couvert.

 

Souvent le soleil se cachait derrière une nuée qui déformait son ovale et dont il jaunissait la bordure. L'éclat, mais non la clarté, était enlevé à la campagne où toute vie semblait suspendue, tandis que le petit village de Roussainville sculptait sur le ciel le relief de ses arêtes blanches avec une précision et un fini accablants. Un peu de vent faisait envoler un corbeau qui retombait dans le lointain, et, contre le ciel blanchissant, le lointain des bois paraissait plus bleu, comme peint dans ces camaïeux qui décorent les trumeaux des anciennes demeures.[2] »

  • Saint Hilaire

 

« C’est l’église de Combray et le cœur du village : tout se passe autour d’elle et le Narrateur garde un souvenir profond de son clocher visible de n’importe quel point du pays.

Le curé, lors d’une visite chez sa tante Léonie, loue le point de vue panoramique que l’on peut apprécier depuis le clocher sur toute la vallée.

« À l'habiter, Combray était un peu triste, comme ses rues dont les maisons construites en pierres noirâtres du pays, précédées de degrés extérieurs, coiffées de pignons qui rabattaient l'ombre devant elles, étaient assez obscures pour qu'il fallût dès que le jour commençait à tomber relever les rideaux dans les « salles » ; des rues aux graves noms de saints (desquels plusieurs se rattachaient à l'histoire des premiers seigneurs de Combray) : rue Saint-Hilaire, rue Saint-Jacques où était la maison de ma tante, rue Sainte-Hildegarde, où donnait la grille, et rue du Saint-Esprit sur laquelle s'ouvrait la petite porte latérale de son jardin ; et ces rues de Combray existent dans une partie de ma mémoire si reculée, peinte de couleurs si différentes de celles qui maintenant revêtent pour moi le monde, qu'en vérité elles me paraissent toutes, et l'église qui les dominait sur la Place, plus irréelles encore que les projections de la lanterne magique ; et qu'à certains moments, il me semble que pouvoir encore traverser la rue Saint-Hilaire, pouvoir louer une chambre rue de l'Oiseau - à la vieille hôtellerie de l'Oiseau Flesché, des soupiraux de laquelle montait une odeur de cuisine qui s'élève encore par moments en moi aussi intermittente et aussi chaude - serait une entrée en contact avec l'Au-delà plus merveilleusement surnaturelle que de faire la connaissance de Golo et de causer avec Geneviève de Brabant.[3] »

  • Vivonne (la)

 

« Un cours d’eau dont le Narrateur longe les berges lors de ses promenades du côté de Guermantes ; il ne parvient jamais à en découvrir la source, et s’imagine alors que c’est la porte d’entrée vers les Enfers. 

Le nom vient d’une rivière près d’Illiers qui s’appelle La Thironne.

Je m'amusais à regarder les carafes que les gamins mettaient dans la Vivonne pour prendre les petits poissons, et qui, remplies par la rivière, où elles sont à leur tour encloses, à la fois « contenant » aux flancs transparents comme une eau durcie, et « contenu » plongé dans un plus grand contenant de cristal liquide et courant, évoquaient l'image de la fraîcheur d'une façon plus délicieuse et plus irritante qu'elles n'eussent fait sur une table servie, en ne la montrant qu'en fuite dans cette allitération perpétuelle entre l'eau sans consistance où les mains ne pouvaient la capter et le verre sans fluidité où le palais ne pourrait en jouir. Je me promettais de venir là plus tard avec des lignes ; j'obtenais qu'on tirât un peu de pain des provisions du goûter ; j'en jetais dans la Vivonne des boulettes qui semblaient suffire pour y provoquer un phénomène de sursaturation, car l'eau se solidifiait aussitôt autour d'elles en grappes ovoïdes de têtards inanitiés qu'elle tenait sans doute jusque-là en dissolution, invisibles, tout près d'être en voie de cristallisation.[4] 

  • Combray

 

C’est le lieu où se déroule la partie la plus importante de Du Côté de chez Swann. C’est chez tante Léonie à Combray que la famille du Narrateur passe ses vacances.

Le village est à l’origine de ses fantasmes sur le nom « Guermantes » dont il reconstitue une généalogie qui retrace cette famille jusqu’à Gilberto il Malo et Genoveffa du Brabant.

Mais Combray est aussi le lieu où toutes les lignes des relations futures du Narrateur sont tracées : Swann rend souvent visite à sa famille, le Narrateur y voit pour la première fois Oriane di Guermantes, à savoir les deux personnages qui symbolisent les deux « parties » (la partie de Swann et la partie de Guermantes).

De plus, tous les personnages les plus importants de la Recherche ont en quelque sorte des liens avec Combray.

Le modèle de Combray est Illiers, le village près de Chartres, où la famille Proust est allée passer ses vacances d’été chez Elisabeth Proust Amiot, sœur d’Adrien Proust et tante de Marcel et Robert.

 

« À Combray, tous les jours dès la fin de l'après-midi, longtemps avant le moment où il faudrait me mettre au lit et rester, sans dormir, loin de ma mère et de ma grand-mère, ma chambre à coucher redevenait le point fixe et douloureux de mes préoccupations. On avait bien inventé, pour me distraire les soirs où on me trouvait l'air trop malheureux, de me donner une lanterne magique, dont, en attendant l'heure du dîner, on coiffait ma lampe ; et, à l'instar des premiers architectes et maîtres verriers de l'âge gothique, elle substituait à l'opacité des murs d'impalpables irisations, de surnaturelles apparitions multicolores, où des légendes étaient dépeintes comme dans un vitrail vacillant et momentané. Mais ma tristesse n'en était qu'accrue, parce que rien que le changement d'éclairage détruisait l'habitude que j'avais de ma chambre et grâce à quoi, sauf le supplice du coucher, elle m'était devenue supportable. Maintenant je ne la reconnaissais plus et j'y étais inquiet, comme dans une chambre d'hôtel ou de « chalet », où je fusse arrivé pour la première fois en descendant de chemin de fer.

