ce blog a pour vocation de présenter nos créations ( herbiers contemporains, land art, fleurs imaginaires, art nature, art environnemental et art écologique)
Cette mosaïque pixel incarne la forêt et plus particulièrement une hêtraie comme celle des vieux arbres de la Gautrie que vous pourrez admirer lors d'une promenade dans la forêt de Réno Valdieu.
2 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l’automne
Cette mosaïque incarne la rectitude des chemins forestiers comme ceux de la forêt de Bellême, chemins rectilignes dont vous pourrez profiter lors d'une promenade à l'automne.
3 - Pixel-Artmosaic couleurs du bois manufacturé et teinté
Cette mosaïque s’inspire de l’exploitation humaine de la forêt et de l’arbre qui arrive dans nos décorations intérieures, meubles, marqueterie, parquets, boiseries.
4 - Pixel-Art Mosaic des pelures de pomme
Ces mosaïques sont réalisées avec des pelures de pommes diverses aux couleurs étonnantes et variées - du jaune au vert, du rouge au violacé... Par déshydratation, elles se conservent durablement et conservent leur plasticité propice à la création.
5 - Pixel-Artmosaic des feuilles d'arbres
Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.
6 - Forêt imaginaire du Perche
En assemblant des feuilles dites squelettiques, nous avons pensé une forêt imaginaire du Perche ou des alignements du bocage où l'arbre se détache à l'horizon.
8 - Acrylique on canvas - 4 carrés de feuilles blanches
C'est une évocation de l'angoisse de la feuille blanche", avec des feuilles des arbres du Perche.
9 - Acrylique on canvas - tapis forestier 2026
Evocation du tapis forestier en écho à la litière forestière qui produit l'humus en forêt.
10- Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc
La feuille blanche, en écho avec l'angoisse de l'écrivain et de l'artiste face à la feuille blanche.10 – Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc
11 - Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin - Levaillant
Cette série de 9 photographies correspond à nos coups de cœur pour des d'arbres remarquables, remarqués, vénérables que nous avons vu dans le Perche dont l'alisier torminal : 48.612833, 0.881500 ; Les saules blancs de Saintigny : 48.346139,0.952417 ; le pommier d'Arcisses : 48.352028,0.869500
12 - Tête de "trogne", bois flotté
Le Perche, pays des "trognes" a sa réplique dans ce bois flotté.
13 - Racine Carrée, bois flotté
Ce format carré est la valorisation des racines des arbres qui sont pour la plupart invisibles à l'oeil nu.
14 - Mosaïque d'écorces d'arbres et autres végétaux
Pour l’exposition "arbres remarqués" d'Eure-et-Loir, un travail artistique et photographique a été entrepris et un livre a été édité. Cette mosaïque d’écorces s’inscrit dans ce prolongement.
15 - Mosaïque - Herbier contemporain des arbres et des plantes tinctoriales du Perche
Au 18ème et 19ème, entre Nogent, Mortagne, Authon et Bellême des teintures naturelles aux plantes ont été appliquées sur les étamines du Perche.
Notre herbier contemporain des plantes tinctoriales fait écho à cette activité du temps où la teinture se faisait avec les plantes.
16 - Mosaïque - Herbier contemporain des graines d'arbres et autres végétaux du Perche
Cette oeuvre évoque les graines des arbres du Perche et nous dévoile la diversité végétale au travers des fruits, des drupes, des graines.
17- Carte "A chacun son Perche"
A chacun son Perche est le titre générique de cette carte, fruit de notre recherche historique, géographique, botanique, toponymique des "Perche" ornais, sarthois, eurelien et vendômois.
18 - Carte de l'activité cidricole et des aires géographiques du Perche - 1850 et 2020
Le Perche, province disparue au début du 19e siècle a connu une cohérence géographique, paysagère, agricole et cidricole du 19e siècle au mitan du 20e siècle. Le renouveau de l'aire géographique cidricole 2020 redessine une aire nouvelle contenue dans celle de 1850.
19 - Carte des terres du Perche - Invent [terre] sols et humus du Perche
Cet inventaire artistique des terres et humus du Perche est une invitation à découvrir les sols que l'on a l'habitude de piétiner sans les voir. L’humus forestier et bocager est une des composantes et une des richesses du Perche.
20 - Mosaïque Invent [terre] sols et humus du Perche
Tableaux des couleurs des terres du Perche à l'image de la diversité des minéraux qui sont constitutifs des matériaux utilisés en architecture et en construction.
21- Mosaïque des dérivés des fruitiers du Perche
Pâtes de fruits, gelées, pépins pour la pectine sont à l'oeuvre mêlant coing, prune, pomme et corme dont la gelée de coing confectionnée par Annie Ernaux en 2025.
22 - Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivés dans le Perche
Cette mosaïque, cet herbier du verger percheron et des fruits de pressoir met à l'honneur quelques-unes des variétés emblématiques du Perche avec une porosité assumée avec le Maine, l'Ouest et la Normandie.
23 - L’Arbre à capsules végétales : fruits et graines du Perche et autres curiosités botaniques d’ici et d’ailleurs
Cette installation comporte une structure d'arbre avec 5 branches principales sur lesquelles sont accrochées des sphères contenant des ressources botaniques.
24 - Pendulaires de feuilles d'arbres du Perche
Cette tombée de feuilles mortes symbolise l'automne et nous invite à les observer, les identifier et les reconnaître.
25- Paravent à capsules végétales : fruits, graines et feuilles en pendulaire
Ce dispositif artistique complète l'arbre à shères. Dans les sphères sont intégrés fruits, graines et autres curiosités végétales.
26 - Perches, échalas et mosaïque
L'identité percheronne s'est construite à partir de la « perche » objet et mesure concrète. Aujourd'hui nous les parons de smalts vénitiens.
27 - Bouteilles sculptées en bois flotté gravées au nom des producteurs de cidre du Perche AOC
Hommage aux producteurs de cidre du Perche qui ont obtenu l’AOC cidre du Perche en 2020.
28 - A pied dans le Perche, Bois flotté et mosaïque
Le Perche est une contrée où l'on aime marcher, randonner. Cette oeuvre bois flotté mosaïque est un hommage à l'activité sportive.
Le Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir nous accompagne avec 3 formats photographiques des trois arbres remarqués d'Eure-et-Loir .et un format photographique sur bâche, d'écorces des arbres d'Eure-et-Loir.
Le liensuivant GPS vous permettra de vous aider à vous y rendre pour les admirer : Les saules blancs de Saintigny : 48.346139,0.952417 ; chêne de Méaucé : 48.473806, 1.002806 ; le pommier d'Arcisses : 48.352028,0.869500
Vous pouvez consulter le site dédié à ces arbres : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
30- Colonne bois flotté, cuir et verre d'Albertini (France)
Ce bois flotté est un dialogue entre le règne minéral (Verre Albertini) et le règne animal (cuir)
31 - Levaillant Siméon, photographe des patrimoines, autoportrait parmi les arbres - 2011
Cette photographie met en scène la place de l'humain dans la nature, dans son environnement originel et naturel. Le Perche, l'arbre et l'humain sont indissociables.
32 - Carré tinctorial des plantes et arbres au pouvoir tinctorial
Cette mosaïque incarne la teinture naturelle sur textile en écho à la tenture qui se pratiquait dans le Perche à Bellême, Mortagne, Nogent et Authon.
33 – Création florale des échappées du verger avec des épluchures de pommes
Cette création vous inspirera pour vos créations lors de l’atelier que nous animerons le 1er Novembre pendant la fête de l’arbre et de la pomme.
Description des contenus botaniques
Mosaïque d’écorce
Œuvre n°14
Ecorce de chêne, de hêtre, de houx, de bouleau et autres ressources en dialogue avec le visuel des écorces du Conseil Départemental 28
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Herbier des plantes tinctoriales
Œuvre n°15
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Herbier des graines et fruits des arbres
Œuvre n°16
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Inven[terre] humus et sols du Perche
Œuvre n°20
Avec plusieurs pots contenant de l’humus
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Herbier des produits des fruits de pressoir
Œuvres n°21
Les boites de Pétri contiennent des variétés de pommes à cidre cultivées dans le Perche et de pommes à deux fins. Certaines sont d’origine locale, du Maine, du Perche et de la Normandie (Perche ornait). A leurs côtés, des cormes déshydratées avec leurs pépins.
Dans cet herbier contemporain figurent également des produits dérivés des pommes comme la gelée de pomme ; pomme-coing ; pomme-prune ; corme (confiture).
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Oeuvre n°22
22 - Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivées dans le Perche
Herbier contemporain des fruits de pressoir et du verger du Perche Variétés des trois vergers de l'Ecomusée du Perche
(cour de l'Ecomusée - cour du prieuré - verger conservatoire route de la Pierre Procureuse) Saint-Cyr-La-Rosière, Orne, Perche ornais, Normandie
Quinze pommes (P. à cidre, P. à couteau et P. à deux fins)
et
la corme piriforme (C. à deux fins)
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Carré tinctorial
plantes et arbres au pouvoir tinctorial
Œuvre n°32
Oeuvres n°23 & 25
Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin – Levaillant
Œuvre n°11
Nous vous soumettons notre sélection d'arbres que nous vous proposons d'aller rencontrer lors de vos prochaines balades.
L'ensemble de notre sélection se trouve sous le tableau ci-dessous.
Contenus textuels avec le QRCODE
Liens vers les corpus textuels
1- La carte à chacun son Perche
Carte des aires géographiques du cidre du Perche 1850-2020
2 - Histoire des fruits de pressoir dans le Perche - cidre et cormé par le collectif Corblin-Levaillant - avril 2026
4 - Arbres et plantes à propriété tinctoriale du Perche - Exposition "Œuvres d'arbres" à l'Ecomusée du Perche par le collectif Corblin-Levaillant de 09 à 11 – 2026
5 - Perche - Toponymie des paroisses, bourgs, villes de France mentionnant la province du Perche auxquels ces lieux étaient rattachés sous l’ancien Régime, avant la Révolution française < 1789 - Collectif Corblin-Levaillant
6 - Humus, sol, sous-sol : les horizons méconnus du Perche [de la litière forestière au terreau ] Terres du Perche - végétales, minérales et humus par le Collectif Corblin-Levaillant 2014-2026
7 - Toponymie des Arbres dans : Lieux dits ; Bois ; Forêt - dans le Perche - Collectif Corblin Levaillant 2026
8 - Rencontre avec les arbres remarquables, remarqués, protégés, vénérables et/ou historiques par le Collectif Corblin-Levaillant - exposition "Œuvres d'Arbres" Ecomusée Saint-Cyr-la-Rosière 17 septembre - 29 novembre 2026
Le Plateau Caux Tourisme et Pascal Levaillant vous présentent ce retour en images.
La balade patrimoniale et gourmande à la MARE AUX POMMES à Carville-Pot-de-Fer le 12 septembre 2026 avec comme guide Pascal Levaillant et comme reporter Gilbert Michel pour les images.
Cette dernière balade patrimoniale et gourmande organisée par le Plateau Caux Tourisme s'est déroulée à Carville-Pot-de-Fer, sous un ciel clément, parfait pour une promenade dans une masure cauchoise après celle arrosée au verger du manoir du Fay à Yvetot, fin août.
J'ai évoqué ce qu'est la masure cauchoise qui a été nommée cour-masure au 19e siècle puis depuis 1970 rebaptisée clos-masure.
Masure cauchoise vient du mont "manse" depuis le Moyen-Âge.
J'ai évoqué la spécifité des deux entrées menant à la masure : une pour les engins agricoles vers la plaine et la principale pour l'accès au domicile.
J'ai évoqué le cidre du pays de Caux dont les producteurs bio ont déposé voici près de 25 ans la demande de label AOC cidre du pays de Caux.
J'ai expliqué comment le cidre est arrivé dans le pays de Caux au 15e siècle à la fin de la Guerre de Cent Ans.
J'ai décrit les principales variétés emblématiques qui font la spécifité des variétés entrant dans l'assemblage du cidre du pays de Caux.
J'ai décrit l'origine des pommes à cidre, de la route du cidre menant à la Normandie via l'Italie et l'Espagne.
Nous avons visité le corps de ferme de cette masure cauchoise dont les propriétaires se nomment Delamare depuis 5 générations.
J'ai expliqué les paramètres qui font un cidre du pays de Caux du fait d'un sol comportant de la marne ce qui lui a donné un goût spécifique remarqué par Julien Le Paulmier à la fin du 16e siècle
J'ai montré un extrait de notre exposition des pommes du pays de Caux
Enfin Mme Delamare a expliqué le process de la pomme au jus par la désignation des différentes machines dans lesquelles passent le pommes de haute et basse tige... avant d'être embouteillées
Un endroit à visiter aux horaires d'ouverture de la cidrerie de la Mare aux Pommes à l'éffigue du héron, de la libellule... et de la poule d'eau.
Goûtez-y au "cid' du pays de Caux"
avec un goût rafraichissant incomparable.
La version BRUT est un "cid' qui toque' comme disent les cauchois.
à voir et revoir le reportage complet de Gilbert Michel sur sa plateforme facebook et/ou Youtube (Rencontres Photographiques)
https://www.facebook.com/gilbert.michel
et crédits images de Gilbert Michel 2026
rencontres photographiques
un extrait de Jehan le Povremoyne de maGrand-mère paysanne.
La pomme Bailleul
Produits de la Mare aux Pommes
Verger basse-tige de la Mare aux Pommes
Explications de la propriétaire de la cidrerie
Avec le propriétaire de la cidrerie de la Mare aux Pommes
Merci encore à l'équipe du Plateau Caux Tourisme, à M. et Mme Delamare Grégoire pour leur accueil et leur excellent cidre dégusté
et un vif remerciement à Gilbert Michel pour son reportage lumineux
En littérature, il y a eu LA PERVENCHE de Rousseau en 1764 ;
La pervenche de Rousseau : la vue
Le livre 6ème s’ouvre sur des citations allant toutes dans le même sens, qu’il reprend dans une phrase - oh ! Combien connue :
« Ici commence le court bonheur de ma vie [...].
Je donnerai de ces souvenirs un seul exemple qui pourra [301] faire juger de leur force & de leur vérité. Le premier jour que nous allâmes coucher aux Charmettes, Maman étoit en chaise à porteurs & je la suivois à pied. Le chemin monte, elle étoit assez pesante & craignant de trop fatiguer ses porteurs, elle voulut descendre à-peu-près à moitié chemin pour faire le reste à pied. En marchant elle vit quelque chose de bleu dans la haie & me dit; voilà de la pervenche encore en fleur. Je nʼavois jamais vu de la pervenche, je ne me baissai pas pour lʼexaminer & jʼai la vue trop courte pour distinguer à terre les plantes de ma hauteur. Je jettai seulement en passant un coup dʼoeil sur celle-là & près de trente ans se sont passés sans que jʼaye revu de la pervenche, ou que jʼy aye fait attention. En 1764 étant à Cressier avec mon ami M. Du Peyrou, nous montions une petite montagne au sommet de laquelle il a un joli salon quʼil appelle avec raison Bellevue. Je commençois alors dʼherboriser un peu. En montant & regardant parmi les buissons, je pousse un cri de joie: ah voilà de la pervenche! & cʼen étoit en effet. Du Peyrou sʼapperçut du transport, mais il en ignoroit la cause; il lʼapprendra je lʼespere, lorsquʼun jour il lira ceci. Le lecteur peut juger par lʼimpression dʼun si petit objet de celle que mʼont faite tous ceux qui se rapportent à la même époque.».
Jean-Jacques Rousseau, Les Confessions - in Collection complète des oeuvres, Genève, 1780-1789, vol. 10, in-4° - https://www.rousseauonline.ch/Text/les-confessions-de-jj-rousseau-livre-sixieme.php
LA GRIVE de Chateaubriand en 1849 ;
La grive de Chateaubriand : l’ouïe
« Je fus tiré de mes réflexions par le gazouillement d'une grive perchée sur la plus haute branche d'un bouleau. A l'instant, ce son magique fit reparaître à mes yeux le domaine paternel. J'oubliai les catastrophes dont je venais d'être le témoin, et, transporté subitement dans le passé, je revis ces campagnes où j'entendis si souvent siffler la grive. Quand je l'écoutais alors, j'étais triste de même qu'aujourd'hui. Mais cette première tristesse était celle qui naît d'un désir vague de bonheur, lorsqu'on est sans expérience ; la tristesse que j'éprouve actuellement vient de la connaissance des choses appréciées et jugées. Le chant de l'oiseau dans les bois de Combourg m'entretenait d'une félicité que je croyais atteindre ; le même chant dans le parc de Montboissier me rappelait des jours perdus à la poursuite de cette félicité insaisissable. Je n'ai plus rien à apprendre, j'ai marché plus vite qu'un autre, et j'ai fait le tour de la vie. Les heures fuient et m'entraînent ; je n'ai pas même la certitude de pouvoir achever ces Mémoires. Dans combien de lieux ai-je déjà commencé à les écrire, et dans quel lieu les finirai-je ? Combien de temps me promènerai-je au bord des bois ? Mettons à profit le peu d'instants qui me restent ; hâtons-nous de peindre ma jeunesse, tandis que j'y touche encore : le navigateur, abandonnant pour jamais un rivage enchanté, écrit son journal à la vue de la terre qui s'éloigne et qui va bientôt disparaître. »
Les Mémoires d'Outre-Tombe, 1849 - Chateaubriand Première partie - Livre troisième - Chapitre 1 - Promenade.
L'odeur des NOISETIERS de Jean-Baptiste Camille Corot peu avant 1875 ;
Georges Dubosc rapporte le propos de Corot (à la fin de sa vie) à propos de Bois-Guillaume :
Jusqu'à ses derniers jours à Ville-d'Avray, où il habitait avec sa soeur Mme Sennegon, qui devait mourir avant lui, il garda le souvenir de ses années de jeunesse. «Il y a certaines odeurs, disait-il, qui me remettent toujours en mémoire tel ou tel paysage. Ainsi, au printemps, je sens le parfum des noisetiers, mon imagination me porte à Boisguillaume près de Rouen, où j'ai passé mon enfance et s'enfonce dans les forêts embaumées où j'allais, le dimanche, ramasser les morilles ! »
L'odeur de son pays dans la POMME de Lucie Delarue-Mardrus en 1902 ;
L’Odeur de mon pays
L’odeur de mon pays était dans une pomme.
Je l’ai mordue avec les yeux fermés du somme,
Pour me croire debout dans un herbage vert.
L’herbe haute sentait le soleil et la mer,
L’ombre des peupliers y allongeaient des raies,
Et j’entendais le bruit des oiseaux, plein les haies,
Se mêler au retour des vagues de midi…
Combien de fois, ainsi, l’automne rousse et verte
Me vit-elle, au milieu du soleil et, debout,
Manger, les yeux fermés, la pomme rebondie
De tes prés, copieuse et forte Normandie ?…
Ah! je ne guérirai jamais de mon pays!