Au pas saccadé de son cheval, Golo, plein d'un affreux dessein, sortait de la petite forêt triangulaire qui veloutait d'un vert sombre la pente d'une colline, et s'avançait en tressautant vers le château de la pauvre Geneviève de Brabant. Ce château était coupé selon une ligne courbe qui n'était autre que la limite d'un des ovales de verre ménagés dans le châssis qu'on glissait entre les coulisses de la lanterne. Ce n'était qu'un pan de château et il avait devant lui une lande où rêvait Geneviève qui portait une ceinture bleue. Le château et la lande étaient jaunes et je n'avais pas attendu de les voir pour connaître leur couleur car, avant les verres du châssis, la sonorité mordorée du nom de Brabant me l'avait montrée avec évidence.[5]»

 

[1] In : https://www.marcel-proust.fr/lieux-et-villes-dans-louvre-de-marcel-proust/

[2] Tome 1 – Du côté de chez Swann - In : https://alarecherchedutempsperdu.org/035.html

[3] Tome 1 – Du côté de chez Swann - in : https://alarecherchedutempsperdu.org/010.html

[4] Tome 1 – Du côté de chez Swann – in : https://alarecherchedutempsperdu.org/039.html

] Tome 1 – Du côté de chez Swann - In : https://alarecherchedutempsperdu.org/002.html

 

« Le côté de Méséglise avec ses lilas, ses aubépines, ses bluets, ses coquelicots, ses pommiers, le côté de Guermantes avec sa rivière à têtards, ses nymphéas et ses boutons d'or, ont constitué à tout jamais pour moi la figure des pays où j'aimerais vivre, où j'exige avant tout qu'on puisse aller à la pêche, se promener en canot, voir des ruines de fortifications gothiques et trouver au milieu des blés, ainsi qu'était Saint-André-des-Champs, une église monumentale, rustique et dorée comme une meule ; et les bluets, les aubépines, les pommiers qu'il m'arrive quand je voyage de rencontrer encore dans les champs, parce qu'ils sont situés à la même profondeur, au niveau de mon passé, sont immédiatement en communication avec mon cœur. Et pourtant, parce qu'il y a quelque chose d'individuel dans les lieux, quand me saisit le désir de revoir le côté de Guermantes, on ne le satisferait pas en me menant au bord d'une rivière où il y aurait d'aussi beaux, de plus beaux nymphéas que dans la Vivonne, pas plus que le soir en rentrant - [1]»

[1] Tome 1 – Du côté de chez Swann - In : https://alarecherchedutempsperdu.org/042.html

 

[1] In :  À l'ombre des jeunes filles en fleurs. Tome 2 / Marcel Proust, Marcel (1871-1922), Éditions de la "Nouvelle revue française" (Paris) 1920 in : https://gallica.bnf.fr/ark:/Identifiant :  ark:/12148/bpt6k1057748z

 

Q comme Queue de coing

 

« Queue de Coing » variété de pomme à cidre du Perche 

« Dans le Perche et le Maine, voici une très bonne pomme à cidre, conique, très petite, à la peau brillante, et à la chair blanche, un peu jaunâtre, fine, farineuse et sucrées. Elle est à maturité début décembre. Sa localisation est du Perche et du Maine ; le fruit est petit à très petit, conique ou conique arrondi ; l’épiderme est jaune citrin, légèrement lavé orangé, côté insolation, pointillé de rouge, peau brillante ; œil est fermé avec des sépales recroquevillés dans une cavité bossuée peu profonde ; le pédoncule est court à très court, parfois massué dans cavité assez régulière moyennement profonde ; la chair est blanche, un peu jaunâtre, fine, farineuse, sucrée ; la maturité est début décembre. [1]»

In : Association des Croqueurs de pommes des collines du Perche, 2008

Le cidre ne fut pas la seule boisson alimentaire du Perche

Cervoise, poiré, vin, cormé, cidre : l’évolution de la consommation de la boisson alimentaire et potable dans le Perche

Il semblerait que par manque d’eau potable, malgré ses sources et fontaines à disposition et bien que le Perche soit un véritable château d’eau pour le Maine, la Normandie et l’Orléanais, les Percherons ont dû recourir à la cervoise des gaulois qui précéda le vin et le poiré. Au Moyen-Âge les Percherons complétèrent l’offre de boisson alimentaire avec le Cormé et le cidre jusqu’à son déclin dans les années 1960-1970.

Les très jeunes buvaient du lait maternel et du lait de vache et les jeunes enfants buvaient encore au 20e siècle dès 4 - 5 ans « la boisson » à base de cidre.

Dans les hospices et les hôpitaux il a fallu attendre 1955 pour que l’eau minérale arrive sur la table des usagers des hôpitaux.

 

« Il a fallu attendre le début des années 50 pour que les robinets de Mortagne coulent dans toutes les maisons », raconte Jean-Claude Lenoir, sénateur-maire (UMP) de la ville. Auparavant, seulement quelques maisons étaient équipées et reliées au réseau. « L’alimentation en eau a commencé à arriver dans la ville dans l’entre-deux-guerres ». La source ? « Hilaire-le-Châtel, indique Jean-Claude Lenoir, grâce à un petit château d’eau situé à Mauregard ». Ce n’est qu’en 1930 que des canalisations ont été creusées avec une alimentation directe des maisons. Une véritable révolution.[2] »

Le retour du cidre est dû à une prise de conscience de sa valeur, de sa qualité et d’une prise de conscience des produits de terroir à redévelopper dans une région naturelle exceptionnelle, riche de son potentiel horticole, agricole et arboricole que les vergers et les haies offraient jadis.

« Le poiré est traditionnel en Normandie, dans le Perche et en Angleterre (perry). Mentionné dès le Moyen Âge, il était produit à partir de variétés de poires spécifiques, riches en tanins. Son goût raffiné et acidulé en a fait une boisson de terroir, redécouverte par les amateurs de produits artisanaux.[3] »

« La vigne fut cultivée jusqu'au 15e siècle au moins dans toute la Bretagne, jusqu'au 16e siècle en Normandie et dans le pays de Laval, jusqu'au 17e siècle dans le pays de Château-Gontier, jusqu'au 18e siècle dans le Perche[4].[…] Au Moyen Age, la boisson de la Bretagne, sauf le pays nantais, de la Normandie, sans doute du pays de Mayenne était la cervoise: au Sud, on buvait le vin. A partir d'une certaine époque, le cidre 2 commença à se répandre. Il se substitua d'abord à la cervoise : dès le 13e et le 14e siècle, il est la boisson usuelle du Pays d'Auge, d'où il gagne la Basse- Normandie, le Cotentin, puis, au milieu du 16e siècle, le pays de Rouen et la Haute-Normandie ; à ce moment, il était devenu la boisson de la Bretagne. Cette victoire du cidre sur la cervoise s'explique aisément : la cervoise était fabriquée avec des grains ; or, les famines étaient nombreuses, au point que l'autorité défendit à plusieurs reprises d'employer des grains à la fabrication de la bière. Puis il se répandit dans les pays de vin : dès 1430 dans le pays de Laval, un peu plus tard à Château-Gontier, au 16e siècle, au plus tard, dans le pays manceau et le Perche[5]. Dès le 17e siècle, la limite du cidre et du vin dans l'alimentation populaire était la limite actuelle de la vigne. Mais on continua longtemps à cultiver la vigne, au Nord de cette limite, pour les abbayes et les riches propriétaires : on la trouve encore en 1600 vers Laval, au 18e siècle à Bruz et Bourg-des-Comptes, près de Rennes, à Vaunoise, près de Bellême. »

[1] Pommes et poires du Perche, association des Croqueurs de Pommes, des collines du Perche, Arthéma, 2008, p. 68.

[2] In : https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/savez-vous-dou-vient-votre-eau_5922962.html

[3]In :https://gestesoublies.com/transformations/poire/#:~:text=Le%20poir%C3%A9%20est%20traditionnel%20en,les%20amateurs%20de%20produits%20artisanaux.

[4] Perche : L. Duval, La vigne dans le département de l'Orne et particulièrement dans le Perche au Moyen Age [jusqu'en 1800] {Bull. Soc. hist, et archéol. Orne, XIX, 1900, p. 458-478). In : René. Musset, La limite de la culture de la vigne en France, Annales de géographie, 1908, pp 268-270 - https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1908_num_17_93_18230

[5]  Dans les pays les plus pauvres, Bocage normand et arrondissement de Mayenne, le poiré, moins cher que le cidre, est resté jusque vers 1850 la boisson principale. Voir J. A. Cavoleau, ouvr. cité, p. 195, 221, 247; J. Lecœur, Esquisses du Bocage normand, Condé-sur-Noireau, 1883, 2 vol., I, p. 38. In : René. Musset, La limite de la culture de la vigne en France, Annales de géographie, 1908, pp 268-270 - https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1908_num_17_93_18230

R comme ROGER Martin du Gard  ;   Ronsard ;Rossard

R comme ROGER Martin du Gard

 

L’écrivain Roger Martin du Gard tombe sous le charme du Perche en 1906, quand il découvre le château du Tertre, à Sérigny. Invité là par sa future belle-famille, il est séduit autant par sa fiancée Hélène Foucault que par ce manoir Louis XIII de briques roses, enchâssé dans les grands arbres d’un parc à la française. À perte de vue depuis la terrasse, la forêt déploie ses frondaisons : ce paysage s’impose à l’esprit de Roger Martin du Gard comme le lieu d’inspiration où il veut se fixer pour écrire. In : Chronique du porche n°16 : Roger Martin du Gard, prix Nobel de littérature.[1] 

« L’ombre est haute sous ces grands arbres »

« Je voudrais là créer une œuvre d’art complète, je puis le faire, je puis parachever l’enchantement, l’harmonie naturelle de ce lieu. » Roger Martin du Gard, Journal - in : le pays du Perche, p. 48 ; 144

« J'ai conservé un souvenir glorieux du silence oppressant des futaies, de ces couchants cuivrés, dont les derniers rayons semblaient faire saigner les troncs écorchés des pins. Il faudra que je chante un jour cette forêt de Menneville, une des plus belles de notre région percheronne, qui en compte d'admirables. Nos pins, exceptionnellement hauts et rectilignes, ont été pendant fort longtemps réservés aux chantiers de la Marine royale pour mâter ses navires ; et nos hêtraies, jusqu'à ces dernières années, s'enorgueillissaient de posséder quelques-uns des plus anciens sujets connus. L'un d'eux, mon voisin, le "Hêtre de Blanche de Castille", existe toujours. Hier encore, de ma fenêtre, en me rasant, je distinguais à l'œil nu sa tête souveraine, dressée parmi les rousseurs de la forêt. Je n'affirmerai pas, comme le prétend la légende, qu'il a été planté par saint Louis enfant ; mais il lui a bien fallu quatre siècles pour monter si haut, s'éployer et faire un pareil vide autour de lui. J'ai beau fréquenter ce géant depuis plus d'un demi-siècle, sa majesté me déconcerte toujours. Son tronc, massif comme une tour, d'un gris de tourterelle, s'élève d'un jet, sans un rameau, sans un lichen, sans une cicatrice, jusqu'à une altitude de trente-quatre mètres, avant de lancer ses premières branches dans l'espace, et d'épanouir la splendeur d'une frondaison sous laquelle, sans peine, un bataillon sur pied de guerre pourrait bivouaquer à l'ombre… Oui, un jour, à cœur ouvert, je parlerai de notre forêt ! Elle borne nos terres sur deux kilomètres de longueur, et elle a toujours été le prolongement naturel du parc : peu percée, peu fréquentée, aussi déserte, aussi "nôtre" que lui. Nous pourrions errer des heures, à pied ou à cheval, dans ses sous-bois, sans rencontrer un être humain, sans entendre d'autres bruits que le froissement des cimes sous le vent, le cri d'un geai, le vol éclaboussant d'un busard, le roucoulement d'un couple de ramiers, parfois la galopade apeurée d'une harde de biches surprises, ou bien, au ras du sol, le faufilement d'une couleuvre à travers les fougères et le trille mélancolique, persistant, argentin, d'une petite source invisible dans le taillis. »

Roger Martin du Gard[1][Pléiade, p. 53]

[1] In : https://www.bude-orleans.org/dossier-MartinDuGard/MartinDuGard.html


[1] https://actu.fr/normandie/belleme_61038/chronique-du-porche-n16-roger-martin-du-gard-prix-nobel-de-litterature_7538567.html

 

R comme  Ronsard

 

Voir à la lettre comme Belleau & autour de Belleau - Ronsard et Du Bellay,  et le Lycée Remi Belleau

R comme Rossard

 

« O Perche ! en parcourant tes ravissants coteaux,

En toi l’on reconnaît le père des ruisseaux ;

Beau Perche si fleuri, jardin de la nature,

Fameux par tes étangs couronnés de verdure.

Beau Perche, où tes forêts, les prés et les vallons

Admettent à regret quelques rares sillons. »

Rossard de Mainville[1]

 

[1] poète du 19e siècle, In : Fragments historiques sur le Perche : statistique par commune et par ordre alphabétique / par M. J.-F. Pitard,.., Pitard, J.-F. (secrétaire de la mairie de Mortagne). Auteur du texte, Éditeur  :  Daupeley frères (Mortagne), 1866 https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bd6t5394034d/f379.image.r=ROSSARD%20DE%20MIANVILLE%20

 

 

S comme Sainte Beuve ; Saint-Simon ; Syndicat d'Initiative de Nogent

S comme Sainte Beuve

 

« Sur ce pays si vert, en tous sens déroulé,

Où se perd en forêts l’horizon ondulé. »

Sainte Beuve [1]

[1] Livre de Charles-Augustin Sainte-Beuve "Christel" est une nouvelle "à clef" mettant en scène les histoires d'amour de Sainte-Beuve qui commence ainsi : « Durant l’hiver de 1819, vers la fin de février, dans une petite ville du Perche, arrivèrent, pour s’y établir, une mère et sa fille » Christel, Revue des Deux Mondes, période initiale, tome 20, 1839 (p. 519-533).