N’est-il pas la douceur des feuillages cueillis
Dans la fraîcheur, la paix et toute l’innocence?
Le narrateur jeune homme mange un morceau de madeleine qu’il a laissé tremper un instant dans une tasse de thé et ce simple geste fait remonter en lui une série de souvenirs de son enfance et déclenche en lui une forte charge émotionnelle
"Il y avait déjà bien des années que, de Combray, tout ce qui n’était pas le théâtre et le drame de mon coucher, n’existait plus pour moi, quand un jour d’hiver, comme je rentrais à la maison, ma mère, voyant que j’avais froid, me proposa de me faire prendre, contre mon habitude, un peu de thé. Je refusai d’abord et, je ne sais pourquoi, me ravisai. Elle envoya chercher un de ces gâteaux courts et dodus appelés Petites Madeleines qui semblent avoir été moulés dans la valve rainurée d’une coquille de Saint-Jacques. Et bientôt, machinalement, accablé par la morne journée et la perspective d’un triste lendemain, je portai à mes lèvres une cuillerée du thé où j’avais laissé s’amollir un morceau de madeleine. Mais à l’instant même où la gorgée mêlée des miettes du gâteau toucha mon palais, je tressaillis, attentif à ce qui se passait d’extraordinaire en moi. Un plaisir délicieux m’avait envahi, isolé, sans la notion de sa cause. Il m’avait aussitôt rendu les vicissitudes de la vie indifférentes, ses désastres inoffensifs, sa brièveté illusoire, de la même façon qu’opère l’amour, en me remplissant d’une essence précieuse : ou plutôt cette essence n’était pas en moi, elle était moi. J’avais cessé de me sentir médiocre, contingent, mortel. D’où avait pu me venir cette puissante joie ? Je sentais qu’elle était liée au goût du thé et du gâteau, mais qu’elle le dépassait infiniment, ne devait pas être de même nature. D’où venait-elle ? Que signifiait-elle ? Où l’appréhender ? Je bois une seconde gorgée où je ne trouve rien de plus que dans la première, une troisième qui m’apporte un peu moins que la seconde. Il est temps que je m’arrête, la vertu du breuvage semble diminuer. Il est clair que la vérité que je cherche n’est pas en lui, mais en moi. Il l’y a éveillée, mais ne la connaît pas, et ne peut que répéter indéfiniment, avec de moins en moins de force, ce même témoignage que je ne sais pas interpréter et que je veux au moins pouvoir lui redemander et retrouver intact, à ma disposition, tout à l’heure, pour un éclaircissement décisif. Je pose la tasse et me tourne vers mon esprit. C’est à lui de trouver la vérité. Mais comment ? Grave incertitude, toutes les fois que l’esprit se sent dépassé par lui-même ; quand lui, le chercheur, est tout ensemble le pays obscur où il doit chercher et où tout son bagage ne lui sera de rien. Chercher ? pas seulement : créer. Il est en face de quelque chose qui n’est pas encore et que seul il peut réaliser, puis faire entrer dans sa lumière."
Proust, 1913
« Je regardais les trois arbres, je les voyais bien, mais mon esprit sentait qu’ils recouvraient quelque chose sur quoi il n’avait pas prise, comme sur ces objets placés trop loin dont nos doigts, allongés au bout de notre bras tendu, effleurent seulement par instant l’enveloppe sans arriver à rien saisir. Alors on se repose un moment pour jeter le bras en avant d’un élan plus fort et tâcher d’atteindre plus loin. Mais pour que mon esprit pût ainsi se rassembler, prendre son élan, il m’eût fallu être seul. Que j’aurais voulu pouvoir m’écarter comme je le faisais dans les promenades du côté de Guermantes quand je m’isolais de mes parents ! Il me semblait même que j’aurais dû le faire. Je reconnaissais ce genre de plaisir qui requiert, il est vrai, un certain travail de la pensée sur elle-même, mais à côté duquel les agréments de la nonchalance qui vous fait renoncer à lui, semblent bien médiocres. Ce plaisir, dont l’objet n’était que pressenti, que j’avais à créer moi-même, je ne l’éprouvais que de rares fois, mais à chacune d’elles il me semblait que les choses qui s’étaient passées dans l’intervalle n’avaient guère d’importance et qu’en m’attachant à sa seule réalité je pouvais commencer enfin une vraie vie. Je mis un instant ma main devant mes yeux pour pouvoir les fermer sans que Mme de Villeparisis s’en aperçût. Je restai sans penser à rien, puis de ma pensée ramassée, ressaisie avec plus de force, je bondis plus avant dans la direction des arbres, ou plutôt dans cette direction intérieure au bout de laquelle je les voyais en moi-même. »
In : Proust, 1919, (Jeunes filles en fleurs, coll. Folio : p. 284-287 ; Pléiade : II, 76-79).
Me concernant
- L'odeur et la saveur du cidre -
« A Hautôt, quand j'étais était gosse, je buvais la « bêsson », qui finissait aigre à la fin de l’été, en attendant les prochaines barriques à remplir à l’automne. Avec mes parents, en Dauphine jaune pour s'y rendre, je les aidais à remplir des jerricans d’eau potable à la source Saint-Mellon d’Héricourt sur la route de Grainville-la-Teinturière. Dans la source, j'étais ébahi de voir tant de pièces de monnaie au fond qui scintillaient aux reflets de la lumière du soleil. Au début des années 1960, à cette époque l’eau potable n’était pas encore distribuée dans nos villages. j'habitais encore à Hautot-Saint-Sulpice en 1963.
Arrivé à Yvetot en 1964, en novembre de la même année, après avoir ramassé les pommes à Etoutteville, peu avant dans la saison, les rasières arrivaient chargées sur la remorque du tracteur de mon cousin Bernard et puis la "presse" venait les brasser. Ça sentait le jus de pomme dans la rue Pierre Jean de Béranger à Yvetot. A Noël on buvait le cidre nouveau (le cidre de la soif) et le dimanche le « cid'qui toq » en cauchois : le cidre qui toque la tête, qui étourdi. Ce cidre brut avait une robe jaunâtre à orangée, de nature légère mais complexe, très peu sucré et très sec, légèrement acidulé en bouche avec une petite pointe d'amertume.
Pour le cidre bouché, il fallait attendre un peu. Mon père pesait le cidre. Il était mis en bouteille quand le jus était à maturité et suffisamment alcoolisé, c’était le moment de remplir les bouteilles. On nettoyait les bouteilles et on les rinçait avant la mise en bouteille. 200 à 300 bouteilles par an étaient ainsi bouchées avec des bouchons plastiques maintenus par un fil de fer afin d’éviter que le bouchon parte et que le « cid’ s'écape dans la cave». En famille, on les rangeait dans le casier à bouteille au sous-sol à moitié enterré de la cave du pavillon à Yvetot
» Pascal Levaillant, 2022.
...et dans le Perche
- La vue des bleuets du Perche près de la Ferté-Vidame en 2019 qui m'ont
rappelé les bleuets de mon enfance ...
- La cueillette des châtaignes à la Pïerre Procureuse avec mes amis Claude et
Annick, cueillette que je faisais en famille au Gal à Grémonville -
j'avais 6 ans en 1963
Une âme de cueilleur-glaneur, en somme
et vous !
A propos de l'arbre et de la pomme, quel souvenir et/ou réminiscence incarne une émotion particulière ?
"Odeur des pins et de la sève quand je suivais mon grand père en 1960 dans le circuit de récolte à Casteljaloux, (47), parfum du cassis à fleurs à Mont Cauvaire(76) en 1975 …
Dominique Mansion :
Enfant, années 1960, « La Moinetière », petite ferme de mes Parents, Chauvigny-du-Perche, dans « Petit champ » face à la maison, près du poirier de chat grillé, le pommier de locard : vision furtive de la Chevêche d’Athéna, son regard aux yeux d’or me poursuit encore.
La modernité a effacé trognes, haies et vergers, l’aquarelle peut-elle dire la beauté et la fragilité de la vie ?
Annie Ernaux :
"L’odeur d’octobre
Toutes les rentrées des classes de mon enfance jusqu’à 15 ans sont liées àl’odeur de la pomme écrasée. En ce temps-là, la rentrée avait lieu le premier octobre. Quand je revenais de l’école, j’étais accueillie par les effluves qui sedégageaient du pressoir où macérait le marc, flottaient dans la cour et jusquedans le café dont la porte, s’il faisait doux, restait ouverte. Mon père« brassait ». C’est-à-dire qu’il fabriquait lui-même le cidre qu’il vendait à l’épicerie.Les clients apportaient leurs bouteilles vides et ma mère allait lesremplir à la cave où trônaient les grosses barriques noires. Le cidre – prononcé « cid » - était la boisson habituelle, il n’y avait pas l’eau courante dans les foyers, l’eau minérale était réservée aux mal- portants. Je ne peux décrire toutes les étapes qui transformaient les « rasières » de pommes livrées par un cultivateur des environs en ce jus mordoré qui coulait du pressoir, lequel, dans les dernières années, était actionné par un moteur. Nime rappeler ce que devenait le marc, purée lourd et compacte, une fois le cidre extrait. Tout cela était un savoir d’hommes. Il me reste des images, des mots, une photo du bâtiment où le pressoir était installé. Je me tiens devant, j’ai 16 ans, mon père a pris la photo. C’est la première année où il a renoncé à brasser. Peut-être en étais-je satisfaite. C’était le progrès."
[Annie Ernaux, 7 septembre 2026.]
Claude Troxler :
« La beauté des champs fleuris de coquelicots, bleuets, marguerites, boutons d'or, millefeuilles etc . . . lorsque j'étais enfant, en pension à l'année, et ensuite pendant les vacances d'été, chez Pépère et Mémère à Barques dans le pays de Bray, de 1948 à 1956 . Anecdote d' une montée avec Gérard dans un arbre à son sommet et revenir au sol en le pliant avec notre poids ( ce devait être un peuplier ). Les arbres coupés au sol, nous les occupions transformés en navires, et nous étions pirates. La coupe des branches pour fabriquer nos arcs, et là nous étions évidemment indiens. Il y avait le potager avec les légumes, petits pois, haricots verts, oignons, échalotes, les fraises, les groseilles à maquereaux, pommes de terre, tout pour être nourri sainement. Et tous les arbres fruitiers, pommes (il y avait des pommes à couteaux d' une senteur et un goût que je ne retrouve plus maintenant), prunes, poires . . . quels souvenirs . Aussi le moment des moissons dans les champs avec le piquenique, tard le soir jusqu' au coucher du soleil, j'ai fait une peinture de ce souvenir. Il y avait aussi les deux vaches (une s' appelait Marguerite) avec l' odeur du lait, de la crème avec le bruit de l'écrémeuse et le beurre en baratte. Les poules avec lesquelles je discutais, et aussi un cochon, qui chaque année était transformé en boudin et viandes de réserve. Après la pluie, c'était la chasse aux escargots et nous en ramenions des seaux. Et en septembre la cueillette des noisettes, des seaux aussi . . . Voilà quelques souvenirs que vous m' avez permis de réveiller, et il y en a beaucoup d' autres. Le Perche me fait penser au Pays de Bray par le vallonnement du terrain, mais notre potager cette année ne correspond pas aux descriptions ci-dessus.» - Claude Troxler, septembre 2026
Claude Troxler, Jusqu'au soir, 61x46, huile sur toile, 1987.
Catherine Paysan :
« Marthe, aimant aller à la découverte minutieuse des villages, maison après maison...[...] nous avons , comme d'habitude, laissé la Mona en stationnement sur la place de l'église de la bourgade qu'à pied nous traverserons, pour le plaisir. Je ne sais plus quel est son nom. Mais j'ai gardé d'elle le souvenir d'une grande rue paysanne et montante, épousant le raidillon d'une colline percheronne bordée par des tilleuls taillés en forme d'éventail largement ouverts.» Catherine Paysan, la colline d'en face, Albin Michel, 1987, p. 301.
... et si c'était La Perrière dont la rue montante est encore bordée de quelques tilleuls sur une petite portion ! Monique Bouvier membre et présidente de l'association Maison d'école et de l'écrivain Catherine Paysan, nous a rapporté l'affection de toujours de Catherine Paysan pour l'arbre TILLEUL. Elle en a fait replanter à Aulaines. Elle aimait visiter son environnement et pas seulement celui de son Perche sarthois.
La Perrière, jadis et des tilleuls sur la grande rue montante.
Roselyne du Collectif :
« C’est une photo, presque l’unique photo de mon enfance. C’est dans la cour de la maison, cour plantée de pommiers à cidre et d’un unique cerisier, dans le bocage du Pays d’Auge. Il y a un arbre, un pommier sans doute. L’arbre est couché par terre, je ne sais pas pourquoi, mort sans doute ou déraciné.
Ce dont je me souviens, c’est qu’il était devenu dans mes jeux d’enfant un cheval. Il y avait des cordes qui tenaient lieu de rênes et j’enfourchais ma monture pour des chevauchées solitaires. Tantôt Sioux, tantôt Chevalier ou Mousquetaire, je passais des heures à m’inventer des histoires.
En fait, je ne sais pas si je ne m’en souviens vraiment, ou si c’est la photo qui crée ce souvenir. Comme ces souvenirs familiaux tellement racontés que l’on croit avoir été présent alors qu’à cette date on n’était même pas né.»
Le Perche à travers les âges depuis l'antiquité à aujourdhui en 64 cartes
Schématiquement l'ensemble des cartes sont apparues au 16e siècle hormis celle de la Gaule romaine celle de Peutinger découverte en Bretagne en 1900. La première carte de France date de 1525, mais la plus anciennement complète est née au XVIIIè siècle. C’est la carte de Cassini.
En réalisant cette recherche sur le Perche nous avons découvert un certain nombre de cartes qui permettent de comprendre mieux le Perche d'ajourd'hui.
Ce Perche n'a plus d'existence administrative depuis que la province a été découpée et dont le territoire a été réparti dans quatre départements, dans trois régions françaises depuis la Révolution française.
Il sera intéressant de les consulter pour mesurer la compléxité à évoquer aujourd'hui ce territoire jadis nommé Perche et que l'on nomme désormais Perche ornais, Perche sarthois, Perche eurélien et Perche vendômois ou loir-et-chérien.
Avertissement : reproduction interdite sans l’accord des auteurs cités
Cartographie du Perche
Ensemble de cartes d’hier à aujourd’hui
ou autrement dit
« A chacun son Perche »
D’après les archives nationales, régionales, par le prisme de l’Histoire, de la géographie, de la géologie, de l’agriculture, de la botanique, du tourisme, de la topographie, de la toponymie, de l’hydrographie, …
L’ensemble de ces cartes situent ce territoire qui s’est construit peu à peu au fil des millénaires à l’endroit où il fut occupé par les celtes puis par les gaulois avant l’invasion des romains puis des peuples barbares sur ce carrefour d’échanges et de passage du nord au sud et l’est en ouest.
L’arrivée des vikings puis des anglo-normands ont clairement délimité une frontière septentrionale stable avec ledit Perche en fonction de l’évolution et de l’extension historique de la Normandie et du Royaume de France dont a fait partie le dit Perche. L’axe Alençon - Moulins-la-Marche - Verneuil - Dreux est devenu cette limite septentrionale assez stable du 11e au 14e siècle de la province du Perche du Royaume de France avec la Normandie et la Normandie anglo-normande.
Au 16e siècle commencent à se dessiner les cartes qui indiquent que les limités orientales approchent les villes de Dreux, Illiers-Combray, Bonneval, Châteaudun et plus floues vers le vendômois et bien moins avec le Maine qui portant a conservé des traces toponymiques certaines des noms de perticus, pertica ou perche.…
La Révolution française redessinera totalement les contours de la Normandie empiétant sur l’ancienne province du Perche ainsi par exemple Tourouvre, Longny, Rémalard, Mortagne, Bellême, Ceton devinrent normands.
Ce qui fut la province du Perche disparut pour se fondre dans trois autres régions et dans quatre départements ce qui fit que Mortagne devenu normand (bourg de la province du Perche) s’affirma plus tard comme Mortagne-au Perche de même que Longny.
Chacun que tout territoire aux contours délimités peut à tout moment se modifier : prenons l’exemple de l’Alsace Lorraine tantôt prussienne, tantôt française.
Faut-il rappeler que les limites de la France n’avaient pas encore incorporé la Savoie et le Niçois.au début du 19e siècle. …
Après avoir défendu une régionalisation fondée sur la géologie (1888), Vidal de la Blache découvre et propose d’autres formes de cohérence régionale. Observateur des faits d’actualité, il remarque le mouvement spontané d’association régionale qu’effectue le monde de la production agricole et industrielle, de la banque et des communications. Voyageant en Amérique, il remarque la rapidité et la concentration des échanges et des flux. Il identifie le rôle des villes dans la polarisation des activités. Il forge alors la notion de « groupement régional » attentive à l’économie et à l’influence urbaine. Agissant comme expert, il propose une nouvelle organisation fondée sur 17 régions animées par une capitale (1910)[1].
Ces quatre première cartes[1] situant le Perche illustrent bien la difficulté à lui définir des contours.
Alors y-a-t-il un Perche géologique ? Y-a-t-il eu qu’un Perche historique après qu’il ait été véritablement fondé à Saint-Avit près de Mondoubleau ? Y-a-t-il une cohérence de ce territoire sans véritable carte avec ce que l’on nomme la géographique, la botanique, l’architecture d’un territoire utilisant des matériaux locaux mis à disposition puisés dans le sous-sol?
Et le paysage ? les paysages de ce territoire ne sont-ils pas aussi une clef de lecture et d’interprétation ?
Aujourd’hui les traces toponymiques du Perche méridional depuis Saint-Avit viennent souligner qu’il est plus vaste qu’il n’y parait historiquement, d’Est en Ouest ce qui concoure aujourd’hui à ce que l’histoire du cidre viennent s’imbriquer dans des contours (aire géographique établie assez proche de celle du jeune Parc Naturel Régional du Perche qui décennie après décennie s’étend progressivement vers le Loir ou vers l’Huisne sarthois.
Le Perche se revendique aujourd’hui sous des critères identitaires nourris par la défense et la promotion d’un savoir-vivre authentique dans un cadre où le cheval percheron a aidé l’homme à le construire sur des terrains difficiles et parfois exigus ou hostiles préservé entre forêts et bocages où la « pierre » et des enduits de couleurs viennent lui conférer un aspect préservé auquel ses habitants semblent très attachés, attirant ces dernières années de nouveaux arrivants séduits par son caractère patrimonial naturel, architectural et son cadre de vie unique. Si la Normandie voisine a accueilli les chevaux de course et l’excellence du cheval dit de trait, le Perche a conservé l’identité d’un cheval percheron.