 

S comme Saint-Simon

 

Saint-Simon a écrit ses mémoires dans le château médiéval de la Ferté Vidame. Son œuvre monumentale retrace les fastes de la deuxième partie du règne de Louis XIV et de la régence du jeune Louis XV.

« Entre 1632 et 1635, sur les conseils de son maître Louis XIII, Claude de Saint-Simon, futur père du mémorialiste, acquit le bail et ne cessa ensuite d’agrandir ses terres : c’étaient deux grands pavillons avec grande porte et pont-levis, six tours, force dépendances, basse-cour au nord, grange, écuries, maison, viviers, grands jardins, le tout entouré de murailles et de fossés d’eau vive, avec de grands canaux. Autour, des prés, un verger, un grand parc au nord, une garenne, quatre étangs. Duc et pair en 1635, Claude s’habitua à séjourner souvent à La Ferté, dont il fit reconstruire l’église dédiée à Saint-Nicolas. Il fit également édifier les communs qui existent encore sous le nom de petit château.

Marié en 1672 avec Charlotte de l’Aubespine, il fit donner à son fils Louis, né le 16 juin 1675, le titre de Vidame de Chartres, afin de mieux implanter sa famille dans ces lieux.

L’enfance du futur mémorialiste, partagée entre Paris et La Ferté, fut très suivie par ses parents, son instruction humaniste soignée. »

Philippe Hourcade[1] 

[1] LA FERTE-VIDAME, Le duc de Saint-Simon à la Ferté-Vidame par Philippe Hourcade In : https://www.alexandrines.fr/saint-simon-la-ferte-vidame/

Saint-Simon et La Ferté-Vidame

« Enfant du Perche et amoureux de La Ferté-Vidame, Saint-Simon noue des attaches fortes qui ne faibliront jamais. En 1693 à la mort de son père, le duc Claude de Saint-Simon, il hérite du domaine en plus du titre de Vidame de Chartres. Au cours de ses nombreuses visites, et des séjours réguliers durant la quinzaine de Pâques il fait la connaissance de celui qui devient son père spirituel : l’Abbé de Rancé. »

Les grandes dates

16 janvier 1675, Naissance de Saint-Simon

1691, Il est présenté au Roi Louis XIV qui l'autorise à entrer dans la compagnie des mousquetaires gris.

3 mai 1693, son père, Claude qui avait été fait duc par Louis XIII, décède. Louis hérite du titre de duc et du domaine de La Ferté-Vidame.

1699, Saint-Simon soumet à l'abbé de Rancé -réformateur de la Trappe- les premières pages des Mémoires (qu'il a commencé à écrire à ses dix-neuf ans). Il continue de les écrire tout au long de sa vie

1723, Suite au décès du Régent le 2 décembre 1723, Saint-Simon quitte la Cour pour son château de La Ferté-Vidame et son hôtel parisien. » Maison Saint-Simon, à propos de Saint-Simon[1]

[1] In : https://www.maisonsaintsimon.com/a-propos-de-saint-simo

 

S comme Syndicat d'Initiative de Nogent-le-Rotrou

 

« Borné au Nord par la Normandie, à l’Est par la Beauce, au Sud par l’Orléanais, à l’Ouste par la Maine, le Perche physique comprend un vaste territoire des plus accidentés grâce aux collines qui portent son nom et dont les ramifications le découpent, dans tous les sens, en de nombreuses vallées fraîches et riantes parcourues par des rivières gracieuses aux cours sinueux […] Grâces aux haies vives qui séparent les champs ou les prairies des uns des autres, grâce aux pommiers qui couvrent le sol, le paysage revêt un charme particulier digne  d’exciter à s’y arrêter et à y séjourner les touristes, les peintres, les photographes, et tous les amateurs de belle nature. »

Syndicat d’Initiative du Perche- Bureau, Nogent-le-Rotrou.[1]


[1] Le Perche pittoresque : Guide illustré -  In : https://bibliotheques-specialisees.paris.fr/ark:/73873/pf0000594913/v0012.simple.selectedTab=record

 

T comme Trudaine

 

 

T comme Trudaine

« Les atlas des routes de France dits atlas de Trudaine constituent une collection unique et homogène de soixante-deux volumes totalisant plus de 3 000 planches manuscrites soigneusement aquarellées. Réalisés entre 1745 et 1780 sur ordre de Charles Daniel Trudaine, administrateur des Ponts et Chaussées, ils comportent les routes faites ou à faire (et leurs abords immédiats) dans les vingt-deux généralités des pays d'élections régies par des intendants. Les pays d'états (Bourgogne, Provence, Languedoc et Bretagne) ainsi que les pays d'imposition (régions frontalières conquises sous Louis XIV) sont exclus de cette couverture cartographique, sauf la généralité de Metz (trois atlas) et le Haut-Cambrésis (trois atlas aussi). Ces atlas forment une documentation précieuse et très recherchée sur les paysages français du XVIIIe siècle. » Trudaine[1]

 

« La réalisation de l’atlas dit de Trudaine s’inscrit dans le cadre de la réforme routière entreprise par la monarchie française au cours de la Régence du règne de Louis XV. Dès 1716, le corps des ingénieurs civils des Ponts et Chaussées est fondé, afin de répondre aux besoins de l’administration dans ce domaine essentiel au bon fonctionnement de l’économie et du commerce du royaume, c’est donc également un instrument de pouvoir politique pour le roi.

 

En 1737-1738, Philibert Orry, contrôleur général des finances, également directeur des Ponts et Chaussées de France, lance un vaste état des lieux du réseau routier français. Il diffuse auprès des intendants de province plusieurs textes qui orientent durablement la politique routière de la monarchie française. Parmi les principales dispositions prises par Orry, on note la généralisation de la corvée, avec des travaux d’entretien des routes réalisés par les contribuables assujettis à la taille. Cet impôt en nature permet de dépasser les perpétuelles difficultés financières de la monarchie. Afin de répartir équitablement les travaux entre les corvéables, le ministre ordonne également la réalisation d’un inventaire cartographique pour chaque route royale, c’est-à-dire les artères majeures du royaume.

 

Cette décision novatrice amène de vastes opérations réalisées par le personnel des Ponts et Chaussées qui est dépourvu d’une véritable formation. En 1743, l’intendant des finances Daniel-Charles Trudaine obtient l’administration du service des Ponts et Chaussées. Il commence par fonder un bureau des dessinateurs à Paris, afin d’alléger le travail des ingénieurs qui se concentrent sur le levé de terrain. En 1747, Trudaine place Jean-Rodolphe Perronet à la tête de ce bureau, avec une mission élargie comprenant un vaste volet pédagogique. Technicien d’expérience, Perronet conçoit un programme d’études qui devient la référence, en particulier pour les procédures de l’inventaire cartographique qui se poursuivent jusqu’à la fin de la décennie 1770. » Stephane Blond[2]

 

La voie royale de la Généralité d’Alençon passant par Bellême (Bellesme)[3]

« La route royale Paris-Le Mans dans le Perche.

Au cours du 18e siècle, le roi Louis XV et ses conseillers souhaitent moderniser le réseau routier du royaume pour améliorer la circulation des hommes et des marchandises. Depuis la perte de nombreuses colonies, fondées au XVIIe siècle (Canada, Iles des Caraïbes, comptoirs des Indes), à l’issue de la guerre de Sept Ans (1756-1763), l’heure n’est plus au grand commerce extérieur et la monarchie souhaite dynamiser le commerce intérieur. Ce nouveau réseau routier est organisé à partir de Paris – le centre du royaume- et repose sur la capitale aux principales villes françaises.

Parmi ces routes dites « royales », l’une des mieux conservées à ce jour est le tronçon de la route Paris – Le Mans traversant le Perche entre la Madeleine-Bouvet et Igé sur une cinquantaine de kilomètres. La modernisation du réseau « hippomobile » implique l’implantation de relais de poste, qui permettent de remplacer régulièrement les attelages, et des auberges et hôtelleries pour les repos de voyageurs.

La butte de la Magdelaine (extraits)

En quittant le plat pays de Beauce, la route royale rencontre dans le Perche un premier obstacle naturel : « la butte de la Magdelaine », en amont du bourg de la Madeleine-Bouvet. La pente particulièrement accentuée (« 9 pouces par toise » soit 12,4%° rend difficile le franchissement de cette colline par les carrosses.

En 1771, Pierre-Sébastien d’Estivent, un jeune homme de la bonne société nantaise, note dans son carnet de voyage :

« …jusqu’à ce que vous trouviez les plaines de la Beauce vous ne faites que monter et descendre. La montagne la plus considérable s’appelle la Magdelaine à cause d’une petite chapelle dédiée à cette sainte ».

Auberge et pont de la bonne chère (extraits)

A la sortie de la Madeleine, avant de franchir le Corbionne, les voyageurs pouvaient s’arrêter à l’auberge de la « Bonne Chère ». […] au 18e siècle, l’auberge se trouvait dans le grand bâtiment au fond à gauche de la cour. Les voyageurs de la route royale pouvaient s’y reposer et prendre des forces avant d’entamer la suite du périple. […] Après le pont Chartrain, la route royale s’engage sur le tronçon la plus redouté : la route du Liberot. Ce chemin de 5 kilomètres est une succession de fortes pentes et de dos d’âne, un calvaire pour les attelages, si bien qu’il fallait parfois mettre pied à terre pour aider les bêtes à grimper. […] Malgré un projet d’adoucissement des côtes par les ingénieurs des Ponts et Chaussées, la route de Libérot est délaissée à la fin du 19e siècle au profit d’une autre route passant par le bourg de Moutiers-au-Perche. Ce tronçon de l’ancienne route royale n’est goudronné qu’en 1970. […] Au milieu de la route de Libérot, au hameau du même nom, on peut apercevoir l’un des plus anciens panneaux indicateurs du département de l’Orne (panneau en fonte, indiquant pente rapide) […]. »

Le Maître de poste de Rémalard (extraits)

A l’entrée du pont de Rémalard se trouve l’Hôtel de la Poste. […]  La « Poste » désigne deux institutions distinctes mais étroitement liées. La Poste « aux lettres » concernait la circulation du courrier, et la Poste « aux chevaux » devait assurer les relais des montures et d’attelages pour les voyageurs. […]

Bellou-sur-Huisne (extraits)

A Bellou-sur-Huisne, la route royale s’écarte de l’actuelle D920 (dont le tracé moins dénivelé date des années 1870) en prenant la route de Saint-Paterne, devant l’église. Les deux itinéraires se rejoignent au lieu-dit le Haut-Chêne. […]

Toutes les routes n’avaient pas la même largeur ni n’étaient faites des mêmes matériaux selon leur importance. […] Ces routes étaient délimitées par des fossés et souvent bordées d’arbres.

Elles étaient légèrement bombées pour que l’eau s’écoule facilement dans les fossés […] les ingénieurs essayaient de construire des routes les plus droites possibles, dans l’idéal, en traçant une ligne droite entre deux clochers. […].

Colonard : l’Atlas Trudaine et les bornes (extraits)

Le tracé exact et l’environnement de la route royale Paris-Le Mans au milieu du 18e siècle nous sont connus grâce à un recueil de cartes achevées en 1747. Cet Atlas porte le nom de l’ingénieur en chef du service des Ponts et Chaussées, Daniel-Charles Trudaine (1703-1769).[…] Sur ces plans d’environ 80x60 cm sont indiqués les paroisses traversées, et la nature des abords de la route royale sur un peu plus d’un kilomètre (fossés, haies, cultures, constructions, bois, cours d’eau , etc.).[…] Sur l’extrait de l’Atlas qui cartographie Colonard-Corubert, on remarque que le bourg actuel n’existe pas : il est créé par la suite, lors des travaux de la nouvelle route dessinée sur la carte.[…] Le bourg se déplace alors plus au centre de la nouvelle commune, au lieu-dit « le Buisson », bordant la route royale.[…] Toutes les routes royales sont jalonnées de bornes en pierre indiquant la distance à partir du parvis de Notre-Dame de Paris (23 bornes en grès, numérotées de 64 à 87), traversant le Perche.[…].

Bellême (extraits)

Après Colonard, la route royale traversait la ville de Bellême, agglomération importante dans le Perche puisqu’elle abritait plusieurs institutions judiciaires et administratives.

Igé – fin du parcours du Perche septentrional (extraits)

C’est à Igé que la route royale quitte la généralité d’Alençon et entre dans celle de Tours pour rejoindre Le Mans. Cette frontière était matérialisée par un obélisque surmonté par une fleur de lys dorée à la feuille ; la « pyramide d’Igé », installée probablement en 1735. Endommagée lors de la Révolution française, elle est aujourd’hui restaurée. »

 

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8452p017r01-p.jpg Dancé

 

La voie royale de la Généralité d’Alençon passant par Verneuil-au-Perche et Mortagne-au-Perche

A partir de Chennebrun

 

  1. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p012r01-p.jpg
  2. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p013r01-p.jpg
  3. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p014r01-p.jpg la Poterie
  4. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p015r01-p.jpg Tourouvre
  5. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p016r01-p.jpg Feings
  6. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p017r01-p.jpg Champs
  7. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p018r01-p.jpg Soligny
  8. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p019r01-p.jpg Mortagne
  9. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p020r01-p.jpg St Langis-Bazoches
  10. http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8451p021r01-p.jpg Bure-Champeaux

 

 

  • La voie royale de la Généralité d’Orléans passant par Vendôme

 

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p015r01-p.jpg Bonneval

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p016r01-p.jpg

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p017r01-p.jpg Chateaudun

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p018r01-p.jpg

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p019r01-p.jpg Cloye

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p020r01-p.jpg

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p021r01-p.jpg

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p022r01-p.jpg

http://www2.culture.gouv.fr/Wave/image/archim/trudaine/frdafanchat_8492p023r01-p.jpg Vendôme

 

[1] In : Cote des documents originaux conservés aux Centre historique des Archives nationales à Paris : F/14/*8502

[2] https://histoire-image.org/etudes/atlas-trudaine

[3] La route royale Paris-Le Mans dans le Perche - https://uploads.knightlab.com/storymapjs/9f14a5aa1dfac42ae2b3c30d6d75f983/route-royale-paris-le-mans-dans-le-perche/index.html

U comme Unverre

 

« Unverre est une commune qui fait partie de la Communauté de Communes du Perche.