En guise de conclusion, le Perche s’avère être un territoire sans véritable carte précise mais avec une réelle identité revendiquée comme Alain l’a écrit.
« Le Perche est un coin de province très déterminé. Quand je vais en Bretagne et que j’arrive au Mans, vers Nogent-le Rotrou et Condé -sur-Huisne je passe à travers un pays de monticules, assez boisé avec de grasses prairies ; je reconnais le Perche à une certaine aisance des maisons, aux chevaux vigoureux aux moulins prospères. C’est mon pays.[…] . »Alain[2] & [3]
[1] Le tour de France d’un géologue, Nos paysages ont une histoire, François Michel, Delachaux et Niestlé, Brgméditions, pp 11 et 17.
[2] Portraits de famille, Mercure de France - in : Antoinette Guerrini, Pittoresque et Poésie d’une petite ville, Mortagne-au-Perche, Les Amis du Musée Alain et de Mortagne -au-Perche, 1996, p. 13
Esuves : Peuple de la portion armoricaine de la Gaule celtique. Leur territoire correspondait à ceux des anciens diocèses de Bayeux et de Sées, soit le centre et l'ouest du département du Calvados et une grande partie du département de l'Orne.Les Ésuviens ne nous sont connus que par trois mentions faites dans la Guerre des Gaules de César sous les formes Esuuios (II, 34 ; III, 7) et Esubios (V, 24).Après la conquête romaine, Ésuviens ne furent plus mentionnés. Dans un contexte inconnu, cette cité fut démembrée entre la fin du Ier s. av. et le début du Ier s. ap. J.-C. pour constituer trois nouvelles cités : les Sagiens, les Bodiocasses et les Viducasses. Tout porte à croire qu'avant la conquête romaine, ces trois peuplades constituaient des pagi de la cité des Ésuviens.[1]
Carnutes : Peuple de la Gaule celtique, puis de la province romaine de Gaule lyonnaise. Leur territoire s'étendait sur toute la région comprise entre la Seine et la Sauldre (affluent du Cher), soit l'Yveline, le Mantois, le Drouais, le Blésois, le Pays chartrain, l'Orléanais, la Sologne et une partie du Gâtinais. Leur territoire correspondait donc à celui des anciens diocèses d'Orléans, de Chartres et de Blois (avant 1790). Leur métropole fut d'abord Cenabum (Orléans), avant que celle-ci ne fut transférée à Autricum (Chartres). Chartres tire son nom actuel de celui de ce peuple.Dans le dernier quart du IIIe s. ap. J.-C., la cité des Carnutes fut divisée. La portion méridionale de leur territoire fut constituée en une nouvelle cité, celles des Aurelianenses.
Dans le cadre de la réforme provinciale de Dioclétien (dernière décennie du IIIe s. ap. J.-C.), la province de Gaule lyonnaise fut divisée en deux nouvelles provinces. À cette occasion, la cité des Carnutes intégra la province de Lyonnaise première. Un nouveau redécoupage eut lieu du temps de Constantin (314 ap. J.-C.), conduisant à ce que la cité des Carnutes échut à la province de Lyonnaise quatrième.[2]
Cénomans : Peuple de la Gaule celtique, leur territoire correspondait à la moitié orientale de l'ancien diocèse du Mans (avant 1790), c'est à dire l'actuel Haut-Maine (soit une grande partie du département de la Sarthe). Leur capitale était Vindinum (Le Mans).
Attestations et étymologie
Ce peuple fut mentionné sous les formes Aulercis Cenomanis par César (Guerre des Gaules, VII, 75), (Aulerci qui cognominantur) Cenomani par Pline (Histoire naturelle, IV, 107), ΑὐλίρκιοιοἱΚενομανοὶ par Ptolémée (Géographie, II, 8, 8) et enfin sur deux inscriptions découvertes à Allonnes : AVL(ERCI) CE[NOMANI (CAG-72, p 116 ; AE 2003, 1187 ; 2004, 928) et CIVIT(AS) [AV]L(ERCORVM) [CENOMAN(ORVM)] (AE 2003, 1189 ; 2004, 930 ; 2011, 764). Leur nom est gaulois. Le premier composé s'explique par lepréfixe au-, qui exprime l'idée de séparation ou d'éloignement, associé au terme -lergo / -lerco qui signifie "trace". "Aulerques" devait signifier "(ceux qui sont) loin de leurs traces". L'étymologie du second composé n'est pas résolue. En 27 av. J.-C., dans le cadre de la réorganisation administrative de la Gaule opérée par Auguste, le territoire des Aulerques Cénomans fut intégré à la province de Gaule lyonnaise (Pline, Histoire naturelle, IV, 107). Quelques années plus tard, lorsque Auguste définit le statut des cités de la province (16-13 av. J.-C.), la cité des Aulerques Cénomans hérita du statut de stipendiaire (Histoire naturelle, IV, 107), elle fut donc soumise au paiement du tribut.
La cité des Aulerques Cénomans au Bas-Empire
Dans le cadre de la réforme provinciale de Dioclétien (dernière décennie du IIIe s. ap. J.-C.), la province de Gaule lyonnaise fut divisée en deux nouvelles provinces. À cette occasion, la cité des Aulerques Cénomans intégra la province de Lyonnaise seconde. Lorsque cette province fut à son tour divisée, lors de la réforme provinciale de Constantin (314 ap. J.-C.), la cité des Aulerques Cénomans intégra finalement la province de Lyonnaise troisième.[3]
La grande Beaulse comprenant les pais Chartrain Orleanois, le Perche, le Maine, d'Aniou, de Touraine, Blaisois, de Brenne, Vendosmois, et Dunois, Briet, Philippe (1601-1668). Cartographe
1 Fi 495 [Perche, Vendômois et Blaisois] : Perchensis Comitatus, La Perche Comte ; Comitatus Blesensis, Blaisois, par Joanne Temporio, [atlas géographique cosmographie, XVIIe], plume et aquarelle. Archives du Loir-et-Cher
18e siècle
Carte Perche wordpress province du Maine, 1700 Carte du Perche dans ses limites historiques, avec Grand Perche, Perche-Gouët et Thymerais.[1]
1 Fi 583 Le Maine, l'Anjou et la Touraine. La Beauce et la Sologne. Le Perche-Gouët, le Vendômois, le Dunois, le Blaisois, l'Orléanois et le Païs chartrain, par N. de Fer géographe de sa majesté catholique, [XVIIIe], carte imprimée et aquarellée. Archives du Loir-et-Cher
Le (s) Perche (s) d'aujourd'hui se situe au carrefour de la Beauce, de la Normandie, du Maine et de l'Orléanais
Carte des provinces du Maine et du Perche, dans laquelle se trouve comprise la partie septentrionale de la généralité de Tours / par Delisle, Guillaume (1675-1726). Covens & Mortier. Fonction indéterminée , J. Covens et C. Mortier (Amsterdam),17..[1]
Cette carte ancienne de la Préfecture Générale d'Orléans (Aurelianensis Praefectura Generalise) couvre les actuelles régions du Centre, du Poitou-Charentes et des Pays de la Loire. Elle a été dressée et éditée par Gerard Valk vers 1720.[1]
Carte du gouvernement général des provinces du Maine et Perche[1] / dressée... par J.-B. de La Fosse, Mondhare, Louis-Joseph (1734-1799)., Éditeur : Mondhare (Paris), 1780, Sujet : Maine, Gouvernement du Perche
Géographie du Perche[1] et chronologie de ses comtés ; suivies de pièces justificatives formant le cartulaire de cette province ; [et d'une] table alphabétique donnant les identifications des noms de personnes et des lieux.... Partie 1 / par le vicomte de Romanet,...
Étude de Vidal-Lablache de 1910 pour l'application des principes généraux de l'organisation régionale en France, reprise par Émile Glay dans son article La réorganisation administrative de la France, pour le numéro-programme d'août 1919 de l'hebdomadaire Floréal. Date 1910 Source Floréal : l'hebdomadaire illustré du monde du travail Août 1919 Numéro-programme, p.2 E. Glay : LA RÉORGANISATION ADMINISTRATIVE DE LA FRANCE. CODHOS / OURS, 2012-81221. Bibliothèque nationale de France[1]
« Le Parc naturel régional du Perche a été créé par décret du Premier ministre le 16 janvier 1998. A cheval sur les régions Normandie et Centre-Val de Loire, son périmètre actuel s’étend sur 202 041 hectares, répartis sur 10 communautés de communes, 91 communes : 52 dans l’Orne et 39 en Eure-et-Loir.
Caractérisé par des paysages emblématiques de bocages, de prairies et de collines, les forêts occupent près de 50 000 ha de sa surface, tandis que l’eau sillone sur 1 160 km. Terre nourricière, l’agriculture occupe 61 % des sols du territoire, avec une forte tradition de polyculture élevage. Pays d’harmonies et d’équilibre, le Perche est réputé pour son cheval percheron, ses pommes, ses paysages, ses manoirs, son bâti… Des patrimoines savamment et patiemment façonnés par le temps et par la main de ses habitants, mais que vient mettre à mal notre mode de vie contemporain et le réchauffement climatique.
Le Parc a pour vocation d'aménager et de développer ce territoire, en concertation avec ses acteurs (habitants, institutions et associations), en sensibilisant au respect de l'environnement et en protégeant ses patrimoines.[1]»
En ce qui concerne la Sarthe, l’Atlas régional des Pays de la Loire reconnaît une unité paysagère appelée « Perche sarthois », conscrite à quelques communes sur un arc de cercle entre Saint-Cosme-en-Vairais au nord et Vibraye au sud, en passant par La Ferté-Bernard. En revanche, le pays du Perche Sarthois, né d’un regroupement de communautés de communes, et qui correspond aussi à un Pays d’art et d’histoire labellisé, est beaucoup plus vaste, et s’étend jusqu’à Bonnétable, Savigné-l’Evêque et Saint-Calais. Quand l’Atlas considère le relief (des plateaux entaillés de petites vallées, notamment), les structures plus officielles s’attachent davantage à l’image de marque, et font déborder le Perche vers des micro-régions déjà affirmées, telles que le Saosnois.[1]
« le sujet est complexe selon le point de vue qu'il soit géographique, géologique ou historique, aussi je vais reprendre la formule de l'Inventaire du patrimoine du canton de la Ferté-Bernard (p.10) qui laisse entrevoir la difficulté à cerner la frontière du Perche qui a fluctué au fil de l'histoire : "les luttes d'influence entre ces deux contrées (Perche et Maine) furent nombreuses et l'on ne trouve sur la frontière du Perche qu'une géographie féodale confuse qui, avec le problème des ressorts et paroisses mixtes, perdura jusqu'à la Révolution." Cependant, pour vous apporter des éléments du point de vue historique sur les lieux de notre territoire, à savoir : La Chapelle du Bois et la Croix des Cinq Charmes : D'après le censier de La Ferté (1er quart du XIVe siècle), la limite entre le Perche et le Maine correspond au ruisseau le Moire (limite actuelle entre les départements de l'Orne et de la Sarthe), donc la Croix des Cinq Charmes et le reste de la commune de La Chapelle-du-Bois appartenait au Maine .» [1] La Prousterie (Avezé) : Le château et la seigneurie de la Prousterie en Avezé était dans la châtellenie de Béllême à l'origine mais le reste de la paroisse d'Avezé était dans le Maine. »
Communes du Perche Vendômois[1] du Perche autrement dit « Pays du Perche en Loir-et-Cher »[2]
« Les 4,5 communes du Perche-Gouet, du territoire du « Pays du Perche en Loir-et-Cher » sont Le Plessis-Dorin, Saint-Avit (ne pas prononcer le t), Arville, Le Gault-du-Perche (éviter d’écrire Le Gault-Perche, cela ne plait pas aux habitants) et la moitié de Souday correspondant à l’ancienne paroisse de Glatigny.
Les vingt autres communes du « Pays du Perche en Loir-et-Cher » appartenaient, sous l’ancien Régime, au comté de Dunois.
Depuis la Révolution, ces 26 communes furent géographiquement comprises dans le Perche Vendômois. Le département de Loir-et-Cher est constitué de diverses régions très différenciées géographiquement et culturellement : la Sologne, la Vallée de la Loire, la Petite Beauce, le Val de Loir et le Perche Vendômois pour la partie septentrionale du département. Le nom de Perche Vendômois a été attribué parce que son paysage se différentie des autres régions par son bocage, ses pommiers à cidre, ses chevaux et vaches, et son habitat. La grande gloire des Percherons sont les chevaux percherons. Mondoubleau était une région d’élevage des percherons.
Les foires de Mondoubleau avaient grande notoriété jusque dans le Grand Perche. [3]»
[1] In : Liste des communes de la Communauté de Communes du Perche et Haut Vendômois
La présentation de ce document apporte une indication, à propos de la forêt de Moulins-Boismoulins, qui sera maintenue dans la Carte de la France sylvoécorégion. En effet comme le document le stipule « même si les limites géographiques du Perche sont plus discutables que ses limites historiques, celle de ce catalogue sont avant tout établies à partir des éléments écologiques forestiers. En effet, c’est en confrontant les données recueillies sur le terrain, dans le but de se rapprocher le plus possible d’une homogénéité écologique régionale, que nous les avons fixés.
Il faut signaler encore que cette zone définie a été historiquement tantôt normande, tantôt du Perche (province) ce qui a duré durant plusieurs siècles au Moyen-Âge.
«Au milieu du 11e siècle, Guimond de Moulins, qualifié de marquis (du bas latin marchio seigneur d’une marche, pour frontière) est le premier seigneur du lieu. Le Duc de Normandie, Guillaume-le-Batard, lui confie la défense de son duché sur cette éminence naturelle à la frontière du Perche, rattaché alors à la couronne de France. La motte castrale est vraisemblablement aménagée à cette époque avec plusieurs enceintes et une plate-forme sommitale accueillant un donjon en bois, quelques bâtiments et une chapelle. L’histoire de Moulins est marquée par celle des ducs de Normandie puis des rois d’Angleterre. Au gré des alliances, des trahisons et des réconciliations, la Marche passe alternativement du giron anglais à celui des comtes du Perche jusqu’à ce que Philippe Auguste le rattache définitivement
DREAL/P. Galineau
Situation
A l’est du département de l’Orne, la commune de Moulins-la-Marche se situe au nord-ouest de la forêt du Perche et à 14 km au nord de Mortagne-au-Perche. La butte se trouve au sud du bourg. Le sommet de la butte de Moulins-la-Marche au domaine royal, en 1204. A partir de 1290, Moulins fait partie de l’apanage des comtes du Perche. Le château est détruit par les anglais, vers 1428-1430, lors de la guerre de cent ans mais la Butte demeure néanmoins un poste de guet et de défense. En 1636, Louis XIII érige Moulins en vicomté qui subsiste jusqu’à la Révolution. La Butte et ses environs sont alors la propriété de Monsieur, frère cadet du Roi Louis XVI et futur Louis XVIII. Il en confie l’apanage (à perpétuité) à deux frères : Louis et Alexandre Férault de Falandre. 1791 marque le début d’une longue bataille juridique entre la commune et la famille Férault pour la possession de la Butte qui est laissée à l’abandon. Dans les années 1930, les héritiers Férault qui louent déjà quelques jardins au pied de l’éminence, envisagent d’étendre la vente à l’ensemble de l’ancienne motte féodale. Le délégué du Touring-Club de France demande alors la protection de la Butte et elle est inscrite parmi les sites en avril 1931. Les terrains vendus en jardins (au nord et à l’ouest) ne sont pas inclus dans le périmètre de protection. En 1942, la bataille juridique continue et le site est en voie de dégradation, il devient « un dépôt d’immondices contraire à l’hygiène ». Les propriétaires font abattre les arbres qui le couvrent et, en 1954, le délégué régional des Beaux-Arts envisage de mettre un terme à la mesure d’inscription de « ce lieu qui a perdu tout intérêt.[1] »
Site inscrit N°61064 – Moulins-la-Marche – Butte
Le cas de la forêt de Bourse : La SER B 33 : Perche regroupe trois régions forestières nationales IFN de l’ouest du Bassin parisien : - le Perche (61.9), au nord ; - le Plateau calaisien (72.5) au sud-ouest ; - le Perche-Gouët et Vendômois (41.2), au sud-est. S’étendant sur cinq départements : Eure, Eure-et-Loir, Loir-et-Cher, Orne et Sarthe, et trois régions administratives : Centre, Basse-Normandie et Pays de la Loire, la SER B 33 est entourée des SER : - B 32 (Plateaux de l’Eure), au nord ; - B 31 (Campagne de Caen et Pays d’Auge), au nord-ouest ; - B 61 (Baugeois-Maine), à l’ouest et au sud-ouest ; - B 62 (Champeigne-Gâtine tourangelle), au sud de la vallée du Loir ; - B 44 (Beauce), à l’est. Le Perche tire son nom de la sylva pertica qui couvrait, il y a plus de 2000 ans, l’ensemble de ce territoire. L’appellation Perche-Gouët (ou Petit Perche) vient du nom de Guillaume Gouët, seigneur de Montmirail, qui a donné une unité à cette petite région. La région du Perche est réputée pour la qualité de son chêne et l’élevage du cheval de trait percheron. La SER B 33 comprend l’ensemble du territoire du parc naturel régional (PNR) du Perche et une petite partie, couvrant la forêt domaniale de Bourse, du PNR de Normandie-Maine.
L’intérêt de la carte de l’inventaire forestier[1] sylvoécorégion tel qu’il oriente les contours d’une région naturelle ainsi dessinés procure un cadre de référence unique et un repère objectif inscrit dans un plus vaste territoire et celui-ci s’approche de ce que l’on appelle aujourd’hui la région naturelle du Perche. L’autre intérêt est de contenir plus largement ce que l’on pourrait définir comme une ancienne forêt primaire contenant l’Abies Alba Pectinata L qui chevauche à la fois cette zone et celle plus au nord en Normandie de l’Orne allant vers le sud Calvados (en rose pâle)
La forêt de Moulins-Bonsmoulins que l’on dit située en limite Nord au nord du Perche figure sur cette carte sylvoécorégion ainsi que celles de l’arrière-pays orientale d’Alençon : Forêt Domaniale de Bourse ; au Sud-est figure la forêt de Marchenoir et au sud-ouest la forêt de Bercé.
Faut-il préciser que cette zone s’apparente à une zone géographique repérée et à une zone d’exploitation et de gestion forestière figurée par l’IGN forestier en France métropolitaine.