C’est la commune la plus étendue du Perche d’Eure et Loir, elle alterne bocage et paysages ouverts. La rivière Sainte-Suzanne traverse le territoire : sur la rive gauche se trouve le vieux bourg tandis que les commerces s’étendent sur la rive droite.[2] »

[2] https://brou-tourisme.fr/wp-content/uploads/2017/05/7FicheRandoCdCUnverre.pdf

Le charme discret d’Unverre ® Unverre 2026

 

V comme Viorne, Vendômois

 

 

V comme Vendômois

 

Vendomois (Pomme de Rose du)[1]

 

« Possiblement car son synonyme est Pomme de Rose, Rosa du Loir-et-Cher

Origine : Cultivée dans le département du Loir-et-Cher.

Fruit : moyen ou petit, plus large que haut, un peu asymétrique, presque régulier en son pourtour.

Œil : mi-clos, inséré dans une cavité large, très évasée, peu profonde.

Pédicelle : Gros, court, implanté dans une cavité large, évasée, peu profonde.

Chair : Tendre, blanche, sucrée, parfumée.

Qualité : assez bonne.

Maturité : fin automne, Hiver

Culture :  Cette variété convient surtout à a culture sur haute tige en plein vent.

Floraison : Moyenne

 

TOME 2 - FRUITS LOCAUX ET REGIONAUX - POMMES AMERICAINES »

 

[1] https://pomologie.com/oc/vergerfcs/tom2/pages/image/imagepage461.html

 

 

V comme Viorne

 

« Viorne Obier : Buisson champêtre des sous-bois, de 2 à 4 mètres de haut, appréciant l’ombre l’humidité. Sa belle floraison en ombelles blanches de mai juillet attire de nombreux pollinisateurs. Ses baies rouges un peu malodorantes et légèrement toxiques peuvent être cuites en gelée. Les oiseaux en raffolent[1]» Ferme-Arbre-Perche

Deux viornes des petites routes du Perche

 

« Deux viornes des petites routes du Perche

Fleurs et feuilles printanières

Dans la bibliothèque de la haie

Offrent toujours même après des années

Quelques surprises

Comme un florilège poétique

Ignoré jusque-là

Se révèle au long d’une route familière

Arbrisseau ou arbuste, tressé aux autres

Petites fleurs blanches

En corymbes circulaires

Dont le parfum vaguement malodorant

Attire sans doute d’autres que nous

Feuilles d’une verdeur de menthe, veloutées

Finement dentelées, bourgeons nus

On lui a attribué tellement de noms

Que cela crée un flou

Son histoire doit être longue

Et riche en langues anciennes

Rurales et païennes

Lantane magique

Barbaris occidentale

Mancienne prophétique

Cochène vicinale

Valinier erratique

Auborne matinale

Alatier véridique » - Jean-Baptiste Evette[2]

 

[1] https://ferme-arbre-perche.fr/produit/viorne-obier/

[2] https://www.jean-baptiste-evette.fr/deux-viornes-des-petites-routes-du-perche/

 

W comme wace

 

Le roman de Rou et des ducs de Normandie, par Robert Wace, poète normand du XIIe siècle ; Né à Jersey vers 1100 — Mort après 1174 ; publié pour la première fois, d'après les manuscrits de France et d’Angleterre ; avec des notes pour servir à l'intelligence du texte, par Frédéric Pluquet, Rouen, Frère, 1827, 2 t., [vi] + xxii + 415, [v] + 543 p. [GB : t. 1, t. 2] [IA : t. 1, t. 2], Dictionnaires : DEAF RouP ; TL Rou

In : https://www.arlima.net/uz/wace/le_roman_de_rou.html

« Li Quens[1] de Normendie fu mult proz è cortoiz,

Bien maintint sez vilains, bien out chier sez borgoiz ;

A sez Barons duna terres, fiez è conroiz; [2]

As filz as vavassors duna draz [3] è hernoiz,

Armes è palefroiz è chevals espanoiz. [4]

Par tote Normendie establit bones loiz.

Envie orent de li è Flamenz è Françoiz ; 4870

Mult le haï Lohier, ki de France esteit Roiz,

E grant envie en out Thibault li Quens de Bloiz.

Giffrei li Quens d'Anjou li fit guerre en Passoiz; [5]

Cil du Maine roberent sovent Alenchonoiz, [6]

Rotro, li Quens du Perche è cil de Belesmoiz[7]

Cuntre cels mist Richart cels d'Auge è cels d'Uimoiz, [8]

Et à cels ajosta li granz Avranchinoiz ;

E de verz li Flamenz è de verz Aminoiz,

Mist cels du Conté d'Ou è cels de Taloiz, [9]

E cels du Conté d'Arches ensemle o li Cauchoiz. 4880

Li Brétonz tint o sei, ki de joster sunt froiz , [10]

E cels de Baessin è li Costentinoiz. » Wace[11]

 

« Cil furent plus u altretant, [12]

Maiz Robert fu puiz à Balun [13]

Priz de guerre è miz en prisun ;

Là li fu à une coingniée [14]

Tute la teiste depechée. [15]

Emprez Robert Willame vint,

Ki Belesme grant piece tint :

Ço fu Willame Talevaz.

Ki par mal chaï en ses laz

Ne s'en pout mie lié turner,

S'a larrun [16] ne pout eschaper;

De malice è de crualté,

Passa cil tut sun parenté.

Tuz tems furent malicius

Cil de Belesme [17] et orguillus ;

De grant orguil les abati,

Cil ki Belesme lur toli. » Wace[18]

 

« Perche (le), pays attenant à la Normandie. Ses soldats sont désignés par le Roi pour entrer en Normandie par Mantes ; 11,12. » Wace [19]

[1] Jusqu'à Guillaume-le-Conquérant, les ducs de Normandie prenaient indifféremment les titres de ducs ou de comtes.

[2] Richesses

[3] Habits

[4] Chevaux espagnols

[5] Le Passais, petit pays dont Domfront est la capitale

[6] Le pays d’Alençon

[7] Le pas de Belesme

[8] Le pays d’Exmes ou l’Hiémois

[9] Talou ou Tellau ( Talogium). M. Le Prevost pense que c'est l'ancien nom du comté d'Arques; cependant Wace distingue ici ces deux pays. Le manuscrit de Duchesne porte : E cels de Caloeis.

[10] Robustes

[11] Le Roman de Rou et des ducs de Normandie, tome 1, par Robert Wace , poète normand du XIIe siècle ; publié pour la première fois, d'après les manuscrits de France et d'Angleterre ; avec des notes pour servir à l'intelligence du texte, par Frédéric Pluquet, membre de la société des antiquaires de France, et de plusieurs autres sociétés savantes. Tome premier [-second]., Rouen, 1827 – in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65499509/f285.image.r=Perche#

[12] Autant

[13] Balon, petite ville du Maine, sur l’Orne, à quatre lieues du Mans

[14] Avec une cognée, une massue

[15] Dépecée

[16] Sa larronerie

[17] Petite ville du Perche ; elle fait aujourd'hui partie du département de l'Orne.

[18] Le Roman de Rou et des ducs de Normandie, tome 1, par Robert Wace , poète normand du XIIe siècle ; publié pour la première fois, d'après les manuscrits de France et d'Angleterre ; avec des notes pour servir à l'intelligence du texte, par Frédéric Pluquet, membre de la société des antiquaires de France, et de plusieurs autres sociétés savantes. Tome premier [-second]., Rouen, 1827, p. 383. – in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65499509/f285.image.r=Perche#

[19] Le roman de Rou et des ducs de Normandie, Volume 2 De Wace, poète normand du 12e siècle – environ 1170-1175, p.495. - in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65499435/f507.item.r=Perche.zoom

X comme Xylophage

 

« Xylophage : De très nombreux organismes xylophages existent. La plupart sont bactériens, microbiens et fongiques, très mal inventoriés et probablement inconnus pour la plupart des souches bactériennes.

Dans la microfaune, il s'agit généralement d'invertébrés, et d'arthropodes et surtout des insectes appartenant à des genres et espèces variées et plus ou moins spécialisés (certains ne consomment que le bois d'une seule essence, et par exemple uniquement le tronc, ou que les branches ou que les racines), d'autres ne consomment que le bois brûlé ou le bois détrempé, etc.). En revanche des insectes comme les abeilles charpentières, par exemple, ne sont pas des xylophages : ils forent le bois sans s'en nourrir, uniquement dans le but de faire leurs couvains.[1] »

Traitement de charpente bois à Préaux-du-Perche (61)[2]

 

[1] https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisme_xylophage

[2] https://www.socorebat-france.fr/basse-normandie/orne/preaux-du-perche/traitement-bois-charpente

Y comme Yèvres ; Young ;

 

 

 

 

Y commeYèvres

 

Yèvres

« Yèvres, Eura (vers 1115) ; Évorée (vers 1125) ; Évora (1192) ; Eurée (1218) ; Ièvre (1489) ; Hyèvre (1586) ; Yeuvre (1616) ; Notre-Dame d'Yèvre (1736) ; Canton de Brou. »

« Yèvres est une commune située à l’est de Brou en Eure-et-Loir au confins du Perche.

Yèvres est un charmant village situé dans le sud-ouest du département d’Eure-et-Loir, au cœur du Perche-Gouet. Yèvres est riche de sa campagne avec ses paysages et sa rivière.

La commune comporte de nombreux hameaux  dont la toponymie évoque le végétal comme le lieu-dit «  le chêne aux Dames » ; «  Les Haies des Iles » ; «  la Buissonnière » ; « LE Trochet : Lieu défriché où des souches ou troncs ont été laissés au sol.[1] »«  Le Grand Epinay » ; «  Le Petit-Epinay » ; «  le Bois Mouchet : Bien des versions peuvent être attribuées au mot MOUCHET : soit l’EMOUCHET, nom local du faucon crécelle, soit des MOUCHES, appellation alors commune pour désigner des abeilles, soit encore MOUSSET, MOUSSEAUX, ou MONCEAUX qui sont de petites élévations. Le lieu portait le nom LE BOIS MOUCHET en 1671, et pouvait être le patronyme du possesseur de l’endroit. » ;

« Le mot celtique «EV», qui signifie «EAU», est à l’origine du nom de la commune d’YÈVRES.

Le mot «EV» s’est transformé au cours de siècles et des habitudes en:

«EVERA» ; «HYEVRES» ; «IÈVRE» ; «YEUVRE» «YÈVRE» ; «YÈVRE» et enfin en «YÈVRES»

 

[1] In :  https://www.yevres.fr/ma-commune/carnets-dhistoire/les-hameaux/

Y comme Young


 

Voyages en France de 1787 à 1789, Arthur YOUNG
Résumé : Comment vit-on en France à la veille de la Révolution ?

« Arthur Young, avec son célèbre Journal de voyages, offre au lecteur une peinture saisissante de l’état économique, social et politique du pays à la fin de l’Ancien Régime.

Au cours de sa traversée à cheval du royaume, entre 1787 et 1789, le voyageur anglais fréquente tous les milieux, des auberges à la cour de Versailles en passant par les théâtres. Sa description riche et complète du mode de vie des habitants, évoqué notamment grâce à l’agronomie, la gastronomie ou encore l’état du réseau routier, accompagne parfaitement son propos. Observateur avisé, doté d’une plume aisée, il analyse surtout de façon remarquable les mœurs qui régissent la société et l’état d’esprit des Français avant les événements de 1789.

L'auteur de Voyages en France, Arthur Young (1741-1820) était un agriculteur et agronome britannique. Insistant sur la nécessité de l’expérimentation, il parcourut l’Europe afin d’y observer les diverses techniques agricoles.[1] »

 

« 1er octobre. - Vers Alençon, le pays contraste avec celui que j'ai traversé hier de bonnes terres, bien encloses, bien aménagées, passablement cultivées, amendées avec de la marne. Une belle route, faite avec une pierre de couleur sombre, apparemment ferrugineuse, qui se tasse bien. Près de Beaumont, des vignobles en vue sur les collines ce sont les derniers que l'on trouve en voyageant vers le nord toute la campagne est bien arrosée par des rivières et des ruisseaux, mais il n'y a pas d'irrigation [1]. 30 milles.