Dans le cas précis « Le Perche correspond à un bombement de l’auréole crétacée du Bassin parisien recouvert de formations à silex parfois limoneuses, mais aussi par endroits sableuses ou, surtout, argileuses, d’où la prédominance des sols hydromorphes. Les chênaies-(hêtraies) constituent la végétation forestière la plus fréquente de cette région bocagère, avec des chênaies remarquables (forêts de Bercé ou de Bellême par exemple).
Utilisation du territoire
Le paysage bocager de la frange ouest du Perche et du plateau Calaisien est constitué d’une mosaïque de parcelles irrégulières avec des haies plus ou moins fournies et des arbres fruitiers qui donnent au paysage un aspect très boisé. La densité du bocage n’est cependant pas aussi forte que dans les régions plus occidentales. De grands massifs forestiers riches en chêne de qualité répartis sur l’ensemble de la région donnent à la région une réputation indéniable : Bellême, Réno-Valdieu, la Ferté-Vidame, Senonches, Vibraye et, surtout, Bercé… Au sud-est, le grand massif privé de la forêt de Marchenoir, qui paraît être en Beauce, est rattaché au Perche.[2]»
Pour relativiser une forêt qui parait être en Beauce, elle peut dans ce cas rejoindre ou s’intégrer au Perche. A ce titre nous pouvons imaginer fusionner cet inventaire aux contours de ladite région naturelle du Perche dans laquelle pourrions-nous situer le Perche historique, le Perche géologique, le Perche touristique, le Perche littéraire, le Perche équidé et architectural…
CESER Centre-Val de Loire - Le Perche en route vers un grand projet de territoire[1]
Le projet s’articule en 2015 autour des communautés de communes
Du Perche d’Eure- et- Loir : CC de l’Orée du Perche ; CC du Perche ; CC du Perche-Gouët ; CC du Perche Senonchois ; CC du Perche-Thironnais ; CC des Portes du Perche.
Du Perche ornais : CC du Haut-Perche ; CC du Pays Bellêmois ; CC du Val d’Huisne ; CC Perche Sud ; CC du Pays Longny au Perche ; CC du Perche Rémalardais ; CC du Bassin de Mortagne au Perche (qui a fusionné avec la CC du Pays den Pervenchères en 2013).
Du Perche sarthois : CC du Pays Bilurien ; CC du Pays des Brières et du Gesnois ; CC du Pays Calaisien ; CC Maine 301 ; CC du Pays de l’Huisne Sarthoise ; CC du Pays du Val de Braye.
Du Nord-vendômois et Perche Haut-Vendômois : la Communauté de Com m unes des Collines du Perche, créée en 1993, regroupe 16 communes, représentant 6 328 habitants en 2011 ; La communauté de com m unes du Perche Vendômois rassemblant 10 communes et 2645 habitants en 2011 ; Depuis janvier 2014, la nouvelle communauté de communes du Perche Haut-Vendômois rassemble cette dernière et celle du Haut Vendômois composé de 13 communes.
« Le Perche ?
Mais où diable se cache donc ce bout de territoire ? Tout le monde en a peu ou prou entendu parler, mais rares sont ceux qui savent le situer réellement. Le Perche court depuis l’Eure-et-Loir jusqu’en Sarthe en passant par l’Orne. Le Perche, ce sont des collines verdoyantes à hauteur d’hom e ; ce sont des petites rivières qui serpentent au fond de vallons joliment herbeux et où paissent encore quelques trop rares troupeaux de bovins ; ce sont des bois autrefois giboyeux qui se transforment en forêt depuis que les paysans abandonnent les fermes et les cham ps ; ce sont des longères, enfin, nichées en pleine campagne ou aux abords de petits bourgs sans prétention, arborant des façades couleur d’ocre claire et des toits de petites tuiles serrées, bâtiments rachetés depuis quelques années par des bobos en mal d’air pur et de tranquillité. Agnès Boucher, écrivaine (5 août 2014). »[2]
Repères et définitions à propos des arbres dits remarquables, vénérables, admirables, à protéger… préparé par Pascal Levaillant, artiste-botaniste via A.RB.R.E.S., dictionnaire et la réglementation de mai 2023.
Arbre remarquable
L'âge avancé d'un arbre est un paramètre important. La consultation d'archives (cartes postales, gravures...), la localisation de l'arbre et son environnement ainsi que et les témoignages permettent d'estimer l'âge d'un arbre tout en conservant son intégrité. Eléments visibles indiquant des signes de vieillesse :
Arbre peu vigoureux (croissance lente, peu de feuilles en saison...)
aspect irrégulier du tronc et des branches (présence de bourrelets, tronc creux, contreforts importants...)
Ce critère dépend de l’essence : un if de 500 ans n'est pas exceptionnel, un hêtre de 500 ans serait exceptionnel.
La mesure de la hauteur peut se faire à l'aide d'une croix de bûcheron, facile à concevoir et utiliser.
Ce critère dépend de l'essence, (ex: une hauteur de 25m ne suffit pas à un pin laricio pour en faire un arbre remarquable, un olivier de plus de 15m est exceptionnel).
La circonférence d'un arbre se mesure à 1.3m du sol, dans un plan perpendiculaire à l'axe du tronc. Comme pour la hauteur ce caractère dépend de l'essence (ex: un châtaigner de 4m n'est pas exceptionnel alors que c'est le cas pour un érable de Montpellier de plus de 3 mètres de circonférence).
L'arbre a-t-il un intérêt historique (associé à un personnage historique, témoin de faits historiques, planté lors d'un évènement...) ?
L'arbre est-il associé à une légende ou à une croyance religieuse ou païenne ?
Morphologie et physionomie (aspect tortueux, enlacé, rectitude, forme animale, arbre taillé originalement, couleurs, envergure...), association du ligneux avec le minéral, intérêt paysagé.
CRITÈRES BIOLOGIQUES L'arbre a-t-il un fonctionnement original, présente-t-il des adaptations particulières au milieu, a-t-il des particularités physiologiques (ex: blanchissement d'une partie du feuillage...)?
AUTRES CRITÈRES L'arbre se trouve-t-il hors de son milieu naturel de répartition ? l'arbre est-il isolé ou intégré dans un peuplement remarquable?
Un arbre présentant un ou plusieurs de ces critères pourra être dit remarquable, cependant cette appréciation laisse aussi une place à la subjectivité.
L'association A.R.B.R.E.S. s'intéresse particulièrement aux arbres remarquables à portée nationale.
Un arbre remarquable est avant tout un arbre exceptionnel qui fait naître de l’émerveillement, de la curiosité ou juste un certain intérêt. Ainsi, un arbre n’est « remarquable » que s'il est reconnu comme tel par une ou plusieurs personnes.
Il y a de multiples façons pour un arbre de se faire remarquer. Sa dimension, sa forme, son esthétisme, son âge ou encore sa valeur historique ont attiré l’œil sur lui. C’est pourquoi les arbres remarquables représentent un patrimoine naturel, culturel et paysager exceptionnel.
Ces observations font toutefois place à une certaine subjectivité ! Sur la base de démarches similaires menées par d'autres territoires, le Pays Pyrénées Méditerranée a retenu certains critères afin de faciliter le recensement sachant qu’un arbre remarquable peut cocher une seule ou plusieurs caractéristiques :
Âge : l’arbre observé est-il particulièrement ancien pour son essence ?
Dimensions : l’arbre possède-t-il une circonférence, une hauteur ou une envergure importante ?
Forme : l’arbre a-t-il des branches tortueuses, un tronc troué, une adaptation morphologique, etc. ?
Rareté : l'arbre est-il d'une essence rare à l’échelle du territoire étudié ?
Histoire : l’arbre est-il lié à un évènement, un personnage célèbre, une coutume ou une légende ?
Paysage : l’arbre fait-il office de repère visuel ou dispose d’une localisation le mettant en valeur ?
Il est à noter que bien que nous parlions souvent d'arbre remarquable au singulier, la remarquabilité peut aussi se justifier pour un groupe d'arbres que ce soit sous forme d'un alignement ou d'un peuplement.
Vénérable
Définitions de « vénérable »
VÉNÉRABLE, adj. et subst.
[En parlant d'une chose] Qui inspire le respect en raison de son âge. Arbre, bouteille vénérable. Un magnifique et vénérable exemplaire de l'édition princeps (A. France, Bonnard, 1881, p. 442).Jacques Thiriet (...) rapporta triomphalement de la cave une bouteille de vin vieux. C'était un vin vénérable, récolté dans les temps anciens, et qu'on gardait pour les grandes occasions (Moselly, Terres lorr., 1907, p. 184).
Arbre protégé
L'arbre est protégé par le Plan Local d'Urbanisme (PLU), lorsqu'il est inscrit en tant qu'Espace Boisé Protégé (EBP). L'article L130-1 du code de l’urbanisme permet ainsi d'interdire l'abattage sans autorisation d'une surface boisée mais également d'une haie, d'un parc, d'un alignement d'arbres et même d'un arbre isolé.
Le PLU peut également identifier l'arbre comme un élément du patrimoine naturel remarquable à protéger. L'arbre remarquable a alors une valeur historique ou sentimentale et est parfois exceptionnel par son âge ou par sa taille.
A savoir : l'arbre protégé par PLU peut-être abattu uniquement avec autorisation de la mairie.
Pascal Levaillant, mai 2023
Nous vous soumettons notre sélection d'arbres que nous vous proposons d'aller rencontrer lors de vos prochaines balades.
L'ensemble de notre sélection se trouve sous le tableau ci-dessous.
Les arbres du Perche eurelien
1 _ Forêt de Senonches 28 :
Le Chêne du Poste de Louvilliers
Dans la parcelle 41 et en face d’une maison forestière ce chêne de 3,68 mètres de circonférence se mire dans la mare qui se trouve à ses pieds. Encore un beau chêne de 180 ans témoin des hautes futaies de Senonches.
2_ Arcisses : Pommier - le dernier survivant de la prairie depuis le 16e siècle
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
3 - Saintigny : Saule blanc
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
4 - Saint-Eman 28 :Chêne pédonculé 22 m circo 5.4m
Bord les sources du Loir – Eglise Saint-Eman
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
5 - Méaucé 28 : Chêne pédonculé 12 m circo 10 m
Le Gros Chêne, rue de la petite sauvagère - témoin des rencontres amoureuses du Roi Henri IV, près de la Loupe
6 - La Ferté Vidame 28 : Alisier Torminal 12 m circo 1.7
Site naturel de la forêt humide de Mousseuse accès rue des Bruyères Etoile
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
7 – Saintigny : Châtaignier dans un virage
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
8 - Forêt de Senonches 28 : 2 hêtres, les hêtres croisés près de l’Etoile à 5 branches
In : https://storymaps.arcgis.com/stories/05bfe05f9f7a44cca8143f6127933cb9
Les Hêtres croisés
Ces hêtres de la parcelle 157 sont une curiosité dans la mesure où soit naturellement soit sur intervention humaine, on distingue un croisement d’un arbre sur l’autre, où l’un des deux est venu se souder sur le deuxième ainsi qu’un témoin a pu le relater, ayant vu ces deux arbres au temps de leur prime jeunesse se rassembler ainsi.
Gué de la Chaine Vaunoise chemin de la pinardière limitrophe commune de la route de la Gué de la Chaîne
3 - Pervenchères 61 : Chêne pédonculé de la Lambonnière
495 ans - Indiqué à partir du village
Accès par le chemin de la Voyere et prendre à gauche juste avant la chèvrerie
4 - Origny - Belforêt-en-Perche : Chêne de l’Ecole
C'est en 1927 que ce chêne a été dédié à l'Ecole Nationale des Eaux et Forêts dont il tire son nom. Le chêne de l'école est un chêne sessile né en 1666 sous le règne de Louis XIV. Il a plus de 350 ans ! Il force l’admiration : sa circonférence à hauteur d'homme est de 4,55 mètres et il dépasse les 42 mètres de hauteur.
Accès par la D644 prendre la route la Haute Frenes puis au bout la route des Fournaux
5 - Forêt de Bellême : La Vallée du Creux
Découverte de la forêt et du ruisseau du chêne Galon – venant de Belforêt prendre la D644, Avant Gadai, face à Les Bulotières prendre à droite le chemin de la forêt jusqu’au chemin du Grand Maître et peu après on remarque la vallée du Creux.
6 -Forêt de la Trappe : Sapin de l’Aigle entre l’abbaye et le rond de la Trappe - Se garer au parking du Parcours Santé Forêt de la Trappe prendre D930 vers la base de loisirs de Soligny sur 100 m, virer sur le chemin de la forêt jusqu’à le carrefour à 5 branches
C’est sur cette portion que Bernardin de Saint-Pierre a observé des sapins plus hauts que les autres.
7 -Forêt de la Trappe : Chêne de BellePerche entre le carrefour de l’Etoile du Perche et Randonnai
Randonnai, prendre la route de Bresolettes sur la gauche en face de la zone des étangs
8 -Forêt de Réno-Valdieu : Les grands arbres de Gautrie (Hêtres)
Relique de l’immense "Silva Pertica" gallo-romaine. Cette majestueuse futaie s'étend sur plus de 1.600 ha et est issue de la réunification (à la Révolution Française), de la forêt de "Val-Dieu", ex-propriété du monastère des Chartreux, et de la forêt dite "de Réno"...6 septembre 1993, fut créée la « Série artistique du canton de la Gautrie ». L’origine de ce peuplement remonte aux premières années du règne de Louis XIV.
Les implantations carolingiennes et les dépendances du Valdieu.
Partir de la D912 à Mortagne-au-Perche prendre la route de Bertins puis le chemin de la Fortinière jusqu’au chemin de beauvais(sur la gauche) stationner à la fin du virage un sentier prend sur la droite (chemin bordé de haie le chêne se trouve à proximité
"Fruit d'un inventaire mené durant deux décennies par des bénévoles passionnés, Au fil des arbres invite le lecteur à aller à la rencontre de ces arbres d'exception lors de 24 étapes qui seront autant d'occasions de pousser les découvertes un peu plus loin, vers d'autaspresres congénères porteurs de mémoires multiples. Une itinérance d'ifs en châtaigniers, de chênes en séquoias, de cytises en platanes, et bien d'autres, pour tenter d'appréhender un monde arboré dans sa diversité et sa beauté, en lien étroit avec celui des hommes confrontés aux dures nécessités de la vie ou en proie à l'humeur vagabonde. Et l'on découvrira ainsi que les plus gros en sont pas nécessairement les plus vieux, que les plus familiers viennent parfois de très loin, que les utilitaires sont parfois délaissés, et qu'au cimetière aussi, les arbres peuvent être rois"
in : https://www.sepenes.fr/au-fil-des-arbres-le-livre
Les arbres du Perche vendômois
1_ La Chapelle-Vicomtesse: Chêneà l’origine d’une trogne – espace pique-nique
2 - Choue : Poirier de l’église (3,35m circ) canton de Savigny
3 - Le Gault-du-Perche : Charmede plessage
4 - Sargé-sur-Braye : Trogne de saule blanc(6,85m circ),
5 - Fontaine-les-Coteaux: Alignement de 14 trognes de saulesen bord D34
6 - Lunay-la-Mézière :Orme champêtre(4,15 m circ)
7 - Saint-Agil (Couëron-au-Perche): 3 trognes proche du bourg, de chêne (8,20m / 6,62m / 6,55m circ)
8 - Souday : Trogne de chêne + 600 ans (7,40m circ)
9 - Boursay : Chemin des TrognesMaison de la Botanique
Cette mosaïque pixel incarne la forêt et plus particulièrement une hêtraie comme celle des vieux arbres de la Gautrie que vous pourrez admirer lors d'une promenade dans la forêt de Réno Valdieu.
2 - Pixel-Artmosaic de la forêt - l’automne
Cette mosaïque incarne la rectitude des chemins forestiers comme ceux de la forêt de Bellême, chemins rectilignes dont vous pourrez profiter lors d'une promenade à l'automne.
3 - Pixel-Artmosaic couleurs du bois manufacturé et teinté
Cette mosaïque s’inspire de l’exploitation humaine de la forêt et de l’arbre qui arrive dans nos décorations intérieures, meubles, marqueterie, parquets, boiseries.
4 - Pixel-Art Mosaic des pelures de pomme
Ces mosaïques sont réalisées avec des pelures de pommes diverses aux couleurs étonnantes et variées - du jaune au vert, du rouge au violacé... Par déshydratation, elles se conservent durablement et conservent leur plasticité propice à la création.
5 - Pixel-Artmosaic des feuilles d'arbres
Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.
6 - Forêt imaginaire du Perche
Cette série incarne la plasticité du végétal qui reste fragile voire cassant. On trouve de l'orme, du hêtre, du lierre, du chêne, du peuplier... Appliquer cette plasticité à la mosaïque permet de combiner le brillant, le mat du végétal sur des tonalités d'été ou automnales.
8 - Acrylique on canvas - 4 carrés de feuilles blanches
C'est une évocation de "l'angoisse de la feuille blanche", avec des feuilles des arbres du Perche.
9 - Acrylique on canvas - tapis forestier 2026
Evocation du tapis forestier en écho à la litière forestière qui produit l'humus en forêt.
10 – Acrylique on canvas - Feuille blanche sur blanc
La feuille blanche, en écho avec l'angoisse de l'écrivain et de l'artiste face à la feuille blanche.
11 - Carré photographique des 9 arbres du Perche remarqués par le Collectif Corblin - Levaillant
Cette série de 9 photographies correspond à nos coups de cœur pour des d'arbres remarquables, remarqués, vénérables que nous avons vu dans le Perche.
12 - Tête de "trogne", bois flotté
Le Perche, pays des "trognes" a sa réplique dans ce bois flotté.
13 - Racine Carrée, bois flotté
Ce format carré est la valorisation des racines des arbres qui sont pour la plupart invisibles à l'oeil nu.
14 - Mosaïque d'écorces d'arbres et autres végétaux
Pour l’exposition "arbres remarqués" d'Eure-et-Loir, un travail artistique et photographique a été entrepris et un livre a été édité. Cette mosaïque d’écorces s’inscrit dans ce prolongement.
15 - Mosaïque - Herbier contemporain des arbres et des plantes tinctoriales du Perche
Au 18ème et 19ème, entre Nogent, Mortagne, Authon et Bellême des teintures naturelles aux plantes ont été appliquées sur les étamines du Perche.
Notre herbier contemporain des plantes tinctoriales fait écho à cette activité au temps où la teinture se faisait avec les plantes.
16 - Mosaïque - Herbier contemporain des graines d'arbres et autres végétaux du Perche
Cette oeuvre évoque les graines des arbres du Perche et nous dévoile la diversité végétale au travers des fruits, des drupes, des graines.
17 - Carte "A chacun son Perche"
A chacun son Perche est le titre générique de cette carte, fruit de notre recherche historique, géographique, botanique, toponymique des "Perche" ornais, sarthois, eurelien et vendômois.
18 - Carte de l'activité cidricole et des aires géographiques du Perche - 1850 et 2020
Le Perche, province disparue au début du 19e siècle a connu une cohérence géographique, paysagère, agricole et cidricole du 19e siècle au mitan du 20e siècle. Le renouveau de l'aire géographique cidricole 2020 redessine une aire nouvelle contenue dans celle de 1850.
19 - Carte Invent [terre] sols et humus du Perche
Cet inventaire artistique des terres et humus du Perche est une invitation à découvrir les sols que l'on a l'habitude de piétiner sans les voir. L’humus forestier et bocager est une des composantes et une des richesses du Perche.
20 - Mosaïque Invent [terre] sols et humus du Perche
Tableaux des couleurs des terres du Perche à l'image de la diversité des minéraux qui sont constitutifs des matériaux utilisés en architecture et en construction.
21 - Mosaïque des dérivés des fruitiers du Perche
Pâtes de fruits, gelées, pépins pour la pectine sont à l'oeuvre mêlant coing, prune, pomme et corme dont la gelée de coing confectionnée par Annie Ernaux en 2025.
22 - Mosaïque des variétés des fruitiers de pressoir cultivées dans le Perche
Cette mosaïque, cet herbier du verger percheron et des fruits de pressoir met à l'honneur quelques-unes des variétés emblématiques du Perche avec une porosité assumée avec le Maine, l'Ouest et la Normandie.
23 - Arbre à capsules de fruits et graines du Perche et d'autres curiosités botaniques d’ici et d’ailleurs
24 - Pendulaires de feuilles d'arbres du Perche
Cette tombée de feuilles mortes symbolise l'automne et nous invite à les observer, les identifier et les reconnaître.
25 - Paravent à capsules de fruits, graines et feuilles en pendulaire
Ce dispositif artistique complète l'arbre à capsules. Y sont intégrés fruits, graines et autres curiosités végétales.
26 - Perches, échalas et mosaïque
L'identité percheronne s'est construite à partir de la « perche » objet et mesure concrète. Aujourd'hui nous les parons de smalts vénitiens.
27 - Bouteilles sculptées en bois flotté gravées au nom des producteurs de cidre du Perche AOC
Hommage aux producteirs de cidre du Perche qui ont obtenu l' AOC cidre du Perche en 2020.
28 - A pied dans le Perche, Bois flotté et mosaïque
Le Perche est une contrée où l'on aime marcher, randonner. Cette oeuvre bois flotté mosaïque est un hommage à l'activité sportive.
Le Conseil Départemental de l'Eure-et-Loir nous accompagne avec 4 formats photographiques des trois arbres remarqués d'Eure-et-Loir .et un format d'écorces des arbres d'Eure-et-Loir.
Pommier Arcisses
Alisier à La Ferté Vidame
Châtaignier à Saintigny
30 - Colonne bois flotté, cuir et verre d'Albertini (France)
Ce bois flotté est un dialogue entre le règne minéral (Verre Albertini) et le règne animal (cuir)
31 - Levaillant Siméon, photographe des patrimoines, autoportrait parmi les arbres - 2011
Cette photographie met en scène la place de l'humain dans la nature, dans son environnement originel et naturel. Le Perche, l'arbre et l'humain sont indissociables.
32 - Carré tinctorial plantes et arbres au pouvoir tinctorial
Cette mosaïque incarne la teinture naturelle sur textile en écho à la tenture qui se pratiquait dans le Perche à Bellême, Mortagne, Nogent et Authon.
33 – Création florale des échappées du verger avec des épluchures de pommes
Cette création vous inspirera pour vos créations lors de l’atelier que nous animerons le 1er Novembre pendant la fête de l’arbre et de la pomme.
La toponymie est l’étude linguistique des noms de lieux, d'une région ou d'une langue, du point de vue de leur origine, de leur transformation, ou de leur signification.
Sur la commune de Dame-Marie à deux pas de Saint-Cyr-la Rosière
En trois noms Boulay (bouleau), pommeraie (pommier) et Beau-Chêne (chêne)
D'après notre étude poussée sur la région naturelle du Perche voici nos conclusions à propos de la toponymie boisée :
La toponymie du Perche évoque la diversité des espèces végétales que l’on peut identifier dans les paysages variés et vallonnés. L’arbre est omniprésent tout comme les arbres fruitiers tel le cormier, le pommier, le poirier, le noyer et le châtaignier.
Ces arbres sont des marqueurs de territoire dont la toponymie reflète leurs présences. Le bouleau se reconnait aussi sous le vocable de Boulay, Boulaie ; l’aulne sous la forme de Aulnay, Aunay, Launay ; le chêne sous les noms de Chesnay, Chesnaie… ; le peuplier se reconnait sous les noms de Alba, tremble, tremblay, Tremblaie ; le Jarrier est un lieu planté de chênes et l’orme se dit aussi Ormeaux, Ormoie - lieu planté d’ormes.
La liste des lieuxdits, villages, hameaux, bois et forêts évoquent :
Le Perche à 66 reprises
Pré de la Perche - cf. Géoportail - Vibraye en Perche sarthois
Concernant le végétal
boisà 621 reprises chêne à 208 reprises bouleau à 111 reprises haieà 102 reprises ; aulne à 100 reprises buisson à 79 reprises forêtà 48 reprises cormier à 49 reprises plessis à 46 reprises coudrier à 44 reprises champs à 44 reprises orme 42 poirier à 36 reprises Epine à 36 reprises lande à 34 reprises verger à 32 reprises tremble (peuplier) à 30 reprises pressoir à 28 reprises houx à 27 reprises Pré à 27 reprises
Ces citations évoquent l'identité des paysages du Perche où la faune s'abrite et s'épanouit plutot sereinement.
La toponymie boisée de la région naturelle du Perche répertoriée et repérée
par Pascal Levaillant 2025-2026
Toponymie des Arbres dans : Lieux dits ; Bois ; Forêt - dans le Perche
Le Bois Besnier ; Le Petit Bois La Garenne ; Le Petit Bois ; Bois de Montdoublerain ; Bois des Noës ; Bois de la Tasse ; Bois Doublé ; Bois des Sablons ; Le Bois Laurier ; Bois du Pavé ; Le Bois Olivier ; Bois de Courvalin ;
Le Bois L’Evêque ; Le Petit Bois ; Les Bois d’Angers ; Bois Guillaume ; Bois du Breuil ; Bois Grimard ; Le Bois Neuf ; Le Bois Rond ; Bois du Chatelet ; Boiserou ; Le Bois Joli ; Bois Gouin ; Sur le Bois ; Bois de la Croix ; Bois des Bruyères Murettes ; Bois de Bauderies ; Le Grand Bois ; Bois de Lanfrières ; Bois de la Belle Etoile ; Bois de Puisard ; Bois de Béaugé Bois de Sasnières Le Bois Torché Bois de Chesnaux Les Bois Les Grands Bois ; Bois des Gouttes Noires ; Bois de la Perche ; Bois des Chêneaux ; Le Petit Bois de Madère ; Bois de Châtelier ; Bois du Pin de Sucre ; Bois des Vallées ; Bois de la Genetière ; Le Bois Joly ; Le Petit Bois ; Le Bois Rigault ; Bois Bretons ; Grand Bois ; Bois de Merceries ; Bois de Bon Refuie ; Bois de Panama ; Le Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois Bénéré ; Les Bois ; Bois Saint Paul ; Le Bois de Lucas ; Bois Minot ; Bois Blancs ; Bois des Loges ; Le Bois Briquet ; Bois de Malassis ; Le Bois Carré ; Bois de la Tasse ; Bois du Boulay ; Le Long des Bois ; Le Bois Joly ; Bois de la Mancelière ; Le Bois Briquet
; Bois de Malassis ; Le Bois Carré ; Bois des Chênes Baudry ; Bois de la Duprairie
; Le Long des Bois ; Bois de Buffalo ; L’Orée du Bois ; Bois de Sagère ; Bois de la Saucelle ; Bois de la Barre ; Le Bois Robin ; Bois des Dames ; La Maison du Bois
Bois de la Ferrière ; Le Haut Bois ; Le Bois des Menus ; Le Bois Joly ; Bois de Sauveloup ; Bois du Boulay ; Bois de l’Avenue ; Bois de la Sagère ; Bois du Fourneau ; Bois de Villeneuve ; Bois des Seize Arpents ; Bois de Benne ; Le Bois Josse ; Le Bois Croûlé ; Bois des Cordes ; Bois de Neuilly ; Bois de l’Epinay ; Bois de la Chevalerie ; Bois du Roy ; La Grange des Bois ; Le Grand Bois ; Bois de Villedieu ; Bois des Grands Chênes ; La Bruyère des Bois ; Bois Impérial ; Bois Buisson ; Bois Loquet ; Bois de la Motte ; Bois de la Roussière ; Le Bois Bouilly ; Bois des Giroudières ; Bois Barons ; Sainte Marie des Bois ; Bois des Corbeaux ; Bois du Fief ; Bois de Semur ; Bois de Grammont ; La Borde des Bois ; Le Petit Bois ; Bois de la Bergevinoise ; Le Petit Bois ; Le Bois Moreau ; Lacour du Bois ; Le petit Bois ; Bois des Maugrattés ; Bois de Chartre ; Bois Clairs ; Bois de la Quentinière ; La Cour des Bois ; Bois des Haies ; Bois Poirier ; Le Bois Poirier ; Le Bois Thomas ; Bois de la Berthière ; Bois des Trembles ; Bois au Moine ; Bois de la Millasse ; Le Bois au Moine ; Bois des Haies ; Le Bois Massot ; Le Bois Boutrais ; Le Bois Marié ; Bois de Feillet ; Bois de la Heslière ; Le Bois Anjouy ; Bois de Normandie ; Bois de Paradis ; Bois de Beaulieu ; Bois de l’Enfer ; Bois du Château ; Bois des Demoiselles ; Bois de France ; Bois Grimard ; Le Bois Joli ; Le Bois Neuf ; Le Bois Rond ; Bois du Chatelet ; Bois Gouin ; Sur le Bois ; Bois de la Coudraie ; Petit Bois ; Boiserou ; Bois Guillaume ; Bois du Breuil ; Le Clos du Bois ; Le Moulin du Bois ; Le Bois Verrière ; Bois de la Ventrouze ; Bois des Chauffiètes ; Bois des Bruyères Murettes ; Le Bois des Menus ; Bois de La Gouée ; Bois d’Artel ; Le Bois Foucher ; Le Bois Martel ; Bois de la Vernoë ; Le Bois Girard ; Bois des Trembles ; Bois des Bruyères ; Le Bois de La Haie ; Bois de la Morandière ; Le Bois ; Le Bois Gas ; Bois de la Madeleine ; Le Bois Joli ; Le Bois de Brunelle ; Grand Bois de Montireau ; Le Bout du Bois ; Bois Buisson ; Bois de Favril ; Le Bois du Monil ; Bois des Fourches ; Les Petits Bois ; Bois de Boinville ; Bois de la Pleisse ; Bois des Plants de Champrondière ; Bois des Gisors ; Bois des Chênes Clairs ; Le Petit Bois le Comte ; Bois du Puits ; Bois des Hauts Cornets ; Bois Brûlé ; Bois Renard ; Bois Castel ; Bois Saint Père ; Bois de L’Hermite
Bois de La Gatine ; Le Bois Planté ; Bois Cadet ; Le Bois Planté Bois Nauly ; Bois du Gros Coin ; Bois des Ys ; Bois des Vallées ; Bois de la Haye ; Bois de Cernay ; Bois des Desserts ; Bois de la Barre ; Bois de la Canne ; Bois de la Fleurie ; Bois de Montgraham ; Bois de Volimberg ; Bois de la Guillotière Beauchamp ; Bois des Aubrys ; Bois de la Plesse ; Bois des Vaugaudrons ; Bois de la Boulaye ; Bois de la Baronnie ; Bois de Beauvais ; Bois du Vau Martin ; Bois de la Herse ; Bois de Luptière ; Bois de Ballerey ; Bois Du Gibet ; Bois de Frileuse ; Bois de Galaisière ; Bois Foulon ; Bois Saint-Jean ; Bois de la Cour ; Bois de Beaumont ; Bois des Noues ; Bois de la Varenne ; Bois de la Fagotière ; Bois de la Cheminée
Bois Gaillard ; Bois de Grandmont ; Le Bois Allis ; Bois des Chatelets ; La Noë du Bois ; Le Croc du Bois ; Bois des Cracotières ; Bois Rond ; Bois des Souches ; Le Bois ; Grand Bois de Pontgouin ; Bois des Chouans ; Bois de La Chevalerie ; Le Bout du Bois ; Bois de la Rougerie ; Bois de Mesnault ; Bois du Mesnil ; Bois de Saussay ; Le Bois au Large ; Bois de la Moisière ; Le Bois des Chênes ; Le Bout du Bois ; Le Bois Valet ; Bois de la Galaizière ; Le Bois Vert ; Bois de Voré ; Bois Saint-Georges ; Bois des Brûlés ; Le Bois Hamel ; La Cour du Bois ; La Boudrière des Bois ; Bois de Saint-Laurent ; Bois des Perrignes ; Le Bois de la Châtaigneraie ; La Maison du Bois ; Bois du Sublaine ; Le Bois du Puits ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois Balai ; Le Grand Bois Balai ; Le Bois Guyon ; Le Petit Bois ; Le Bois Levé ; Le Bois des Brosses ; Bois de Saint-Agil ; Bois du Verger ; Bois Neuf ; Bois Lalande ; Bois de Villeneuve ; Bois de Champorchain ; Bois de la Vaudourière ; Bois du Couteau ; Bois au Febvre ; Bois du Coq d’Atry ; Bois Ancelin ; Bois de devant ; Bois de la Virginité ; Bois de la Géraudière
Bois de Valembourg ; Bois de Beauvoir ; Bois de Fargot ; Bois des Chênas ; Bois de l’Eglantier ; Bois de la Vallée Marie ; Bois de la Touche ; Bois de Gournay ; Bois du Nid de Pie ; Bois Brûlé ; Bois Saint-Georges ; Bois de Josapha ; Bois de l’Odière ; Bois de la Hutte ; Bois Cadenne ; Bois de la Prédonnière ; Bois de l’Eglise ; Bois de Galouries ; Bois du Fief Corbin ; Bois d’Assise ; Bois des Grands Marchais ; Bois de la Huiloterie ; Bois des Catelas ; Bois de Gratte-Loup
Bois Chesneau ; Bois du Breuil ; Bois de la Plaisanterie ; Bois de Malitourne
Bois du Curé ; Bois des Péchardières ; Bois de la Tudinière ; Bois de Bon Repos ; Bois de Bouffry ; Bois de la Bulière ; Bois des Vallées ; Bois de Villasse ; Bois du Jard ; Bois du Cercle ; Le Bois Martin ; Le Bois Nézard ; Le Grand Bois de Lagny ; Les Petits Bois d’Authou ; Le Petit Bois de Logny ; Bois de la Justice ; Domaine du Bois Landry ; Bois de Brémont ; Le Bois Seur ; Bois des Guépières ; Le Bois de l’Estre des Champs ; Le Bois Radas ; Bois de la Boussardière ; Bois de la Carrière ; Bois de la Pilonnière ; Bois du Vieux Château ; Bois de Montlevrou ; Bois des Sables ; Bois des Luards ; Bois de Bréhaut ; Bois des Poteries ; Bois Rigot ; Boisneuf ; Bois Méan ; Bois de la Roche Bernard ; Bois de Saint-Martin ; Bois de Saint-Agil ; Bois Dimier ; Bois des Essarts ; Bois Bertrand ; Bois du Buisson ; Bois Ruffin ; Bois d’Adèle ; Bois de la Vigne ; Bois des Glands ; Bois de la Bigottière ; Bois du Gland ; Clairbois ; La Fosse du Bois ; La Ferme des Bois ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois ; Le Bois aux Moines ; Le Gros Bois ; Le Petit Bois ; Bois de Bouthenvilliers ; Grand Bois de Dangeau ; Bois de Coupigny ; Bois Crepeau ; Bois de Brétigny ; Bois Sémé ; Bois de Brétigny ; Le Bois Guillon ; Bois de la Pleisse ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois ; Clairbois ; La Touche des Bois ; Le Grand Bois Bercy ; L’Être du Bois ; Le Petit Bois ; Le Petit Bois ; Le Petit Bois ; Le Bois Poulain ; Le Bois ; Le Bois Bourgeois ; Le Bois du Fay ; Le Bois Ruiné ; Le Bois Normand ; Le Petit Bois Normand ; Le Bois aux Moines ; Le Grand Bois Le Bois Chesneau Le Bois Normand ; Les Grand Bois ; Les Grands Bois ; Les Grands Bois ; Le Bois aux Moines ; La Fosse du Bois ; Maisonnette du Petit Bois ; Le Bois Girard ; Le Bois Saint-Père ; Le Bois Bezault ; Bois de Saint-Denis ; Bois d’Adèle ; Bois de la Vigne ; Bois de Sannay ; Le Bois Blanc ; Les Bois Clairs ; Petit Haut Bois ; Saint Denis du Petit Bois ; Bois de Crémisy ; Le Bois Rouge ; Bois Véron ; Les Bois Besnard ; Les Grands Bois ; Le Bois Mouchet ; 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Le Bois Goupil ; Les Bois ; Bois de Méréglise ; Bois de la Boussardière ; Bois de Mottereau ; Bois de Frazé ; Le Bois Planté ; Le Bois de L’Eglise ; Bois de la Cochardière ; Le Petit Bois Huret ; Les Bois ; Le Bois de Chainville ; Bois des Glons ; Le Bois de l’Aumône ; Le Bout du Bois ; Le Bois Lecomte ; Le Bois Gaillot ; Le Bois aux Merles ; Le Bois Ragan ; Le Bois Massé ; Le Bois Brûlé ; Bois de Méréglise ; Bois de Reuse ; Le Bois Auvée ; Le Petit Bois ; Le Bois de Fay ; Le Bois Malon ; Le Grand Bois ; Le Petit Bois Bercy ; Les Terres de Bois Mort ; Le ; Grand Bois Landry ; Le Petit Bois Landry ; Le Bois Landry Beaudoux ; Le Bois Gilet ; Vieux Bois de la Terre Brûlée ; Rond des Quatre Sapins ; Bois des Blots ; Bois des Abbayes ; Bois de la Grosse Pierre ; Bois Neuf ; Domaine du Bois Landry ; Bois de la Fourière ; Bois d’Illiers ; Les Bois ; Sous le Bois ; Le Bois Fézedin ; Le Bois du Pré ;Bois de Montgoubert ; Le Clos du Bois ; Le Bois de Challois ; Le Petit Bois ; La Calucière des Bois ; Le Gros Bois ; Les Gros Bois ; Les Bois ; Le Bois d’Arville ; Bois de la Givauderie ; Château de Bois Bertrand ; La Jeaunière du Bois ; Les Bois ; Le Petit Grand Bois