2 octobre. - Quatre milles jusqu'à Nouans [2], de riches herbages, avec des bœufs. 28 milles. »

Young Arthur [3]

 

 

 

[1]  1788 - La route traverse, en effet, nous écrit le D· Delaunay, une région plus fertile t Après Beaumont, elle traverse le seuil catovien, humide et boisé, de la région de l'oolithe saosnoise ou mamertine, celle-ci moins sèche, moins irriguée, mais encore bonne terre à blé. Sur la région d'Alençon, voy. La bonne publication de F.Mourlot, Recueil de documents d'ordre économique contenus dans les registres de délibérations du district d'Alençon, 4 vol. in-8°, Alençon, 1907 et suiv. (Coll. des Doc. Économiques de la Révolution). In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192719/f269.item.r=Mans.zoom

[2] Air. de Mamers (Sarthe). In : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192719/f269.item.r=Mans.zoom

[3] Le passage d'A. Young dans le Maine est mentionné par H. Chardon,  Voyageurs dans le Maine  du 16e siècle au 20e siècle, I,e Mans, 21 pages.

 

[1] In : https://www.tallandier.com/livre/voyages-en-france/

 

Z comme Zola

 

Zola aux portes du Perche

« Zola choisit, vers 1886, de situer son roman « La Terre », drame terrien dans la série des Rougon-Macquart à Romilly-sur-Aigre. De Romilly, il fit naître Rogne. « Je tiens le coin de terre dont j’ai besoin », écrira-t-il à son ami Henry Céard de l’auberge du Bon Laboureur, à Châteaudun. Comme à son habitude, il étudia minutieusement les environs. « J’y aurai tout ce que je désire, de la grande culture et de la petite (…) une population gaie, sans patois. Enfin, le rêve que j’avais fait ». Le plan du village est encore en gros celui qu’il y dessina, seules les vignes ont disparu. La curieuse église fortifiée et la ferme de La Touche avec ses quatre tours sont toujours là. « La terre, la vraie, domine et emplit le volume, toujours présente. [1]» »  

« Maintenant il avait devant lui, tout proche, coupant la plaine, ainsi qu'un fossé, l'étroit vallon de l'Aigre, après lequel recommençait la Beauce immense." Emile Zola, La Terre Sa grand-mère étant née en Eure-et-Loir, c'est dans ce département qu'Émile Zola décida de séjourner pour écrire un de ses romans les plus connus, La terre.[1] »

« La représentation des lieux et l’analyse de leur fonction sont également révélatrices de l’esthétique zolienne. Rognes n’existe pas davantage que Montsou, mais c’est un type de village français, dans une région sans idiome particulier et sans caractère, « entre le Perche et la Beauce, et à la lisière même de celle-ci » »

ZOLA ET LA REPRÉSENTATION DU MONDE RURAL DANS LA TERRE - Francis LACOSTE, Université de Jendouba[1]

« Et, du côté de l'Est, au-delà de la vallée du Loir où se cachait à deux lieues Cloyes, le chef-lieu du canton, se profilaient les lointains coteaux du Perche, violâtres sous le jour ardoisé. On se trouvait là dans l'ancien Dunois, devenu aujourd'hui l'arrondissement de Châteaudun, entre le Perche et la Beauce, et à la lisière même de celle-ci, à cet endroit où les terres moins fertiles lui font donner le nom de Beauce pouilleuse. Lorsque Jean fut au bout du champ, il s'arrêta encore, jeta un coup d'œil en bas, le long du ruisseau de l'Aigre, vif et clair à travers les herbages, et que suivait la route de Cloyes, sillonnée ce samedi-là par les carrioles des paysans allant au marché. […]. »

Zola Emile[2]

[1] Francis LACOSTE  Université de Jendouba  – in : http://aizen.zolanaturalismassoc.org/excavatio/articles/v25/PDF3_FLacoste.pdf

[2] Extrait de "La terre" d'Émile Zola, http://moulin.chauffour.free.fr/autour_des_moissons/la_terre_semailles_zola.htm
 

[1] In : https://cdt28.media.tourinsoft.eu/upload/Sur-les-pas-de-Zola-Romilly-sur-Aigre.pdf

Quelques liens utiles

 

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192719/f269.item.r=Mans.zoom

https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k1192719/f269.item.r=Mans.zoom
https://ferme-arbre-perche.fr/produit/viorne-obier/

https://www.jean-baptiste-evette.fr/deux-viornes-des-petites-routes-du-perche/

https://pomologie.com/oc/vergerfcs/tom2/pages/image/imagepage461.html

In : https://www.alexandrines.fr/saint-simon-la-ferte-vidame/

https://actu.fr/normandie/mortagne-au-perche_61293/savez-vous-dou-vient-votre-eau_5922962.html
https://gestesoublies.com/transformations/poire/#:~:text=Le%20poir%C3%A9%20est%20traditionnel%20en,les%20amateurs%20de%20produits%20artisanaux.
https://www.persee.fr/doc/geo_0003-4010_1908_num_17_93_18230
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k3325396b/f24.item
https://www.dalival.com/pommesjus/kermerrien/
https://www.parc-naturel-perche.fr/arbre
https://www.lechorepublicain.fr
https://gallica.bnf.fr/
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k9529672x/f375
https://provincedumaine.wordpress.com/
https://www.parc-naturel-perche.fr/arbre
https://www.authonduperche.org
https://61.monvillagenormand.fr
www.vendome-tourisme.fr/
https://hotel-de-suhard.fr/fr/accueil-2/ancienneprovince/
https://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89comus%C3%A9e_du_Perche
https://dn790008.ca.archive.org/0/items/lesproposdalain01alai/lesproposdalain01alai.pdf
  https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Propos_d%E2%80%99Alain_(1920)/Tome_1/036
https://www.bude-orleans.org/dossier-MartinDuGard/MartinDuGard.html
https://lescheminsdumontsaintmichel.com/les-chemins/chemin-dorleans-chartres/
https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k72772p/f8.item
https://reseauxpoetes16e.humanum.fr/data/1555%20Continuation%20des%20Amours%20de%20P.%20de%20Ronsard%20-%20La%20Cerise%20de%20Remi%20Belleau.pdf
https://fr.wikisource.org/wiki/Les_Po%C3%A8tes_du_terroir_T_IV/Remy_Belleau
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https://www.paradis-des-albatros.fr/?poeme=bellay/par-ses-vers-teiens-belleau-me-fait-aimer
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  https://actu.fr/centre-val-de-loire/thiron-gardais_28387/lanimateur-stephane-bern-nous-parle-de-son-perche-cest-la-vision-dun-amoureux_53614026.html
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https://fr.wikipedia.org/wiki/Organisme_xylophage

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https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k65499509/f285.image.r=Perche#

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http://moulin.chauffour.free.fr/autour_des_moissons/la_terre_semailles_zola.html
https://books.openedition.org/purh/8670?lang=fr

https://editionsorizons.fr/livre/andre-gide-et-la-normandie/

 

 

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