Le Chêne (26); Chêne Vert (7) ; Le Chêné ; La Chesnaie ; Le Chêne Bouillé ; Le Chêne Vert ; Château du Chesnay ; Le Chêne Lierru ; Le Chênet des Vaux ; Le Chesnay ; Les Chênes ; Le Chêne d’en Bas ; Chêne de Rancé ; Le Gros Chêne ; Le Chesnaye ; Les Mares du Chêne ; Le Haut Chesnay ; Le Bas Chesnay ; Chêne de l’Etoile ; Les Trois chênes ; La Chesnaie ; Le chêne Rouge ; Les Chesneaux ; Le Chêne Guyon ; Le Gland ; Les Chênes ; Le Chêne Blanc ; Les Trois Chênes ; La Croix du Chêne ; La Chênerie ; Le Chesneau ; La Chesnaie ; Chêne Rond ; Les Chênes ; Les Chênes ; Les Trois chênes ; La Chênaie ; Petit Chêne ; Chênebault ; Chêne Moreau ; Les Petits chênes ; Les Grands Chênes ; Le Chêne Creux ; Le chêne aux Fées ; Le Chênet des Vaux ; Le Chesnay ; Les Chênes ; Chêne de Rancé ; Le Gros Chêne ; Le Chêne d’en Bas ; La Chesnaie ; Le Chesnaye ; Chêne Rond ; Les Mares du Chêne ; Le Chêne Fromentin ; Le Chêne Lizé ; Le Chêne au Prieur ; Chêne Fauteuil ; Le Chêne d’Auvilliers ; Les Trois Chêneaux ; Le Gros Chêne ; Les Trois Chêneaux ; Le Chêne aux Dames ; Le Haut Chesnay ; Le Bas Chesnay ; Chêne de Belleperche ; Chêne de l’Etoile ; Château du Gland ; Le Chêne Fromentin ; Chennebrun Le Chêne Guyon ; Le Chêne à la Chouette ; Rond du Chêne Mariette ; Chêne Mariette ; Le Chainay ;; Le Chêne Lizé ; Le Chênay ; Le Chêne Creux ; Le Chesnay ; Les Trois Chênes ; Le Chêne ; La Chênaie ; La Chesnaie ; La Chesnaie ; Le Chesnay ; Le Bas Chesne ; Le Haut Chêne ; Le Chêne aux Loups ; Breteau ; Le Gros Chêne ; Le Chêne de la Croix ; Le Chêne la Bosse ; La Chesnaie ; Le Chêne aux Dames ; Le Chesnay ; La Chesnaye ; Les Glands de la Mariauderie ; Les Pièces du Gland ; Les Glands ; Les Grands Chênes ; Les Petits Chênes ; Les Chêneaux ; Les Chesneaux ; Les Jarriers ; Le Petit Beauchêne ; Le Chêne Creux ; Le Chêne Gervasier ; Le Beau Chêne ; Le Petit Beauchêne ; Le Chesnay ; Le Chesnay ; Le Jarrier ; Le Jarrier ; Chêne Galon ; Le Gros Chêne ; Les Chênaies ; Le Jarrier ; Les Chênes ; Le Chesnay ; Le Chênet ; Le Bas Chêne ; Le Haut Chêne ; La Chesnaie ; Chêne de l’Ecole ; Le Chêne Saint louis ; Beauchêne : Le Chêne Brûlé ; Les Grands Chênes ; Les Petits Chênes ; La Jarrière ; Beau Chêne ; L’ Etang du Jarrier ; Le Chênai ; Le Petit Chesnay ; Le Grand Chesnay ; Le Petit Chêne ; Le Chêne Foudré ; Le Chêne Droit ; Le Chenay ; Le Grand Chêne ; Le Jarrier ; Le Jarrier ; Le Grand Jarrier ; Le Jarrier ; Le Haut Jarrier ; Le Grand Jarrier ; Le Petit Jarrier ; La Petite Jarrière ; La Mare aux Chênes ; Chêne Feuillu ; La Chenaie ; Le Petit Chêne ; Le Chêne Feuillu ; Hameau du Chêne Vert ; Les Petits Chêne Les Grands Chênes ; La Petite Jarrière ; Les Petits Chênes ; Chesneau ; La Chesnaye ; Le Chêne Pivert ; Le Chêne Pulvé ; Le Gland ; Le Chêne Guillou ; Chêne Dreux ; Les Chênes ; Les Petits Chênes ; Les Cinq Chênes ; Les Chênes ; Le Chêneguier ; La Chesnaye ; Le Chesnay ; Le Chesnay ; Le Gros Chêne ; La Chesnaye ; Chênegué ; Beauchêne ; La Grande Chesnaie ; Le Jarrier ; Le Chêne Brulé ; Le Gros Chêne Beauchêne ; La Chênaie ; Beauchêne ; Chênelong ; La Chesnaye ; La Chênetière ; Le Chêne Creux ; Le Jarrier ; Le Grand Beauchêne ;
Les Alisiers
L’Aunay (17) ; Launay (17) ; Le Petit Aulnay (6) ; Les Aulnaies (5) ; Les Aulnays (3) ; Le Grand Aunay (2) ; Le Parc Launay ; Les Aunays ; L’Aulnaie ; L’Aunay Malard ; Le Parc Launay ; Les Aunays ; Les Aunais ; La Launay ; Launay sur l’Eau ; L’Aunay d’en Haut ; L’Aunay d’en Bas ; L’Aunay Boucher ; Le Gué des Aunays ; Launay Cochon ; L’Aunay Guerin ; L’Aunaie des Guiniers ; Les Aulneaux ; Le Moulin de l’Aulne ; Aunay ; Les Grands Auneaux ; Le Moulin de Launay ; Moulin d’Aunay ; Les Aunais ; La Vallées des Aulnes ; Les Petits Auneaux ; Les Petits Aulnays ; Le Moulin l’Aunaie ; Le Petit Aunay des Bois ; Les Aulneaux ; Le Gué de l’Aunay ; L’Aunay Margot ; L’Aunay des Bouillons ; Clairaunay
Le Houx 14) ; Le Bois Houx ; Les Bois Houx ; Les Houx (2) ; La Borde des Houx ; Le Gros Houx (2) ; La Rue des Houx ; Le Champ du Houx ; Le Petit Houx ; La Planche du Houx ; Bouhoux ; Grand Houx ;
L’Aubépin (3) ; Rond de l’Aubépine (2) ; L’Aubépine
Le Boulay (43) ; Les Bouleaux 13) ; Le Petit Boulay (10) ; La Boulaie (9) ; Le Grand Boulay (8) ; Les Boulais (6 ) ; Les Boulaies (5) ; La Boulaye (4) ; Le Bouleau (2) ; Bouleaux (2) ; Les Boulays (2) ; Boulaye ; La Boulay ; Le Boulai ; Le Boulaye ; Les Boulayes ; Les Boulais ; La Campagne des Boulayes ; Le Grand Boulay ; Le Boulay Bellisseaux ; Le Boulay Saint-Clair ; Le Boulay Bijault ; Le Boulay Buthon ; La Boulaie Le Boulay du Pin ; La Boulaie Blanche ; Le Boulai des Murs ; Le Haut Boulai ; Le Bas Boulai ; L’Etang du Boulay ; Le Bois Du Boulay ; Boulay ;
Les Brûlins
Les Bruyères de la Ronce ; Les Bruyères de Réveillon ; Saint-Pierre-La-Bruyère ; La Bruyère du Marronnier
Sous Buis ; La Maison du Buis ; Marolles-les-Buis
Le Buisson (45) ; Le Gros Buisson (4) ; La Buissonnière (3) ; Le Petit Buisson (4) ; Le Haut Buisson (3) ; Buisson Réjoui ; Les Buissons ;
Le Buisson Collet ; Le Buisson Rossignol ; Le Buisson Elouis ; Le Buisson Marronnier ; Les Trois Buissons ; Le Buisson Marie ; La Buissonière ; Les Buissons Thorigny ; Le Buisson au Chat ; Les Buissonnets ; Le Buisson du Four ; Le Buisson de Fay ; Les Hauts Buissons ;
La Campagne des Boulayes ; La Campagne des Petits Plants ; La Campagne des Petits Plants
Les Cerisiers ; Les Cerisiers ; Cerisière
Longs Champs ; Les Champs Verts ; Les Champs Bohères ; Les Grands Champs ; L’Être des Champs ; Le Clos des Champs ; Les Hauts Champs ; Les Grands Champs ; Longs Champs ; Les Champs Verts ; Les Champs Bohères ; Les Grands Champs ; Champs ; Les Hauts Champs ; Le Clos des Champs ; L’Être des Champs ; Les Champs ; Champ Chardon ; Champ Rond ; Le Champ Feuillet ; Le Champ des Ronces ; Le Champ Vert ; Le Champ Voisin ; Les Champs Mallet ; Les Petits Champs ; Le Champ Coq ; Le Champ Long ; Le Champ Mèle ; Le Champ Forin ; Grand Champ ; Champ Mousseau ; Les Champs Tors ; L’Être des Champs
Les Charmes ; La Charmoise ; Les Charmes ; Les Charmes ; Le Charmois ; Le Charme ; La Charmille ;La Basse Charmoie ; La Charmoie ; La Charmille ; La Charmoie ; Le Charme ; La Charmoie ; Le Charme ; Le Charme ; Les Cinq Charmes ; La Charmoie ; La Charmoie ; La Charmoye ; La Charmoie ; Le Charme ; Le Charme ; Le Charmois ; Les Charmettes ; Les Charmois ; Le Charmeteau ; La Charmoye ; Le Charme ; Le Charme ; Le Charmois ; La Charmille ; Les Charmettes ; Les Charmois ; Le Petit Charme ; Le Petit Charme ; Le Petit Charme ; Le Grand Charme ; Le Grand Charme ; Le Charmoy ; Charmoie
La Châtaigneraie ; Le Petit Châtaignier ; Le Châtaignier ; Le Châtaignier ; La Borde des Châtaigniers ; La Châtaigneraie ; Les Châtaigniers ; La Châtaigneraie ; Le Châtaignier ; Les Châtaigniers ; Les Châtaigniers ; Le Châtaignier ; Le Châtaignier ; La Châtaignière ; La Châtaigne ; Châtaignier ; Les Châtaigniers ; Châtaigniers aux Pendus
La Clairière ; La Clairière
Les Copeaux
Le Cormier ; La Cormerie ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Cormé ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Les Cormiers ; Le Petit Cormier ; Le Grand Cormier Le Cormier ; Le Cormier ; Le Petit Cormier ; Le Grand Cormier ; Les Cormiers ; La Croix du Cormier ; Le Cormier ; Le Grand Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Cormes ; La Corme ; Le Grand Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; Le Cormier ; La Cour Aux Cormiers ; La Cormerie ; La Grange Cormier
La Coudraie ; La Coudraie ; Le Petit Coudray ; Le Coudray ; Le Coudray ; Les Coudrais ; Le Coudray ; Le Grand Coudray ; Le Grand Coudray ; Les Coudres ; Le Coudray ; Le Coudray ; Le Coudray ; Le Bas Coudray ; Les Coudrais ; La Haute Coudra ; Le Coudra ; Le Haut Coudray ; Le Coudray ; Le Bas Coudray ; Le Haut Coudray ; Le Grand Coudray ; Le Coudray La Coudraie ; Le Coudray ; Le Coudray ; La Coudre; La Haute Coudre ; La Coudre ; Le Coudray ; La Coudraie ; La Grande Coudraye ; La Petite Coudraie ; Le Coudray ; La Coudre : La Coudre ; La Coudraie ; Le Coudray ; La Coudraie ; Saint Germain de la Coudre
L’Epine ; L’Epinay ; L’Epine ; Les Grandes Epines ; Les Grandes Epines ; L’Epinay ; L’Epinay ; Le Goutier de l’Epine ; Le Goutier de l’Epine ; Les Epinais ; Champ de l’Epine ; L’Epinaise ; L’Epine ; L’Epine ; L’Epine ; Les Epineaux ; Les Epinettes ; L’Epinet ; L’Epine moussue ; L’Epinay ; La Grande Epine ; Le Grand Epinay ; Le Petit Epinay ; L’Epinay ; l’ Epinay ; L’Epine de Pointe ; L’Epinay ; L’Epinay ; L’Epinay ; Le Champ de l’Epine ; L’Epinay ; L’Epinay ; Lépinay ; L’Epinay ; L’Epine Rose ; L’ Epinay ; Les Epinolières ; L’Epine ; L’Epinay ;
L’ Erable
L’Essart ; L’Essart ; Le Grand Essart ; Les Essarts ; Les Essarts ; Bel Essart ; Les Essarts ; Château du Grand Essard ; Le Petit Essard ; La Clairière ; Les Coupes ; Les Friches ; Les Essarts ; Les Friches ; Les Friches ; Les Friches ; Les Friches ; Les Grandes Friches ; Les Friches ; Les Essarts ; Les Friches ; L’Essard Rochette ; Les Lisières ;
Fay ; Fay ; Le Fay ; Fay ; Le Petit Fay ; Le Grand Fay
La Framboisière
Les Feuillets de Montbeslin ; Les Belles Feuilles ; Le Feuillet ; Les Belles Feuilles ; Les Belles Feuilles ; La Feuillette ; La Feuillée ; Le Feuillet ; Les Feuillus
La Forêt ; La Forêt ; Forêt Domaniale du Perche et de la Trappe ; Forêt de la Pierre ; La Forêt ; Les Forêts ; Forêt de Valenne ; La Grande Forêt ; La Forêt ;; Maison Forestières des Loges ; Forêt de Longny , La Forêt ; Les Trois frères - forêt de Senonches ; La Forêt ; La Grande Forêt ; La Petite Forêt ; Forêt Domaniale de Réno-Valdieu ; Saint Jean de la Forêt ; La Forêt ; Forêt de Bellême ; Forêt de Goyette ; Forêt de Bonnetable ; La Grande Forêt ; Forêt de Montigny -le-Chartif ; Le Forêt ; Les Hautes Forêts ; Les Basses Forêts ; La Forêt ; La Forêt ; Forêt d’Azé ; Forêt de Fréteval ; Les Forêts Les Forêts ; Les Petites Forêts ; Les Basses Forêts ; La Forêt ; La Grande Forêt ; La Forêt ; La Forêt ; La Forêt ; La Forêt Odinot ; L’Aître Forêt ; La Grande Forêt ; Grande La Forêt ; La Forest ; Forêt de Montmirail
Le Grand Frêne ; Le Fresne ; Le Frêne ; Le Fresne ; Le Grand Fresnay ; Le Petit-Fresnay ; La Fresnaye ; Le Grand Frénay ; Le Petit Frénay ; Les Frênes ; La Fresnaie ; La Fresnaye ; Le Petit Frêne ; Les Frênes ; La Petite Fresnaie ; Fresnay ; Le Grand Fresne ; Le Petit Fresne ; Le Frêne ; La Fresnaie Fresnay ; Le Grand Fresne ; Le Petit Fresne ; La Fresnaye ; ; La Fresnaye ; La Fresnaye ; La Frêne ; La Fresnelle ; Manoir de la Fresnaye
La Vieille Futaie ; La Vieille Futaie
La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; Les Garennes ; La Garenne ; La Garenn ; e ; La Garenne du Tranchet ; La Haute Garenne ; La Basse Garenne ; La Garenne ; La Garenne ; La
Garenne ; Garenne de la Brosse ; La Garenne des Pineaux
Le Genetais ; Le grand Genetay ; Le Grand Génetay ; Les Genêts ; Le Genetais ; Les Genêts ; Le Genêtet ; Le Genetay ; Les Genêts ; Les Genetais ; Le Genneté ; Les Géneteix ; Le Genêt des Vaux ; Les Genetets ;
La Groseillière ; Le Groseiller
La Haye Roger ; La Haie ; Les Petites Hayes ; La Borde des Haies ; La Haie Ballet ; Les Haies ; La Haie Châtel ; Les Haies ; Les Haies ; Milles Haies Les Grandes Haies ; Les Haies La Haye Roger ; La Haie ; La Haie Ballet ; La Haie Châtel ; Les Hayes ; Les Hayes ; Les Haies ; Les Hayes ; Les Haies Blot ; La Haie ; La Haie Berdière ; La Haie Rossignol ; Les Haies ; La Haie Morin ; La Grande Haye ; Les Hayes ; La Haye Chauvin ; Les Haies Guitton ; La Haie Neuve ; Les Haies L’Alleray ; La Haie ; Les Haies ; Les Haies Quartier ; Les Haies Ballets ; Les Haies ; L’ Hôtel Haie ; La Haye ; La Haie de Couter ; Les Haies ; La Haie ; Les Hayes ; Les Hayes ; Les Haies ; Les Haies ; Les Grandes Hayes ; Les Haies ; Les Haies ; Les Haies ; Le Patis des Hayes ; La Haie des Biches ; La Haie ; Haie de Champ ; La Haye ; La Haie des Îles ; La Grande Haie ; Les Petites Haies ; La Grosse Haye ; La Vieille Haie ; Les Haies ; Les Petites Haies aux Biches ; Les Haies aux Biches ; Les Petites Haies ; Les Petites Haies ; Les Grandes Haies ; Les Hayes ; La Haie Volée ; Les Hayes ; Les Haies ; La Haie ; Les Haies ; La Haie Marie ; La Haie ; Les Haies ; La Haie ; Les Hayes ; La Haie Bourlier ; La Grande Haie La Haie Godefroy ; La Haie Neuve ; Les Hayes ; Les Petites Haies ; Les Grande ; s Haies ; Les Haies Fouillard ; Les Haies Parenteaux ; Les Grandes Haies ; Les Haies de Barville ; Les Grandes Haies ; Les Petites Haies ; Le Pré des Haies ; La Haie ; La Grande Haie ; La Haye à la Dame ; La Haie des Mesles ; Les Haies ; La Haie Vierge ; La Haie aux Biches ; La Haie ; La Haie ; La Haie Gouget ; Les Haies ; La Haie ; Les Haies ; La Haie ; La Haie du Guet ; Les Grandes Hayes
L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; L’Herbage ; Le Petit Herbage L’herbage Béard ; Les Grands Herbages ; Les Grands Herbages ; L’Herbage ; Le Grand Herbage ; Les Herbages ; Les Herbages ; Les Herbages ;
Le Viel Hêtre ; L’Hêtre Brûlé ; Les Hêtres ; Les Hêtres ; Le Vieil Hêtre ; Les Grand Hêtres ; Le Grand Hêtre ; Le Grand Hêtre ; Les Hêtres ; Les Hêtres
Les Houppes
Les Joncs ; Les Joncs Blancs ; Le Jonc Marin ; La Mare des Joncs ;
Les Petites Landes ; La Lande ; Les Landes ; La Lande ; Les Landes ; Les Landes ; La Lande ; La Petite Lande ; Les Landes ; La Lande ; La Lande ; Claire Lande ; La lande ; La Lande ; Les Landes ; La Belle Lande ; Les Landes ; La Bruyère de la Lande ; La Lande-sur-Eure ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; Les Landes ; La Petite Lande ; La Lande ; Les Landes ; La Petite Lande ; Les Landes ; Les Landes ; La Lande
La Grande Mousse ; Les Bruyères de Mousseuse ; Moussière
Le Mûrier
Le Noyer ; Les Noyers ; Le Petit Noyer ; Le Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Gars Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Les Noyers ; Les Noyers ; Le Noyer : Le Noyer : Le Noyer Blanc ; Le Noyer ; Le Noyer ; Les Noyers ; Les Noyers ; La Bruyère des Noyers ; La Butte du Noyer ; Les Noyers ; Le Noyer ; Saint Hilaire des Noyers ;
L’Ormeau ; L’Ormeau ; L’Orme ; Les Ormeaux ; L’Ormeau Jacob ; L’Ormetay ; Les Ormeteaux ; Les cinq Ormeaux ; L’Ormeau ; L’Ormeau Jacob ; L’Ormetay ; Les Ormeteaux ; Le Gros Ormeau ; L’Ormois ; L’orme ; L’orme Chevallier ; Le Moulin de l’Orme ; Les Ormeaux ; Les Ormeaux ; Le But aux Ormes ; L’Ormeau ; L’Orme ; Les Ormeaux ; L’Ormeau ; L’Ormeau ; Les Ormes ; Les Ormeaux ; Les Ormeaux ; Les Ormeteaux ; L’Ormois ; La Croix de l’Ormeau ; Les Ormeteaux ; Le Gué aux Ormes ; L’Ormerie ; Saint Fulgent des Ormes ; Saint-Pierre-des-Ormes ; L’Orme ;
L’Oliverie ; Les Oliviers ; L’Oliverie
L’oseraie ; L’Oseraie
Croix de l’Osier ; L’Osier ; Croix de l’Osier ; L’Osier ;
Le Pignon Vert ; Le Clos Pignon
Le Pin ; Rond des Pins ; Le Moulin du Pin ; Le Pin La Garenne
La Plaine de la Grande Plante ; Plaine du Chatelet ; La Plaine de la Grande Plante ; La Plaine des Bouleaux ; La Plaine de la Garenne
La Plante ; Les Plantes ; Les Plants ; Les Plants ; Le Plant
Les Prés ; Le Pré
Le Plessis ; Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ;
Le Plessis ; Le Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Grand Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Petit Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Le Plessis ; Tellières le Plessis ;
La Prousterie ; Le Moulin de Proust ; Les Proustières ; La Prousterie
Prairie de la Plisse ; Prairie du Téné
La Maison des Prés ; Les Prés Merland ; Les Prés ; Les Petits Prés ; Les Prés ;
Les Grands Prés ; Le Moulin du Pré ; Les Prés ; Le Moulin du Pré ; Le Grand Pré ; Les Prés ; Le Grand Pré ; Pré du Tertre ; Le Pré de la Commune ; Moulin des Prés ; Saint Vincent des Prés ;
La Racinière
Les Ronces ; Le Bas Ronceray ; Les Ronces ; La Ronce ; La Ronce ; La Roncerie ; La Roncière ; La Ronce ; Le Moulin de la Ronce ; Le Moulin Ronce ; La Ronce ; Les Ronces ; Les Ronces ; Les Ronces ; La Ronce ; Roncé ;
Rond-Point de la Sapine Noire ; Les Sapins des Pauvres ;
La Saulaie ; La Saule ; Les Saules ; La Saulaie ; Les Saulais ; Les Saules ; La Saulaie ; La Petite Saulaie ; La Tuilerie des Saules ; La Fosse des Saules ; La Saule ; La Saulaie ; Les Saulettes ; La Saule ; La Saulaie ; La Saule Blanche ; Les Saules ; La Tuilerie des Saules
Les Souches ; La Souche ; Les Souches ; Les Souches ; La Vallée des Souches ; Les Souchettes ; Les Souches ; La Souche ; Les Souches ; La Soucherie ; Les Souches ; Les Petites Souches ; Les Grandes Souches ; Les Souches
Le Taillis Chaline ; Le Taillis ; Taillis de Thivaux ; Le Taillis ; Taillis du Breuil ; Taillis du Houssay ; Le Taillis des Plantes ; Taillis du Breuil ; Taillis du Houssay ; Le Taillis des Plantes ; Taillis de l’Ouche ; Le Taillis ; Le Petit Taillis ; Les Taillis ; Le Taillis ; Taillis de Tripaulin
Les Terres Noires
Les Tilleuls
La Tremblaie ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Les Tremblayes ; La Tremblaye ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblay ; Le Tremblai ; La Tremblaie ; La Tremblaye ; La Tremblaye ; La Tremblaye ; La Tremblaie ; La Tremblaye ; Le Tremblay ; Le tremblay ; La Tremblaie
Un véritable tour d'horizons de la nature des sols du Perche
Le sol a ses couleurs que nous ignorons car dissimulés sous la litière forestière, sous l'herbe des herbages et des prairies, sous l'herbe des vergers, sous les jeunes pousses des cultures céréalières, sous les plantes techniques ... sous nos pieds comme nous le rappelle souvent Marc-André Selosse du MNHN suivant les pas de l'émérite Bernard Boullard, botaniste et pédobiologue de Bois-Guillaume, né en 1927 en Normandie à Annebault.
Un milieu de biodiversité.
L'humus est un substrat long à se générer par l'effet de décomposition végétale biomécanique et organique, par l'effet des micro-organismes, champignons et radicelles en action sous l'effet de la chaleur, de la pluie, du froid...
Ce flux permanent de haut en bas est nécessaire et traverse de haut en bas du sol et sous-sol constituant ainsi les différents "horizons".
La dimension artistique vient souligner notre exploration et nos prélèvements effectués "in situ" deci-delà.
Une immersion à fleur de peau de notre Terre
Proposer une gamme chromatique et un extrait de la substance déshydratée sont au cœur de ce voyage au contact de la surface de la terre, qui est si proche de nous, sous nos pas, sans trop y faire attention.
Le Perche septentrional et méridional est une mosaïque de couleurs parfois visibles à l'œil nu lors d’affleurement ou de retournement de la terre végétale agricole. La meilleure façon de percevoir ces "horizons" est d'observer les collines et les talus des chemins, des cavées, des bords de route...
Il suffira d'aller arpenter le Perche dans tous les sens, souvent en zigzag du Nord au Sud ou d’Est en Ouest.
Le premier itinéraire fut en 2025 revenant de Bretagne et traversant le Perche par Bellou-le-Trichard ; Chapelle Souef.
La seconde fois ce fut en 2026 descendant de Normandie par Boissy-au Perche ; La Ferté Vidame ; Longny-au-Perche ; Monceau-au-Perche ; La Chapelle-Montligeon ; Mauves-sur-Huisne ; Colonard-Corubert ; Saint-Cyr-la-Rosière ; Dame-Marie ; La Perrière.
Le troisième trajet partit en 2026 de Normandie pour rejoindre Gacé et de là rejoindre Moulins-la-Marche ; Soligny-la-Trappe ; Champs- Sainte-Céronne ; Bazoches-sur-Hoëne ; Boëssé ; Saint-Julien-sur-Sarthe ; Pervenchères ; Suré ; Origny-le-Roux ; Saint-Fulgent-les-Ormes ; Jauzé ; Igé ; Bellême ; Le Pin-la-Garenne ; Mortagne-au-Perche ; Saint-Mard-de-Réno, Saint Victor-de-Réno ; Bizou ; Le Mage ; Moutiers-au-Perche ; La Loupe…
Le quatrième trajet partit en 2026 de La Chapelle-Souëf pour aller à Igé, Bonnetable, La Feerté Bernard, Cormes, Gréez-sur-Roc, Montmirail, Glatigny-Souday, Saint Agil, Boursay, Saint-Avit, Bethonvilliers,Authon, Saint Germain de la Coudre, Gémages, Saint-Cyr la Rosière.
Les couches superficielles évoquent les humus, les limons, les argiles, le lœss, l'argile à silex.
Le Parc Naturel Régional du Perche indique dans une de ses communications que les matériaux concourent à une harmonie régionale avec les sables, le silex, les grès et grès roussard qui caractérise une gamme de couleurs qui ont été inventoriées et étudiées par les services du Parc.[1]
C'est un herbier végétal et minéral que nous allons vous proposer avec ces mélanges de terres vivantes, minérales enrichissant humus, tous horizons confondus en Terres de Perche.
Cette recherche a démarré en 1996 à Mormoiron dans le Vaucluse non loin des ocres-pigments de Roussillon puis en 2015 pour la phase de conception de l'exposition "Nature au crible" qui a été présentée à l'ESPE de Mont-Saint-Aignan et à l'abbaye du Valasse en pays de Caux : minéraux, échantillons de terre du pays de Caux, de sable en France, de coquillages...
Cet élan s'est prolongé au fil du temps avec les couleurs des sables jusqu'en 2023 puis des sols lors de la conception de l'installation sur "Humus Miraculum" à Cahors lors de l'édition Cahors Juin Jardins 2024.
De retour dans le Perche après une résidence d’artiste au manoir de Courboyer en 2019-2020, c'est la nature du sol et du sous-sol du Perche, que nous voulons (le collectif Corblin-Levaillant) mettre en lumière.
Sans oublier d'autres terroirs de France : Morvan, Dombes, Bugey, Bretagne, Marne, Lorraine, Brie, Aisne, Oise, Alsace, Vosges, Bourgogne, Alpes Varoises et Maritimes, Val-d'Oise ... voire de l'étranger : Portugal du côté de Peniché et Sintra ...
Seule la chromatique des couleurs des terres du sol nous invite à cette collection de terres qui nous permettra à terme de peindre avec les "pigments naturels de l'humus et de la terre" du Perche, du pays de Caux et de France.
93 -Île de France - Seine-Saint-Denis - Saint-Denis ;
94 -
95 - Ile de France - Val- d'Oise - La Roche-Guyon ; Magny-en-Vexin
Soit 48 départements de la Métropole
Inven [terre] humus et sols du Perche
Par ordre alphabétique des lieux et communes où se sont effectuées les micro prélèvements.
Humus d’écorce ;
Humus de feuilles squelettiques ;
Humus de trogne du chemin des trognes),Boursay, 41 ;
Arcisses - la Poterie 28 ;
Authon-du-Perche 28 ;
Bazoches-sur-Hoëne 61 ;
Belhomer-Guéhouville 28 ;
Bellême la Croix Feue-Reine 61 ;
Bellou-le-Trichard 61 ;
Berd'huis 61 ;
Bethonvilliers 28 ;
Bizou 61 ;
Boëssé 61 ;
Boissy-lès-Perche 28 ;
Bonnétable 72 ;
Bretoncelles 61 ;
Bubertré - forêt de la Trappe 61 ;
Ceton 61 ;
Champrond-la-Gâtine 28 ;
Champs-Tourouvre-au-Perche, 61 ;
Colonard-Corubert 61 ;
Comblot les Mares 61 ;
Cormes 72 ;
Coudray-au-Perche 28 ;
Courgeon 61 ;
Dame-Marie 61 ;
Dancé 61 ;
Digny 28 ;
Frazé 28 ;
Frétigny-Saintigny 28 ;
Gémages 61 ;
Gréez-sur-Roc 72 ;
Igé 61 ;
Illiers-Combray 28 ;
Jaudrais 28 ;
Jauzé 72 ;
La Bosse 72 ;
La Chapelle-Montligeon 61 ;
La Chapelle-Souef 61 ;
La Croix-du-Perche 28 ;
La Ferté-Bernard 72 ;
La Ferté-Vidame 28 ;
La Framboisière 28 ;
La Loupe 61 ;
La Perrière 61 ;
La Saucelle 28 ;
Le Mage 61 ;
Le Pas-Saint-L'Homer 61 ;
Le Pin-la-Garenne 61 ;
Le Theil (Val-au-Perche) 61 ;
Les Aspres 61 ;
Les Corvées-d'Yys 28 ;
Longny-au-Perche 61 ;
Louvilliers-lès-Perche 28 ;
Maillebois 28 ;
Manou 28 ;
Mauves-sur-Huisne 61 ;
Méréglise 28 ;
Miermaigne 28 ;
Monceaux-au-Perche 61 ;
Montigny-le-Chartif 28 ;
Montmirail 72 ;
Mortagne-au-Perche 61 ;
Mahéru, 61 ;
Moutiers-au-Perche 61 ;
Margon, Arcisses, 28 ;
Origny-le-Roux 61 ;
Pervenchères 61 ;
Préaux-du-Perche 61 ;
Randonnai 61 ;
Rémalard 61 ;
Rougemont 28 ;
Saint-Aubin- des-Coudrais 72 ;
Saint-Agil 41 ;
Saint-Avit 41 ;
Saint-Cyr-la-Rosière 61 ;
Saint-Cyr-la-Rosière (La Pierre Procureuse) 61 ;
Saint-Eliph 28 ;
Saint-Eman 28 ;
Saint-Germain de la Coudre 61 ;
Saint-Julien-sur-Sarthe 61 ;
Saint-Fulgent-les-Ormes 61 ;
Saint-Mard-de-Réno 61 ;
Saint-Maurice-lès-Charencey 61 ;
Saint-Victor-de-Réno 61 ;
Saint-Victor-le Buthon 28 ;
Senonches 28 ;
Soizé 28 ;
Soligny-la-Trappe 61 ;
Souday, Glatigny 41 ;
Suré 61 ;
Thiron-Gardais 28 ;
Tourouvre-au-Perche 61 ;
Tourouvre (La Foucaudière) 61 ;
Vaunoise 61 ;
Verrières 61 ;
Vichères 28 ;
Par ordre alphabétique des lieux et communes où se sont effectuées les micro prélèvements.
Certains prélèvements ont été effectués et ont fait l'objet de prises de vue en Sarthe, Loir -et- Cher, Eure-Et-Loir et Orne par le repor[terre] Claude Troxler, artiste du Perche de la Chapelle-Souef.
Il a réalisé en ma compganie un reportage photographique à Igé, Bonnetable, La Bosse, La Ferté-Bernard, Cormes, Gréez-sur-Roc, Montmirail, Saint-Agil, Boursay, Saint-Avit, Bethonvilliers, Authon, Ceton...
Auzouville-Auberbosc, La Poullaillerie, verger de M. Vittecoq
Bacqueville - talus herbage ;
Baons-le-Comte - plaine ;
Barentin, jardin - argile ;
Bois-d'Ennebourg, Coquereaumont, plaine ;
Beauval - plaine ;
Bouville, Bourg-plaine ;
Canteleu, forêt ;
Canteleu, ferme des deux Lions - AMAP ;
Canteleu, AMAP, taupinière ;
Carville-la-Folletière, Hameau-plaine ;
Carville-pot-de-Fer - talus ;
Cideville - plaine ;
Cideville - fossé ;
Cideville - argilo-silex ;
Croix-Mare, plaine ;
Doudeville, Bosc Malterre, plaine ;
Doudeville, Galleville ;
Duclair, Hameau-Plaine Les Monts ;
Duclair, Les Monts - 2
Ecalles-Alix, plaine ;
Ectot-les-Baons, plaine vers Vallevile ;
Etoutteville, Plein-Bosc, plaine ;
Flamanville, calvaire, plaine ;
Franqueville-Saint-Pierre - Val aux daims ;
Fresne-le-Plan, plaine ;
Gueures - abord sous bois ;
Gonzeville, village plaine talus ;
Harfleur, 56 rue Paul Doumer ;
Hautot-Saint-Sulpice - Plaine le Tot ;
Hautot-Saint-Sulpice - Le Nouveau Monde, plaine ;
Hénouville - coteau ;
Hénouville le Bas, Ancienne vigne du curé d'Hénouville ;
Héricourt-en-Caux La Sécheresse ;
Hermanville - talus coteau ;
Heurteauville - tourbière ;
La Fresnaye, rue Felix Faure ;
Maromme - coteau ;
Maromme - sous A15 ;
Maromme - coteau Clairette ;
Martainville - sortie bourg plaine ;
Martainville, plaine ;
Melamare, rue Saint Romain ;
Mont-Cauvaire - bourg ;
Morgny la Pommeraie ;
Ouville L'abbaye Mont de Bourg ;
Ouville-l'abbaye , plaine, bourg ;
Pays de Caux, argilo-silex ;
Pissy-Pôville, plaine ;
Pôville, coteau ;
Quincampoix, les Meslins, coteau ;
Saint-Arnoult, talus ;
Saint-Aubin-Epinay, côteau ;
Saint-Aubin-Routot, RD 6015 ;
Saint-Jean-de-Folleville, plateau ;
Saint-Laurent-de-Brévedent, rue du château ;
Saint-Martin-aux-Arbres, le Bout de Bas ;
Saint-Martin-aux-Arbres, le Bout de Bas ;
Saint-Martin-aux-Arbres - plaine ;
Saint-Martin-aux-Arbres - Caillebourg - les Mares ;
Saint-Pierre-de-Varengeville, la ferme de Simone ;
Servaville, plaine ;
Saint-Paer, plaine ;
Saint-Romain, le vieille route ;
Saint-Wandrille - plaine Callebourg ;
Touffreville-la-Corbeline - butte Henri IV ;
Tôtes - plaine ;
Veauville-les-Baons - plaine ;
Yvetot - rocade sud ;
Yvetot, Pays de Caux, recette humus miraculus de Leperchey
Et dans divers endroits de la Seine-Maritime
à compléter pour constituer l'
Inven [terre] sols du pays de Caux
Octeville sur mer ; Fontaine la Mallet ; Sainneville ; Angerville l'Orche, Gonfreville l'Orcher ; Oudalle ; Vergetot ; Mannevillette ; Anglesqueville l'Esneval ; Cuverville ; Villainville ; Les Loges ; Bénouville ;
Beuzevillette, La trinité du Mont , la Cerlangue, Gommerville, Houquetot, Beuzeville la Grenier, Raffetot, Yébleron, Vattetot Beaumont, Goderville, Ecrainvill, nBretteville du Grand-Caux, Saint Maclu la Brière, Bénarville, Mentheville, Maniquerville, Froberville, Ganzeville, Colleville, anacreteville-sur-Mer, Vinnemerville, Gerponvillr, Valmont, Thiergerville, Ypreville Biville
Toponymie des paroisses, bourgs, villes de France mentionnant la province du Perche auxquels ces lieux étaient rattachés sous l’ancien Régime, avant la Révolution française < 1789
Compilation de 1754 & 1782
GUYOT Edme-Gilles
Le Dictionnaire des postes de 1754 et de 1782 contient le N° de toutes les villes, bourgs, paroisses, abbayes, & principaux châteaux du Royaume de France & du Duché de Lorraine. Les provinces où ils sont situés, & le nom du plus prochain bureau des postes, où les lettres doivent être adressées pour chacun desdits endroits.
Les principales villes de l'Europe, les états où elles sont situées, & la distinction de celles pour lesquelles il faut affranchir.
Différentes observations utiles à tous ceux qui font en Commerce de Lettres.
Livre nécessaire à toutes personnes, pour adresser exactement leurs Lettres, & éviter le retard, ou la perte que le défaut de bonne adresse peut occasionner.
Dédié à monseigneur le comte d'ARGENSON, grand maistre et surintendant général des postes et relais de France.
Ce fut fous la fin du règne de Louis XIV que les Postes furent établies sur le même plan où elles sont aujourd'hui.Si l'on s'aperçoit qu'il y ait deux Bureaux de Postes de même nom , on aura attention de désigner la Province, afin que la Lettre n'aille point dans un Bureau pour un autre.C'est dans la vue de mettre ( s'il est possible, ) le Public en état de profiter plus avantageusement de cet établissement que l'on a composé le Dictionnaire qu'on lui présente aujourd'hui, au moyen duquel chacun pourra en mettant à ses Lettres des adresses correctes, le guider avec sureté à leurs véritables destinations.
Ces indications ont toutes été éditées à partir de 1749.
Cette liste est attribuée à la seule province du Perche administratif et de sa périphérie proche avec mention de quelques abréviations tels le V pour désigner la Ville ;
B. Bourg ;
P. Paroisse ou Village ;
Abb. Abbaye ;
Ch. Château ;
Bar, Baronie ;
H, Hameau. Sachant que la province du Perche est un mot court de six lettres il s’écrit en entier sauf pour compléter le nom d’une paroisse ou d’un village où il supporte une abréviation :
Mortagne au P. pour Mortagne au Perche.
L’objectif de cette transcription est d’identifier les communes limitrophes du Perche qui pour certaines ont été rattachées au 19e siècle à une autre région comme certaines antérieurement attachées au Perche et rattachées à la Normandie au sud-est d’Alençon. Prenons l’exemple du bourg de Céton qui en 1754 appartenait à la province du Perche mis qui est devenu normand depuis le début du 19e siècle.
Ces découpages des pays et des provinces ensuite reparties dans les départementaux et régions ont contribué à une perte d’identité territoriale pour bien des sujets du Royaume après la nouvelle division administrative post révolution française.
Voilà un exemple concret : le Perche a disparu du paysage français au profit de trois grandes régions françaises du Maine et Loire ; de la Normandie et de la Région Centre. D’autre part on ne peut réduite le Perche aux seuls contours du Perche historique, du Perche de l'Ancien Régime.
Le (s) Perche (s) qui est l’objet de notre exposition artistique induit des territoires jadis attachés à ces composantes géographiques, provinciales ou administratives. La région naturelle du Perche vient affirmer des unités paysagères indissociables à la forêt la constituant jadis, aux collines les portant avant qu’elles aient fait l’objet d’un défrichement progressif depuis le Moyen-Âge pour donner place à un découpage en parcelles, bocages que les nombreuses haies et trognes signalent encore aujourd’hui.
Le Perche dans lequel s’est inscrit le Parc Naturel Régional du Perche correspond à un vaste territoire incluant à l’est comme au sud-ouest et sud-est les « marches » séparant ce territoire informel du Perche à l’Orléanais, au Maine à la Beauce, à l'ancienne province normande de l'Ancien Régime.
Le Perche dont le Perche ornais, sarthois, eurélien et Loir-et Chérien se borne aussi au fait que les rivières le traversant et le rainurant proviennent d’une zone géographique située sur le double bassin versant aux limites de ces partages des eaux au nord vers la baie de Seine ; Risle, Eure, Avre, Iton…, au sud vers la Loire : Loir ; Sarthe, Huisne, Braye, Même…
A propos du Perche Thymerais :
« Le Thymerais est une région naturelle française issue du Perche composée du plateau au nom éponyme situé entre l'Avre et l'Eure.
La région est également associée à la famille de Châteauneuf qui régna sur l'ensemble du Thymerais entre les Xe et XIIIe siècles.[2]
Morvilliers[3] est une commune française du Thymerais dans le Perche. Le climat est océanique avec des étés tempérés. Le parc naturel régional du Perche se trouve à environ 4 kms
Rohaire[4], La commune fait partie de la communauté de communes des Forêts du Perche. Rohaire est une commune du Thymerais dans le Perche. La commune s'étend sur une surface de 1 001 ha.
Par ordre alphabétique de Z à A
En rouge ne sont pas considérés aujourd’hui dans le Perche
En brun le bureau de poste de rattachement
V pour désigner la Ville ; B. Bourg ; P.Paroisse ou Village ; Abb. Abbaye ; Ch.Château ; Bar. Baronie ; H. Hameau ; Com. Commanderie ; Pr. Prieuré ;
Bellou - le - Trichard Paroisse Perche- Bellême 3 1ieues. S. Cosme 1 1ieue ½ (commune jadis identifiée en Normandie puis dans le Perche qui est restée après la Révolution Française en Normandie dans l’Orne )
BellavillerParoisse Normandie - Mortagne au Perche - 1754
BellavillierParoisse Château Perche- Mortagne au Perche ou Belleme 2 1ieue -1782 (changement sous l’Ancien Régime)
Concernant Logny-au-Perche lire(Longny-au-Perche)
« Rien ne va de soi » entre la Normandie et le Perche – Pascal Levaillant 2026
Vitray-sous Bresolles[6]. P & Ch. Dans le Perche - Bresolles
Vitray Chateau Paroisse Perche - Bresolles.
Villiers. Paroisse Perche - Mortagne-au-Perche cité 1754 et 1782
Vieil. Paroisse Perche - Nogent-le-Rotrou.
Vieil-Bellesme[7]. P. & Prieuré dans le Perche - Nogent-le-Rotrou.
Viday Paroisse Perche - Le Mesle-sur-Sarte. Cité 1754 et 1782
Si les provinces de l’Ancien Régime sont connues pour leurs activités tinctoriales comme l’Occitanie, la Normandie, la Picardie, le Vaucluse, Saint-Denis ou encore l’Alsace, c’est pour la production de teintures avec des végétaux naturels cultivés localement, ces provinces appliquaient la teinture sur de nombreux supports textiles sur laine, soie, lin, chanvre et enfin sur coton ou sur d’autres supports comme dans l’imprimerie (enluminures) depuis le 10e siècle à Fécamp.
Les autres provinces ont appliqué la teinture dans l’activité textile comme c’est dans le cas de la province du Perche ou dans les provinces voisines de la Beauce ou du Maine.
« Pendant plusieurs siècles jusqu'à la fin du Second Empire, le Maine et le Perche connaissent une proto-industrialisation intensive et diversifiée. L’industrie textile lainière, essentiellement étaminière, y participe activement. Cette industrie de demi-luxe, ancienne, essentiellement urbaine, est principalement localisée dans les villes du Mans et de Nogent-le-Rotrou et secondairement dans les petites villes du Maine et du Perche. Après une longue période de croissance sous l'Ancien Régime, elle connaît un déclin au XIXe siècle, dont l’origine est antérieure à la Révolution de 1789. Cette proto-industrie urbano-rurale à croissance lente dès le milieu du XVIIIe siècle, est le cadre de rapports sociaux de production proto-industriels spécifiques, illustration d’un mode de production de la transition industrielle.[1]»
Plusieurs exemples illustrent cette activité aujourd’hui révolue sinon à l’occasions d’animations ponctuelles à vocation artistique ou pédagogique sur le territoire du Perche. La chimie (teinture de synthèse) a anéanti l’effort entrepris par jadis les Iliens de France, les normands, les occitans, les provençaux ou les alsaciens entre l’Antiquité, le Moyen Âge, le siècle des Lumières et l’ère napoléonienne.
Les trois couleurs principales furent jadis la garance (Rubia) et la Gaude autrement dit le réséda, l’isatis Pastel des teinturiers remplacé à partir du 18è siècle par l’indigo des Antilles.
Le bleu, le rouge, le jaune était donc les couleurs principales qui donnaient toutes les autres couleurs avec les plantes complétées par les couleurs d’origine animale (cochenille par exemple)
Tous les efforts produit par Hellot, Gonin et Dambourney pour que le Royaume de France reste autonome ont été vains car les principes de l’industrie de la chimie ont balayé le pouvoir des plantes naturelles tinctoriales ; mais, au nom du progrès, les nouveeux process ont réduit les nuisances et/ou la pénibilité liées à l'activité tinctoriale.
La matière spécifique du coton a supplanté à partir du 18e siècle le lin textile qu'il fallait blanchir totalement ou a demi avant de le mettre à la couleur - le blanchiment du lin exigeait beaucoup de temps (4 à 6 mois) pour le blanchir avec la cendre de bois : imprégnation, l'arrosage, le lavage, la secondre imprégnation, le répandage, le ramassage, le lessivage, le bain d'eau de javel, l'apprêtage, le séchage), étendre au sol la toile (comme à Gerardmer : blanchiment sur pré) ou étendre les echeveaux le lin avant de les teindre et de les faire sécher dans les séchoir à lin reconvertis en séchoir à écheveaux de coton comme dans le pays de Caux où les rivières dont les vallées étaient peu nombreuses, larges et étendues ce qui ne permettaient d'étendre les toiles blanchies ou à demi-blanchies. C'était un travail long et pénible.
« L’arrêt du Conseil d’Etat du Roi[2] stipule que dans la généralité d’Alençon en ce qui concerne les Etamines camelotées de première, féconde, troisième & quatrième qualités, se fabriqueront à Nogent-le-Rotrou & à Bellême. Signé de Gravier de Vergennes, le 4 octobre 1781. »
[Gallica-BNF 1782]
Parus dans des articles parus à destination des publics et des percherons.
Claude Cailly nous renseigne sur les étamines du Perche.
«La concentration de l’industrie étaminière et la prolétarisation qui en découle paraissent donc bien plus importantes et avancées au XVIIIe siècle que ne le laisse entrevoir le simple rapport métiers par fabricant. Ce double processus sera conduit à son terme lors de la phase de déclin définitif. Le ratio étaminiers/fabricants encore de 6,7 en 1836, s’élève, en effet, à 53 en 1851.
Mais c’est surtout si l’on compare l’ensemble du processus de production que le capital fixe nécessaire, – bien que restant modeste – s’avère important dans l’industrie étaminière. Cela tient à la nature du produit et à la plus grande complexité et diversité des opérations techniques qu’elle engendre : préparation de la laine (dégrais, lavage, séchage, battage, graissage ou encimage) ; peignage ; filage ; ourdissage ; tissage ; dégrais, teinture et apprêt des étamines. L’outillage et les immobilisations nécessaires sont diversifiés.
Si les stades de la filature et du tissage, rouets à filer et à dévider, ourdissoir et métier ne sont pas particuliers à l’industrie étaminière, les autres phases du processus de production impliquent des investissements spécifiques. Le stade du peignage pour lequel quatre instruments sont nécessaires : peignes, poteau, chèvre et potine (espèce de fourneau en terre cuite), n’exige pas un investissement supérieur à deux livres. C’est surtout au dernier stade, « au sortir du métier », que les opérations de dégrais, teinture et apprêt qui procurent aux étamines le lustre indispensable à leur commercialisation proche ou lointaine confèrent un caractère plus capitalistique à l’industrie étaminière. Capital fixe avec les immobilisations et outils nécessaires au dégraissage (moulin à foulon, battoir, tablier, selle, égouttoir, chaudières, cuves), au chardonnage (main pour chardonner), à la teinture (local suffisamment vaste, cuves et chaudières). Mais plus encore capital circulant comprenant la matière première à transformer, mais aussi huile d’olive, colle et les nombreux ingrédients colorants et non colorants nécessaires à la teinture : pastel, vouède, indigo, chaux, bois d’Inde, noix de galle, vert de gris… ainsi qu’une quantité importante de bois de chauffage et de charbon 18. À l’évidence, ici les conditions techniques exigent des capitaux élevés.[3] »
Dans le Perche, on comptait les bourgs de Nogent ; Authon ; Bellesme et Mortagne.[4]
A propos ds étamines des villes d’Authon, Nogent, Bellesme et Mortagne
« Les premières années du XVIIIème siècle virent un développement important des activités étaminières. Cette phase « ascensionnelle » se prolongea jusqu’au milieu du siècle.
Nogent se spécialisa dans la fabrication d’étamines composées pour moitié de laine et pour moitié de soie ; alors qu’à Authon, Brou et La Bazoche on continuait de fabriquer des étamines camelotées dites du Mans. Nogent concentrait, déjà, la plus grande partie de l’activité étaminière du Perche. Ce « chef – lieu de manufacture » connaissait alors une riche bourgeoisie négociante. Quinze riches marchands vendaient à Paris, Rouen, Orléans, Lyon, jusque dans le Languedoc et la Provence ainsi qu’à l’étranger : Suisse, Allemagne, Flandres, Hollande. Une grande partie des étamines du Perche était envoyée au Mans pour y subir les opérations d’apprêt et être introduite dans le circuit commercial.
Ce développement se traduisait dans les rôles de taille. Pour la paroisse de St Laurent de Nogent – le – Rotrou le nombre de sergers passa de 42 à 22 entre 1700 et 1708 alors que celui des étaminiers augmentait nettement, passant de 107 à 141. Le nombre des peigneurs d’étamines progressait également, de 31 en 1700 ils passèrent à 50 en 1708. Les cardeurs, les foulons et les teinturiers devenaient, également, plus nombreux. A cette époque 150 maîtres – fabricants étaient à la tête de 400 métiers dans la seule ville de Nogent.
Cette progression se traduisait évidemment dans le nombre de pièces d’étamines fabriquées et par la quantité de pièces que les marchands de Nogent – le – Rotrou, Authon, Bellesme et Mortagne apportaient chaque année à la foire de Guibray ( commune de Falaise dans l’actuel département du Calvados ). [5]»[
La ville d’Authon-du-Perche nous signale l’activité des étamines du Perche du 18e et 19e siècles.
Concernant le Perche il s’agissait des Etamines.
Alors que l’activité était plus importante dans le Maine (Le Mans) ou dans la Beauce (Chartres), des fabriques et ateliers étaient connus à Nogent-le-Rotrou et alentours comme à Authon-du-Perche.
« Les portes des nombreuses petites caves que l’on observe dans les maisons d’Authon-du-Perche abritaient autrefois des ateliers des étamines et des serges. L’étamine est une étoffé fine et légère, faite des meilleures laines peignés, destinées à une clientèle fortunée : noble, bourgeois, religieux, etc. Les étamines étaient vendues sur les marchés et les grandes foires françaises à travers le monde entier, en Italie, en Espagne, en Afrique du Nord, en Amérique latine, aux Antilles françaises…
De la Renaissance, ,à la fin de l’Ancien Régime, Authon-du-Perche était en effet un centre de production très important. L’activité employait près de 450 personnes pendant le Révolution, soit à peu près d’un tier de la population totale, enfants et vieillards compris, sans compter les marchands et négociants de la ville…[6] »
La cité d’Authon-du-Perche fière de son passé textile complète l’information ainsi : « La préparation de la laine commençait chez l’éleveur qui après avoir tondu les moutons dégraissait la laine dans l’eau chaude en la foulant aux pieds. Puis la transformation de la laine était réalisée dans ces caves. Elle comportait six grandes étapes : la préparation de la laine, le peignage, le filage, l’ourdissage, la teinture et les apprêts.
Si l’activité décline au début du 19e siècle, les recensements de 1836 révèlent qu’une grande partie de la population féminine y travaillait encore. »
Le Cercle de recherches généalogiques du Perche-Gouët évoque cette activité à Authon-du-Perche[7]
« Vers 1560, un grand nombre d'habitants d'Authon et des environs embrassèrent le protestantisme. Oeillet des Murs écrit "C'est à Nogent-le-Rotrou, dont le Seigneur fut de 1557 à 1569, le prince de Condé, chef avéré du parti protestant, que nous verrons éclore les premiers germes de la Réforme pour s'étendre et se propager, avec la rapidité de l'éclair, dans le Perche-Gouet et ensuite dans le Grand Perche".
"Des 5 baronnies, celle d'Authon surtout montra la plus grande ardeur. On peut affirmer que, médecins, magistrats, praticiens, fabricants d'étamines et cultivateurs, tout le monde dans ladite baronnie abandonne les erreurs de la "religion romaine" pour embrasser la vérité (selon le langage du temps).
La nouvelle religion s'organisa à l'arrivée en 1597, du pasteur Jacques Couronné. Sous son impulsion, l'église réformée connut une grande prospérité et reçut l'adhésion de nombreux châtelains de la région : Ceux de Cailleaux aux Autels-Tuboeuf, de la Chauverie à Luigny, de Champ à Melleray.[…]
A la révocation de l'édit de Nantes les biens et revenus du consistoire furent réunis à ceux de la paroisse d'Authon. S’il n'y avait plus de pasteur, il restait cependant des protestants, nous retrouvons de nombreux actes dans les registres paroissiaux catholiques pour des membres de la "religion prétendue réformée (R.P.R.). [Christiane BIDAULT, 2008]»
Source : Authon-du-Perche et ses environs par René Soler et bulletin de la société d'histoire du protestantisme, notice de Louis Merlet, registres paroissiaux. »
[2] In : Arrêt du conseil d'Etat concernant la largeur des étamines camelotées qui se fabriqueront à Nogent-le-Rotrou et à Bellême, généralité d'Alençon, Conseil d'État (13..-1791). Éditeur : Imp. royale (Paris), 1782 – in : https://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b8619772h/f1.item.etaminesNogent
[3] Cf : paragraphe 19 à 21 in : In : Cahiers d’Histoire, revue historique critique - Rapports sociaux de production dans la proto-industrie étaminière du Maine et du Perche aux XVIIIe et XIXe siècles Claude Cailly, p. 75-102 - https://journals.openedition.org/chrhc/149
Viorne lantane : tinctoriale, « Quant aux feuilles seules, elles étaient usitées en lotions dont l'effet consistait à empêcher la chute des cheveux et surtout à colorer ces derniers en noir.[1] »